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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 00:04

Genou-6746.JPG

 

De grâce chers lecteurs et lectrices surtout, ne criez pas à la provocation, ne jetez pas ce message dans les tréfonds de votre poubelle. C'est une recette très sérieuse dans la lignée de ma chronique Accords&désaccords : quel Vin va bien au teint de la tête de veau ? ICI-> sur le labeur méconnu du tripier et pour faire suite à celle sur le seul chemin qui mène au Conservatoire International du Bien Vivre ICI-> ) je vous propose d’exercer vos talents, pour ceux qui ne l’auraient déjà fait, sur une nouvelle épreuve.

 

La base de celle-ci est un livre « Beurk ! c’est bon » rassemblant « 46 recettes pour apprendre à cuisiner et à se délecter des produits beurks » de Julien Foulin  et Blandine Boyer publié aux éditions du Rouergue www.lerouergue.com car, comme l’indique, la quatrième de couverture « La cuisine, c’est comme le rapport à l’autre, il ne faut pas se fier à l’apparence. Ce n’est pas parce que le poulpe fait peur avec ses longs tentacules, qu’il n’est pas succulent en salade ou en ragoût. Ce n’est pas parce qu’un fromage sent très fort les pieds, qu’il n’a pas un bon goût en bouche. Ce n’est pas parce que la simple idée de manger des tripes d’un animal fait fuir, qu’il ne faut pas y goûter. La nature regorge de produits bizarres, laids, biscornus, rabougris, puants, bref dégoûtants et malgré tout savoureux. »

Cette seconde épreuve est du même tonneau que la première : l’accord de ces mets Beurks avec les vins de votre cru. Cultiver la différence, en notre monde si conformiste, si politiquement correct, est un luxe que les gens devraient savoir utiliser à bon escient pour sortir la tête hors du troupeau mais comme le disait ma mémé Marie ça les « asirent » - du verbe asirer = dégoûter – nos petits communicants frileux qui préfèrent s’en tenir aux chemins balisés. À noter pour mettre une touche postmoderne à mes propos que les fameux sushis qui font fureurs sont préparés avec du poisson cru : beurk !

 

1-     Salade de hampe et oreilles de cochon façon Thaïe « la hampe, encore un de ces produits moches comme tout dont la beauté intérieure parle aux initiés (dont je suis bien sûr). Avec son aspect naturellement un peu anémié, elle remporte haut la main le dernier prix au concours du beau steak. Quant aux oreilles, ce n’est guère mieux... »


2-    Spaghettis aux œufs de mulet « Le mulet n’est pas qu’un poisson qui racle les fonds des ports pollués. C’est un excellent poisson de mer, à la chair ferme et dont les œufs séchés, souvent qualifiés de « caviar de la Méditerranée (poutargue) possèdent un goût puissant et iodé. »


3-    Endives Gratinées au Trou du Cru « le Trou  du cru est un fromage élaboré en Côte-d’Or, qui ressemble à un petit époisses. Il dégage de fortes odeurs, pour ne pas dire qu’il pue ! Pendant trois semaines, ce fromage est affiné au marc de Bourgogne et il en découle des arômes d’alcool aux senteurs de paille ».


4-    Ragoût de poulpe au vin, pommes vapeur « on dit souvent qu’il faut battre le poulpe pour l’attendrir pour l’attendrir, mais ce n’est pas obligatoire. On peut le congeler au préalable pour les rendre moins coriace, ou les faire cuire très longtemps à feu doux. Les petits poulpes sont meilleurs. Les tout petits peuvent se manger entiers, grillés ou pochés et préparés en salade. »


5-    Soupe d’ortie à l’andouille croustillante « une soupe de trucs qui piquent avec des rondelles de crétin, c’est le pompon ! » Êtes-vous andouille de Vire ou de Guéméné ?


6-    Brochettes de couilles d’agneau et merguez à la sauce tomate il s’agit d’animelles d’agneau Yves Camdeborde déclare « il ne faut surtout pas dévoiler ce que l’on prépare comme plat, sinon personne n’en mangera. Mais une fois  bien assaisonné, c’est très bon. En revanch, il faut que les couilles soient très fraîches, c’est le secret. »


7-    Tatin de boudin aux poires « Le mélange de la douce poire et du viril boudin, c’est juste à tomber sous le charme du cuistot. »  

 

 À vos souris, chers amies lectrices et amis lecteurs ! Le jeu en vaut la chandelle : la mention sur votre carte de visite de « Conservateur du Bien Vivre » c’est quand même plus « Vérigoud » que « Conservateur de Limonade, E je ne sais plus combien... »  et question à 1 caramel à 2 sous : qui est cet homme recherché par toutes les polices du goût ?

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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commentaires

Michel Smith 07/02/2010 13:55


En parlant du côt (ou malbec), ne pas oublier celui du Père Auguste en Touraine. Il est tendre comme les cuisses d'un mulard et doux comme l'agneau et certainement à l'aise sur l'andouille, d'où
qu'elle vienne.


Masson Pierre 06/02/2010 15:08


Un rouge "Les Couilles d'ânes rouge " 2006 du vigneron rebelle Michaël Bouges semble s'imposer , non ?  Origine : Loire, cépage : côt.


tchoo 06/02/2010 13:20


Ah! j'aime bien le concept de "cervelle basse"

merci de nous faire rire!!


Dominique Pérignon 06/02/2010 11:12


Brochettes de couilles d’agneau et merguez à la sauce tomate : c'était un plat très populaire
à Bab-el-Oued, du temps de "l'Algérie de papa". Mais par convenance, on appelait ça des "rognons blancs". Un bistrotier de la Place des 3 Horloges les présentait aux dames comme étant de la
"cervelle basse"...  ;-))


Reggio 06/02/2010 10:19


Mon grand-père, honorable fabricant de roues de charrette ( avant guerre !) à Guéménée, disait de ses andouilles du matin,qu'il fallait qu'elles sentent la m..., mais juste comme il faut... Avec
ça deux verres de gros-pete, comme on disait
Allez, bonne journée !
Reggio


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