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2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 00:07

Ce samedi je confie la plume et la photo à des membres de l'Amicale des Bons Vivants. Faites-moi confiance ils ont du talent. Bonne lecture....

Ce n'est pas le cochon qu'il faut prendre en grippe…

Mexicain mais malheureusement pas basané, il fait la une depuis quelques jours. Non, il n'est pas aussi basané mais tellement plus productif, plus rentable que le porc noir de nos montagnes, le large white des élevages industriels de l'état de Vera Cruz. C'est là, vers la petite ville de La Gloria que se portent désormais les soupçons, c'est là qu'aurait débuté la pandémie, là que se trouverait le «patient zéro», un garçonnet de quatre ans, Edgar Hernandez. À La Gloria, tout le monde ou presque travaille à l'usine à cochons Granja's Carrol, un «camp de concentration pour animaux» sur lequel désormais les langues se délient. À cet égard, lisez notamment le dernier article du site d'information américain Grist. N'hésitez pas non plus à aller sur www.smithfielfoods.com , le propriétaire de Granja's Carrol. Smithfield, la plupart d'entre vous ignoraient cette entreprise jusqu'à présent ; l'inventaire de leurs marques commerciales vous permettra de comprendre que l'on peut facilement manger du Smithfield sans le savoir.

 Enfin, sans le savoir… Moi, mon cochon, je sais d'où il vient ! Je sais aussi qu'on vote plus efficacement avec sa fourchette ou en faisant ses courses qu'avec un bulletin de vote…

Revenons à nos cochons. Pour ce qui est de la grippe, l'enquête progresse, ne tirons pas pour autant de conclusions hâtives, n'invoquons pas trop vite la justice immanente, la punition divine pour ceux qui ont péché et sali la Nature, positivons, je voulais juste vous faire lire ou relire un hommage au "Prince de janvier" que j'avais écrit en 96 dans un bouquin sur le cassoulet :

« Mais, outre le haricot, il reste des premiers rôles à distribuer. Une autre vedette partage, avec lui, le devant de la scène : le cochon, celui dont la tonitruante extrême onction carillonne mieux que la cloche de l’office. Sa mort nous fait vivre. Du coup, on rit au gras enterrement du Prince de Janvier. À pieds, l’oreille tendue, fronçant le museau, la queue frétillante, sa couenne offerte, se tenant les côtes, il arrive le premier pour enseigner au haricot, encore un peu sec, l’art de prendre du lard. Cette prééminence interdit la médiocrité. Laissez tomber le porc au mètre cube14 tel qu’on le fabrique de Bretagne en Hollande. On ne se nourrit bien que de bêtes bien nourries et bien élevées. Le cassoulet réclame du cochon libre et gourmand. L’idéal — mais ce n’est pas tous les jours dimanche : du porc noir de Gascogne dont le gras au parfum de noisette embaumera votre cuisine. Il s’en promène d’excellents dans le Gers, chez Alain Brumont, à Maumusson-Laguian et dans le Tarn, chez Bruno Anglade, à Beauvais sur Tescou. Sinon, un vieux cochon auquel la saveur du gland, celles de la lentille ou de la patate ne sont pas étrangères fera parfaitement l’affaire. Surtout s’il a connu la belle étoile et que, d’aventure, il a fraternellement tutoyé la gnôle.

Sous peine d’avoir l’appétit coupé, ne mettez jamais les pieds dans une usine à salaisons - normalisée, agréée, bruxellisée et tout le barda - où le cochon, celte ou batave, arrive sous forme de cubes enrobés de plastique. Un cube de gras, deux cubes de maigre, la saucisse devient un jeu de construction. Méfions nous qu’à ce jeu du plus fou le cochon ne dépasse pas un jour la vache...

Ah, j'oubliais, ce soir, au menu, ce sera un rôti de porc dans l'échine, avec un peu de miel de romarin millésime 2009 que m'a porté Pauc, mon happy apiculteur de Castelmaure…

Vincent POUSSON Traverseur de déserts

Agneau rosé ou vin rosé par coupage – les moutons protestent !

Ainsi, pour l’agneau rosé, pas besoin de recourir à la saignée, et ne parlons pas de coupage, il suffit de prendre un agnelet bien blanc et le laisser vieillir encore 2 mois, de préférence pas dans une cave.

 

Concernant l’Agneau de Pauillac, Patrick l’a dit, il ne serait qu’un fantôme. Pourtant, je l’ai bien vu, il a bien le label rouge et l’Appellation Contrôlée, il vient de Pauillac, et il se vend pour moins de 7€ la... bouteille ! C’est le cadet du Mouton Cadet, et il est produit par un Baron. Comme tout le monde sait, le baron ou bas-rond est le quart arrière du mouton, composé de deux gigots et d’une selle.

Pour l'intégralité lire sur :

http://www.fureurdesvivres.com/news/agneau-rose-ou-vin-rose-par-coupage-les-moutons-protestent

 En direct de Bandol signé JP A

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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commentaires

JP ANDLAUER 02/05/2009 19:03

Au Beausset il faut etre menbre de l 'amicale des vins de Bandol pour pouvoir donner son sang; Votre avis ou alors coupage Bandol sang pour vivre vieuxABVjpa

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