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Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /2009 00:28














Cher François Mauss,

En m’invitant à intervenir pour ce 1ier Davos du vin, sur un sujet pas très sexy : les administrations et le vin, tu m’as placé, moi le petit et modeste chroniqueur sur un média bien confidentiel, dans une position fort inconfortable. Rassure-toi, à la Villa d’Este l’accueil et l’organisation étaient dignes de l’évènement. Tu es un formidable catalyseur d’énergie, un hôte prévenant doublé d’un animateur plein d’humour et surtout, en dépit des temps difficiles, tu as su monter cette 1ière édition de ce qui se voulait le Davos du Vin. Le parterre était de haute qualité. Les dégustations impeccables. Les déjeuners et dîners de très haute qualité servis par un personnel précis et courtois. Grâce à toi j’ai pu nouer, pendant ces deux jours, des liens avec une large palette d’interlocuteurs du monde du vin. C’est aussi ça un Davos du vin : apprendre à se connaître, échanger et partager. Bref, l’ambiance était joyeuse et chaleureuse. Nous étions entre amoureux du vin et nous étions bien. (les photos ci-dessus © Armand Borlant)

Alors pourquoi cet inconfort me diras-tu ? Il est celui d’un invité dont l’éducation, le savoir-vivre lui interdit de paraître un tant soit peu discourtois en apportant un bémol à l’immense plaisir qu’il a éprouvé d’en être. Cependant, puisque Michel Bettane a ouvert le bal, si je puis m’exprimer ainsi, par une conférence sur l’éthique des journalistes, je ne pouvais me murer dans un silence poli sur le fond des choses. « Sans la liberté de blâmer il n’est pas d’éloges flatteurs... Â», en citant Beaumarchais je n’ai nullement l’intention de m’ériger en donneur de leçons, ni me placer dans la situation, cette fois-ci confortable, de celui qui dit vouloir élever les débats. La qualité des séminaires n’est pas en cause, beaucoup furent passionnant et riches de matière. Ce qui me pose problème c’est la finalité visée par ce 1ier Davos du vin. Que visons-nous comme objectif au singulier comme au pluriel ? Est-ce nous conforter, entre nous, dans une chaude amitié, un lieu magique, des bons vins, de belles tables, de discours passionnés à la Angelo Gaja ou forts érudits comme celui du Pr Pitte ou très second degré à la Stéphane Derenoncourt ou très concrets comme celui de nos amis québécois de la SAQ ou en défense d’un petit pays du vin : l’Autriche, que nous sommes le dernier bastion du Bien Vivre au travers de l’excellence de nos terroirs, de nos artisans du vin ? En tant fondateur de l’Amicale du Bien Vivre je ne peux qu’adhérer à ce cérémoniel qui nous fait chaud au cÅ“ur, mais...

Dans ma petite et brève intervention matinale, avec un modérateur : madame la députée européenne Morin-Chartier qui a joué parfaitement le jeu – ce qui n’a pas été le cas de certains qui nous ont joué le bal des egos – quitte à paraître un peu grisouilloux, trop les pieds sur terre, je me suis efforcé de dire que si nous voulions être écouté, entendu, encore faudrait-il que nous fassions en sorte que nos discours soient audibles et passent la frontière de notre entre soi. Sinon, certes nous nous faisons plaisir mais nous ratons la cible visée : convaincre les décideurs politiques de la justesse et de la pertinence de nos analyses et de nos propositions. Si nous voulons promouvoir – je préfère la promotion à la pure défense – une approche dites « culturelle Â» du vin, dans son élaboration et sa consommation, nous nous devons d’appréhender la société telle qu’elle est et non telle que nous rêvons quelle soit. Dans les grands bouleversements mondiaux, les sociétés occidentales deviennent frileuses, peureuses, perméables aux discours médicalisé et prohibitionniste. Pour contrer cette résistible et froide montée des briseurs de Bonheur National Brut, il nous faut conjuguer, et ce n’est pas simple, à la fois la mise en avant de notre merveilleuse civilisation du vin auprès des nouvelles générations et des néo-consommateurs des pays qui découvrent le vin, et la production d’idées, d’intelligence économique, environnementale, sociale de notre grande industrie du vin auprès des décideurs publics à tous les niveaux efficients : nationaux, régionaux tels ceux de l’UE, internationaux tels ceux de l’OMC. J’emploie à dessein « industrie du vin Â» même si, dans notre Vieux Monde, il est l’agrégat de vignerons artisans et de petites et moyennes entreprises, ce terme est fort en poids médiatique.

