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19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 00:06

Il est un grand principe du commerce : « le client à toujours raison» que devraient méditer certains de nos « experts » es-défense du vin avant de pousser des hauts cris, de vilipender celles et ceux qui ne font que rapporter une information publiée. Au point de départ, que ça leur plaise ou non, faire état qu’une étude, conduite par des chercheurs de l’Université de Kingston, révélant la présence de métaux lourds dans le vin, et que les  Français figurent parmi les mauvais élèves, vient d’être diffusée par une publication scientifique Journal Chemistry Central, c’est de l’information comme faire état d’une déclaration de Le Pen « qualifiant de détail… ». L’information existe, la nature de son contenu n’engage pas le journaliste qui la rapporte. Cette révélation est d’autant plus nécessaire que cette information a été reprise dans le Washington Post « La contamination des vins par des métaux lourds pourrait transformer les effets bénéfiques du vin sur la santé en risque », dans le Wine Spectator : « Une étude sur la présence de métaux lourds dans le vin sème le doute dans la communauté des experts », dans Decanter qui a interrogé le professeur Declan Naughton, co-auteur de l’étude. Ce dernier estime « que les consommateurs devraient être informés des risques ».  Révéler cet ensemble d’informations, avec une pointe d’humour et d’ironie légère, c’est aussi informer et non participer à une entreprise de déstabilisation de la France du vin, ni mettre en cause la mission de ceux qui s’échinent à « médicaliser » la consommation du vin. Les médias cités s’adressent à nos clients et se contenter de répondre, en jetant l’opprobre, en déclarant que la revue scientifique est une revue minable, de seconde zone, que les chercheurs ne sont que de pauvres chimistes, que ce ne sont que des accusations grossières, c’est le degré zéro de ce qu’il faut dire face à ce type d’information.

 

Pour nos experts « autruches », qui en général n’ont jamais vendu une goutte de vin, il fallait bien sûr ne rien publier, attendre que ça se passe, faire le dos rond. Lorsque l’étude contesté et contestable de PAN-Europe a été connue j’ai commis sitôt une chronique le 1er avril 2008, baptisée, car c’était l’info donné en boucle par les grands médias « Bourré de pesticides » http://www.berthomeau.com/article-18312616.html où j'exposais, arguments à l’appui, ce je pensais d’elle. Je n’ai pas la prétention de croire que ma réponse était parfaite mais elle avait au moins le mérite d’argumenter sur la base de constatations non contestables. Qu’aujourd’hui l’étude des chercheurs anglais soit scientifiquement contestable sur le plan de sa méthodologie, de la validité de ses conclusions, je n’en sais fichtre rien mais je persiste à écrire que l’exaltation, le discours outré en défense des « défenseurs patentés du vin » ne font que renforcer la mauvaise impression qu’ont de nous beaucoup de nos amis « anglo-saxons ». Ça relève à la fois de l’improvisation et du prêche et c’est totalement contre-productif. De plus, la pure dénégation donne le sentiment que nous refusons de regarder certaines réalités en face. Dans mes récentes chroniques sur les vins « dit naturels », je me suis longuement expliqué et je demande à nos experts « autruches » de réfléchir à ce qu’est une demande sociale, qui bien sûr n’a rien à voir avec leurs obsessions ou le combat de leur vie. Le monde change. Les consommateurs de vin changent. De grâce écoutez-les ! Cessez de nous gonfler avec vos vieilles lunes ! Nous ne sommes pas dans un camp retranché, bombardés par ces « salauds » de rosbifs, par des « écolos » membres d’ONG apatrides,  qui nous veulent du mal. Nous sommes un grand pays du vin qui ne peut pas faire l’économie d’une réflexion et de plans d’action pour adopter des pratiques plus respectueuses du fameux terroir dont d’aucuns se gargarisent. La consommation du vin progresse partout dans le monde alors vos petites guéguerres franco-françaises ne sont que des combats d’arrière-garde.

