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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 07:00

J’ai aussi des lecteurs dans la Belle Province et je reçois des infos sur ce qui s’y passe. Celle-ci, que ma fait parvenir Catherine Roberge Responsable des communications - Communication coordinator Pointe-à-Callière - Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal www.pacmusee.qc.ca m’a paru à la fois intéressante et symptomatique d’une approche du vin intelligente, normale, débarrassée de la gangue du vin présenté comme l’« opium du peuple » et pourvoyeur de misère sociale, morale et médicale. Partant d’un constat simple et évident que « Le vin figure en abondance et en qualité sur nos tables, mais son histoire est méconnue. Précieux liquide dont l’histoire se confond avec celle des civilisations humaines, le vin a contribué à façonner de grandes sociétés » une exposition À ta santé, César! Le vin chez les Gaulois « Réalisée par Pointe-à-Callière, en partenariat avec le Département du Rhône et ses musées gallo-romains de Lyon-Fourvière et de Saint-Romain-en-Gal Vienne, l’exposition contient près de 200 objets provenant d’une vingtaine de prêteurs dont le prestigieux musée du Louvre, de grandes institutions canadiennes, nord-américaines et françaises et de collectionneurs privés. » invite à prendre la « route du Vin », depuis les débuts lointains de cette merveilleuse boisson jusqu’aux vignes de la Gaule romaine.

A_ta_Sante_Cesar.jpgJe vous propose donc de prendre connaissance du contenu de cette exposition pour que ceux d’entre vous qui passeraient au cours de cette période à Montréal au Québec puisse aller y faire un tour. Dernier point : bravo à l’agence touristique française de la région Rhône-Alpes, en partenariat avec Zeste et Atout France pour le concours permettant de gagner un voyage pour deux personnes d’une durée d’une semaine dans la région Rhône-Alpes en France.

 

En exclusivité et en première nord-américaine :

 

À ta santé, César! Le vin chez les Gaulois

 

Une exposition réalisée par Pointe-à-Callière

 

Du 18 mai au 16 octobre 2011

 

Une présentation de la Société des Alcools du Québec (SAQ)

Montréal, le 17 mai 2011 – Le vin figure en abondance et en qualité sur nos tables, mais son histoire est méconnue. Précieux liquide dont l’histoire se confond avec celle des civilisations humaines, le vin a contribué à façonner de grandes sociétés. L’exposition À ta santé, César! Le vin chez les Gaulois invite à prendre la « route du Vin », depuis les débuts lointains de cette merveilleuse boisson jusqu’aux vignes de la Gaule romaine. Cette route sillonnera le Moyen-Orient, l’Égypte, la Grèce, l’Italie, la Gaule... et le Québec. Chemin faisant, le visiteur pourra découvrir quelques secrets de fabrication des vins antiques et la façon dont les Gaulois prirent, sur leur conquérant César, une revanche digne d’un Astérix, en cultivant le vin en abondance!

 

Réalisée par Pointe-à-Callière, en partenariat avec le Département du Rhône et ses musées gallo-romains de Lyon-Fourvière et de Saint-Romain-en-Gal–Vienne, l’exposition contient près de 200 objets provenant d’une vingtaine de prêteurs dont le prestigieux musée du Louvre, de grandes institutions canadiennes, nord-américaines et françaises et de collectionneurs privés. Tant en quantité qu’en qualité, la sélection d’objets est composée de pièces rares et de chefs-d’œuvre témoignant des dimensions sacrées du vin, de ses usages ainsi que des grandes étapes de sa production.

 

 « Le vin est une boisson intemporelle au passé riche qui a traversé l’histoire et qui fait toujours partie de nos us et coutumes. Que vous soyez passionné des vins ou d’histoire, cette exposition vous touchera, explique la directrice générale de Pointe-à-Callière, Francine Lelièvre. En plus, c’est un réel plaisir de souligner 20 ans de partenariat avec le musée de Saint-Romain-en-Gal –Vienne par l’entremise de cette exposition présentant un sujet aussi rassembleur ».

 

Aux origines du vin

 

L’exposition débute alors que l’archéologie situe les origines du vin au Moyen-Orient, il y a 5400 ans avant notre ère, d’après la découverte de six jarres ayant pu contenir du vin à Hajji Firuz Tepe en Arménie. L’Orient transmettra la pratique du banquet en Grèce donnant ainsi naissance au rituel raffiné du symposion signifiant « boire ensemble ». De splendides objets du musée du Louvre, dont un cratère à colonnette qui montre une scène de banquet avec Dionysos, illustrent cette période. La vigne est pour les Grecs un cadeau divin et ceux-ci vont transmettre les usages du vin au monde occidental. D’autres pièces du Louvre démontrent par ailleurs la présence du vin en Égypte dont une étiquette de jarre de vin qui illustre qu’au 13e siècle avant notre ère, le domaine d’origine d’un vin et le nom de l’exploitant étaient aussi importants qu’aujourd’hui.

