Jeudi 30 juillet 2009
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Rappelez-vous : « Le vin est un alcool, donc cancérigène » ça c’est un titre qui claque, qui pète, qui fout la trouille au bon peuple qui certes ne lit pas le Monde mais qui regarde le journal du 20h à la télé qui lui
anone les vérités débitées par le vieux journal de « référence » qui paraît en début d’après-midi, et auquel je suis toujours abonné. Ça porte, ça ajoute une onde choc supplémentaire au
Tam-tam médiatique orchestré par un haut-fonctionnaire de la République, le dénommé Houssin, Directeur Général de la Santé, une chercheuse de l’INRA qui s’occupe de carottes et de navets, et bien
sûr celui qui, face au micro complaisamment tendu par la convaincue d’avance Sandrine Blanchard, le professeur Président de l’Institut
National du Cancer Dominique Maraninchi. Ça marque les esprits lorsque le propos émane de la
bouche d’un ponte du cancer http://www.berthomeau.com/article-30304997.html . Le mal est fait. L’impact sur le grand public est
sensible. C’était le but recherché : jeter l’opprobre, face aux points de vue contraires laisser planer la petite musique : y’a pas de fumée sans feu.
Par bonheur cette fois-ci nos grands communicateurs ont trouvé face à eux une
résistance qui, pour la première fois depuis que je traîne mes guêtres dans ce secteur, a utilisé les bonnes armes : celles de la contestation motivée et étayée de la valeur scientifique des
arguments avancés. Grâce soit rendue aux militants d’Honneur du Vin, au frais de leurs adhérents, qui ont coalisé les bonnes volontés et organisé la contre-attaque. J’espère que les grands
argentiers des pompes à fric du secteur vont enfin comprendre qu’il leur faut distraire un chouïa de la manne commune pour pouvoir se payer les expertises et les moyens de vieille sur tous ces
sujets sensibles. Bref, les brochures Préventions
Nutrition&Préventions des cancers : des connaissances scientifiques aux recommandations destinées aux professionnels de Santé, sont parties au pilon et le « Haut
Conseil de la Santé Publique » a été saisi par la Ministre de la Santé pour qu’ « à la lumière des résultats contenus dans ce rapport – celui de l’INCA – et d’éventuelles récentes
publications sur le sujet […] de bien vouloir examiner s’il y a lieu ou pas, au vue d’une expertise du rapport, de modifier les recommandations sanitaires actuelles. »
La
réponse datée du 1ier juillet est sans ambigüité : « C’est non »
Considérant
-
que les données
scientifiques objectivent un risque de cancer associé à la consommation d’alcool sans effet de seuil ;
-
que les données
analysées ne permettent pas d’estimer avec précision les risques attribuables aux consommations d’alcool à faible dose ;
-
qu’une recommandation
nutritionnelle destinée au grand public doit tenir compte de l’ensemble des effets et impacts potentiels et ne pas se baser sur une morbi-mortalité spécifique ;
Le Haut Conseil de la santé publique recommande de conserver le principe actuel de recommandations basées sur des repères de
consommation ;
On ne
peut être plus clair et cinglant. Pour le sieur Houssin c’est un camouflet. Certes pour mettre un peu de baume sur la claque le HCSP préconise :
-
d’engager un travail d’actualisation
et d’harmonisation des repères de consommation, fondé sur des donnée factuelles, qui tiennent compte du risque attribuable aux faibles doses ;
-
d’effectuer pour cela un travail de
synthèse des connaissances afin de préciser le risque attribuable aux faibles consommations d’alcool, et le cas échéant d’examiner la relation bénéfice/risque de la consommation d’alcool a faible
dose ;
afin
que puisse rapidement être proposée une recommandation basée sur des données objectives.
Sans
vouloir être mauvaise langue, même ce baume n’est pas un satisfécit pour les tenants du « zéro verre », en effet lorsque le HCSP leur demande d’engager un travail d’actualisation et de
synthèse cela sous-entend que celui-ci n’a pas été fait et que nos amis les prohibitionnistes nous ont vendu leurs désirs pour des réalités. Mais la lie de la coupe n’est pas encore toute bue
pour eux. En effet,
Le Haut Conseil de la santé publique suggère en outre :
-
que soit harmonisés les différents
messages de recommandations issu d’organismes différents dès lors que ces organismes sont publics ;
-
d’évaluer les résultats des politiques
de prévention afin de pouvoir les faire évoluer si nécessaire.
Pour
ceux qui l’ignorerait tous ces différents organismes publics sont sous la tutelle du Ministère de la Santé et que le haut-fonctionnaire qui l’exerce est le Directeur Général de la Santé le sieur
Houssin lui-même impliqué dans le dérapage médiatique : ça frise le pompier pyromane chers amis. Enfin le petit couplet sur l’évaluation des politiques de prévention n’est pas
innocent : il sonne comme un coup de règle sur les doigts de nos amis prohibitionnistes en leur rappelant que la communication ne constitue pas en elle-même une politique de prévention et
surtout n’en détermine pas l’efficacité.
Reste
notre Sandrine Blanchard qui « nous marque à la culotte » lorsqu’il s’agit de nous stigmatiser. Que fait-elle face à ce communiqué ? Elle noie le poisson dans un article filandreux
titrant, tout en bas de la page 16, coincé entre la rubrique cinéma et celle du sport : Alcool et
Cancer : nouvelle controverse. Désolé, miss Blanchard, il ne s’agit pas d’une controverse qui est une discussion suivie autour d’une question mais d’une mise au point très claire qui
remet les pendules à l’heure. En clair « le zéro verre » mis en avant par l’INCA ne s’appuie sur aucune donnée scientifique avérée et par ce fait même n’aurait jamais du être mis en
avant. Ça ne souffre d’aucune discussion. C’est un mensonge. Reste que nous sommes au mois d’août et le bruit émis par le communiqué du Haut Conseil de la santé publique équivaut à celui d’une
flute traversière alors que celui du « mensonge » de nos amis prohibitionnistes atteignait en décibels médiatiques l’équivalent d’un concert de U2 au stade de France. Bien évidemment,
les bavassous des journaux télévisés se garderont bien d’en faire état et miss Blanchard n’aura pas l’honnêteté journalistique minimale de tendre son micro à une personnalité en désaccord avec
le professeur Président de l’Institut National du Cancer Dominique Maraninchi.
Deux poids, deux mesures, le sanitairement correct de beaucoup de journalistes spécialisés couvre même le « mensonge » de ceux dont la mission est de protéger la Santé Publique, alors
comment voulez que nous, simples citoyens, leur accordions un minimum de crédit.
QUESTION N°20 : T
-
T comme la
montée de Tonnerre, 1ier cru du Chablis, quel Ministre de l’Agriculture a été maire de
Tonnerre ?
-
T comme Toques&Clochers, en quelle année a eu lieu la première édition de cette belle manifestation des Vignerons de Sieur d’Arques ?
-
T comme vin
de Table, sous quel nom
désignait-on ces vins avant la nouvelle dénomination communautaire ?
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