 

Dans le même temps le Monde titre : « Les viticulteurs du Cap font leur révolution verte » : 135 producteurs se sont engagés pour engager la biodiversité de leurs terres.

http://abonnes.lemonde.fr/planete/article/2008/11/15/les-viticulteurs-du-cap-font-leur-revolution-verte_1119059_3244.html#ens_id=1119138 . Quelques morceaux choisis : « La biodiversité devient le moteur d’un secteur viticole sud-africain qui amorce sa révolution verte en ordre dispersé. Avec un intérêt économique bien compris : le logo BWI (Biodiversity and Wine Initiative) se veut « un outil de marketing qui donne un avantage compétitif à l’Afrique du Sud sur le marché mondial du vin ». […] « Nous utilisons l’argument de la biodiversité car cela fait sens. Ce sont les mêmes terroirs qui font la richesse de notre flore et celle de nos vins », justifie André Morgenthal, porte-parole de l’organisme Wines of South Africa. »[…] « Les méthodes conventionnelles ne fonctionnent plus, ni techniquement ni commercialement » estime Jonathan Grieve. Le propriétaire d’Avondale ne pulvérise plus une goutte de pesticide ou de fongicide sur ses 300 hectares. » La solution, c’est de restaurer la vie dans le sol au lieu de mettre celui-ci sous perfusion chimique, dit-il. Conserver toutes sortes de végétaux et d’insectes entre les vignes, cela remplace les fertilisants, cela aide à équilibrer la terre en oligo-éléments, à la rafraîchir, à rendre le milieu naturel autosuffisant ». C’est ce qu’attendent nos consommateurs et non qu’on leur serine que notre produit est un quasi-médicament – ils en bouffent déjà trop – car cette prescription vient se heurter à la toute puissance des lobbies médicaux. Le vin est bon pour la convivialité et il n’y a pas beaucoup de produits de substitution dans ce domaine. Alors de grâce arrêtez de le transformer en posologie pour vieillards cacochymes !

Enfin, puisque je m’exprime sur un espace de liberté ouvert à tous, avec impertinence souvent, parfois avec pertinence, je me permets de dire que j’abhorre autant les censeurs que j’aime railler les hygiénistes. La liberté de plume et de ton, surtout pour des gens qui chantent le bon plaisir et la convivialité de leur produit, est essentielle à notre civilisation du bien vivre ensemble. Oui j’affirme qu’on peut aborder avec un brin de légèreté des sujets sérieux. Charrier gentiment ceux qui ont choisi comme fond de commerce la défense du vin. Chaque jour, avec mes mots, je ne défends pas le vin, je l’aime, alors que tous les grincheux, les atrabilaires, les pisse-vinaigre, ne viennent pas me chercher des poux dans la tête parce que je défends la liberté de l’information, même lorsque le contenu de cette information nous déplaît. Que sur certains sujets d’intérêt commun, « l’industrie du vin » français, comme disent les canadiens de Radio Canada qui veulent m’interviewer dans le cadre d’un documentaire de 5 heures sur la France, parle d’une même voix, exprime auprès des chercheurs des demandes correspondant à la demande sociale, me paraît une urgence absolue. Enfin, pour conclure cette chronique d’humeur, je me permets de dire merci à Vitisphère http://www.vitisphere.com/breve.php?id_breve=54714 d’avoir joué son rôle d’agence d’informations.  

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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Fabrice Delorme 10/12/2008 09:31

voici le copié collé d'une tribune libre de Pierre Leclerc sur la Journée Viticole , pour que tout soit clair j'ai aidé Pierre , qui est un ami, à cette recherche de la vérité sur une étude anglo-saxonne qui disait en gros que les vins européens ( sauf Italie ) étaient très chargés en métaux lourds et pas les vins des USA , de l'Argentine, du Chili ou encore de l'Australie et de la Nouvelle Zélande.
Cette première curiosité géographique aurait dû attirer l'attention de tous mais ça n'a pas été le cas.
Voici le texte de Pierre tel que paru dans la Journée Viticole d'hier soir :

"Tribune libre : Métaux lourds et filière légère
Comment se laisser "plomber" par 3 bouteilles
Dans sa Tribune Libre, Pierre Leclerc revient sur les résultats d'une étude, dont les conclusions brutes ont été reprises et diffusées dans la presse. Il remet en cause le protocole de ce document pseudo-scientifique, en regrettant le peu de travail d'investigation réalisé par les journalistes et l'absence préoccupante de réaction de la part de la profession.

