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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 00:09

À Paris, comme partout ailleurs, le 1er mai, alors que d’ordinaire la vente de fleurs et de tout autre objet sur la voie publique est interdite sans autorisation, conformément à la tradition les particuliers sont libres de s’improviser marchands de muguet


photo-muguet-1.jpg

 

La vente du muguet le 1er mai est une vente au déballage à caractère exceptionnel réglementée notamment par un arrêté préfectoral du 21 avril 1978 et un arrêté municipal du 12 avril 1988 :


• La vente du muguet sauvage est autorisée chaque année, le jour du 1er mai, sur la voie publique à Paris.

• Cette autorisation exceptionnelle à caractère traditionnel ne peut, en aucun cas, être prolongée avant ou après cette date.

• Le muguet doit être vendu en l’état. La vente d’aucune autre fleur n’est autorisée.

• Les vendeurs ne peuvent s’installer à moins de 40 mètres des boutiques de fleuristes et des commerces.

 

Ce muguet vendu à la sauvette n’est, qu’à de rares exceptions, du muguet sauvage poussant dans les sous-bois. Lorsque j’habitais une maison dans les bois à la Chapelle-en-Serval il me suffisait d’aller couper les petites clochettes au bas de chez moi, de les assembler dans une couronne de feuilles, pour offrir de jolis bouquets  très odorants.


Les bouquets comme les pots ou les compositions de muguet proviennent à 80 % de la région nantaise « Des retraités, des étudiants, des immigrés africains ou roms... le brin de muguet offert pour la Fête du Travail est bien souvent récolté par des petites mains qui n’ont pas beaucoup d’autres moyens de subsistance que cette tradition bien française. Dans la région de Nantes, qui fournit 80% de la production nationale, les exploitations prennent des allures de ruche chaque année du 20 au 27 avril avec plus de 7.000 personnes embauchées sur cette période. »link 


haymarket.jpg

 

Reste, pour être complet, à signaler que « le 1er mai 1886, aux États-Unis, une très forte pression des syndicats sur le patronat et le gouvernement permet à environ 200.000 travailleurs d'obtenir la journée de huit heures. En souvenir de ce succès, les syndicats européens, quelques années plus tard, instituent une «journée internationale des travailleurs» ou «Fête des travailleurs» destinée à se renouveler tous les 1er mai. Cette journée est aujourd'hui plus volontiers appelée «Fête du Travail», bien que l'expression prête à confusion... »link 


À Paris, comme dans toutes les grandes villes, les syndicats défileront en ordre dispersé : ils ont oublié que c’est la fête du travail et non un énième défilé syndical.  Et puis, depuis que le FN a fait une OPA sur Jeanne d’Arc, y’aura aussi le leur place des Pyramides où trône la statue équestre de la Pucelle d’Orléans link

 

 

Ce qui suit n’est en rien une provocation, ni l’évocation du bucher de Rouen et de l’évêque de Beauvais Pierre Cauchon qui laissa à la postérité l’image parfaite du traître, d’homme de paille des Anglais link . Non rien que le hasard du fil d’une chronique où je ne pensais rien écrire et simplement passer la main sur le CHENIN à mon successeur chez les 5 du VIN, David Cobbold, citoyen de sa Très Gracieuse Majesté.

 

Je le fais « Du moment où l’on accepte de subdiviser les territoires d’un pays en de multiples zones nommés par des symboles (villes ou régions) censés distinguer leur identité géographique, il est à peu près inévitable que les responsables de ces zones tentent de renforcer ces identités par des messages de communication diverses. En matière de vin cela prend généralement la forme d’un «terroir», et, puisque c’est à la mode, ce « terroir » est identifié très souvent à une nature de sol. La récente dégustation d’Anjou blancs à laquelle j’ai fait référence n’a pas échappé à cette petite règle.

Le thème proposé était même intitulé «discussion sur les grands chenins de schiste». Par opposition, m’a expliqué Patrick Baudoin, pour qui j’ai la plus grande estime par ailleurs, aux chenins issus de sols calcaires qui se trouvent de l’autre côté d’une certaine faille géologique, et qui correspondrait, plus ou moins, à la séparation entre les aires d’appellation Anjou et Saumur. Je ne suis pas géologue et je dois dire que je me fous un peu du sujet qui me semble relever plutôt d’un débat sur le sexe des anges, tant les paramètres du goût d’un vin sont multiples. »

 

La chronique Le chenin, ou comment en parler… de David Cobbold ICI link

 

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commentaires

Michel Smith 01/05/2013 17:59


Bien dit, Patrick !

