Mercredi 24 janvier 2007 3 24 /01 /Jan /2007 00:19
Piéger l'amour par un entêtant parfum de phéromones, jeter la confusion dans les ébats sexuels, priver les amants d'une nuit de l'accouplement, mais jusqu'où les chercheurs iront-ils ? Ceux de l'INRA de Bordeaux développent la technique de la confusion sexuelle en utilisant le langage olfactif des papillons de nuit. En effet, les femelles produisent des odeurs spécifiques (phéromones sexuelles) qui attirent les mâles pour l'accouplement. La méthode de l'INRA consiste à poser, dans le vignoble, sous de charmantes petites tentes suspendues, une grande quantité de diffuseurs artificiels (500 par ha) qui répandent des phéromones artificielles en grande quantité. Ainsi les mâles n'arrivent plus à localiser les femelles dans ces fragrances trompeuses. Plus d'accouplement donc plus de reproduction : CQFD. Les initiateurs font toutefois remarquer, qu'en dépit de son efficacité, cette technique est chère et utilisable uniquement sur des zones d'au moins 10 hectares. Les little sont pas toujours beautiful... 
Le cuivre et la bio ?

La surface cultivée en viticulture biologique de raisins de cuve est toujours en progression en France. Ce mode de culture est pourtant aussi exposé aux maladies et aux ravageurs que la culture conventionnelle. le nombre de traitements est souvent encore plus important car les produits biologiques sont moins puissants. Des solutions de traitements contre ces bio-agresseurs existent dans les cahiers des charges biologiques, mais les solutions contre les maladies principales ne sont pas toujours très "bio" et pas toujours "logiques". Prenons l'exemple du produit phytosanitaire "biologique" le plus utilisé : le cuivre. Malgré son origine "naturelle", son utilisation fréquente (en bio, comme en conventionnel) et à des doses importantes est responsable de contaminations des sols viticoles avec des quantités parfois très importantes de ce métal lourd. Des concentrations de 200 ppm (mg par kg de sol) sont courantes (soit un à plusieurs tonnes de cuivre par ha). Il n'y a aucune méthode efficace pour dépolluer ces sols. Ces concentrations importantes ont un effet très négatif sur la biodiversité botanique et faunistique du sol car la majorité des organismes y est très sensible. La règlementation impose aujourd'hui des réductions substantielles du cuivre."

 

Cet extrait et les infos de cette chronique sont tirés d'un article Vers une viticulture sans pesticides de Maarten van Helden chercheur à l'UMR santé végétale à l'ENITA de Bordeaux publié dans L'écologiste de décembre-mars 2007 N°21;


L'auteur, y aborde, l'une des questions qui fâchent, en écrivant " La culture de la vigne est aujourd'hui encore très consommatrice de produits phytosanitaires. pour un produit "de luxe" comme le vin, très appréciable mais certainement pas "indispensable" pour notre existence, il est difficilement acceptable que cette culture consomme aujourd'hui environ 20% des volumes de produits phytosanitaires sur à peine 4% de la SAU française. Si cette forte consommation ne pose pas de problème majeur pour les consommateurs de vin, car très peu de résidus sont détectables (hormis le cuivre) elle pose des problèmes de santé pour le vigneron et ses ouvriers (qui sont le plus exposés aux produits de traitement) et pour l'environnement (sol, eau, air). Elle nuit à l'image de santé, fréquemment associée au vin".


Je sens que ça va bouillir ! L'intégralité de l'article, qui je le précise n'a rien d'ayatollesque, bien au contraire d'une grande honnêteté intellectuelle, est à votre disposition ou vous reporter au numéro de l'écologiste cité ci-dessus.

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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