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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 14:00

photo Flore 1

 

Ce dimanche avait une gueule de dimanche à Orly « sur l'aéroport, on voit s'envoler Des avions pour tous les pays. Pour l'après-midi... J'ai de quoi rêver. Je me sens des fourmis dans les idées Quand je rentre chez moi la nuit tombée… », venté mais ensoleillé, alors après avoir chroniqué toute la matinée et déjeuner d’une goûteuse escalope de veau, j’ai enfourché mon vélo et je suis allé fouiner à la librairie La Hune où j’ai dégotté 3 beaux petits livres. Mais, comme lundi je vais me taper du train link  je me suis dit qu’un petit roman ferait passer l’ennui. C’est alors que je suis tombé sur le prix de Flore 2012 que j’ai ouvert. La première phrase « Quand je me lève, mes dents sont grasses. J'ai un goût sale dans la bouche. Un goût animal un peu dégoûtant. Je le préfère pourtant à celui que j'ai quand je me couche, celui des autres et de leur crasse » a réveillé mes souvenirs d’Emmanuel Bove et de la première phrase de son roman-culte Mes amis « Quand je m'éveille, ma bouche est ouverte. Mes dents sont grasses : les brosser le soir serait mieux, mais je n'en ai jamais le courage. Des larmes ont séché aux coins de mes paupières. Mes épaules ne me font plus mal. »


« Né en 1988, Oscar Coop-Phane a passé une année à Berlin après « quelques études et pas mal de petits boulots. Il est en ce moment barman, mais ça ne devrait pas durer", indique son éditeur... Le jeune Oscar Coop-Phane a reçu jeudi le prix de Flore pour son premier roman, Zénith Hôtel, une galerie de portraits de petites gens aux prises avec un monde trop grand pour eux. » AFP

photoFlore.JPG

J’ai acheté Zénith Hôtel finitude 13,50€


Puis à pied je suis allé me réfugier dans la salle du Flore pour potasser mes acquisitions, me taper un Irish Coffee (il est bien dosé) et un millefeuille d’Hugo&Victor. C’est là qu’en levant le nez je me suis aperçu que j’étais dans le saint des Saints où avait officié Frédéric Beigbeder, président du jury du prix, composé de douze journalistes et qui comptait cette année exceptionnellement deux membres supplémentaires : Olivier Mony de Sud-Ouest et Kerenn Elkaim du belge Vif express. Les vitrines étaient pleines de mon bouquin. Je vous assure que, même si je suis très fort en rapport, je n’avais pas fait le rapport : l’âge sans doute.

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Vous me direz que vous n’avez rien à cirer de mes pérégrinations dominicales dans un haut-lieu du snobisme germanopratin que j’aime bien flâner link  sauf que le jeune Oscar Coop-Phane  a reçu jeudi soir dernier au Flore un chèque de quelque 6 000 euros et un verre de pouilly-fumé gravé à son nom qu'il pourra venir remplir tous les jours au Flore. Je sais les mauvais coucheurs, genre je ne trempe pas mes lèvres dans n’importe quel breuvage, vont me rétorquer que le pouilly-fumé de Ladoucette ce n’est pas le top. Que voulez-vous que j’y fasse, z’ont qu’à protester auprès de Beigbeder, moi ce qui me plaît c’est qu’un prix littéraire associe un verre quotidien à sa dotation. Ça me fait d’autant plus rigoler que dans ma moisson j’ai chopé un petit opus « La part des anges » qui est un florilège de textes d’écrivains qui avaient la dalle en pente : « qu’ils soient ivrognes magnifiques comme Malcom Lowry ou poivrots désespérés comme Charles Bukowski, les écrivains ont toujours eu un rapport étroit, conflictuel et ambigu  a l’alcool. Ils ont chanté le vin et ses vertus, loué l’ivresse, l’ont maudite… »


Je me presse de finir cette chronique dominicale car je vais dîner avec une copine du  côté de la rue Monge…

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans les afterwork du taulier
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commentaires

Aude Lamarche 29/11/2012 20:45


1749 ; un bon numéro de Chevillard


http://l-autofictif.over-blog.com/article-1749-112830474.html

Luc Charlier 29/11/2012 18:21


Chez Ladoucette, le pire n’est pas le vin. C’est le baron qui est imbuvable, de suffisance, de morgue, de prétention ... Quant on
compare à Henry d’Estutt d’Assay, fine moustache, noeud pap, passion pour le jazz et humour (y compris auto-dérision), pourtant pourri de sang bleu aussi, on se dit qu’il est possible de
concilier aristocratie, bon vin et amabilité. C’est une voie toute .... Trac(y)ée ! Bon, Didier, de la haut, tu dois quand même te marrer si tu nous lis. Foutu ULM de merde !

Michel Smith 29/11/2012 15:25


Taulier ! Les jours de ta vie dont aussi bien remplis que le verre de Ladoucette qui n'est certainement pas le plus nul des vins blancs !

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