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Vin&Cie,
l'espace de
liberté
Chaque jour, avec votre petit déjeuner, dans ce petit espace de liberté, une plume libre s'essaie à la pertinence et à l'impertinence pour créer ou recréer des liens entre ceux qui pensent que le vin c'est " un peu de douceur, de convivialité, de plaisir partagé, dans ce monde de brutes..." Bon appétit ! Diffusez le message autour de vous.
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J'ai ressorti une vieille photo de mon jeune collaborateur dans les vignes du seigneur pour implorer la clémence du dieu soleil...

Estimations, projections, votations, tensions… un dimanche venteux… pluvieux… le temps est suspendu… Je suis allé voter dans le bureau n°26 du boulevard Arago tout près
de la place de l’Ile de Sein, là où tous les soirs les Restos du Cœur servent des repas, et où la statue de François Arago fondue par l'occupant allemand pendant la Seconde Guerre mondiale pour
fabriquer des canons n’a pas a été remplacée. En 1994, un hommage à Arago fut proposé par l'artiste néerlandais Jan Dibbets. Il prend la forme de 135 médaillons de bronze. Dibbets évoque ainsi la
personnalité commémorée : François Arago a travaillé sur le système métrique, lié à la mesure du méridien de Paris et il reprend un matériau traditionnel des statues, tout
en n'étant délibérément pas monumental. 134 de ces médaillons sont donc placés sur le tracé du méridien de Paris, du Nord au Sud de Paris, et sont incrustés dans le sol, tandis qu'un dernier
médaillon est scellé à la verticale sur le socle de l'ancienne statue de François Arago.
Jolie photo !
C'est quoi votre appareil ? M'sieu ?
LEICA m'sieu
François Arago, né à Estagel, dans les Pyrénées-Orientales. À Perpignan, ma ville d'doption, il a sa place, sa statue, son lycée, son pont... Je ne pouvais passer à côté !
pour le pianiste et le texte
http://www.youtube.com/watch?v=FTxjMvukUcs
côté vocal c est très moyen ........
Tu me coiffes sur le poteau, Michel !
La Statue de François Arago qui trône – discrètement – devant le Café du Commerce à l’arrêt de bus d’Estagel, c’est là qu’on donne rendez-vous à ceux qui ne connaissent pas notre « hangar ». Sinon, c’est « à l’hangar » comme on dit ici, le « h » aspiré ne faisant guère recette. Le grand physicien – car c’est pour cela qu’il est le plus connu et reconnu - est né là, d’un père « bien placé » (successivement maire de la bourgade, juge de paix et commandant dans la garde nationale), avant d’aller poursuivre ses études chez toi, Michel, à Perpi. Il se destinait d’abord aux belles lettres. On connaît ensuite l’anecdote de son examen d’admission à l’Ecole Polytechnique, qui aura lieu à Toulouse, avec nul autre que Gaspard Monge – oui, l’homme de la rue - comme examinateur, médusé par le jeune Catalan. On sait aussi comment il échappa aux Majorquins lors de la reprise des hostilités avec l’Espagne (1807) et entama une véritable Odyssée de Palma à Alger, puis vers Marseille mais sera dérouté par une tempête vers la Sardaigne et de là enfin en Afrique à nouveau, d’où il rejoindra la France par bateau militaire, coursé par les Anglais. Le périple, de corsaire en bandit et de navire de guerre en navire marchand, durera deux années.
Après, sa carrière politique l’opposera à Charles X, le mènera brièvement à la direction ministérielle après la révolution de 1848 mais le verra surtout dans l’opposition, farouche opposant à l’esclavage et défenseur du suffrage universel ... euh masculin, bien sûr !
On sait aussi qu’il est mort diabétique – j’en connais d’autres – et que son caramel reposait au Père Lachaise. Un de ses fils sera également ministre et un de ses petits-enfants député. Bon, ben ça suffit pour aujourd’hui, le reste vous irez le lire en surfant, c’est tout ce que j’ai retenu d’intéressant.