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La photo est signée par Elisa Berthomeau©

 

Lundi 3 novembre 2008 1 03 /11 /Nov /2008 00:00

Olivier Ameisen, l’auteur du livre « Le dernier verre » chez Denoël, est un médecin sensible et talentueux. Deuxième enfant d’une famille parisienne aisée, d’origine juive polonaise, son parcours scolaire est fascinant : en 2d à l’Ecole Alsacienne il sollicite une dérogation, qu’il obtient d’Edgard Faure lui-même, pour passer son bac et le réussit brillamment. « C’était la première fois dans les annales, m’a affirmé le Ministère, qu’un élève réussissait son bac en classe de seconde. » Il veut être pianiste. Il a hérité du don de son père capable de jouer tout ce qu’il voulait au piano, « d’oreille car il n’avait jamais appris à lire la musique ». À sept ans, il dit à son père « Regarde, papa j’ai composé quelque chose de très beau, regarde.

-         C’est très bien, mais je crois que quelqu’un l’a composé avant toi, à dit son père.

-         Impossible !

-         - Bien sûr que si : c’est le Concert pour piano n°1 de Tchaïkovski. »

Bac en poche ses parents ne sont pas très disposés à le voir « passer tout son temps à travailler le piano ». Médecine alors, à l’exemple de l’ami de la famille le Pr Jean Bernard. Olivier décroche son premier job d’été comme pianiste à la Closerie des Lilas. Comme il fait plus vieux que son âge, les clients lui offraient des verres qu’il ne buvait pas. Un jour il décide sa mère à écrire à Arthur Rubinstein, »le pianiste des pianistes » pour qu’il le reçoive. Le maître accepte. Olivier joue, au 22 square de l’avenue Foch, sur le Steinway de son idole. Il confie à Rubinstein son intention de mener de front ses études de médecine et une carrière de concertiste et s’entend répondre « C’était possible du temps de Moritz Rosenthal, qui avait je crois un doctorat en philosophie, mais aujourd’hui c’est exclu. Il faut travailler comme un fou. Vous êtes un pianiste fabuleux, cher monsieur, vous êtes l’un des meilleurs. Vous me faites penser à moi-même, mais aussi à Samson François lorsqu’il a joué sur ce même piano. » Il choisit donc la cardiologie car « L’école française de « rythmologie » a une réputation mondiale, et ce sont les professeurs Slama et Coumel, mes maîtres à l’hôpital Lariboisière, qui ont guidé mes premiers pas. » Je dois avouer que ces références me touchent au cœur, au propre comme au figuré, car c’est à Lariboisière dans le service du Pr Slama que le Pr Coumel a soigné mon syndrome de Kent. Il est médecin-aspirant à Matignon au temps de Raymond Barre. New-York exerce sur Olivier « une singulière fascination » et, en octobre 1983, il choisit le service de cardiologie du prestigieux New York Presbyterian Hospital-Cornell University Medical Center. Quand l’alcool déboule dans sa vie il exerce aussi dans son propre cabinet de cardiologie à Manhattan.

 

Mais « Je suis hanté depuis toujours par un sentiment angoissant d’inadéquation, d’imposture. Alors que je dégage – selon ce qu’on me dit – une impression de force et d’assurance et même, pour beaucoup, de charisme, je me sens en totale inadéquation avec cette image. Pour moi, cette personne dont le CV épate tout le monde n’a rien à voir avec la personne que je suis réellement. Je vis dans la crainte d’être découvert. Un jour, forcément, quelqu’un comprendra que tout ce que j’entreprends, tous mes succès ne sont qu’une escroquerie, et le château de cartes s’écroulera en quelques secondes. » Là est la racine de sa maladie. Ce livre vous devez le lire. Je ne vais donc pas vous le résumer mais vous confier, dans l’ordre chronologique, des passages que j’ai soulignés lors de ma lecture.

