Mercredi 1 août 2012
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« Quel bel homme ce Bacchus ! » se serait exclamé Jack Lang en contemplant les tablettes de chocolat de Bacchus dans ses œuvres
avec Ariane. Le dieu du Vin et sa belle adoptant une position qui relève du Kâma-Sûtra, violent en cela la loi Evin qui proscrit toute représentation avantageuse
des plaisirs du vin. Afin de ne pas tomber sous le couperet d’une incitation à la débauche des jeunes générations je demande à tout mineur pénétrant chez le Taulier de rebrousser immédiatement
son chemin.
Et pourtant je ne fais ici qu’évoquer l’histoire de la peinture italienne du XVIe siècle. En effet je vous conte la vie deux frères italiens Agostino
Carracci et Annibale Carracci, tous deux peintres, le second étant considéré comme le rival du célèbre Caravage. Ils travaillèrent souvent ensemble
ainsi qu’avec leur cousin Ludovico Carracci.
Agostino, que les français appelleront Augustin Carrache, a vécu plutôt dans l’ombre de son frère qui réalisa des œuvres exposées
aujourd’hui dans les plus grands musées d’Europe, il se distingua cependant avec des gravures érotiques qui pourraient en faire rougir plus d’un. Il prit un malin plaisir à interpréter les œuvres
de son frère à sa manière.
Lorsqu’Annibale réalise une fresque majestueuse au Palais Farnèse représentant « le Triomphe de Bacchus et Ariane », son frère Agostino met en scène les
deux protagonistes dans une posture très chaude, Bacchus prenant Ariane dans une position très acrobatique qui tombe, bien évidemment, sous la censure de la loi
Evin. Ce sont les conseillers d’Etat qui vont être contents, ça va les changer de leur triste ordinaire.
De même lorsqu’Annibale réalise un magnifique tableau représentant « Jupiter et Junon », aujourd’hui à la Galerie Borghèse. Agostino illustra alors les deux
personnages en train de faire l’amour, la verge de Jupiter sur le point de pénétrer le vagin de Junon.
Les gravures érotiques, un chouïa pornographiques d’Agostino Carracci démontrent un caractère libertin peu commun à cette époque.
Ainsi il a représenté le poète Ovide pénétrant de son sexe dur et turgescent son amante Corinne allongée sur un lit. Deux
libertins précurseurs de DSK puisqu’Ovide collectionnait les conquêtes féminines mais Corinne n’hésitaient pas à faire des infidélités à Ovide.
Que dire du puissant Hercule prenant debout la belle Déjanire, sa deuxième épouse qui voulut le tuer car elle le soupçonnait
d’être infidèle.
La fidélité ne semble pas une valeur sûre dans les mythologies grecques et romaines.
La douceur avec Enée fils d’Anchise et de Vénus et Didon la première reine de Carthage, préludes amoureux, Enée caressant
la vulve bien ouverte de Didon.
La brutalité d’Achille prend debout la jeune troyenne Briséis qu’il a enlevée pendant la Guerre de Troie, après avoir tué
ses trois frères et son mari, le roi Mynès.
L’exotisme : Antoine initie l’égyptienne Cléopâtre aux joies du sexe romain.
Le pouvoir : l’impératrice Messaline s’envoyant en l’air dans la loge de Lisisca et ce n'est pas Claude Evin qui
tient la chandelle...
Et pourtant on pourrait dire que c'est de la mythaulogis façon Annibale...
Désolé ...... :-((((((
Bonne journée
Que de muscles bandés ! La cote du Taulier va remonter !
Précision : "position très acrobatique" [de Bacchus et Ariane] dite "de la brouette".
PM
Ces hommes en rut ça fit rêver mais risque de lumbagorgasme assuré. A mon avis la position du missionnaire a encore de beaux jours devant elle. J'attends la réaction de LucLéon.
Très importante, la position, pour la taille, mais aussi pour la vendage car il s'agit de bien tenir la grappe...
De tres belles gravures ! Personnellement mes gouts iraient dans le genre porte- jaretelles ,la guerre en frou-frou, si vous aimez mieux ,souhaits d'une bonne journée à tous.
Waow ! Il est chaud le Taulier en ce moment...gare...
Pour autant que je le susse, les à vit dix verges.
C'est vrai que les hygiénistes adeptes du principe de précaution risquent de s'arracher les cheveux..; Et la contraception, alors ??? vite l'ANPAA pourrait attaquer les artistes pour incitation à la débauche.
Mais attention quand même avec la propagation de cette idée fausse : la loi Evin n'interdit pas l'évocation du vin. C'est bien le problème de cette autocensure permanente et l'interprétation confuse de la règle. Montrons du vin partout, personne ne peut nous en empêcher, et allons y !!! Et si nous sommes attaqués, alors reprenons les bases de la règle, celle que Claude Evin a écrite, mais dont il se mord les doigts..