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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 00:09

J’ai bien connu un maire de Tonnerre venu de Paris se faire élire député (à la proportionnelle) de la 2e circonscription de l’Yonne. Sans ironie aucune les vignerons de Chablis pourraient apposer à l’entrée du bourg « droits de plantation, nous vous sommes reconnaissant… »


Tonnerre donc !


« Il s'agit donc, pour être tout à fait clair, d'une bourgade de l'Yonne, « ville fleurie » (deux fleurs) de 5 000 habitants, quelques vestiges médiévaux, quelques vignes, jumelage avec la cité bien connue de Montabaur en Allemagne. A la rubrique « personnalités de la commune », force est de remonter à l'Antiquité latine pour avancer en terrain connu, quoique légendaire, puisqu'on attribue à Jupiter la création de la ville à la suite d'un coup de foudre dont la source locale, dite la « fosse Dionne », marquerait l'emplacement exact. »


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C’est Jacques Mandelbaum journaliste au Monde qui l’écrit dans une critique d’un film éponyme « Tonnerre » : orage et désespoir en pays bourguignon.


«Mon film est 100 % bourguignon, 90 % icaunais et 60 % tonnerrois. » Guillaume Brac


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« Tonnerre, premier long-métrage de Guillaume Brac, se déroule, pour résumer, dans la ville du même nom et propose une version orageuse du coup de foudre. »


Le héros Maxime « renouant d'un coup avec sa jeunesse (…) va tomber raide amoureux d'une nymphe bourguignonne, pigiste dans une gazette régionale, qui vient l'interviewer impromptu dans sa retraite d'adolescent prolongé. A la suite d'une offensive éclair du rocker – dégustation de divin chablis dans une cave, forcing excentrique au cours de danse de la donzelle, aubade donnée dans la neige… –, l'amour se consomme, jusque dans le sombre hiver de la ville médiévale, dans le grand feu de la passion. »


Le verdict du critique du Monde : à voir !


J’ai un peu bidouillé la citation pour faire encore plus couleur locale en imaginant le verre de Chablis que tient Maxime dans la cave : « Montée de Tonnerre »

 

Lire ICI link 

 

Après « Un Monde sans femmes », le coup de « Tonnerre » de Guillaume Brac [INTERVIEW] link

 

Sur Face de Bouc  link

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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commentaires

Le rural de service 29/01/2014 15:16


J'avais bien compris. Ce qui me chagrinait quelque peu était de relier les vin bof-bof à Tonnerre et au plateau céréalier. Il y a des céréales, aux environs de  Tonnerre et cette dernière
posséde bien le même sous-sol que le Chablisien. Et la répartition vigne-céréale n'a pas forcément à voir avec la géologie. Mais à l'histoire.


Et la qualité prétendue des vins aussi en devient trop dépendante de l'histoire. 


Donc du vin, de son lien au sol, j'aurais aussi envie de dire comme pour nous- même un idée de Brecht " j'ai pas de racines, j'ai des jambes".  Ce que l'on oublie trop, et surtout trop en ce
moment. 


Olivier 

Luc Charlier 29/01/2014 14:28


Amende honorable : je ne sais si « l’icaunais » a raison quant à la pédologie de Tonnerre en elle-même, mais je lui fais confiance a priori. Il faut un « local » pour
bien connaître les subtilités de ce coin. J’y suis allé 4 fois, guère plus (sous la pluie, il pleut toujours dans l’Yonne) et avais l’impression que, le long du Serein on avait un
« mur » calcaire assez typique (et ausi à « astartes »), surmonté ensuite des fameux calcaires argileux et marneux, puis de la couche « portlandienne » et enfin,
tout au-dessus (et donc aussi sur le plateau) ... de tout (sable, marnes, limons très fertiles). Mais il est probable que l’ensemble « ondule » un peu. Et comme la classification, dans
ce coin, tient également compte du sol et pas seulement des localisations – enfin, c’est ce qu’on nous explique  - je suppose que tout cela doit donner lieu à des contestations du
style : « je suis plus kimméridgien que toi ! ». Compliqué. En outre, ayant eu des amis à Weymouth – splendide petit port de pêche – je me suis baladé (moto et pedibus) et à
Kimmeridge et sur le banc de sable de Portland et du côté de Chesyl Beach, eux aussi dans le Dorset. Mais ça m’a embrouillé plus qu’autre chose.


Ce que je voulais dire – mal exprimé dans la concision d’un blog – c’est que la « Montée de Tonnerre », parmi les Chablis que je préfère soit dit en passant, ne conduit pas
immédiatement en droite ligne à Tonnerre et son vignoble, si l’on vient de Chablis. Il doit bien y avoir pas loin de 15 km entre les 2 (ou alors je me trompe fort).


Le deuxième petit paragraphe, une autre affaire en fait, narrait mon arrivée tardive, par l’autre côté effectivement, via Les Riceys si je ne m’abuse, ayant quitté l’A5 trop tard après Troyes. Et
ces « petites » routes vont font traverser champ de céréales après champ de céréales, sur un plateau « bien gras ». Le terme de « débarquer » ne traduisait pas mon
mode de transport (fluvial) mais était utilisé, bien inadéquatement j’en conviens, en synonyme de « me pointer », arriver. Dont acte.


 

l'icaunais rural de service 29/01/2014 09:00


Bonjour,


J'ai peur de contredire Luc sur ce point. Tonnerre pour y débarquer se fait en débarquant de l'Armançon. Ce qui veut dire le long de la rivière. Le long du point le plus bas. Et non sur le
plateau. Au dessus de la rivière, et de la résurgence "vauclusienne", affleure les marnes du Kimmeridgien. comme à Chablis. Et au dessus le Portlandien comme à Chablis aussi.


La différence entre les deux ville est donc minime si l'on considère la pédologie.


La différence porte plus sur l'histoire qui aboutit à des résultats différents. Ce qui donne des vins différents. Ou plutôt donnait des vins différents.


Du vin comme toujours, il ne faut jamais oublier que trop souvent, l'élément essentiel c'est l'azimuth que choisit le vigneron...


olivier

Luc Charlier 29/01/2014 07:59


Attention, cher Taulier, et ta carte le montre bien, à ne pas faire l’amalgame entre, d’une part, l’AOC chablisienne de « Montée de Tonnerre », un ensemble de lieux-dits situés sur le
rive droite du Serein, à l’est des GC et sur le coteau un peu plus marneux, passé le promontoire portlandien (calcaire, le long de la rivière) et, d’autre part, le village de Tonnerre qui se
trouve, lui, carrément sur le plateau céréalier. Depuis une dizaine d’années, on lui a donné son appellation aussi, pour une centaine d’ha de chardonnay aux vins bof-bof.


 


Si vous débarquez à Tonnerre un soir, fatigué par une longue route – cela m’est arrivé – vous trouverez au hameau de Chassignelles, au niveau de l’écluse 79 sur le Canal de Bourgogne, un petit
hôtel sympathique (Hôtel de l’Ecluse, le croiriez-vous ?) apparemment tenu par deux frères. Tout est simple et propret, et on entend le bruit de l’eau dans le bief. Je pense que
l’endroit doit être envahi en été mais, hors saison, c’est très ... serein. Comme souvent en Bourgogne (Yonne ou Côte d’Or, peu importe), la carte des vins est totalement à revoir.

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