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7 juillet 2007 6 07 /07 /juillet /2007 00:02

Mousset gentiment me prenait par le bras : " viens mon garçon, allons prendre un café avec un petit Calva, ça t'aidera à te remettre d'aplomb." Je le laissai faire. Dornier, en grommelant, refermait la porte et replaçait les scellés : " ne croît pas que j'ai dit mon dernier mot. Tu ne vas pas t'en tirer comme ça mon coco. Que tu le veuilles ou non il va falloir que tu t'expliques sur la nature de tes relations avec cette fille...
    - C'est facile. Je couchais avec elle et elle m'entretenait. Tu as avec ça tout ce qu'il faut pour me faire chier Dornier. En plus, comme Sylvie la fourmi notait toutes ses dépenses sur un petit carnet à spirales, et que je suppose que ce carnet est dans ta poche, tu disposes des éléments matériels constitutifs du délit monsieur l'officier de police judiciaire. Alors, arrête ton cirque ! Tu me charges ou tu me laches les baskets, tu n'as pas d'autres choix. Simplement, saches que je n'en ai rien à foutre. Fais ton boulot flic à la manque !
    - Je n'aime pas tes grands airs d'intello. Ici c'est moi qui dirige l'enquête. C'est moi qui pose les questions. Contente-toi d'y répondre. Tu ne m'impressionnes pas. La donne est plus compliquée que tu ne le penses. T'es dans une seringue et tu ne t'en sortiras pas en jouant les ptits mac à la sauce gauchiste...
    - C'est quoi ce baratin fumeux sur la donne ? Quelle donne ? Tu cherches à m'enfler comme au poker menteur Dornier. La vérité c'est que tu veux me casser, alors fais-le Bib de merde !
      - D'abord parle-moi sur autre ton. Ici t'es pas un flic mais un mec qui a commis un délit...
      - Tu me gonfles et si tu continues je vais te donner un autre motif de me mettre à l'ombre...

Mousset me tirait dans l'escalier. Nous descendions dans cet attelage, de guinguois, " laisse-le blabater mon garçon. Bib est un lécheur de cul et un cireur de pompes. C'est sa nature. Même que, pour un petit compliment sur ses hautes qualités, il dénoncerait sa mère. Fais-lui confiance : la merde dans laquelle il t'a foutu c'est pour se faire bien voir de notre beau commissaire. Bib il est à genoux devant notre Appolon bronzé. Si celui-ci lui demandait de lui tailler une pipe, Bib le ferait de suite. Il a la position et le savoir-faire. En plus, la bouche pleine il lui vanterait la qualité de son foutre..." Dornier qui venait de nous rejoindre s'égosillait : " ferme ta grande gueule Mousset sinon je vais te casser...
    - Tu peux pas grosse larve ! J'te tiens par les couilles.
    - C'est de l'histoire ancienne...
    - Oui mais y'a pas prescription et je suis sûr que ça ne plairait pas à notre beau commissaire qui va à la messe, chante dans la chorale et fait des enfants à sa jeune et sainte femme.
Au-dessus de mon épaule j'apercevais le visage convulsé de Dornier et je ne pouvais m'empêcher de nourrir à son égard un désir de l'écraser comme une punaise. Pour la première fois de ma vie une réelle envie de meurtre m'emplissait.
 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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