Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 00:01

Vous connaissez mon peu de goût pour l’utilisation de la médicalisation des bienfaits de notre nectar sur notre santé en réponse aux assauts des hygiénistes. Moi c’est le plaisir, rien que le plaisir, un plaisir avec des lendemains heureux et je ne laisse le soin, à qui que ce soit, Diafoirus ou diseurs de vérités sur le vin, de mettre la main sur mon hygiène de vie. Les conseilleurs ne sont jamais les payeurs. Cependant, sur cet espace de liberté, comme l’information prime toujours sur mes goûts et mes couleurs, je me dois de faire état des avancées scientifiques sur une pathologie inquiétante : l’obésité  où nos grands maîtres de la santé publique pataugent, comme ils le font pour l’alcoolisme, car ils méconnaissent ou sont incapables d’appréhender les causalités sociales profondes de ces pathologies.

Je vous propose donc ce matin : tout d’abord l’approche très originale de l’obésité de Max Lafontan, directeur de recherches INSERM, Hôpital Rangueil, Université Paul Sabatier de Toulouse (unité de recherche sur les obésités U586), spécialiste mondial de cette pathologie, chercheur atypique et présenté comme un homme « Direct, souriant et chaleureux, ce "bon vivant" n’hésite pas à calculer en public son propre Indice de masse corporelle en guise d’explication concrète ! » ; puis les travaux d'une équipe de chercheurs, dont Pierre Louis Teisseidre de l'UFR d'œnologie de l'Université Bordeaux 2, viennent de démontrer les effets préventifs des tanins du vin contre l'obésité d'origine nutritionnelle ; et enfin les publications de chercheurs de l’Université Louis Pasteur en collaboration avec l’Université de Harvard, l’Université de Kuopio et l’entreprise pharmaceutique Sirtris pharmaceuticals, qui apportent de nouvelles données sur l’impact métabolique du resveratrol dans l’organisme.

1- L’obésité est une pathologie (c’est de la physiopathologie) révélant la difficulté de l’homme à intégrer la transition économique rapide à laquelle il est confronté.

Un faisceau de facteurs va venir perturber son existence... et il est inadaptable rapidement.... Peut-être aura-t-on une chance au fil des générations de parfaire notre adaptation dans ce nouvel univers obésogène ? On peut répertorier un ensemble de points qui caractérisent cette transition :

-          Augmentation de la sécurité des apports alimentaires (régularité et quantité).

-          Mise sur le marché d’aliments sucrés et gras à bas prix et à forte densité énergétique.

-          Influence néfaste des médias qui inondent les enfants et les consommateurs de messages publicitaires pro-consommation sponsorisés par les grands de l’agro-alimentaire.

-          Rareté et piètre qualité des messages "santé" au sein de la société. Faiblesse des pratiques préventives.

-          Extension de l’alimentation hors domicile avec explosion des lieux de repas sommaires (croissanteries, sandwicheries et lieux de restauration rapide de piètre qualité mais à bas prix).

-          Diminution importante (et utile) des travaux à haute pénibilité.

-          Extension de la motorisation et des systèmes de transport passif.

-          Diminution des opportunités d’activité physique dans la vie de tous les jours.

Max LAFONTAN, D.Sc.

- 2 Polyphénols du vin et obésité www.u-bordeaux2.fr/


Une découverte importante

 

Une équipe de chercheurs de l'Université Bordeaux 2 (Laboratoire de Chimie appliquée, Faculté d'Œnologie, UMR INRA 1219 ISVV) et de Montpellier1 et 2 (EA 4188, Nutrition Humaine, Biodisponibilité & Athérogénèse) annoncent une découverte importante sur les effets préventifs des tanins contenus dans les pépins de raisin contre l'obésité.


« C'est la première fois que l'on arrive à démontrer que les tanins du vin ont un effet sur la production d'hormones impliquées dans l'obésité" explique Pierre-Louis Teissedre, le chercheur bordelais.

« Les résultats de nos recherches montrent que la consommation chronique de tanins de pépins de raisins a un effet potentiellement bénéfique sur le développement de l'obésité et les voies métaboliques liées, comme la sécrétion d'adipocytokines de leptine et le stress oxydant impliqués dans les complications cardiovasculaires »

Ces travaux sont publiés dans Molecular Nutrition Ford Research sous le titre « La supplémentation d'un extrait de pépins de raisins Chardonnay riche en procyanidines prévient l'obésité nutritionnellement induite chez le hamster en réduisant le stress oxydant ».



3- Un extrait du vin rouge contre le diabète et l’obésité (sur le site Information Hospitalière www.informationhospitaliere.com/ )

Des chercheurs de l’Université Louis Pasteur en collaboration avec l’Université de Harvard, l’Université de Kuopio et l’entreprise pharmaceutique Sirtris pharmaceuticals, apportent de nouvelles données sur l’impact métabolique du resveratrol dans l’organisme.