La captation des médias, les grands, ceux qui pèsent, ceux qui comptent auprès de l’opinion publique, voilà un enjeu majeur pour un forum mondial sur le vin. Nos gouvernants, le nez sur les sondages, l’auscultent en permanence, la brossent dans le sens du poil, font en sorte qu’elle ait le sentiment qu’on l’écoutât, qu’on l’entende et qu’elle croît pouvoir peser sur l’avenir de la société dans laquelle elle vit, de plus en mal dit-elle – sentiment paradoxal de citoyens-consommateurs qui ne connectent pas toujours leurs choix avec la réalité, celle des autres surtout â€“. Comment susciter l’intérêt des journalistes de ces grands médias ? Comment faire en sorte que notre culture du vin ne soit pas considérée comme un folklore vieillot pour amateurs bedonnants ou dames permanentées ? Comment montrer que nos vignerons sont tout à la fois des sculpteurs de paysages, des acteurs majeurs de la vie des territoires, des défenseurs d’un environnement respecté, des créateurs de richesse ? Bien sûr, si ça n’avait pas déjà été fait par Greenpeace, avec ses nus dans les vignes de Bourgogne, nous aurions pu nous jeter, sous l’œil des caméras, dans le même appareil, dans les froides eaux du lac de Côme afin de montrer au monde entier la force de notre engagement. Je plaisante, bien sûr, mais si nous voulons passer le mur de l’indifférence il nous faudra créer l’évènement. Quelques pistes en vrac :

-         Le Vin mécène : le World Wine Symposium, à chaque cession, lancerait un grand concours d’affiches dédiées au vin et couronnerait celle choisie par un jury de personnalités (mon blog de demain illustrera par un exemple du passé cette proposition)

-         Le Vin et les jeunes créateurs du vin : le World Wine Symposium pourrait attribuer des bourses ou des dotations ou donner un coup de pouce à des jeunes pousses pour qu’elles concrétisent un projet innovant...

-         Le Vin et les enjeux mondiaux : le World Wine Symposium inviterait le Directeur de l’OMC Pascal Lamy ou le futur commissaire agricole de l’UE à une matinée ou une brochette de Ministres de l’Agriculture ou de la Santé à venir se confronter aux réalités, aux douceurs aussi, de notre belle et grande industrie du vin. Ce temps fort pourrait déboucher sur un Appel des 100 signatures pour le Vin vecteur de Bonheur National Brut ou un Manifeste pour notre juste cause que nous mettrions en ligne sur le Net...

-         Le Vin et une grande région invitée à chaque Symposium : je propose que le South of France, le Languedoc-Roussillon pour 2010 (ce serait un clin d’œil à Cap 2010) soit la région phare. Le grand Jojo de Montpellier ne peut qu’être partant pour cette aventure (y’a des élections en vue mais ça n’est pas notre problème).

Les idées ça ne coûte pas cher mais pour les concrétiser il faut mobiliser des moyens et c’est là où je veux de nouveau saluer ton mérite, cher François Mauss, d’avoir su jouer les terrassiers de ce 1ier World Wine Symposium, d’avoir contre vents et marées posé la 1ière pierre d’un édifice qu’il ne nous reste plus qu’à bâtir avec patience et intelligence, fantaisie aussi. Notre belle industrie, en France via les Comités Interprofessionnels, ne manque pas de moyens financiers encore faut-il qu’elle veuille en mettre une infime partie au service d’une cause commune. À tout ceux qui au travers de mon blog me pose la sempiternelle question : Que Faire ? Je réponds, et je répondrai aujourd’hui avec d’autant plus de force : FAIRE ! Faire comme toi, cher François Mauss... Comme le disait mon paysan de pépé Louis : pour tracer un beau sillon bien droit il faut d’abord savoir engager le soc de sa charrue Brabant dans la terre à labourer, puis tenir fermement les mancherons tout en pointant son regard  droit devant vers l’autre chaintre. Comme l’écrivait Henri Bergson « J’ai toujours voulu que l’avenir ne soit plus ce qui va arriver mais ce que nous allons faire Â» 