Patrick Baudouin 01/05/2013 01:38


Enfin on parle du chenin, comme dirait David Cobbold ! (28 commentaires sur son article...!) Pour qui j'ai aussi la plus grande estime, mais avec des discussions intenses sur le terroir depuis au
moins dix ans...D'abord une précision : je n'ai pas dit "construire une identité chenin sur schistes "par opposition" à nos amis du chenin sur calcaire. Mais bien, et c'est tout
le débat, qu'il s'agissait d'affirmer une identité de terroir avec le chenin comme "passeur" de schistes, comme indiqué dans le dossier de presse.


Je suis d'accord avec David sur un point : nous avons eu tort de ne pas parler du chenin. C'est bien pour cela que nous avons mis le chenin en avant dans ce dossier de presse. Personnellement,
tout en étant persuadé de la réalité des terroirs comme marqueurs fondamentaux des vins,  j'indique systématiquement "chenin" sur les étiquettes de mes bouteilles concernées. C'est une
demande légitime des consommateurs, et je pense que c'est une erreur de ne pas y répondre en brandissant l'argument "terroir". Mais c'est pour moi en fait le moyen (pervers ?) d'amener ce
consommateur précisément au terroir. Par exemple, j'aime les Sancerre qui n'ont pas goût de Sauvignon (que je déteste en variétal). C'est toujours intéressant à faire, cette expérience : un
sancerre sauvignonné, un sancerre "minéral"...


Non David, comme le dit Georges Truc, il n'y a pas d'opérations intellectuelles, commerciales, de communication, machiavéliques à l'origine (!) de la subdivision des territoires...il y a
simplement la constatation simple, millénaire, qu'un raisin ou une carotte qui poussent dans des endroits différents n'ont pas le même goût. Et ce n'est pas parce qu'on ne sait pas tout
expliquer, ce n'est pas parce que tout le monde ne perçoit pas, ou pas de la même façon, les différences gustatives, qu'elles n'existent pas. Ni parce qu'on peut entendre des commentaires parfois
délirants à ce sujet dans des dégustations. Ce n'est pas parce que dans les facteurs de différenciation le rôle de l'homme, des techniques, est important, difficilement mesurable, que le rôle de
la matrice, du lieu, n'existe pas. Ce n'est pas parce que l'interface minéraux/goût est mal connue qu'elle ne fonctionne pas. Lire à ce sujet Georges Truc, ou PPouchin, ou David Lefèvre
http://les5duvin.wordpress.com/2013/02/11/la-place-reelle-du-terroir-dans-le-gout-dun-vin/comment-page-1/#comments


Cela fait longtemps que je dis et écris que les tendances à la négation du terroir ne sont que le retour de bâton à l'instrumentalisation par les vignerons français du mot terroir comme rente :
c'est un effet pervers de l'aoc. Trop de vignerons  en particulier dans les aoc ayant acquis une certaine notoriété, ne se posent plus la question de savoir s'ils le méritent, ce terroir,
s'ils le servent, s'ils le font passer dans le verre : c'est le mot commercial magique. C'était aussi l'enjeu de la réforme des appellations, avec Renou et Berthomeau, c'est aussi son échec
actuel. Je comprends que des esprits libres et frondeurs, voire...un tantinet provocateurs...comme celui de David s'en donnent à coeur joie. Mais le terroir existe pourtant.


Pendant un bout de temps, on nous disait que les chenins sur schistes étaient plus mous que ceux sur calcaire : là, ça différenciait ! mais bon, à ce moment nous mettions sans doute trop de
botrytis dans les secs...maitenant, on discute malo...mais étonnamment, nos chenins schisteux ont de la tension, de la longueur, on parle beaucoup moins de mollesse..ressemblent-ils pour autant à
leurs  frères tourangeaux ? Pas évident. On y reviendra...


Et si tous les vins se ressemblaient, il n'y aurait pas tant de gens à en parler, à écrire...PB

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