www.berthomeau.com

               Vin&Cie, l'espace de liberté

Chaque jour, avec votre petit déjeuner, dans ce petit espace de liberté, une plume libre s'essaie à la pertinence et à l'impertinence pour créer ou recréer des liens entre ceux qui pensent que le vin c'est
" un peu de douceur, de convivialité, de plaisir partagé, dans ce monde de brutes..."
Bon appétit ! Diffusez le message autour de vous.
Si vous souhaitez recevoir mes chroniques chaque matin abonnez-vous à la newsletter, colonne de droite (c'est gratuit) et surtout ne décochez-pas la case chroniques (sinon vous ne recevrez rien).
ou placez
www.berthomeau.com dans vos favoris.
Merci pour votre fidélité et n'hésitez pas à faire des commentaires.
Bonne journée à tous, ceux qui ne font que passer comme ceux qui me lisent depuis l'origine de ce blog.

Pour les amoureux du bien vivre à la française l'adhésion à l'Amicale des Bons Vivants s'impose afin d'affirmer notre engagement et notre détermination face aux provocations des prohibitionnistes. 
C'est simple comme un clic via : commentaire ou contact ou
berthomeau@gmail.com

  

La photo est signée par Elisa Berthomeau©

 

Vendredi 6 octobre 2006 5 06 /10 /Oct /2006 00:05

Philémon Bossis, en écho à mon propre questionnement, dans les commentaires de ma chronique " dictionnaire des idées reçues " m'interpelle " c'est quoi, monsieur, un vin industriel ? " Je pourrais m'en tirer en répondant que si j'ai posé la question à monsieur Gerbelle c'est que je ne connaisssais pas la réponse. Mais, comme je suis un bon garçon et que je respecte mes lecteurs, je vais tenter d'éclairer le sujet pour Philémon.

Tout d'abord, c'est du vin selon la définition traditionnelle, donc le produit de la fermentation naturelle de jus de raisins frais. Pour industriel, reportons-nous au Robert qui nous réponds : qui à rapport à l'industrie. L'industrie c'est, au sens large, la transformation de matières premières en produits fabriqués, impliquant la centralisation des moyens de production, la rationalisation et l'utilisation du niveau technique le plus avancé de la mécanisation à l'automatisation. En France, la fabrication du vin, même dans les plus grands outils coopératifs, n'est pas le fait d'unité industrielle, de véritables wineries.

Pour autant, et c'est là où l'affaire se complique, l'utilisation du niveau technique le plus avancé, dans les vignes, comme dans les chais, est le fait, aussi bien des châteaux les plus prestigieux que de producteurs vins plus modestes. Comme dans le pain (cf mes chroniques sur la chaîne de boulangerie Paul des 2 et 3 novembre 2005) on peut à partir d'une matière première noble produire un produit de haute qualité en adoptant un process hyper rationalisé. Ainsi, à Laguiole, André Valadier, à partir d'un lait de vache Aubrac respectant des fondamentaux alimentaires, produit dans sa coopérative Jeune Montagne, sur la base d'un process industriel, un fromage AOC de haute valeur. Inversement, un process artisanal n'est pas forcément la garantie d'un produit final de qualité.

Mais, cher Philémon, nos vaillants pourfendeurs des vins, qu'ils disent industriels, utilisent à dessein ce qualificatif au sens du XIXième siècle " qui agit avec ruse et malhonnêté " en sous entendant produit en quantité industrielle, donc des vins uniformes, formatés, reproductibles à l'infini comme nos petites voitures : des vins Twingo avec des étiquettes flashies pour séduire le gogo. Car nous en France il nous faut produire que des Rosengard, du fait main, pièce unique et tout le tintouin. Ha, si les choses étaient aussi simples ça se saurait et ce n'est pas sur la base d'une approche volontairement réductrice, qui jette l'opprobe sur tout ce qui ne correspond pas aux canons de quelques juges aux élégances autoproclamés que nous apporterons aux consommateurs une information digne de notre produit.

Quand cesserons-nous d'opposer des modèles fantasmatiques ? Notre France du vin est, pour une part, vigneronne et c'est bien ainsi. Mais au nom de quel dogme devrions-nous priver l'autre partie de notre viticulture du droit de vivre sur des bases diférentes, correspondant à une demande solvable de grands pays découvrant le vin. J'ai écrit vivre, pas survivre Philémon, ce qui signifie que cette forme de viticulture puisse, en termes de compétitivité, s'adapter. L'espace de liberté c'est le desserement de la contrainte mais ce n'est pas pour autant le n'importe quoi. Quand accepterons-nous d'arrêter de nous envoyer à la figure des slogans ineptes ou d'inciter des viticulteurs à aller badigeonner sur les caves " non à Cap 2010 " alors qu'ils ne l'ont jamais lu. Les donneurs d'ordre ont la mémoire courte, comme leurs idées d'ailleurs. 

Chers lecteurs, je vous recommande la lecture du commentaire d'Antoine Gerbelle sur la chronique : dictionnaire des idées reçues. C'est long mais "brillamment" argumenté. J'adore, je suis ravi. A propos à la question : qui lit la RVF ? la réponse cher monsieur Gerbelle : moi. Une petite précision : je ne chasse pas avec l'homme de la GD, car 1 je chasse pas, et 2 ce n'est pas mon ami. Désolé mais ce type d'insinuation relève des procédés d'une certaine presse. Pas vous, pas ça monsieur Gerbelle... A la prochaine pour déguster un bon petit vin pas cher...
  

  

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Retour à l'accueil

Wine News

Pages

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés