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28 mai 2007 1 28 /05 /mai /2007 00:06

Mes vacances 87, vingt ans déjà, je les passais sur le port de Ciboure face à St Jean de Luz. Mon envie de connaître le pays basque m'était venue, lors de mon séjour à l'Hôtel de Lassay - résidence du Président de l'Assemblée Nationale - entre 1981 et 83, de mon compagnonage avec les huissiers qui, pour la majorité, en étaient originaire. Gérant la cave de la maison, goûtant les vins avant chaque réception, les occasions de tailler des bavettes avec eux ne manquaient pas. L'aridité des noms de famille basques : des plus simples Etchegaray, Etchegoyen aux plus complexes Etxabebarrena, Eguzquiaguirre, m'a toujours fasciné. De bonnes vacances, bain de mer, balades dans le Labourd intérieur avec ses pottok, la basse Navarre et la Soule, et bien sûr le bien manger : les chipirons, la piperade, la bakalao "pil-pil", l'Ossau Iraty avec de la confiture de cerises noires d'Itxassou et bien sûr, le piment d'Espelette, qui n'était pas encore une AOC, pour le plaisir des yeux surtout. Quand venait le soir, la fraîche sur les terrasses, mais surtout, le mur à gauche, avec les basques bondissants et leur chistera magique. J'étais fan.


 

Mais, comme vous vous en doutez, j'ai gardé le meilleur pour la bonne bouche : l'Irouléguy. C'est lors de ce séjour que je découvris ce vin et que j'en fis mon compagnon de repas. Je ne vais pas faire l'intéressant en vous tartinant des choses que j'aurais pompées dans un guide quelconque. Si vous souhaitez des renseignements sur le vignoble allez sur Wikipédia ou sur www.cave-irouleguy.com ou clicquez sur ce lien pour des adresses de vignerons (c'est pour qu'Eric ne me fasse pas les gros yeux... Tpe !)
http://www.bascoweb.com/GASTRONOMIE/vin.htm



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ma petite musique ce matin sur l'Irouléguy, outre de noter qu'il fait parti de mon petit jardin et que je ne manque jamais une occasion de le citer quand je cause en public, c'est de souligner, en contre-point de tous les débats récurrents sur la complexité de l'offre française, sur le nombre de nos AOC vins, que tout vin qui se revendique d'un territoire, d'un terroir, d'une tradition, d'un héritage, de l'attachement des hommes qui le font, et qui trouve son consommateur, et l'Irouléguy a trouvé les siens, n'a aucun débat existentiel. La diversité est une richesse quand elle puise ses racines dans le réel et non dans des textes administratifs destinés à habiller des délimitations qui font plaisir. Dans la compétition mondiale l'infiniment petit peut trouver sa place auprès de tous ceux qui, sur la toile ou dans leur périple, cherchent et trouvent. Alors à la manière des grandes marques mondiales, Apple&Co, ce matin, j'écris : Irouléguy it's différent... Le vin est bien basque puisque la contre-étiquette de l'Arranoa est bilingue : français-basque.

Pour illustrer cette chronique je vous offre deux oeuvres d'un grand artiste basque Ramiro Arrue 1892-1971 que j'aime beaucoup. La première : Pelotaris à chistera, huile sur panneau faisant partie d'un triptyque 110x100 cm commande municipale 27 juin 1958 musée de Guéthary et la seconde :Trois hommes dans une cidrerie du Pays Basque ( clin d'oeil à mes lecteurs normands...) crayon et aquarelle 18,5x14,5 cm Musée Basque de Bayonne.         

   

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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