Depuis 5 semaines, les vins français font l’objet d’accusations, notamment dans la presse anglaise. Une presse qui a repris les résultats d'une étude aux sources scandaleusement dérisoires.

Acte I, le 30 octobre 2008 : un balbutiant journal de chimistes anglais publie une étude qui assassine les vins de la « vieille Europe » : ils seraient dangereux pour la santé dès le 1er verre quotidien (du fait de teneurs en plomb et autres « métaux lourds »). Détail : les auteurs de l’étude n’ont pas mesuré ces teneurs elles-mêmes : ils les ont trouvées dans la presse scientifique…

Acte II, le jour-même : « oubliant » de vérifier les sources, des journaux anglo-saxons se déchaînent. Il faut dire que les chimistes-recopieurs n’ont rien trouvé sur aucun vin anglo-saxon ! (ni californien, ni australien, ni néo-zélandais.). Alors qu’ils ont trouvé de quoi assassiner tous les vins français, mais aussi : serbes, macédoniens, et même jordaniens ! Quant aux vins des autres pays « nouveaux producteurs » (Argentine, Brésil) : ils sont, tous, sans problème ! Comme cela faisait peut-être un peu « énorme » : toute l’Italie est blanchie…

Acte III, le lendemain-même : réaction … aux USA. D’un médecin reconnu par la communauté scientifique mondiale, lui : Curtis ELLISON. Il rédige en hâte une 1ère note de contestation, la diffuse dans la nuit, et elle est reprise par… des Américains, seulement !

Acte IV, on attend l’entrée en scène (enfin !) des vedettes : France (leader mondial), Europe (archi-leader), OIV (« arbitre »). Et bien non : ce beau monde reste en coulisses, sans même consulter les spécialistes mondiaux de vin et Santé (Ellison, Renaud, Lanzmann, De Leiris,…)

La nature a horreur du vide, le champ est donc libre pour tous les délires et pendant ce temps (plusieurs semaines !) les autorités françaises continuent à ne rien dire.

Scénario classique : les grands médias français n’avaient pas donné écho à une publication inconnue et remplie d’énormités. Mais ils finissent par se poser des questions : « qui ne dit mot consent ? », « si la viti ne réagit pas, c’est qu’elle se sent coupable ? »…
Rien de plus normal donc, que de voir Le Figaro, puis Le Monde (avant d’autres…) évoquer cette étude, après 3 longues semaines… Mais quels dégâts pour l’image du vin.
Parallèlement, des bénévoles (dont une partie de l’équipe des « 4 vérités ») avaient trouvé l’étude « suspecte dès la 1ère lecture ». Ne serait-ce que parce que le verre de vin y contient 1/4 de litre ! soit 1/3 de bouteille : plus du double que la norme, déjà excessive… Ces bénévoles ont donc pris la peine de « tirer la pelote » des sources, à travers le net…

Mauvaise farce :
A travers plusieurs « études-écrans » qui entravent les vérifications, les chimistes anglais semblent ne s’être appuyés que sur 3 séries de mesures des vins français :
1) D’abord des mesures portugaises totalement obsolètes : leurs auteurs regrettent, eux-mêmes, n’avoir pu travailler que sur des vins datant de 1992 ! Or, c’est précisément à partir de cette date que les capsules de bouteilles de vin contenant plomb et étain ont été interdites… Parce qu’elles pouvaient diffuser des métaux lourds aux vins (à travers les bouchons). Le recours à ces vins de 1992, en 2008, est donc une malhonnêteté, qui jette le doute sur tout le reste…
2) Ensuite des mesures espagnoles bien particulières : elles ont concerné 18 « cavas » et 17 Champagnes. Tous vins effervescents donc. Dont la vinification (et les rendements à la vigne) sont très différents des autres vins. Quels qu’en soient les résultats (voir plus loin «Au total »...) ils ne sont pas transposables aux vins non effervescents, immensément majoritaires.
3) Enfin des mesures slovaques dérisoires : elles ont concerné 3 bouteilles de vins (blancs) français, trouvées à Bratislava. Ne nous plaignons pas : pour le Portugal, c’est 2 ! Et il y a, de façon enfin transparente dans cette étude-là, les noms des marques de négociants concernées (toutes les 3 bien connues et suivies, et donc à teneurs aisément vérifiables)

