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15 août 2006 2 15 /08 /août /2006 10:59

Pour ceux qui débarquent dans mon espace de liberté je rappelle que l'histoire de la résistible ascension du petit Pochon est une pure fiction commencée le 22 mai. Pour prendre l'histoire par le bon bout rendez vous sur la page du 22 mai. Ensuite les épisodes sont datés des 23,24,25,26 mai ; puis des 2,5,7 et 9 juin ; puis des 10,14,17,20,24,26,28 et 29 juillet ; enfin en août le 4... Bonne lecture ! 

Que le petit Léon, fort du soutien de son père le gros Pochon, dans la foulée de son élection surprise, rafla sans coup férir la mise sur d'autres théâtres d'opération : passe encore, c'était le jeu normal des présidents gigognes ; l'occupation des espaces vacants permet de tuer dans l'oeuf les vélléités de petits caïmans. Qu'il se refusât de profiter, à tombeau ouvert, des douceurs afférentes à ses nouvelles fonctions, certes irritait, mais en faire état c'eut été mettre la puce à l'oreille des cotisants. Alors ils se turent jusqu'au moment où le petit Pochon dépassa les bornes - et comme chacun sait lorsque les bornes sont dépassées ya plus de limites - en proclamant dans les assemblées générales de la foultitude d'organismes oeuvrant pour le bien des viticulteurs qu'il fallait créer une maison commune, s'épauler, dépenser moins pour les murs, faire levier pour vendre, bref en finir avec les parlottes stériles et passer à l'action. La St Barthélémy des présidents, l'hécatombe, une saignée dans le grand tonneau, l'irruption d'un nouveau monde...

La patrie était en danger, en rêve certains voyaient leur tête tomber : insupportable ! Intolérable ! Une seule solution : l'éradication de l'empêcheur de tourner en rond. On convoquait un conclave au château des Burgraves. Alors ils sont venus. Ils sont tous là les petits et les grands chefs, leurs porte-flingues et leurs porte-serviettes, unis dans le courroux, désarmés mais remontés, soucieux de refiler la patate chaude au voisin de la table ronde. Adeptes des discours écrits par d'autres leur désarroi montait au fil des envolées des vieux routiers et du je parle pour ne rien dire des jeunes écervelés. A l'heure du déjeuner on frisait le bide complet et l'on sentait bien dans la majorité de l'assemblée qu'une minorité silencieuse préparait son ralliement au nouveau guide : Léon Pochon.

 A l'attaque du plat de résistance, le grand Paillard, en bout de table, se levait. Au centre, les 4 ou 5 éléphants plaisantaient. Il fallut l'intervention du consultant d'Ernest&Badaboum - en charge de l'animation du conclave - pour que l'harpagon des cépages puisse délivrer son message. Lui qui d'ordinaire était fielleux se fit mielleux, enrobant le petit Pochon de compliments " il touche juste et l'attaquer de front accroîtrait sa popularité... " pour mieux décocher sa flèche fatale " son point faible ce sont les femmes. Sa bite le perdra..." Il y eut des rires gras. Paillard, dopé, en termina " mettons-lui une catin entre les jambes ! Payons-nous un privé et nous le ferons chanter..." Effet garanti, comme des parrains à qui on aurait soumis un contrat sur la tête d'un renégat ils se levèrent pour faire une standing-ovation à un Paillard ragaillardi.

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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