 

Romains contre Gaulois

 

Bien sûr, les Romains et les Gaulois ont longtemps été des ennemis jurés, et la mythique Conquête de la Gaule par César est bien connue. Mais les Gaulois ont su faire preuve de ruse pour prendre revanche sur leur conquérant par... la culture du vin! L’exposition souligne comment César, pour indemniser les soldats qui l’ont loyalement servi lors de guerres romaines, leur offre des terres. Les nouveaux propriétaires y plantent donc ce qui rapporte le plus : la vigne! Le vignoble gaulois connaît alors une expansion fulgurante, dépassant bientôt des barrières climatiques qu’on croyait infranchissables. Dès le milieu du 1er siècle, on vinifie dans tout le Midi, dans la vallée du Rhône et jusque dans la région de Vienne, près de Lyon. La vigne gagnera aussi l’Aquitaine (Bordeaux), la Bourgogne, la vallée de la Loire, le bassin parisien… Mieux, on réclame maintenant le vin gaulois à Rome, en Égypte, en Inde même! Le vignoble gaulois survivra à la disparition de l’Empire. De quoi lever son verre à la santé de César!

 

 

Comment produit-on le vin en Gaule romaine?

 

Les textes anciens démontrent également que produire du vin est un travail lucratif, très exigeant et spécialisé. On sait déjà que le choix du terrain, les techniques pour labourer le sol, l’alignement des plans... tout est important afin d’obtenir une belle vigne et de surcroît un bon vin. Les producteurs vinicoles d’aujourd’hui vont certes reconnaître leur réalité dans ces écrits. En écho à ces textes, l’exposition présente, au cœur de l’exposition, un des symboles de la culture du vin en Gaule : le dolium, une immense jarre de terre cuite dans laquelle le jus de raisin fermente pour devenir du vin. La production du vin gaulois est expliquée autour de cette plateforme et l’on voit que lors de la vinification, il était courant d’aromatiser le vin par l’ajout d’épices ou d’herbes comme le fenugrec, la racine d’iris, le sel et le poivre.

 

Une pièce imposante : le cratère de Vix

 

Les visiteurs pourront aussi observer une importante installation mettant en vedette une reproduction de la frise du cratère de Vix, le plus gros vase antique en bronze jamais découvert, qui témoigne de la puissance de son propriétaire et l’influence des usages en Grèce. D’une hauteur de 1,64 m et de 1,27 m de diamètre, ce vase pouvait contenir plus de 1100 litres de liquide. Il a été trouvé dans la tombe de la princesse de Vix, au pied du mont Lassois à Vix en Bourgogne, vers le 6e siècle avant notre ère.

 

 

L’épave de la Madrague

 

L’un des plus importants chantiers d’archéologie sous-marine au monde et un des points culminants de l’exposition consiste en la reconstitution virtuelle et la maquette de l’épave de la Madrague de Giens. Entre l’an 75 et 60 avant notre ère, la Madrague apportait aux Gaulois quelque 6000 amphores d’un des meilleurs crus romains, mais fit naufrage au large de Marseille. À cette époque, la Méditerranée était inondée de bateaux lourdement chargés d’amphores, car le vin déferlait tel un raz-de-marée depuis Rome sur les Gaulois, pour abreuver les participants aux énormes festins. L’exposition présente ainsi plusieurs amphores recueillies par les archéologues lors des fouilles effectuées sur l’épave de la Madrague entre 1972 et 1982.

 

Le vin, de la Nouvelle-France à aujourd’hui

 

L’exposition se termine sur une note contemporaine avec la grande traversée du vin, de la Gaule au Québec! Plusieurs descendants des Gaulois franchirent l’Atlantique pour s’établir en Nouvelle-France. Ainsi, Jacques Cartier baptise d’abord l’île d’Orléans, « Île de Bacchus » lorsqu’il y aperçoit de la vigne sauvage. De plus, avec la création récente de la Route des vins au Québec, on peut dire que la culture du vin prend de l’ampleur et qu’elle inspire les artistes contemporains. Ainsi, le céramiste québécois Richard Milette réalise à son tour des sculptures inspirées des vases et amphores antiques avec une touche moderne indéniable.