 

« Mes parents n’ont jamais été buveurs ; à la maison, il n’y avait jamais de vin à table ; mes parents ont donc failli car ils ont omis de m’enseigner comment boire convenablement. Ils ont commis une faute importante car ils auraient dû prévoir que cela me handicaperait sur le plan social et professionnel » page 14

 

« la dépendance met les médecins mal à l’aise parce qu’ils n’ont aucun traitement efficace à proposer. Cela explique aussi la stigmatisation morale qui accompagne la dépendance. Chaque fois que la médecine ne parvient pas à guérir ou à contrôler une maladie, elle en rejette la faute sur le patient, en l’accusant de manquer de force de caractère, de volonté, etc. » page 17

 

« J’ai découvert que l’alcool calmait mes angoisses comme jamais les benzodiazépines ne l’avaient fait, et sans effet secondaires. L’alcool me donnait de l’assurance. Je me sentais serein, extraverti, lucide, complètement à l’aise. Je pouvais bavarder sans retenue avec un parfait inconnu. » page 58

 

« Le grand avantage de la cure, c’est que ce n’est pas la « vraie » vie. Mais c’est également son grand inconvénient, et c’est la raison pour laquelle ses résultats sont si fragiles. » page 111

 

« Les racines non biologiques de cette maladie qu’est la dépendance sont à rechercher dans le besoin de changement individuel, de grandir, et surtout de se comprendre soi-même et surtout de comprendre son rapport à autrui. Encore une fois, il est crucial de comprendre le terrain qui prédispose certaines personnes à l’addiction (…) En d’autres termes, tout le monde ne peut pas devenir alcoolique » page 137

 

« personne ne semblait comprendre que je n’avais aucune envie de me détruire. Même dans les moments les plus atroces, j’avis envie de vivre. »

« Ce que j’ai toujours pensé, ce que je continue de penser, c’est que l’alcool, s’il a failli me tuer à d’innombrables reprises, m’a permis d’aller mieux, de survivre. C’est l’alcool qui m’a permis de vivre et je pense que je serais mort, ou bien fou. » page 141

 

« Dans l’addiction, en revanche, les symptômes sont la maladie. Le principal symptôme de la dépendance c’est la dépendance, c’est-à-dire le craving, l’envie obsessionnelle de fumer, de boire, de prendre de l’héroïne et ainsi de suite. Si le patient refume, reboit, etc., c’est à cause de ce symptôme. Pour dire les choses autrement, si le patient est dépendant de la substance, la maladie, elle, est dépendante de ses symptômes. Supprimez les symptômes, et vous supprimez la maladie. » page 214

 

« Mais le baclofène était tombé dans le domaine public depuis des années. On pourrait penser que c’est une bonne chose, mais ce n’est pas le cas : n’importe quel laboratoire peut fabriquer et vendre un générique du baclofène, et donc aucun laboratoire n’investira le moindre centime dans une étude sur ses effets. Comme ce sont les laboratoires qui financent l’essentiel de la recherche sur le traitement de la dépendance… » page 237

 

« Les traitements contre la dépendance ont toujours pour but déclaré de ramener les patients à leur vie d’avant l’addiction, à leur état de « préaddiction ». Non seulement cette méthode ne marche pas, mais elle comporte en outre une faille importante. L’état qui précède la plongée dans la dépendance n’est rien d’autre qu’un état d’extrême vulnérabilité à l’addiction : ce n’est pas un « avant » vers lequel on peut vouloir retourner. C’est pour cela que lorsqu’on me disait : »C’st bon de se retrouver comme avant », je répondais invariablement : »Ce n’est pas du tout comme avant. Avant j’avais peut-être l’air normal, mais je me sentais extrêmement mal. Aujourd’hui, je ne me suis jamais senti aussi bien. » page 247

 

Allez sur le site d’Olivier Ameisen  http://olivierameisen.e-monsite.com/ et bonne lecture avec des commentaires…

