Mardi 22 mai 2012 2 22 /05 /Mai /2012 16:00

 

« Le concombre est un légume qu’il faut bien émincer, assaisonner avec du poivre et du vinaigre, puis jeter aussitôt, car il ne vaut rien du tout. »


Samuel Johnson

1703986_3_e40f_devant-le-quartier-general-de-facebook_2fe71.jpg

« Ce ne fut pas la douche glacée, mais on est resté loin du succès espéré par ses promoteurs. L'introduction en Bourse, vendredi 18 mai, du réseau Facebook, valorisé la veille à 104,2 milliards de dollars (81,6 milliards d'euros), soit 38 dollars l'action, s'annonçait brillante, malgré les récentes mises en garde d'analystes quant aux doutes de nombreux investisseurs. Elle s'est soldée, à l'issue du premier jour de cotation, par une misérable progression de + 0,61 % de la valeur de l'action (…)

Pour les investisseurs, l'une des questions-clés est de savoir comment un réseau, qui vit de ses recettes publicitaires, pourra justifier de tels niveaux de valorisation financière s'il ne devient pas rapidement, comme Google, une « pompe à pub ».

Or, pour le moment, la stratégie du réseau pour attirer les annonceurs laisse ces derniers avec plus de questions que de réponses - même si, avec 1 milliard d'utilisateurs dans la ligne de mire, on voit mal comment les entreprises pourraient se passer de Facebook dans leur politique commerciale.

« Il y a un côté noir dans tout ce battage, notait, vendredi, l'analyste de Thomson Reuters, Robert Cyran : «  Ce que Facebook va devenir, et même ce que le réseau veut devenir, n'est pas très clair. » Cette indécision expliquerait, pour beaucoup, la frilosité des marchés après un «  battage » sur son entrée en Bourse qui, effectivement, avait été très conséquent.

 

Sylvain Cypel le Monde Facebook, ses amis, ses dollars, son but ultime link

 

Au lendemain d’une entrée en bourse très médiatisée, l’action de l’entreprise a déjà perdu 13%.

 

Acheter une action Facebook est-il une bonne idée ou un pari risqué pour ses économies ? S’il est encore difficile de répondre à une telle question, un constat s’impose : les débuts en bourse du réseau social le plus connu au monde ont été plus que fastidieux.

 

Introduit en Bourse vendredi, l’action Facebook a en effet perdu plus de 13% dès le lundi suivant. Comment expliquer une telle déconvenue pour ce qui est présenté, avec Google, comme la plus grandes "success story" du business en ligne ?

 

photoRP.jpg

« Le rond-point ou sens giratoire est une maladie incurable, une épidémie. Comme son nom l’indique, cet espace circulaire apparaît à l’endroit où convergent au moins deux routes suffisamment fréquentées pour justifier sn existence. Favorisé par une nouvelle politique européenne de l’urbanisme qui, ces dernières années, a fortement subventionné la suppression des feux tricolores, le rond-point est une particularité des lointaines banlieues et des zones limitrophes (…)

Le rond-point est constitué d’un parterre central – presque toujours circulaire, parfois polygonal – autour duquel tourne une route où débouchent d’autres. Dans le parterre inaccessible à pied, nappé d’un brouillard de gaz d’échappement et aussi bruyant qu’une tranchée de la Première Guerre mondiale, personne ne s’arrêtera jamais. Personne ne s’assiéra jamais. Personne ne dormira, ne lira, ne fera l’amour. C’est un parterre d’ « apparat ». Encouragés par le architectes et les paysagistes qui sont de mèche avec des pépiniéristes en mal de publicité prêts à distribuer de généreux pots-de-vin, maires et adjoints ont décidé d’y concentrer le plus grand nombre possible de bizarreries afin de montrer à tous les automobilistes combien la ville annoncée et saluée par le rond-point est à la page, moderne, audacieuse et « culturelle » » (…)

Ce qui importe avant tout aujourd’hui, dans notre époque de vitesse qui nous bombarde constamment de mille stimulations, c’est d’ »impressionner », de « choquer ». À la vue de la sphère métallique trônant sur le rond-point, toute personne de bon sens pensera « c’est absurde » ou « c’est horrible », et donc se sentira en devoir de déclarer que c’est « intéressant comme travail », « une œuvre réussie », « une trouvaille » sans se demander si cette boule annonce un stade de foot, représente une orange ou symbolise le mensonge ou l’exaspération. Seul l’automobiliste qui se garera et, au péril de sa vie, traversera rond-point et parterre pour lire l’écriteau pourra découvrir qu’il s’agit d’un monument à la mémoire des victimes de la Mafia. »

 

Umberto Pasti Pierre Le-Tan Jardins les vrais et les autres Flammarion

 

En guise de conclusion « En 1723, à Leipzig, à propos du recrutement de Jean-Sébastien Bach, le conseiller Platz s’exclama : « Puisque nous ne pouvons avoir le meilleur, il nous faut nous contenter d’un médiocre ! »

 

Les imbéciles ont toujours un bel avenir devant eux !

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Articles récents

Liste complète

Derniers Commentaires

Archives

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés