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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 00:10

Ce matin je vous propose quelques réflexions, qui touchent de très près notre combat pour le bien vivre, sur une société où les gens se cotoient et s'ignorent de plus en plus, sur une société qui cultive la peur et ses peurs, une société où l’émotion prend le pas sur la raison, une société où la phobie du risque est omniprésente , une société où la mesure du risque réel est supplantée par des messages dit de précaution.
Ces réflexions sont tirées d’un ouvrage « Révolution ! Pour en finir avec les illusions françaises » 2005 éditions Louis Audibert, du sociologue Gérard Mermet – ne pas confondre avec Daniel de France Inter – qui, depuis plus de 20 ans, dans Francoscopie, décrypte les mœurs des Français.
Même si je ne partage pas toutes les analyses de Mermet, même si parfois il m’irrite par son goût immodéré de la formule complaisante ou des classifications chics et chocs du type : les 3 France, les Mutants, les Mutins et les Moutons, il a le mérite de dégager, à gros traits, un portrait de la France et des Français qui permet de mieux comprendre. Certains vont me reprocher de n’avoir choisi que des extraits qui apportent de l’eau à mon moulin de la promotion du « bien vivre ». À ceux-là je donne le conseil de lire l’intégralité du livre et ils pourront constater que je n’ai absolument pas tiré la couverture au profit de mon plaidoyer pour l’adhésion à l’Amicale des Bons Vivants.

 

« Il y a plus de choses qui nous font peur que de choses qui nous font mal » Sénèque dans les Lettres à Lucilius

 

« Cette difficulté à cohabiter avec les autres se traduit par le fait que la « société de communication » est en réalité celle de l’incommunication. Hors de la sphère familiale, amicale ou « tribale », les relations entre les individus apparaissent de plus en plus limitées. Au point que l’on pourrait parler parfois de « société d’excommunication ». Le mot n’est bien sûr pas à prendre dans son acception religieuse, compte tenu de l’influence réduite de l’Église catholique dans la société actuelle. Il a ici une dimension laïque et rend compte de la difficulté relationnelle entre Français appartenant à des groupes sociaux différents.

Consciemment ou non, beaucoup de nos concitoyens imaginent que « les autres » sont potentiellement porteurs de maux (microbes, virus, bactéries), qu’ils représentant en tout cas un risque. En référence au système social indien des castes, chacun est pour ses voisins (occasionnels ou durables) un « intouchable ». Il l’est au sens propre du terme : il faut éviter à tout prix d’être en contact avec lui, de le toucher, voire de l’effleurer. L’utilisation de préservatifs n’est pas aujourd’hui limitée à l’acte sexuel ; elle concerne aussi (au sens figuré, cette fois) la plupart des situations de la vie. On assiste ainsi au développement d’une société sans contact. […]

 

« La société sans contact est aussi celle de la peur, de l’incommunication, de la séparation. Si l’on n’y prend garde, le besoin de stérilisation des relations humaines pourrait conduire à la stérilité de la société, c’est-à-dire à son incapacité à engendrer ou à renouveler la vie. […]

 

« Le maître mot pour qualifier la mentalité, les attitudes, les comportements et les valeurs des Français est celui de peur. Une peur qui est plus psychologique que physique, plus diffuse qu’identifiée, plus collective qu’individuelle. Mais le mot doit être utilisé au pluriel, car il recouvre des domaines très divers. Peur des autres et de leur pouvoir de nuisance à travers la délinquance, l’incivilité ou la concurrence. Peur du vide existentiel produit par la société matérielle. Peur de la science et de ses perspectives étonnantes ou effrayantes. Peur de la technologie, des objets complexes qu’elle produit, des frustrations qu’ils engendrent. Peur de ne pas savoir, de ne pas comprendre, de prendre les mauvaises décisions. Peur de ne pas trouver sa place dans la vie sociale, de ne pouvoir la maintenir ou l’améliorer. Peur d’être seul. Peur de la maladie, de l’accident, de la catastrophe. Peur, évidemment, de la mort.

Il n’est donc pas étonnant que les psys soient de plus en plus présents dans la vie, tant professionnelle que personnelle ou familiale, des Français. Leurs cabinets ont remplacés les confessionnaux des églises »

 

« On se trompe lourdement en imaginant que la France est toujours la fille de Pascal et de Descartes. Du premier, elle a oublié l’un des enseignements principaux : « Le moi est haïssable. » Le moi est en effet aujourd’hui au centre des préoccupations de chacun, renforcé par les discours des psys, largement relayé par les médias. Au point que l’introspection est devenue une spécialité nationale. C’est ainsi que notre pays détient le record mondial du nombre de sondages réalisés et publiés chaque année. En incitant à privilégier les sens par rapport aux sens, l’hédonisme, l’égocentrisme et l’égoïsme favorisent le primat de l’émotion sur la raison.

De Descartes, les Français n’ont guère retenu non plus les leçons. Le cartésianisme, éloge du rationnel, a disparu au fur et à mesure que l’émotionnel s’imposait dans les discours et dans l’appréhension du monde. […]

 

« La phobie du risque engendre des risques : celui de privilégier la sécurité au détriment de la liberté ; celui de fermer des pistes de réflexion et d’action qui seraient utiles pour inventer l’avenir, au prétexte qu’elle comportent une part de danger. Celui encore de laisser passer des occasions et d’accroître encore le retard de la France par rapport à d’autres pays développés, moins frileux en matière d’innovation parce que moins « précautionneux ». […]

 

«  Si la mesure du risque réel est souvent défaillante ou absente (elle est parfois impossible), c’est le cas ainsi de son évolution dans le temps. Ainsi, la France n’est pas (ou plus) un pays d’alcooliques et de fumeurs invétérés, contrairement à ce qu’imaginent encore beaucoup de Français. On assiste même, depuis plusieurs années, à une chute spectaculaire de la consommation d’alcool et de tabac. Depuis 1980, la première a diminué d’un tiers. La seconde a diminué de 13% en volume en volume en 2003. »


P
our celles et ceux qui n'ont pas encore adhéré à l'Amicale des Bons Vivants, vous pouvez aller à la rubrique PAGES (en haut et à droite du Blog) consulter la Wine News N° 48  « Profession de foi de l’Amicale des Bons Vivants ».

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