Au total :
On est en train de laisser remettre en cause 20 années de découvertes scientifiques à cause de 3 bouteilles ! Dont d’ailleurs, comme pour les Champagnes, il est loin d’être évident qu’il y ait quoi que ce soit à leur reprocher :
- ni en teneurs en métaux lourds (dont les chiffres individuels ne sont pas publiés),
- ni en dangers pour la santé humaine, de ces teneurs.
Pour plusieurs raisons : les accusateurs sont tout sauf crédibles, les effets bénéfiques du vin sur la santé ont été archi-prouvés, les vins contiennent des antioxydants qui peuvent neutraliser d’éventuelles traces de métaux, etc.
C'est "le fond" d’une affaire qui n’existe qu’à cause de 5 semaines de silence. Aujourd’hui, il faut assumer ce silence impardonnable. En confiant le dossier aux seuls scientifiques reconnus mondialement sur Vin et Santé (en France : Renaud et Lanzmann sur épidémiologie et nutrition, De Leiris et Boucher sur biologie et métaux,…).
Mais nul besoin d’attendre un « verdict sur le fond », pour dénoncer une étude qui n’est qu’un montage grossier de bouts et de morceaux, où la volonté de nuire de fanatiques est évidente.

Comparaisons :
Sur une affaire qui semble très proche, les syndicats de producteurs de fruits titrent : « Mensonge coupable et silence d’Etat », mais la filière viticole, continue de ne rien faire, de ne rien dire.
On oublie les vrais enjeux de la filière. Dans cet exemple : l’image-santé du produit. Les grands groupes alimentaires y consacrent des millions d’€ chaque année… La viticulture : rien. Au moins, ne nous étonnons pas d’être en crise, depuis déjà 5 ans.

Pierre LECLERC,
ancien animateur du COREVI"

J'insiste en passant sur un des points de cette tribune : les groupes alimentaires consacrent de millions d'Euros à la promotion des aspects santé de leurs produits et nous, filière viticole, nous considérons les bienfaits d'une consommation modérée sur la santé comme une maladie honteuse .

Et pourtant le thème vin et santé est utilisé partout dans le monde comme un thème fécond .
Partout ?
Non, sauf en France qui résiste bravement depuis 15 ans à accepter une évidence .

A quand la destruction du mur de Berlin dans les mentalités françaises ?

Fabrice Delorme
président des 4 vérités sur le vin
notre blog est indiqué ci dessous , il apparaîtra en cliquant sur mon nom

Iris 20/11/2008 12:17

Merci d'avoir pris la peine de traduire, Fabrice. Mais personne de la profession va se mettre à dire et croire, que la consommation "modérée" de vin soit mauvais pour la santé.

Je pense d'ailleurs personnellement, qu'une "modération" dans tous les aspects de la vie est le meilleurs gage pour une belle vie, qui sera en plus saine et - à espérer, longue:-).

Mais que le problème de résidus de métaux lourds existe aussi dans le vin (comme dans les jus de fruits et toute sorte aliments), n'est ni un scoop, ni un secret. Les méthodes, pour les detecter et les recherches sur les méthodes, pour les enlever, même des produits de BASF par.ex. Divergan HM), existent depuis des longues année - et font parti de tous les cursus d'études en œnologie des Universités et écoles spécialisées de viticulture/œno.

Dans le temps, on utilisait le ferrocyanure de potassium pour éliminer les traces de fer, de cuivre et de métaux lourds des vins - je pense, que cela doit être interdit entre-temps, parce que cela peut produire de la cyanure d'hydrogène HCN .

Ce que je trouverai d'ailleurs plus intéressant, cela serait de trouver plus d'informations sur les sources possible de ces contaminations, en dehors de la vaisselle vinaire (surtout les raccords et récipients dans le temps), il me semble qu'il y a eu aussi des problèmes de contamination de sols dans certains régions par l'emploie abusive de "compost urbain" pas cher - pour les produits de traitement à la vigne, je n'ai pas encore trouvé d'étude spécifique métaux lourds, ce sont d'autres substances, qui étaient recherchés - il me semble avoir lu des articles sur la contamination par certains méthodes de filtrage. Bref: là aussi, beaucoup de recherche à lancer, pour voir, si on peut éliminer le problème à la source, à la place de se crêper le chignon sur les taux encore supportable pour notre santé, qui vont aussi changer au fil d'études plus poussée sur l'accumulation de faibles doses de toute sorte de poison et les effets de synergie...

