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25 mars 2007 7 25 /03 /mars /2007 00:03

Derrière son bar rococco la patronne s'affairait tout en nous zieutant avec insistance. Notre petit couple l'intriguait. L'air dégagé et buste projeté Sylvie se poudrait le nez. N'y tenant plus la taulière, perchée sur des talons aiguilles vertigineux, fondait sur nous en ballotant du cul. S'adressant à Sylvie elle minaudait " ça fait un bail qu'on ne t'avait vu ma chérie. Ton vieux nounours te séquestre ? "


- Non Mina il me sort dans des lieux convenables.


- C'est pas très gentil ce que tu dis là ma petite...


- Arrête tes simagrées, je ne suis ni ta chérie, ni ta petite. T'as un champagne convenable dans ton boui-boui ? 


La mère maquerelle se rengorgeait. Je comptais les points.


- Tu charries. Comme si je ne t'avais pas toujours bien traitée...


- A d'autres, on ne va pas laver notre linge sale devant mon ami.


- Ton ami ! Mazette t'es vraiment rangée des voitures...


- Bouge ton cul Mina et ramènes nous du Cordon Rouge frappé !


- T'as toujours eu des goûts de luxe grande traînée. Toi il faut te mater à coups de cravache. T'es qu'une pouliche rétive !


J'ironisais.


- Que d'amour !


Elle me toisait. Je ne lui laissais pas le temps de dégainer.


- Vous devriez remettre votre chignon d'aplomb. On dirait une pièce-montée en voie d'effondrement...


Elle me fusillait du regard et voltait avec une rage qui lui faisait frémir son arrière-train de vache limousine.


Sur la scène de poche, la petite, qui en avait fini avec son effeuillage, se dandinait en croisant les bras sur sa maigre poitrine. Elle quémandait des applaudissements qui ne venaient pas. Je la trouvais pathétique. Debout je claquai des mains au-dessus de ma tête en gueulant "bravo". D'abord surpris les VRP en goguette se mirent à frapper du plat des mains sur les tables. Ravie la petite envoyait des baisers à la cantonnade. Le vieux tout sec braillait d'une voix de fausset " enlève ta culotte ! " et le reste de l'assistance, émoustillé, se mit à scander " la culotte, la culotte, la culotte... " Tambourinant sur le bois des tables leurs grosses chevalières crépitaient. Décontenancée, la petite quêtait l'approbation de la taulière. Sylvie riait de bon coeur et moi, hésitant entre amplifier le bordel ou voir venir, je ricanais de l'intérieur. " Force ta nature mec ! Tu ne carbures qu'aux bons sentiments. Dans le merdier où tu veux te plonger on ne va pas te faire de cadeaux. Les belles manières, la grandeur d'âme, c'est fini ! Plonge ! C'est le moment. C'est l'endroit. C'est facile..." Avant d'enjamber la table je me penchais sur Sylvie et l'embrassais à bouche que veux-tu en lui pétrissant les seins. Elle répondait à mon assaut avec un enthousiasme non feint.

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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