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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 16:00

photocasse.jpgLe passage en force très peu pour moi, je dresse maintenant une liste rouge des solliciteurs en tout genre : agences de communication, attaché(e)s de presse, commerciaux, j’en passe et des pas bons et bonnes qui veulent du rendement lorsque je participe à leurs pinces-fesses.


En rogne je suis, colère, une bien petite colère de rien du tout car elle ne s’adresse qu’à des gens de pas grand-chose. Désolé les petits loups ou louves je ne suis pas un pisse-copie aux ordres. Je me tamponne la coquillette des déjeuners de presse dans des restaurants qui coûtent la peau des fesses. Ne m’offrez pas à manger, donnez-moi des idées.


Un bon conseil, il ne faut pas m’inviter, moi je n’ai rien demandé ! Faut pas me relancer, me harceler, chroniquer ce n’est pas mon métier. Soyez sympa pour vos clients faites-leur économiser le coût de mon couvert. Bien sûr, même si je peux comprendre que certains clients s’interrogent sur l’efficience d’un déjeuner de presse, du retour sur investissement, ce n’est pas pour autant qu’en acceptant de poser mon cul sur une chaise je signe un contrat d’engagement pour l’encens.


De plus, comme chacun le sais, je ne suis qu’une chiure de mouche sur la toile, mon pouvoir de prescription s’apparente à celui du bulletin paroissial de Bécon-les-Bruyères, alors à quoi bon venir me draguer, inonder ma boîte mail de communiqués de presse insipides, de me solliciter pour becter. Si c’est pour faire l’appoint, meubler, donner le sentiment au client qu’un gugusse comme moi est incontournable ça relève de la tromperie. Certes je veux bien admettre que suis un peu con mais j’adore que les filles me tournent autour.


Par bonheur l’engeance des « t’as pas écrit une chronique sur les vins de notre client…» ou « je vous envoie un flacon par la poste si vous lui consacrez un billet… » n’est pas encore majoritaire mais je sens chez certains ou certaines une certaine fébrilité, comme une envie de me demander des comptes. Si ça les démange qu’ils ne se privent pas : je réponds toujours aux questions qui me sont posées mais je m’interdis d’écrire pour démolir. Mon silence de plume qu’ils le prennent donc comme une politesse et non comme du désintérêt. J’avoue que parfois je suis tenté de dézinguer mais je tourne toujours sept fois ma plume dans mon encrier.


Il n’y a pas de sots métiers mais il est des métiers que certains ou certaines font sottement. Je plains leurs clients. Bien évidemment ma liste rouge des emmerdeurs ne fera jamais ici l’objet d’une communication. Ceux et celles à qui je m’adresse se reconnaitront. Qu’ils me fassent au moins la grâce de me lâcher les basques. Je n’ai nul besoin d’eux, et eux n’ont nul besoin de mes écrits.

 
Désolé chers lecteurs de vous avoir importunés avec ces propos d’intendance mais cette petite mise au point m’a fait du bien. Ma seule interrogation angoissée : me lisent-ils ? Pas sûr ! Pour terminer sur une note plus gaie je vous offre en cette fin de semaine une vieille chanson qui va comme un gant à cette chronique d’humeur : « Monsieur Béranger tu nous em… Monsieur Béranger tu nous fais ch… »

 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans les afterwork du taulier
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commentaires

Egmont Labadie 29/01/2012 22:40


La charte des attaché(e)s de presse dit bien qu'il ne peut y avoir obligation de résultat pour les professionnels de ce métier: www.mp-c.eu/contenu/documents/1294482645-synap_charte.pdf


Cependant si les attaché(e)s de presse connaissent sûrement bien leur charte, il n'est pas sûr que les clients la connaissent aussi bien et aient envie de la respecter. Avec le fascisme actuel de
l'argent, qui obscurcit le jugement de beaucoup de gens sur tous les métiers qui sont en dehors des raisonnements de rentabilité tangible et immédiate, a fortiori qui ont trait à des valeurs
communes comme la liberté d'expression, il semble que de plus en plus de clients aient du mal à comprendre ce qu"obligation de moyens" veut dire. De l'aveu d'attaché(e)s de presse, si
l'obligation de résultat n'est pas formulée, elle peut apparaître sous d'autre forme, par exemple quand une agence de marketing reprend les aspects visuels de produits, et commence à prendre en
main également la communication écrite, puis à mettre son nez dans la façon dont le tout est amené aux médias. Et comme les agences de marketing sont elles dans des obligations de résultats...

Le taulier juste une mise au point 28/01/2012 15:06


Attention je ne visais pas tout particulièrement les attaché(e)s de presse mais bien plus des agences attrappe-tout dont les clients présentent des vins ne sont pas tops mais qui ont un peu ou
beaucoup de flouz...


Les AP indépendantes à l'ancienne sont sympas mais bon un peu plon-plon mais au moins elles ne me harcellent pas..

Michel Smith 28/01/2012 14:23


Je nuance un chouïa les propos d'Alain : il m'arrive d'avoir besoin des services d'attachés de presse et d'en être satisfait dans la mesure où elles ont pu contribuer à m'apporter des éléments
d'information, à obtenir un RV important et intéressant, à faciliter mes déplacements au bout du monde, etc. Pour moi, elles ont une utilité dans le travail d'un journaliste lorsqu'elles servent
d'intermédiaires, par exemple, et qu'elles le font avec tact, intelligence, élégance et professionnalisme. Faut dire aussi qu'il y a une floppée d'emmerdeurs, de petits cons incultes et de
scribouillards de bas étages dans notre belle et noble profession dont j'ai (encore) la carte de membre "honoraire"...

nadine Franjus-Adenis 28/01/2012 12:12


Eh oui, accepter un échantillon peut vous engager.


Mais enfin ça pose la question de l'origine et du choix des vins critiqués. Mises à part les grandes dégustations à l'aveugle organisées par les professionnels (millésime, thématique...). La
plupart des critiques qu'on peut lire sur le vin et surtout sur le Net sont consécutives à ces sollicitations de vignerons. Sans attaquer les attachés de presse, il faut reconnaitre que cette
profession, comme tant d'autres, est dans l'obligation de faire du résultat. Au point d'établir une confusion avec les commerciaux. Là comme ailleurs, les frontières se mélangent  entre
information, communication et publicité.


Aujourd'hui, le taulier résiste.


 

Alain Leygnier 28/01/2012 08:56


Je note, avec Hervé Lalau et Michel Smith, l'agressivité accrue des attaché(e)s de presse. Dureté des temps, insistance des clients, moindre résistance des pigistes, naïveté des rédacteurs des
sites internets ? Certaines, même, jusqu'ici fréquentables, s'autorisent un harcèlement, qui a, bien entendu, le résultat inverse de celui espéré. En quoi consiste le travail des attaché(e)s de
presse ? A obtenir de la publicité gratuite pour leurs clients. De quoi vivent-elles ? Du travail des journalistes, dont elles bénéficient en dernière instance. Les attaché(e)s de presse ont
besoin des journalistes, non le contraire. Quand il dirigeait le Monde, Jacques Fauvet, recommandait aux journalistes du quotidien : "Messieurs, participez aux voyages, aux réceptions, mais
n'écrivez rien".

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