Lundi 23 avril 2012 1 23 /04 /Avr /2012 16:00

800px-Arago_medallion_Paris.jpgEstimations, projections, votations, tensions… un dimanche venteux… pluvieux… le temps est suspendu… Je suis allé voter dans le bureau n°26 du boulevard Arago tout près de la place de l’Ile de Sein, là où tous les soirs les Restos du Cœur servent des repas, et où la statue de François Arago fondue par l'occupant allemand pendant la Seconde Guerre mondiale pour fabriquer des canons n’a pas a été remplacée. En 1994, un hommage à Arago fut proposé par l'artiste néerlandais Jan Dibbets. Il prend la forme de 135 médaillons de bronze. Dibbets évoque ainsi la personnalité commémorée : François Arago a travaillé sur le système métrique, lié à la mesure du méridien de Paris et il reprend un matériau traditionnel des statues, tout en n'étant délibérément pas monumental. 134 de ces médaillons sont donc placés sur le tracé du méridien de Paris, du Nord au Sud de Paris, et sont incrustés dans le sol, tandis qu'un dernier médaillon est scellé à la verticale sur le socle de l'ancienne statue de François Arago.

Chaissac-031.JPG Sur le coup de midi alors que les électeurs semblaient ne pas bouder les urnes il me prit une envie irrépressible de tarte aux pommes. J’allai donc acheter des pommes rue de la Glacière, des clochards ! De retour, pétrir la pâte de mes mains, éplucher les pommes, allumer le four, manier le rouleau à pâtisserie, trancher les pommes, les disposer sur le fond de pâte piquetée, enfourner la tarte, ranger mon fourbi et déjà s’épandait dans la cuisine les parfums mêlés de froment cuit et de pommes chaudes. Un petit coup d’œil de temps en temps et il était temps de sortir ma tarte du four. Démoulage impeccable, une petite photo sur la table et les premières parts de cette tarte impromptue, faite à la main, sans artifice, donnaient à ce dimanche ce qu’il fallait de sérénité, un petit côté popote loin des rumeurs et des fureurs de la soirée. Un délice cette tarte, avec un petit coup de Zang, pas difficile à contenter le Taulier, il en vu d’autres… 220px-Monument_Arago.jpg Chaissac-023-copie-1.JPG

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Commentaires

Jolie photo !

C'est quoi votre appareil ? M'sieu ?

Commentaire n°1 posté par jean-marc brulat-aulan le 23/04/2012 à 16h40

LEICA m'sieu

Réponse de JACQUES BERTHOMEAU le 23/04/2012 à 18h58

François Arago, né à Estagel, dans les Pyrénées-Orientales. À Perpignan, ma ville d'doption, il a sa place, sa statue, son lycée, son pont... Je ne pouvais passer à côté !

Commentaire n°2 posté par Michel Smith le 23/04/2012 à 18h39

pour le pianiste  et le texte

http://www.youtube.com/watch?v=FTxjMvukUcs

côté vocal c est très moyen ........

 

Commentaire n°3 posté par jp glorieux le 23/04/2012 à 19h01

Tu me coiffes sur le poteau, Michel !

La Statue de François Arago qui trône – discrètement – devant le Café du Commerce à l’arrêt de bus d’Estagel, c’est là qu’on donne rendez-vous à ceux qui ne connaissent pas notre « hangar ». Sinon, c’est « à l’hangar » comme on dit ici, le « h » aspiré ne faisant guère recette. Le grand physicien – car c’est pour cela qu’il est le plus connu et reconnu - est né là, d’un père « bien placé » (successivement maire de la bourgade, juge de paix et commandant dans la garde nationale), avant d’aller poursuivre ses études chez toi, Michel, à Perpi. Il se destinait d’abord aux belles lettres. On connaît ensuite l’anecdote de son examen d’admission à l’Ecole Polytechnique, qui aura lieu à Toulouse, avec nul autre que Gaspard Monge – oui, l’homme de la rue - comme examinateur, médusé par le jeune Catalan. On sait aussi comment il échappa aux Majorquins lors de la reprise des hostilités avec l’Espagne (1807) et entama une véritable Odyssée de Palma à Alger, puis vers Marseille mais sera dérouté par une tempête vers la Sardaigne et de là enfin en Afrique à nouveau, d’où il rejoindra la France par bateau militaire, coursé par les Anglais. Le périple, de corsaire en bandit et de navire de guerre en navire marchand, durera deux années.

Après, sa carrière politique l’opposera à Charles X, le mènera brièvement à la direction ministérielle après la révolution de 1848 mais le verra surtout dans l’opposition, farouche opposant à l’esclavage et défenseur du suffrage universel ... euh masculin, bien sûr !

On sait aussi qu’il est mort diabétique – j’en connais d’autres – et que son caramel reposait au Père Lachaise. Un de ses fils sera également ministre et un de ses petits-enfants député. Bon, ben ça suffit pour aujourd’hui, le reste vous irez le lire en surfant, c’est tout ce que j’ai retenu d’intéressant.

Commentaire n°4 posté par Luc Charlier le 23/04/2012 à 19h12

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