 

Enfin, un tableau du peintre québécois Marc Séguin, vedette montante de l’art contemporain reconnu à l’international, est présenté en fin de parcours. L’œuvre, intitulée Abbaye de Saint-Vivant du nom du célèbre monastère fondé vers l’an 910, a été peinte avec du Romanée-Conti, un grand vin de Bourgogne. C’est dans cet établissement que les moines clunisiens inventèrent l’idée de terroir et délimitèrent la plupart des grands crus de Vosne-Romanée où ils possédaient un vendangeoir. Depuis 1996, une association tente de sauvegarder ce monastère qui est l’un des derniers témoins du grand passé viticole de la Bourgogne.

 

L’histoire de l’alcool au Québec dans le cadre du 90e anniversaire de la SAQ

En complément à l’exposition et pour souligner le 90e anniversaire de la SAQ, une micro-exposition sur l’histoire de l’alcool au Québec est proposée aux visiteurs à la mezzanine du Musée. On peut y voir divers objets des collections privées de la SAQ, dont des objets de tonnellerie, des instruments de mesure, pochoirs et estampes. À découvrir!

 

À gagner : un séjour chez les Gaulois

 

Pointe-à-Callière offrira à ses visiteurs la possibilité de gagner un voyage pour deux personnes d’une durée d’une semaine dans la région Rhône-Alpes en France, gracieuseté de l’agence touristique française de la région Rhône-Alpes, en partenariat avec Zeste et Atout France. Des bulletins de participation seront disponibles au Musée et en ligne dès le 6 juin. Tous les détails du concours seront affichés sur le site Internet de Pointe-à-Callière.

 

Présentée du 18 mai au 16 octobre 2011, l’exposition À ta santé, César! Le vin chez les Gaulois est produite et réalisée par Pointe-à-Callière, musée d’archéologie et d’histoire de Montréal avec la collaboration des musées gallo-romains de Lyon-Fourvière et de Saint-Romain-en-Gal–Vienne. Le Musée remercie ses commanditaires : la Société des alcools du Québec (SAQ), Astral, Air Canada Cargo, Hôtel InterContinental, Air Canada et Tourisme Montréal et ses partenaires Zeste, le Comité du Tourisme de Rhône-Alpes, Atout France au Canada, l’agence de développement touristique de la France, La Presse et The Gazette.

 

Le Musée est subventionné par la Ville de Montréal.

 

Informations :

Catherine Roberge, responsable des communications

T. 514 872-7858

croberge@pacmusee.qc.ca

Internet : www.pacmusee.qc.ca

http://www.pacmusee.qc.ca   

Matériel photographique disponible auprès de croberge@pacmusee.qc.ca

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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commentaires

daniel chérel 20/05/2011 11:49



En parcourant le blog de Jacques ce matin je me suis dit,"" chic, aujourd'hui pas de commentaire". Pas de chance je suis tombé sur le paragraphe consacré à ce peintre de 40 ans, né à Ottawa
vivant à Montréal, vedette montante de l'art contemporain qui  trempe son pinceau dans LE prestigieux cru de la Bourgogne : Romanée Conti, et pour quel résultat. Les curieux peuvent voir le
tableau sur Internet en cliquant  Abbaye de St Vivant par Marc Seguin. Spécialiste des Ruines, Marc Seguin a du s'inspirer des cartes postales qui ont été éditées après la guerre de 14 : la
ville de .... après le bombardement. Le tableau ressemble à ce genre de photo : un pan de mur avec 3 fenêtres et une porte. On dirait que la photo a pris l'humidité ........ normal le vin, même
le bourgogne, contient plus de 80% d'eau. Pour la symbolique on a compris : l'abbaye, les moines de Cluny, la vigne.


J'aurais personnellement conseillé au peintre d'utiliser la liqueur bien connue : la Bénédictine car le symbole était encore plis facile à trouver. Je dois en avoir encore deux bouteilles
 dans ma cave et j'aurais été jusqu'à laisser au peintre mes deux liqueurs contre celle qu'il a utilisée.  Si le tableau se vend, la Romanée Conti y sera sans doute pour quelque chose.
   



Michel SMITH 20/05/2011 09:20



Ton titre me rappelle une affiche que l'on voyait surgir au détour d'un virage, en bas d'une vigne, aux abords de Collioure dans les années 80. Un gros bonhomme, casquette et chemise ouverte,
tendait son bras avec à la main un verre que l'on supposait être du grenache. Il lançait ce slogan que seul un "pubard" de première (suivez mon oeil, genre Séguéla, l'enfant du pays) pouvait
imaginer : "À ta santé Touriste !" 


Il faut dire que le virage suivant s'annonçait fort dangereux...


Ah, qu'elle nous semble loin l'époque où les Gaulois pouvaient vanter leurs boissons favorites... Merci les Cousins !



Luc Charlier 20/05/2011 08:38



Quelle superbe affiche et quel beau nom que la SAQ!


A quand une « Association pour la Boisson Consensuelle Declarée d’Excellence en France » (ABCDEF) ?


 



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