Lundi 12 janvier 2009
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En ce samedi, premier samedi de soldes, Paris se gèle le cul. Que les bobos, frigorifiés sur
leurs Vélib, puissent s’étonner qu’il fît froid en hiver, passe encore, mais que les Neuf Deux (92) à peine sortis du cul de leurs 4X4 pour mener leurs femmes « aux soldes » se
permettent de pester contre la soupe grise et salée qui souille leurs Tods impeccables, y’a de quoi virer au Rouge vif. C’est ce j’ai fait, mais en adoptant le Rouge tendance, le seul qui vous
réchauffe le corps, l’âme et le cœur, le Rouge du vin Rouge, en me plongeant dans les entrailles d’une de mes librairies fétiches, « Compagnie », 58 rue des Écoles, à deux pas de ce qui
fut le Boul’mich de mes jeunes années, et y découvrir, entre autres, « La
coupe d’Eros » qui est le premier tome d’une tétralogie * : L’Or du vin. Le second, me dit-on, sera consacré au vin mystique, le troisième à la vigne et à la vie, quant au quatrième on ne sait
pas encore (la tétralogie étant un ensemble de 4 œuvres).
Avant de vous offrir 2 des Vins d’Éros à savourer, je ne
résiste pas au plaisir de vous proposer en amuse-gueules le texte de la 4ième de couverture qui est fort goûteux.
« Plus d’un auteur nous tend ici sa coupe avec le lyrisme d’un qui boit et qui jouit. Si
vous êtes de ceux qui croient que toute coupe est bonne à prendre, alors portez cette coupe aux lèvres et passez donc avec gaîté, comme dit l’un d’eux avec une verve un peu raide, « du cul
de la bouteille au cul de la beauté ».
Manuelle de Birman a fourragé sous bien des couvertures de toutes les littératures pour nous con,
pour nous con, pour nous concocter cette petite anthologie. Elle nous offre en prime à la fin du volume quelques recettes de vins aphrodisiaques qu’elle tient de
son vieil oncle, autrefois barman « À la feuille de rose » (maison turque). Les a-t-elle goûtés elle-même tous ces suggestifs breuvages aux noms tentateurs ? Qu’importe ! Nous
la croyons sur mots : un vin de figue, un Champagne fulgurant ; ça ne peut-être que foutrement mieux que le vi, que le vi, que le vinaigre. »
VIN FARAMINEUX
« Versez dans un broc le contenu d’une bouteille de Faugères. Ajoutez dix grammes de racine de gingembre frais râpée, une pincée de piment (Espelette ou Cayenne), dix grammes de coriandre concassées, cinq clous de girofle,
un verre de whisky, deux cuillérées de miel. Laissez macérer dix-huit heures au frais. Filtrez. Servez très frais.
CHAMPAGNE FULGURANT
Mélangez dans une carafe 2 verres de jus de citron, 2 verres de gin, 2 verres de Cointreau et 2
verres de Champagne. Ajouter une pointe de fenugrec. Servez glacé.
Les autres vins d’Éros, au nombre de 4, Vin Noir, Vin de Figue, Vin Jaune *, Vin de Rose sont
dans« La coupe d’Éros » publié à L’Archange Minotaure Collection Format du Soleil (Largeur d’un pied d’homme). 10
euros.
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la tétralogie étant un ensemble de 4 œuvres.
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Le fenugrec plante dont les grains riches en mucilage sont employés en cataplasmes.
Petit concours
vicieux pour les amateurs, tout aussi vicieux, de vin d’Éros :
1ière Question : quel Faugères conseilleriez-vous pour le vin faramineux ?
2ième Question : quel champagne conseilleriez-vous pour le vin fulgurant ?
Question subsidiaire pour départager les
ex-æquo : estimez-vous que je sois un garçon sortable ?
Ne soyez pas raisonnables : répondez !
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