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2 janvier 2007 2 02 /01 /janvier /2007 01:00

L'Erythrée qui sait où c'est ? La corne de l'Afrique, la télé en a causé la semaine passée : l'Ethiopie, la Somalie, une histoire de tribunal islamique, bref encore un truc entre affamés en guenilles armés par on ne sait qui... L'Erythrée est au nord de l'Ethiopie, à la frontière soudanaise. Ce matin, au lendemain de libations, je voudrais vous parler des hautes terres de l'Erythrée, là où il ne pleut quasiment pas une grande part de l'année, où il fait plus de 30° à l'ombre, et où pourtant il faut trouver de l'eau. La quête de l'eau c'est le quotidien des femmes dans ce pays encore meurtri après ses guerres contre l'Ethiopie. Un documentaire diffusé sur Arte, le 23 décembre " Erythrée, l'âne de la dernière chance" conte l'histoire de Lemlem, habitante d'un petit village niché à 2300 mètres d'altitude.

Lemlem a perdu son mari à la guerre et doit désormais nourrir seule ses dix enfants. Elle compte parmi les plus pauvres des 200 âmes qui vivent là. Chaque jour, elle descend à pied jusqu'à la source d'eau, deux heures de marche pour aller, trois pour remonter écrasée par la charge de vingt litres d'eau. Elle n'a pas les moyens de s'acheter un âne pour porter le bidon. C'est l'Union des Femmes Erythréennes qui va lui offrir un âne de bât, acheté 130 euros au marché aux bestiaux, à 60 km de là. Et la vie de Lemlem va changer. La bête est chérie. Elle vit devant la maison où elle reçoit chaque jour sa ration : les restes de farine.

A ce propos, je vous invite à lire en cliquant sur ce lien www.wfp.org/eb/docs/2005/wfp050974~2.pdf un projet de la FAO concernant le Programme Alimentaire Mondial pour l'Erythrée. Bien sûr, c'est un peu lourd, ça risque de rester sur nos estomacs repus après nos libations mais, puisque nous sommes en période de voeux, 130 euros, tout juste le prix unitaire d'un menu de réveillon de la Saint Sylvestre, pour un âne, peut-être que nous pourrions - je ne sais pas comment, mais ça doit être de l'ordre du possible - nous les gens de la convivialité, créer un lien avec l'Union des femmes érythréennes et... Ne vous privez pas du plaisir de me répondre, chers lecteurs assidus, et encore BONNE ANNEE !

Pour ceux qui aiment la tendresse : je vous conseille d'écouter ou de réécouter l'une des plus belles chansons de Pierre Perret : LILI (la Somali).

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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commentaires

sylvie 23/07/2007 21:41

pour faire un don c'est ici: http://www.eritreadonkeys.org/helfen.html

soutiran alain 06/01/2007 10:41

Bonjour Jacques, et bonne année!!!
 
On fait comment pour financer 1 ou 2 ânes????
 
A/S

philippe joly 02/01/2007 16:19

à propos de vos activités de ce jour...il est vrai que je potasse le bacchus 2005 et votre rapport (toujours sur mon bureau, coin gauche).êtes vous toujours en activité  auprès de l'onivin?

philippe joly 02/01/2007 16:16

pour la mémoire...On la trouvait plutôt jolie, LiliElle arrivait des Somalies, LiliDans un bateau plein d'émigrésQui venaient tous de leur plein gréVider les poubelles à Paris
Elle croyait qu'on était égaux, Lili Au pays d' Voltaire et d'Hugo, Lili Mais pour Debussy, en revanche Il faut deux noires pour une blanche Ça fait un sacré distingo !
Elle aimait tant la liberté, Lili Elle rêvait de fraternité, Lili Un hôtelier, rue Secrétan, Lui a précisé en arrivant Qu'on ne recevait que des blancs
Elle a déchargé les cageots, Lili Elle s'est tapé les sales boulots, Lili Elle crie pour vendre les choux-fleurs Dans la rue ses frères de couleur L'accompagnent au marteau-piqueur.
Et quand on l'appelait Blanche-Neige, Lili Elle se laissait plus prendre au piège, Lili Elle trouvait ça très amusant Même s'il fallait serrer les dents... Ils auraient été trop contents !
Elle aima un beau blond frisé, Lili Qui était tout prêt à l'épouser, Lili Mais la belle-famille lui dit : "Nous N'sommes pas racistes pour deux sous, Mais on n'veut pas de ça chez nous..."
Elle a essayé l'Amérique, Lili Ce grand pays démocratique, Lili Elle aurait pas cru sans le voir Que la couleur du désespoir Là-bas aussi ce fût le noir.
Mais dans un meeting à Memphis, Lili Elle a vu Angela Davis, Lili Qui lui dit "Viens, ma petite soeur, En s'unissant on a moins peur Des loups qui guettent le trappeur."
Et c'est pour conjurer sa peur, Lili Qu'elle lève aussi un poing rageur, Lili Au milieu de tous ces gugusses Qui foutent le feu aux autobus Interdits aux gens de couleur.
Mais dans ton combat quotidien, Lili Tu connaîtras un type bien, Lili Et l'enfant qui naîtra un jour Aura la couleur de l'amour Contre laquelle on ne peut rien.

garandeau 02/01/2007 11:38

bonne année à toi jacques et à tous les fidèles lecteurs de ton blog
ps: on aimerais en savoir un peu plus sur tes fonctions actuelles
en effet dimanche matin à france inter on parlait "d'un haut fonctionnaire" à ton propos... c'est bien vague de nos jours

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