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               Vin&Cie, l'espace de liberté

Chaque jour, avec votre petit déjeuner, dans ce petit espace de liberté, une plume libre s'essaie à la pertinence et à l'impertinence pour créer ou recréer des liens entre ceux qui pensent que le vin c'est
" un peu de douceur, de convivialité, de plaisir partagé, dans ce monde de brutes..."
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La photo est signée par Elisa Berthomeau©

 

Lundi 30 avril 2007 1 30 /04 /Avr /2007 00:00

Nous dînions l'autre soir chez Camdeborde au carrefour de l'Odéon. Un peu de fraîcheur tombait sur ma ville et le garçon apportait un plaid pour couvrir les épaules d'Irina qui, partie de Moscou sous la neige trouvait le fond de l'air un peu frais. La cuisine en ce lieu, très courru, très sur le bitume parisien, est tout à la fois raffinée et roborative. Le troisième vin de Château Latour excellent et, comble de bonheur, on était aux petits soins pour nous. La conversation roulait. " Depuis combien de temps étais-je à Paris ? " Bonne question, c'est loin, plus de trente ans, 1975, et mon premier appartement était tout près de là, rue Mazarine, au-dessus de la librairie Gründ. Paris, c'est mon village à moi, et de dire que je ne pourrais vivre à Béziers - pardon pour les Bitterrois mais ce n'est qu'une image, je ne saurais aujourd'hui vivre ailleurs qu'ici. J'aime Paris. J'y ai mes repères. Ma liberté. La plus grande part de mon histoire, comme ce souvenir d'un retour à vélo, au petit matin, après une séance de nuit interminable où, tenez-vous bien, nous examinions le budget du Ministère du Plan, dont le titulaire furibard, Michel Rocard, m'avait passé une avoinée de première pour cet horaire extravagant " ils se foutent de ma gueule, Berthomeau..." Et, comme ce n'était pas tout à fait faux, j'endossais la responsabilité de ce contre-temps. Il n'empêche qu'à trois heures du matin, le petit bonhomme au costard frippé, argumentait devant un hémicycle quasi-désert, comme si le destin de la France était en jeu. Sacré Michel !

Ce matin j'ai décidé de vous offrir quelques clichés de mon village, tout d'abord, un lieu magique : la Cour de Rohan où nous passions tous les matins avec Anne-Cécile lorsque j'allais la conduire à l'école maternelle



Puis un autre lieu écrin, la place Furstenberg, où souvent des quatuors à cordes, à deux pas de la cohue de St Germain des Prés, nous enchantaient.

 

 Puis voilà mon chez moi, tout en haut de cet immeuble des années 50

Mes voisins de la rue Messier, résidence plus connue sous le nom de l'autre rue : la Santé.

Voilà pour ce matin quelques fragments du petit village, Paris, où je vis. Dans une autre chronique, je ne sais quand, je vous offrirai d'autres lieux où je baguenaude...

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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