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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 00:09

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La rentrée à toutes les sauces, même les sauces au vin, la Cave de la Grande Épicerie du Bon Marché y va de son couplet pour se distinguer de la piétaille des foires aux vins en se mettant, dit-elle au diapason de la rentrée littéraire. 4 écrivains, Amélie Nothomb, Philippe Claudel, Thierry Richard et Sacha Sperling ont joué aux chefs de cave et partagé (sic) « leur goût pour le travail de la vigne. » Ces gens de plume, me dit-on, « ont chacun sélectionné des flacons évocateurs, empreints d’émotions, de moments partagés er de souvenirs gourmands. » Fort bien, j’en accepte l’augure et je me précipiterai dès l’ouverture le 29 septembre pour vérifier « comment le plaisir de la lecture accompagne celui de la dégustation ». Étant un énorme lecteur et un little dégustateur j’avoue humblement que le rapport ne me saute ni aux yeux, ni aux papilles.


Donc du 29 septembre au 19 octobre, dans la cave à la Grande Épicerie du Bon Marché, les bouteilles cohabiteront avec les livres. La froideur chic du lieu ne me semble pas être le meilleur cadre pour flâner autour des livres, mais attendons.


En avant-première je vais vous révéler le choix d’Amélie Nothomb qui bien évidemment participe à la fameuse rentrée littéraire avec son nouveau roman la Nostalgie Heureuse.


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Photo Jacques Lange

 

Pour les ignares :


Amélie Nothomb est belge (y’en a que pour eux en ce moment voir ICI link 

 

2° « Une image d'excentrique la précède. Sur photo, elle apparaît pourtant assez sage, banale même, à part pour ces chapeaux extravagants qui sont l'une de ses marques de commerce. En personne, Amélie Nothomb déstabilise. Il y a les Doc Martens bleus. Les gants rouges rayés noirs. Les habits noirs très «Foufounes électriques, circa 1991». Les lèvres rouges, les yeux charbonneux. Et une prestance d'aristo-gothique à la répartie vive, qui ne craint ni critique ni questions personnelles, mais qui dénigre son apparence physique à la moindre occasion. 

Et un haut-de-forme à plumes. Sa signature. »

SYLVIE ST-JACQUES La Presse 26 février 2010

 

3° « La cuisine est une affaire de cœur, de tradition, de famille et souvent de femmes. Rien d’étonnant donc que ­Juliette Nothomb publie un recueil des petits plats qui font craquer Amélie, sa cadette. Pour savoir ce qu’elles ont dans le ventre, nous les avons invitées à déjeuner. Au ­moment de passer la commande, elles détaillent devant les serveurs du Diane, le restaurant gastronomique de l’hôtel Fouquet’s Barrière, les mélanges les plus détestables qu’elles aient inventées. Fromage de chèvre très affiné et coulant arrosé de Coca Light pour Juliette. Camembert mandarine pour Amélie. Il y a de quoi tourner de l’œil !

 

Heureusement, on passe rapidement aux choses sérieuses. « Mes aliments préférés sont les trois C : « Cornichon, chocolat et champagne », lâche Amélie. Pour le reste, je ne sais rien cuisiner, tout le contraire de ma sœur ! » Il n’est pas rare que celle-ci se lève à 4 heures du matin pour tester une nouvelle recette, s’assurer qu’un mélange répond à ses attentes. Les endives – les Belges disent chicons – sont l’un de ses légumes préférés. Elle les prépare de multiples façons. Presque autant que les banana split qui se déclinent en une douzaine de versions ! De son adolescence au Japon, Juliette Nothomb garde une passion pour le riz blanc. « Il n’a aucun goût et est le plus fade de tous les riz, mais je l’aime. Comme le poisson de l’archipel », annonce-t-elle.

FRANÇOIS BOURBOULON Paris-Match le 06 novembre 2008

 

Dans « Biographie de la faim », Amélie Nothomb raconte la boulimie - cette « surfaim », « une faim que rien ne comble, une faim plus grande que soi, désir inapaisable » - et sa décision irrévocable d'arrêter de manger à l'âge de 13 ans - anorexie qui durera 2 ans.


Amélie Nothomb ne se cache pas du fait qu'elle ait souffert d'anorexie mentale, qu'elle nomme son « ennemi intérieur ».


 La disparition de la maladie coïncidant avec sa venue à l'écriture, au travers de ce que l'on pourrait appeler une « sublimation » par les mots.


Elle consacre d'ailleurs quatre heures par jour à l'écriture, sans quoi elle est incapable de fonctionner, incapable de s'arrêter d'écrire, ne serait-ce qu'un jour, elle serait en somme devenue une boulimique d'écriture.

 

Elle a depuis gardé des goûts alimentaires particuliers : aliments très pimentés, thé très infusé, la plupart des fruits pourris (dont le goût se rapproche de l'alcool, Amélie N. ayant connu un alcoolisme infantile). »


Enfin, ci-dessous la sélection d’Amélie Nothomb


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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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commentaires

Luc Charlier 05/09/2013 21:31


Ecrivaine ?


 


Outre-Quiévrain, l’orthographe et la grammaire ne comptent pas pour rien, pour matière vaine. Lorsqu’on lui eut remis – je pense pour la deuxième fois – le prix de l’Académie Française – if
my memory doesn’t fail me – le (vieux, cela va de soi) président du jury lui demanda pourquoi elle n’utilisait que peu – voire pas du tout – l’imparfait du subjonctif, elle lui
répondit : « Parce que je trouve qu’il sonne souvent mal à l’oreille ».  KIF.

Michel Smith 05/09/2013 11:38


Précision : elle fait partie de mes écrivains favoris... aussi 

Luc Charlier 05/09/2013 10:11


Amélie Nothomb est venue dédicacer son avant-dernier opus lors de la parution du bouquin, l’an dernier, chez le très bon libraire de la rue Mailly à Perpignan (Torcatis). Nous avons échangé
quelques mots (mes parents ont fréquenté un temps les mêmes résidences qu’elle à Tokyo) et je lui ai offert une bouteille de ma production ... sans dédicace. Le lendemain matin, un coup de
téléphone me remerciait, car le flacon avait plu à ses copains de table du dîner. Sympa, non ? Par contre, 2 copies d’extraits de blog la concernant envoyés à l’éditeur sont restés sans
réponse. Qu’est-ce que cela indique ? D’abord, que ses copains aiment le bon vin et qu’elle a la sensibilité de le faire gentiment savoir. Ensuite, que son éditeur ne fait pas parfaitement
son boulot de P.R. Quant au Champagne ... peut-être que le Forgeron a raison, même si c’est plutôt en charretier (Charlier ?) qu’il se comporte pour l’exprimer.

Michelle DIDIO 05/09/2013 09:48


Amélie Nothomb avec qui je me sens en harmonie parce qu'elle s'accepte totalement y compris sa part d'ombre qu'elle sait parfaitement apprivoiser. Et puis une femme qui aime le champagne Cristal
Roederer ... 

Michel Smith 05/09/2013 00:22


Bon, niveau Champagne, elle a un léger goût de chiottes (et du luxe), mais pour le reste, je ddis bravo ! ;-)


 

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