Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 00:09

photo--48-.JPG

 

Sieur Vincent Pousson c’est bien joli de venir à Paris pour écumer les antres à bobos, dont je tairais les noms afin de ne pas provoquer l’ire de leurs zélotes, dans le but non dissimulé de les hacher menue avec dextérité, férocité et, bien sûr, une part de vérité. C’est très bien aussi de chanter sur tous les tons, arrosé de beaux flacons, le museau vinaigrette, la quenelle de brochet de chez Cartet link ; d’attribuer une quatrième étoile au potager d’Alain Passard link . C’est bien trop commode aussi, une fois de retour chez les Ibères – ils habitaient sur la côte Est et la côte Sud de la péninsule – d’arpenter, en long en large et en travers, les bas et les hauts fonds de Barcelona pour nous tartiner, avec virtuosité certes, des idées liquides et solides, pour nous faire saliver, baver d’envie, nous donner la pépie.


Bon Pousson : et les pauvres dans tout ça ? Ton pote Gabin n’aimait pas sa formule-culte « salauds de pauvres ! » dans la Traversée de Paris et tu ne vas pas t’en tirer à bon compte avec une chronique pour les beaux yeux d’Eva « Et si on pensait aux pauvres gens ? »link 


Comment, toi le dénicheur, as-tu pu laisser passer ça ?


1-      c’est l’histoire d’un routier de 48 ans (tu as un faible pour les Routiers Vincent), Miquel, qui vit maintenant « dans une cabane sans eau courante ni électricité, dans une zone boisée à la périphérie de la ville de Terrassa » près de ton Barcelona.


2-     Le gars survivait grâce « aux services sociaux de la municipalité » 2 sandwichs par jour.


3-     Et puis Miquel, nouveau pauvre, le 22 mars dernier s’est retrouvé grâce à Caritas, au premier restaurent espagnol, La Trobada, qui propose le même menu à 2 types de clients : ceux qui peuvent raquer 6,50 euros et ceux qui peuvent pas mais qui donne la main : mettre le couvert, débarrasser les tables…


4-     La cuisine reste l’apanage de d’Expectación et d’Adolfi, deux cuisinières  de profession (photos obligatoires)


5-     « Elles expliquent : nous travaillons avec des fournisseurs locaux et des produits de la région, dont une partie est issue de l’agriculture biologique et du commerce équitable. Nous offrons un menu de qualité à un bon prix. » Ça devrait te plaire Vincent, cet endroit n’est pas « la soupe populaire, mais un restaurant ouvert à tous… »


6-     Tu vois ce qu’il  te reste à faire Vincent écumeur au bec fin et à la dalle pentue, c’est le secrétaire-autoproclamé de l’ABV qui te somme et comme il n’est pas question de jaja dans les extraits de l’article de Paloma Arenós dans la Vanguardia cités par le Courrier International link  , tu pourras compléter notre information et leur fournir des tuyaux du côté liquide.

Merci Vincent pour ta future et déterminante contribution sur la Trobada in Barcelona.


Les mots des pauvres gens par franceinter

Partager cet article
Repost0

commentaires

andreu 16/09/2013 20:48


Pousson, Berthomeau ( que j'ai rencontré en tant que syndicaliste en Corse, lorsqu'il était directeur de cabinet de Rocard) même combat contre le mouvement national catalan


Visca Catalunya liure


 


!

Nadine Franjus-Adenis 21/04/2013 11:06


A propos du goût et des revenus modestes, j'ai entrepris une étude sur la qualité des vins en BIB. J'ai été étonnée des réactions de quelques confrères journalistes qui, sans être méprisants,
sont tout de même distants avec ces "produits". Certains me disent "qu'il n'est pas nécessaire de critiquer ces vins puisque ceux qui en achètent ne regardent que le prix". Moi, ça m'intéresse.
Cette nouvelle consommation qui progesse sans cesse et qui propose du vin simple et accessible en goût comme en prix. Je m'applique à les déguster comme les plus grands vins, j'y découvre des
"ambiances différentes". Je les commente puis je les note sur leur rapport qualité/prix. Oui, je sais c'est prétentieux mais je suis prête à développer les critères qui font, ou pas, la qualité.
C'est aussi une nouvelle forme de communication entre le producteur et le consommateur. Il y a encore peu de producteurs qui savent profiter de la surface du BIB comme outil de marketing. Cher
Jacques, honorable taulier, votre avis m'intéresse, comme celui de ceux qui vous suivent et qui voudront bien faire un tour sur le blog du bib si vous publiez mon message.

Vincent Pousson 21/04/2013 03:30


La réponse est là, Jacques.

  • : Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • : Espace d'échanges sur le monde de la vigne et du vin
  • Contact

www.berthomeau.com

 

Vin & Co ...  en bonne compagnie et en toute Liberté pour l'extension du domaine du vin ... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

Articles Récents

  • L’ÉCHALIER
    Henry Pierre Troussicot L’échalier, petite barrière fixe, dans une haie, entre deux champs, permettant d’aller de l’un à l’autre. Combien de gars de ferme ont fait sauter les échaliers aux filles en les empoignant par la taille, pour aller danser ou autres...
  • Un dimanche ordinaire au Bourg-Pailler…
    Le dimanche au Bourg-Pailler c’était les habits du dimanche pour aller à la grand-messe de 10 heures. Au Bourg-Pailler, la tante Valentine, était le maître des horloges, elle rappelait tout le monde à l’ordre avec une injonction ritournelle « ça monte...
  • Je m’insurge l’âne bâté n’est pas stupide…
    Rien ne vaut l’expérience, les grands auteurs cités plus bas, n’ont jamais mené de leur vie un âne bâté, moi si pendant 8 jours dans les Cévennes sur le sentier Stevenson, c’était une ânesse, et je peux affirmer qu’elle était bien plus intelligente, plus...
  • Des chocolats pour le directeur, et un ascenseur pour... Par Slawomir Mrozek
    Une couverture illustrée par un dessin de CHAVAL. « Des chocolats pour le directeur, comme son titre l'indique, est un petit cadeau à déguster : cet ensemble de courtes nouvelles, composées pour la plupart dans les années 1960, paraît à l'occasion des...
  • Existait-il au département soviétique de la CIA des responsables de la pomme de terre ? Viatcheslav PIETSOUKH
    « Dites, Lev Borissovitch, ne pensez-vous pas qu’il puisse y avoir, au département soviétique de la CIA, des responsables des pommes de terre, c’est-à-dire des agents spéciaux de l’impérialisme chargés de veiller à ce qu’on ne trouve que très irrégulièrement...