Voilà, cher François Mauss, ma contribution à la 1ière édition de ton « Davos du Vin Â», elle est de mon cru, avec une légère pointe d'acidité, pas trop de bois pour la langue, et de sucrosité pour les mots, mais je l’espère constructive. Avant d’en terminer avec ce courrier je tiens à remercier chaleureusement toute ton équipe, ton épouse en tête, pour leur disponibilité souriante et leur efficacité. Enfin, je ne sais si tu connais mon goût immodéré pour les petits livres mais celui que le directeur de la Villa d’Este, Jean-Marc Droulers nous a dédicacé, « Lettres à l’inconnu Â» d’Olivier Barrot et Alain Bouldouyre chez hoëbeke m’a ravi. Pour ceux de mes lecteurs qui aiment, comme moi, les lieux magiques, hors du temps, je reproduis le texte concernant Cernobbio et la Villa d’Este. Pour finir, cher François Mauss, je lève mon verre au succès du prochain World Wine Symposium : Paris comme Rome ne sont pas fait en un jour alors, avec le sens du temps des vignerons, je suis persuadé que ce cru 2010 montera en puissance et en qualité pour tenir les promesses entrevues dans celui que nous venons de vivre.

Bien à toi.

Jacques Berthomeau

Secrétaire-Perpétuel de l’Amicale du Bien Vivre

Cernobbio

A ce point de splendeur, il faut trouver un mot

Qui ne soit pas « hôtel Â», « palace Â» ou « résidence Â».

La Villa d’Este incarne un absolu des sens.

Dieu sait que l’Italie a le culte du beau.

Les volumes, d’entrée, saisissent le regard.

On reste confondu par l’ampleur des salons,

Des lustres imposants, des marbres de Carrare.

Argent, le lac de Côme occupe l’horizon.

Fontaines et jardins descendent à son bord.

La cloche au campanile a sonné douze coups.

Être seul en ce lieu, il faut bien être fou

Pour arpenter le monde en espérant encore

Qu’une femme inconnue, peut-être imaginée,

Vous attend quelque part, que vous la trouverez.

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Commentaires

Jacques :

J'ai lu trois fois avec beaucoup d'attention ton billet sur cette première édition du WWS, le un peu pompeux dénommé "Davos du Vin" eu égard aux principes de travail du World Economic Forum, avec la bénédiction généreuse de la commune de Davos.
Soyons clair et net : je suis bien plus critique que tu ne l'es car je suis assez bien placé dans mes activités du vin pour savoir que le soufflé retombe trop souvent trop vite.

Tu le sais plus que d'autres, la communication est l'élément clé de toute organisation de ce type si on ne veut pas, effectivement, être simplement une assemblée de zozos qui se congratulent entre eux.