Soyons clair et luttons ensemble pour la transparence, à mon avis, c'est le seule moyen de rester (ou devenir) crédible.

Fabrice Delorme 19/11/2008 22:20

l'article a été coupé au niveau du signe inférieur que j'ai transformé en mot ici, voici l'article en entier, j'espère...

Revue d’une Publication Récente 31 Octobre 2008
______________________________________________________________________________

Article: Naughton DP, Petroczi A. Ions de métaux lourds dans le vin : une méta-analyse de quotients de risque ciblés révèle des risques pour la santé. Chemistry Central Journal 2008;2:22 doi:10.1186/1752-153X-2-22. (Publication on-line le 30 Octobre 2008).

Résumé: Les auteurs affirment que les ions métalliques tels que le fer et le cuivre sont quelques uns des nutriments clés que doivent apporter les sources alimentaires. De nombreux aliments ont été évalués pour leur contribution à l’apport journalier recommandé, à la fois pour donner une indication d’nue consommation satisfaisante et pour éviter une exposition excessive. Dans le cas des ions de métaux lourds, l’accent est souvent sur l’exposition à des niveaux potentiellement toxiques d’ions tells que le plomb ou le mercure. L’objectif de cette étude est de déterminer le quotient de dangerosité ciblé (THQ) à partir de rapports donnant empiriquement les niveaux d’ions métalliques dans les vins de table, en utilisant le niveau maximum de sureté. Nous calculons les contributions au THQ de plusieurs ions métalliques, ainsi que les valeurs totales pour chaque vin.

Les valeurs de THQ ont été déterminées comme gammes à partir de plusieurs gammes de concentrations d’ions métalliques déjà publiées; elles étaient souvent très élevées. A part les vins sélectionnés d’Italie, Brésil et Argentine, tous les autres vins avaient des valeurs de THQ bien plus élevées que 1, indiquant un niveau de risqué. Les niveaux de vanadium, cuivre et manganèse avaient le plus fort impact sur les mesures de THQ. Les niveaux typiques de THQ potentiels maximums variaient de 50 à 200, avec les vins Hongrois et Slovaques atteignant 300. Les valeurs de THQ pour un échantillon de vins rouges et blancs étaient élevées pour tous les deux, avec des valeurs entre 30 et 80 pour des femmes, basées sur un verre de 250 ml par jour.

Les auteurs concluent que les valeurs de THQ calculées sont préoccupantes parce qu’elles sont principalement au dessus du niveau de sureté de THQ inférieur à 1. Il faut noter que, en absence de values maximales de sureté, les valeurs de THQ ne peuvent pas être calculées pour la plupart de ion métalliques, ce qui suggère que d’autres risques inconnus sont associés avec ces vins.

Commentaires: Ce papier a reçu une forte réponse des medias dans les 24 heures de sa publication sur Internet. Les titres incluent “Le danger pourrait se cacher dans certains vins étrangers” (LA Times), “Le danger se cache dans votre bouteille de rouge” (Times of London), “Les chercheurs mettent en doute les bienfaits pour la santé après la découverte de métaux dans le vin” (The Guardian), “Les buveurs de vin risquent le Parkinson avec chaque verre” (In the News.Co.UK), and “Etude: plusieurs vins pleins de métaux dangereux (FOX News), ce dernier ajoutant “Des chercheurs dissent que si vous êtes la sorte de personne qui boit un verre de vin, rouge ou blanc, par jour, vous êtes probablement en train de nuire à votre santé.”

On cite souvent aussi le communiqué des auteurs dans la discussion de leur papier. Les résultats de cette étude mettent en question la croyance populaire des propriétés bénéfiques pour la santé du vin rouge: que la consommation quotidienne de vin rouge vous protège des crises cardiaques en raison des niveaux de antioxydants. Cependant la découverte de niveaux dangereux d’ions métalliques, qui peuvent être pro-oxydants, porte un grand point d’interrogation sur les bienfaits protectifs du vin rouge.