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Commentaires

La découverte de l'effet extraordinaire du Baclofène sur la disparition des addictions et la mise au point d'un protocole d'utilisation par le Docteur Ameisen ne fait pas plaisir a tout le monde. Il n'a pu, encore, mettre en place une étude, en double aveugle, sur une cohorte de 250 personnes atteintes d'addiction, pour démontrer l'action positive de ce médicament bon marché, tombé dans le domaine public et qui était utilisé avec des indications tout a fait différentes dans la lutte contre les contractures musculaires d'origine diverses. Les doses utilisées par Ameisen sont trés au delà de ce qui est issu des essais ayant permis l'AMM. (Vidal 99). C'est la raison pour laquelle une étude nouvelle doit être réalisée d'urgence.JC
Commentaire n°1 posté par Clavel le 03/11/2008 à 09h05
Histoire édifiante. Va-t-on un jour pouvoir traiter sa dépendance ? Peut-on aller vers un compromis, comme moi, ancien fumeur, qui s'autorise depuis 20 ans un bon cigare par semaine, exception faite des vacances où je fume un cigare tous les deux jours ? Ce médecin de génie aurait-il pu devenir un excellent amateur dégustateur capable de ne s'autoriser qu'un seul verre de bon vin par jour, ou par semaine, ou par mois ? À dire vrai, cette histoire me glace le sang... L'alcoolisme reste un fléau dont on ne peut venir à bout. Nous sommes tous un jour ou l'autre capables de nous droguer car nous avons tous mille et uns problèmes enfouis dans notre cerveau. Il faut une certaine forme de discipline : savoir s'arrêter à temps, par exemple...
Commentaire n°2 posté par Michel Smith le 03/11/2008 à 09h05
Chers tous Permettez-moi ce copié-collé http://www.sfalcoologie.asso.fr/down...clofene-CP.pdf Une forte publicité a actuellement cours en faveur du baclofène, médicament myorelaxant destiné à soigner des pathologies neurologiques précises. Cette publicité fait suite à la publication récente d'un livre dont l'auteur relate son autoexpérimentation du baclofène à fortes doses auquel il attribue la guérison de son alcoolodépendance. La médiatisation de ce témoignage a entraîné de la part de nombreux patients alcoolodépendants la demande d'une prescription de baclofène en dehors des indications reconnues par l'autorisation officielle de mise sur le marché (AMM) et à des doses beaucoup plus importantes que les doses utilisées habituellement en neurologie, pour suivre les recommandations de l'auteur du livre. La Société française d'alcoologie (SFA) tient à cette occasion à insister sur les points suivants : (1) La mise sur le marché et la prescription d'un traitement visant à réduire l'appétence à l'alcool ne peut déroger aux règles rigoureuses applicables à tout médicament ; ces règles ont pour objectif d'exiger la démonstration de son efficacité et de son innocuité. Dans ces dernières années une étude menée chez l'homme a donné un résultat encourageant (mais non spectaculaire) qui rend raisonnable la poursuite de recherches méthodologiquement indiscutables. Mais les données scientifiques actuelles ne justifient pas aujourd'hui la prescription de baclofène à ces doses et dans le traitement de l'alcoolodépendance. (2) Ce traitement est complexe et multifactoriel, comme la dépendance elle même. Nous souhaiterions que les médias n'entretiennent pas l'illusion qu'un traitement médicamenteux, si actif fût-il, puisse constituer une réponse globale à un trouble dont les composantes sociale, psychologique, biologique sont intriquées. (3) La recherche alcoologique en France est active. Ses orientations doivent continuer de se fonder sur le corpus de connaissances accumulées conjointement par les patients, les cliniciens et les chercheurs, sans céder à l'effet de mode. Les médias pourront être d'un précieux secours en rappelant au grand public comme aux décideurs la place de l'alcool dans les problèmes de santé des Français, place qui appelle une mobilisation dans la recherche comme dans l'ensemble des dispositifs de soin. Au nom du Conseil d'administration, Professeur Martine Daoust, Présidente de la SFA Président fondateur Dr Pierre Fouquet Présidents d’honneur Pr Jean Adès Pr Maurice Bazot Pr Jean-Dominique Favre Pr François Paille Trésorier honoraire Pr Jacques Weill Conseil d’administration Présidente Pr Martine Daoust Vice-présidents Dr Thierry Danel Dr Didier Playoust Chargé de mission auprès de la présidence Pr Michel Reynaud Secrétaire général Pr Michel Lejoyeux Secrétaire général adjoint Dr Paul Kiritzé-Topor Trésorière Dr Dorothée Lécallier Trésorier adjoint Dr Jean-Yves Bénard Administrateurs Pr Dominique Barrucand Dr Amine Benyamina Dr Christian Digonnet Pr Jean-Dominique Favre Dr Benoît Fleury Dr Claudine Gillet Dr Eric Hispard Dr Yannick Le Blévec Pr François Paille Pr Michel Reynaud Dr Alain Sarda Dr Jacques Yguel Représentants auprès de la Fédération Française d'Addictologie Pr Martine Daoust Dr Eric Hispard Pr François Paille Dr Alain Sarda __________ Secrétariat général et siège social c/o Princeps Editions 64, avenue du Général de Gaulle F-92130 Issy-les-Moulineaux Tél. : 33 (0) 1 46 38 24 14 Fax : 33 (0) 1 40 95 72 15 princeps.gdumas@wanadoo.fr Numéro de formateur 11 92 08693 92 Numéro SIRET 321 569 956 000 30