Tu le sais plus que d'autres : cela a un coût qui, simplement, basiquement pour moi cette année a été impossible à financer tant les éventuels sponsors qui auraient pu aider au schmilblick ont ressassé les mêmes arguments : la crise, le budget vide, on attend de voir, etc. L'argent reste le moteur fondamental de toute opération de ce type, et malgré les Partenaires qui ont cru au concept, on est loin, très loin, d'équilibrer les comptes. Mais cela, c'est mon problème, donc passons.
Oui, cette première édition : je ne savais pas trop où on allait aboutir car fondamentalement, je voulais qu'elle soit "fondatrice" pour les 5 prochaines années où la Villa d'Este nous accueille si généreusement.
Je souhaitais avant tout que ce soit un lieu d'échanges et non un simple "one-way" entre quelques ténors et de sages personnalités silencieuses. Il fallait donc que la sauce prenne. Il fallait donc espérer que le tasmanien parle à l'autrichien, que l'américain consente à discourir avec le suisse, que le français oublie un peu son arrogance avec les expansifs italiens ou les trop sages allemands.
Bref, cela aurait pu être la cata complète, du style : "merci, sympa de vous avoir connu, mais on a du lait sur le feu, faut qu'on parte…"
Au moins, et tu le reconnais, il y a eu un ton, un esprit, un type de relation dont nous pouvons, dont nous devons tous être fiers. C'est avant tout une création commune. On a mis en place quelques pièces du puzzle et l'an prochain, va falloir consolider tout cela, c'est une évidence.
Oui, il y a eu des egos un peu marqués. Oui, il y a eu des séminaires moins généreux moins ouverts que d'autres. Oui, certains ont essayé de "vendre" leur soupe de façon un peu trop évidente, mais fondamentalement, rien de bien méchant.
Oui, la communication reste dans ce genre d'opérations le nerf de la guerre, car sans cela - et je suis le premier à le dire - à quoi cela servirait-il d'organiser de telles réunions ? Je suis généralement assez pessimiste sur les réactions des journalistes, mais là, au moins jusqu'à présent, je constate qu'il y a eu un peu de presse et que cela continue. J'en profite pour remercier Arora, le journaliste indien dont les papiers, comme celui de Burtschy dans Le Figaro, montrent bien l'esprit de ce Davos.
Bon, OK avec toi, pas mal de petits points à recadrer, à développer, à contenir, à éliminer. Crois bien que j'en suis conscient et ton commentaire est en fait d'une grande douceur.
Le point fondamental pour l'avenir a été esquissé par Michel Bettane et d'autres : on doit faire du Davos le fer de lance de la réintégration du vin dans toute sa dimension culturelle et historique, en le dissociant, autant que faire se peut, des autres alcools qui ne sont pas le produit d'une fermentation naturelle pour reprendre la formule de Michel que je compte mettre en exergue tant cela était clair et limpide dans sa formulation.
Voilà la tâche qui nous attend pour les prochaines éditions. Elle ne sera pas facile car, comme tu le sais, on est très loin du politiquement correct qui domine en Europe du Sud comme l'a si bien démontré Victor de la Serna.
Bien évidemment, comme avec d'autres, on va se faire des séances de debriefings sans langue de bois : mais cela, tu le sais.
Un grand merci de ton billet qui me permet ici d'exprimer quelques unes des réflexions qui vont devoir animer nos prochaines rencontres.
Que la vie te soit Douce !
Commentaire n°1 posté par mauss le 10/11/2009 à 09h28
Mine de rien : c'est Angelo Gaja : à ma connaissance, il n'y a pas d'Alessandro dans la famille :-)
Commentaire n°2 posté par mauss le 10/11/2009 à 09h37

Bonjour
La qualité des intervenants, la pertinence du contenu n'est pas en cause, mais. Je ne sais pas qui a eu l'idée désastreuse de nommer cet événement "le Davos du vin" , si c'est pour faire comprendre que les zélites ont désormais les moyens de se reconnaître, alors c'est gagné. Bonjour l'analogie entre les décideurs et le Tiers-état, c'est pas comme ça que le vin retrouvera sa place, décomplexée, dans notre quotidien, en temps de crise c'est limite obscène. Comment disait Jonathan ? Ah oui, "le goût et le pouvoir"...

Commentaire n°3 posté par pphilippe le 10/11/2009 à 09h40
Allons allons Philippe faut pas s'engouffrer dans les raccourcis faciles et les analogies à la Besancenot quand à l'obscénité de ce genre de réunion par temps de crise elle est équivalente à celle de tes clients qui fréquentent les restaurants parisiens et qui boivent des vins de vignerons aux prix indécents.
Moi j'assume mes contradictions cher Philippe et quand Sève se réunit chez PH Gagey je ne crie pas au scandale par que le Domaine de la Romanée Conti est présent.
La démagogie est à tous les étages
Quand à faire référence à Nossiter je me gondole grave : plus élitiste que lui tu meurs !
Bien à toi et en souvenir d'un pince-fesses "indécent" du côté d'Aix avec les bons bourgeois du cru.
 