Les investigateurs ont pris des niveaux de métaux déjà publiés pour les vins de plusieurs pays, puis ils ont incorporé ces données dans une équation pour calculer le THQ (quotient de dangerosité ciblé), conçu par le EPA aux Etats Unis en 1989 afin de fournir un indice de métaux lourds dans les produits de la mer. L’équation inclut la concentration et la durée d’exposition aux métaux lourds, le sexe, la taille moyenne du corps, et d’autres facteurs dans le calcul du THW pour ces métaux.

Les données utilisées venaient de publications scientifiques, et aucun standard n’a été utilisé pour juger de la précision de mesure de ces nombreuses sources. En outre, il n’est pas démontré que le THQ est une mesure significative pour les métaux dans le vin. Le vin contient tellement d’autres substances, y compris de nombreux antioxydants qui pourraient agir en opposition aux produits d’oxydation des métaux, qu’il se peut que ce soit prématuré de mesure la dangerosité d’un seul groupe de substances.

Le problème principal de ce papier, toutefois, est qu’on ne peut pas utiliser les niveaux d’une seule substance, ou d’un groupe de substances dans le vin, pour déterminer les effets nets a long terme sur la santé.
Nous avons la chance d’avoir les données de centaines d’études prospectives épidémiologiques sur plus de 30 ans pour évaluer ces effets. Et il y a eu une remarquable uniformité dans ces rapports : une consommation modérée de toute boisson alcoolique est associée avec un abaissement du niveau de risqué de maladie coronaire, attaque d’apoplexie, et d’autres maladies cardio-vasculaires.

Sommaire profane : Des chercheurs britanniques on annoncé en juin 2008 que le vin pourrait contenir des niveaux élevés de métaux lourds. Ce rapport, publié hier sur Internet par le même groupe, a reçu une vaste couverture médiatique et émis des doutes sur les aspects bénéfiques d’une consommation modérée de vin. Certains se sont préoccupés des affirmations dans ce papier selon lesquelles “la découverte de niveaux dangereux de ions métalliques, qui peuvent être des pro-oxydants, nous oblige à douter fortement des effets bénéfiques protecteurs du vin rouge”. Cette affirmation n’est pas une conclusion logique à partir des données dans ce papier.

Les niveaux rapportés de métaux lourds devraient être étudiés plus en détail, et des mesures devraient être prises afin de réduire leurs niveaux s’ils s’avèrent trop élevés dans des études méticuleuses. Cependant les articles alarmants dans la presse profane mettant en doute les bienfaits potentiels pour la santé d’une consommation modérée sont une interprétation grossièrement erronée des résultats de cette étude, et pourraient générer une peur sans fondement chez le public. Les données épidémiologiques ont uniformément démontré que la consommation modérée est associée avec des niveaux sensiblement réduits de risque de maladie cardiovasculaire, ainsi que des niveaux reduits pour d’autres maladies des personnes âgées et pour la mortalité totale.


R. Curtis Ellison, MD
Yuqing Zhang, MD, DSc
Institute on Lifestyle & Health
Boston University School of Medicine

Fabrice Delorme 19/11/2008 21:57

Voici donc l'article de Curtis Ellison traduit , nos avons d'autres remarques négatives sur cet article que nous publierons plus tard.

"Revue d’une Publication Récente 31 Octobre 2008
______________________________________________________________________________

Article: Naughton DP, Petroczi A. Ions de métaux lourds dans le vin : une méta-analyse de quotients de risque ciblés révèle des risques pour la santé. Chemistry Central Journal 2008;2:22 doi:10.1186/1752-153X-2-22. (Publication on-line le 30 Octobre 2008).