« Le resveratrol est un dérivé phénolique localisé dans certaines plantes, les cacahuètes et la peau du raisin noir. Il se trouve en grande quantité dans le vin rouge. Les résultats obtenus par ces recherches montrent comment le resveratrol améliore la dépense énergétique des souris et les protège contre l’obésité et le diabète.

L’étude a été dirigée par Johan Auwerx, professeur à l’Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire3. Au niveau macroscopique, les chercheurs ont remarqué qu’un complément de resveratrol dans l’alimentation des souris a une action notable au niveau des muscles. En présence de resveratrol, les fibres musculaires affichent une forte consommation d’oxygène donc une grande dépense énergétique, que se soit dans une situation d’exercice, au cours de laquelle les souris font preuve d’une endurance surprenante, mais également lors de périodes d’inactivité.

Au niveau moléculaire, les chercheurs ont étudié la voie de signalisation intervenant dans ce processus qui les a conduit jusqu’à la mitochondrie4. Cet organite localisé en grand nombre à l’intérieur des cellules musculaires a pour rôle de générer de l’énergie. Ils ont observé que le resveratrol active une protéine de la famille des sirtuines5 (SIRT1) qui à son tour entraîne une activité accrue d’une protéine impliquée dans les fonctions mitochondriales. Le resveratrol en agissant sur les mitochondries favorise la dépense énergétique et donc la réduction de prise de poids.

Cette étude permet ainsi d’associer les sirtuines avec la dépense énergétique et d’envisager l’utilisation des activateurs de SIRT1 comme moyen de prévention ou de traitement des dysfonctionnements métaboliques. De ce fait, les sirtuines deviennent des cibles pharmacologiques attractives et potentiellement bénéfiques d’un point de vue thérapeutique pour les pathologies dans lesquelles les mitochondries dysfonctionnent, ce qui est souvent le cas des maladies associées au vieillissement comme l’obésité ou le diabète de type 2. Chez l’humain, la société Sirtris pharmaceuticals vient d’initier un essai clinique sur le diabète à partir de SRT501, une formulation confidentielle du resveratrol présentant une biodisponibilité6 améliorée. »

Partager cet article

Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
commenter cet article

commentaires

Michel Smith 06/11/2010 08:30



Morgane, je confirme : suis les consignes de l'ami Luc. C'est un mec bien. Et quand tu seras sortie d'affaires peut-être découvriras-tu le passionnant univers du vin. Bonne chance.



Luc Charlier 05/11/2010 16:47



Chère Morgane,


 


Ton appel est très touchant. J’évoluais dans le mileu médical avant de lire les blogs de vin. Je ne peux pas t’apporter de réconfort, ni de conseils au pluriel. Ce n’est plus mon rayon.


Mais on peut t’aider quand même : tu DOIS aller consulter des professionnels sérieux. En hôpital public, cela ne te coûtera rien.
On te fera maigrir grâce à une approche triple : un régime approprié (donc des conseils de diététique et un suivi), de l’exercice physique approprié (on commence en salle de kiné, le plus
souvent) et un soutien psychologique.


Pas de rebouteux, pas de secte, pas de pilule miracle ou de boîtes d’aliments tout faits. Ton médecin généraliste est certainenent
compétent pour t’aider, mais il n’en a pas le temps. Pas non plus de chirurgie esthétique, tu auras repris en quelques mois tout ce qu’on t’enlèverait, avec les cicatrices, le risque infectieux,
la douleur et la dépense d’argent en plus.


Quand on a un surpoids à ton âge, ce n’est quasiment JAMAIS « les hormones » - comme disent les gens. Cela veut simplement
dire qu’on mange trop par rapport à l’exercice physique qu’on déploie. Et souvent, la cause en est psychologique. Cela ne veut pas dire qu’on est une « grosse gourmande », cela ne veut
pas dire qu’on est « dérangé », cela ne veut pas dire que « c’est comme ça ». Cela veut dire qu’il faut se faire aider par des gens dont c’est le métier et la vocation. Ils
existent. Fais-le, maintenant !


Prends rendez-vous dans le service d’endocrinologie ou même peut-être directement chez la diététicienne du plus
important hôpital de ta région. Ils t’aideront. Vas-y.



Morgane Teixeira 05/11/2010 14:54



Personnellement, j'ai 18 ans et je souffre d'obésité car je pèse plus de 95 kilos pour 1m60. En plus je monte à cheval (une vieille jument) et ça devient difficile à gérer car j'aimerais
continuer de pratiquer mon sport malgré mon poids extrême.



SVP j'ai besoin d'aide. Je n'ai pas assez d'argent pour me payer de la chirurgie esthétique. Mon numéro : 06 60 35 84 64. N'hésitez pas à m'appeler ! J'ai besoin de conseils et réconfort
je pense...



  • : Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • : Espace d'échanges sur le monde de la vigne et du vin
  • Contact

www.berthomeau.com

 

Vin & Co ...  en bonne compagnie et en toute Liberté pour l'extension du domaine du vin ... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

Articles Récents