Réponse de JACQUES BERTHOMEAU le 10/11/2009 à 09h51
Bonjour,

Merci pour le compte-rendu étayé de vos suggestions pour FAIRE l'avenir du vin.
Au sujet de la seconde piste que vous évoquez Jacques - la reconnaissance des jeunes créateurs du vin - je voudrai attirer l'attention sur une initiative courageuse et décomplexée : j'ai nommé "Les Raisins du Bonheur", alias "Les jeunes talents du vin"
(voir le site http://www.lesjeunestalents.com/lesjeunestalents.html).
A l'image de Sophie Pallas d'Autrement Vin, j'ai trouvé lorsque je l'ai rencontré le 23 octobre dernier, que Rémi Castillo a créé un beau projet où "la communication reste (...) le nerf de la guerre" pour cet objectif d'avenir : faire connaître les plus talentuex des jeunes pousses du vignoble français. 
L'opération fête son 4ème anniversaire cette année. Remise des prix le 10décembre à Paris (contact: dites.nous.tous@wanadoo.fr)     
Commentaire n°4 posté par Erwan le 10/11/2009 à 10h34
correction: le contact de Remi Castillo est dites.nous.tout@wanadoo.fr
Commentaire n°5 posté par Erwan le 10/11/2009 à 10h52
Il y a un truc que je ne comprends pas bien dans la stratégie esquissé à "Davos": est-ce que l'on consommerait actuellement des alcools qui ne seraient pas issus de la fermentation naturelle? (Et ceci sans entrer dans le débat sur le caractère naturel de certaines levures)
Commentaire n°6 posté par Norbert le 10/11/2009 à 13h28
Onze minutes c'est sans doute insuffisant pour m'avoir bien lu ;-)  "la pertinence du contenu n'est pas en cause"(sic) .
J'ai bu les paroles de M Mauss, j'aurai voulu en être, assister à ces éminentes interventions, partager la sensation de défricher l'avenir, chiner dans les couloirs un mot de Robert Pitte, enfin rencontrer Victor, etc etc. Non, c'est l'analogie avec Davos que je trouve limite, pour tout ce que Davos représente (surement à tort d'ailleurs ) et comme je constate que l'analogie est souhaitée, assumée, qu'elle fait parti du plan média, je ne suis pas à l'aise et j'en parle dans ton "espace de liberté" cher Jacques en tant que Philippe Pouchin et non en tant que Sève d'ailleurs.
Davos me semble un peu dépassé, mais porte toujours cette idée que les puissants se rencontrent entre eux , qu'il y a un dedans et un dehors, un lieu où se jouerait l'avenir. Je ne suis pas sur que l'avenir se joue dans ces grands messes , je crois plus aux transformations silencieuses ( François Jullien ) mais bon, c'est mon choix comme dirait l'autre et ma contradiction à moi c'est que j'y aurai couru si j'avais pu ! À bientôt Jacques ...à Porto ?...Alegre ?
Commentaire n°7 posté par pphilippe le 10/11/2009 à 16h52
Que vous dire, Philippe, sinon que vous me prêtez des intentions dont je suis à 1000 km. J'ai appelé cela le Davos, car - et les faits me l'ont amplement prouvé - c'était une façon simplissime de dire en 3 mots ce qui se serait mal expliqué autrement en 10 phrases.
Rien de plus, rien de moins. Juste expliquer que je souhaitais appliquer la METHODE de travail du Davos et bien sûr, non ses principes économiques ou autres.
Comme quoi, je suis OK avec vous, il faut faire gaffe à tout. Si cette expression vous a choqué, je vous prie d'accepter mes profonds regrets d'être à l'origine d'un tel état.
Commentaire n°8 posté par mauss le 11/11/2009 à 08h47
Bonjour
M Mauss, vous ne devez surtout pas vous excuser, vous avez accouché d'une action concrète, ce qui, par les temps qui courent n'est pas si fréquent, Jacques l'a très bien dit. Ne gardez de mes remarques que le fait que Davos isole plus qu'il ne fédère et que son rôle d'agitateur d'idée, de synthèse, et, soyons fou, d'innovation est peu perçu, brouillé par l'image qu'il donne d'une élite qui se réunit quasiment "hors du monde"
Or, le vin doit être réintroduit DANS le monde, tel qu'il est, nous sommes je crois tous d'accord.
Cordialement













Commentaire n°9 posté par pphilippe le 12/11/2009 à 16h31

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