Résumé: Les auteurs affirment que les ions métalliques tels que le fer et le cuivre sont quelques uns des nutriments clés que doivent apporter les sources alimentaires. De nombreux aliments ont été évalués pour leur contribution à l’apport journalier recommandé, à la fois pour donner une indication d’nue consommation satisfaisante et pour éviter une exposition excessive. Dans le cas des ions de métaux lourds, l’accent est souvent sur l’exposition à des niveaux potentiellement toxiques d’ions tells que le plomb ou le mercure. L’objectif de cette étude est de déterminer le quotient de dangerosité ciblé (THQ) à partir de rapports donnant empiriquement les niveaux d’ions métalliques dans les vins de table, en utilisant le niveau maximum de sureté. Nous calculons les contributions au THQ de plusieurs ions métalliques, ainsi que les valeurs totales pour chaque vin.

Les valeurs de THQ ont été déterminées comme gammes à partir de plusieurs gammes de concentrations d’ions métalliques déjà publiées; elles étaient souvent très élevées. A part les vins sélectionnés d’Italie, Brésil et Argentine, tous les autres vins avaient des valeurs de THQ bien plus élevées que 1, indiquant un niveau de risqué. Les niveaux de vanadium, cuivre et manganèse avaient le plus fort impact sur les mesures de THQ. Les niveaux typiques de THQ potentiels maximums variaient de 50 à 200, avec les vins Hongrois et Slovaques atteignant 300. Les valeurs de THQ pour un échantillon de vins rouges et blancs étaient élevées pour tous les deux, avec des valeurs entre 30 et 80 pour des femmes, basées sur un verre de 250 ml par jour.

Les auteurs concluent que les valeurs de THQ calculées sont préoccupantes parce qu’elles sont principalement au dessus du niveau de sureté de THQ

FabricedeTavel 19/11/2008 21:41

cher Monsieur Berthomeau,

vous n'excommuniez personne mais vous commencez par dire que les personnes que je fréquente ne sont fréquentables .Une petite mise au point s'impose , j'ai le plus grand respect pour Pierre Leclerc qui est un ami, mais sauf erreur je ne m'appelle pas Pierre Leclerc ,quant à Mr Pitte l'édito qu'il a fait pour le numéro 3 de nos cahiers était équilibré , puissant et fécond .
Personne n'a été excommunié.

Revenons à l'essentiel :
nous parlons d'un article qui a été repris par plusieurs organes de presse et qui a donné lieu à des commentaires qui jetaient l'anathème sur une profession , les accusant d'être des empoisonneurs ( métaux lourds à des doses élevées dit l'article ) .
Notre réaction en tant que puissant lobby du vin (aucune subvention de la profession, et 10 personnes dont un médecin, tous strictement des bénévoles ) qui depuis 2005 essaie de rétablir la vérité sur le vin et la santé , le vin et l'art de vivre ,et le vin et la culture , a été de vérifier ,comme nous le faisons pour toutes les études en faveur du vin, si l'article était paru dans une revue sérieuse.
Ainsi il n'y a que très peu d'études qui ont été retenues dans nos cahiers 1,2 et 3.
Pourtant partout dans le monde il y a beaucoup de publications qui parlent de vin, en font la promotion et relaient toutes les études favorables au vin, ce n'est
pas notre cas : nous essayons d'être le plus sérieux et objectif possible avec nos critères d'Impact Factor à 5000 et 1er décile .

Suis je en train d'excommunier quelqu'un en disant cela ?
Faut il mettre au même niveau une étude qui dira que le vin est bon pour diminuer les risques de cancer colorectal et une autre qui dira exactement l'inverse ?
Il faudra bien hiérarchiser à un moment donné.
Nous utilisons une grille de sélection qui a été mise au point par des scientifiques de haut niveau et qui est reconnue comme extrêmement exigeante.

Quant au sentiment profond de l'opinion publique j'avoue ne pas savoir quel est il , une chose me parait juste c'est qu'il y a des courants contraires très forts en défaveur du vin et qu'un article comme celui dont nous parlons vient alimenter leur argumentaire.
Et ce que ces courants sont très forts parce qu'ils ont les moyens de se faire entendre ( moyens en personnel , en appuis politiques, en argent ) ou bien parce qu'ils sont portés par un très grand nombre de personnes ?
je pencherais plutôt pour la première proposition mais je n'excommunierai personne qui pensera le contraire

je vais mettre en page la traduction de l'article du professeur Curtis Ellison et je reviens le publier sur votre blog puisque vous m'y invitez si gentiment.

Fabrice Delorme

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