Commentaire n°3 posté par DL le 03/11/2008 à 14h59
J'ai bien lu votre article et la page donnée en lien. Malheureusement, j'y trouve beaucoup de copie/collé dans les articles et prises de positions citées et peu d'informations supplémentaires. C'est peut-être suffisant pour le lancement d'un livre, mais à mon avis pas suffisant pour le traitement médical sécurisé de cette maladie grave, qui va aussi souvent de paire avec des problèmes de santé du à son évolution, qui rendent une automédication sans accompagnement médicale et surveillance individualisée très risqué. Une mise en garde contre l'abus de ce genre de scoop médical et un appel à la modération aussi longtemps que des études plus approfondies ne seront pas mises à la disposition des personnes concernées me semblent obligatoires!
Commentaire n°4 posté par Iris le 04/11/2008 à 15h04
Je vous rejoins sur la prudence et pour ne pas s'enflammer mais : Voici e qu’en dit la littérature médicale (excusez-moi c'est encore du copié collé : """"Addolorato et coll. ont publié le premier essai contrôlé “randomisé” avec baclofène chez 84 patients atteints de cirrhose et de dépendance à l’alcool. La moitié a reçu du baclofène 30 mg/j pendant trois mois, l’autre moitié un placebo. Après trois mois, trente patients (71%) sous baclofène étaient encore abstinents et seulement douze (29%) dans le groupe placebo. La durée d’abstinence cumulée était deux fois plus élevée chez les patients traités par baclofène. Ce premier essai chez les patients présentant une cirrhose alcoolique, une population généralement exclue de ces essais, est certainement une étape importante. Restent encore plusieurs inconnues avant une recommandation plus large de ce traitement : quelle dose, quelle durée de traitement, quelle tolérance ? """" Alors pourquoi la Société française d'alcoologie botte en touche avec un communiqué limite du style "circulez il n'y a rien à voir" ? J'ai regardé la molécule en question, c'est un benzène chloré. Donc je suis d'accord, il faut être précautionneux, et probablement avec ce genre d'organochloré, attention aux surdosages. (C'est mon avis de chimiste) Je ne suis pas médecin, mais j'ai appelé des centre d'alcoologie d'Alsace, ce qui me gène c'est qu'au mieux les médecins alcoologues sont au mieux informés et réticents faute d'essais supplémentaires -ils ne connaissent pas la publication de The Lancet ; au pire il ne sont pas au courant... Bizarre quand je pense à l'énergie dépensée pour défendre le subutex et à boter en touche pour la baclofène. La position de la SF d'Alcoologie aurait du être : attendez, des essais sont en cours et nous pourrons nous prononcer davantage quand nous aurons de plus amples résultats.
Commentaire n°5 posté par DL le 04/11/2008 à 15h28
What a pity all this is so badly translated by Google...
Commentaire n°6 posté par Michel Smith le 29/12/2008 à 09h09
C'est de la traduction automatique, je sais mais notre belle langue est si complexe... je n'ai rien demandé bien sûr... si de vrais traducteurs veulent s'y coller je suis preneur...
Réponse de JACQUES BERTHOMEAU le 29/12/2008 à 09h18
Je tiens à apporter mon témoignage quant aux bienfaits du Baclofène. Ce témoignage n'a aucune valeur scientifique (je ne fais pas parti du corps médical). J'étais, ou je suis (si l'on considère que c'est une maladie dont on ne gueri pas), alcoolique. J'ai commencé à boire à 15 ans et ai bu quotidiennement et de manière exponentielle jusqu'à l'âge de 29 ans. En août 1999, accessoirement j'étais encore sous l'emprise de l'alcool ce jour là, j'ai plongé dans une piscine et je me suis cogné la tête au fond ce qui m'a valu une paralysie à la hauteur de la septième vertèbre. Comme beaucoup de tétraplégique, je suis sujet à de nombreuses contractures au niveau des jambes, ce qui m'a valu de me faire prescrire dans un premier temps du Liorésal et ensuite son générique la Baclofène. L'effet n'a pas été immédiat, d'ailleurs quelques mois plus tard, en janvier, j'étais viré de la clinique où je faisais ma rééducation à cause de mon comportement, du, cela va s'en dire, à ma consommation excessive d'alcool. Je ne saurais pas non plus vous dire exactement quel jour et à quelle heure je n'ai plus été dépendant de l'alcool mais une chose est certaine, au fil du temps et s'en vraiment m'en rendre compte, à part bien sûr mon entourage, j'ai bu de moins en moins, j'ai bu raisonnablement à des soirées entre copains et surtout j'ai passé, encore aujourd'hui, des périodes très longues, sans effort aucun, sans toucher une goutte d'alcool. Voilà, encore une fois, je ne prétends pas qu'il s'agisse d'un médicament miracle, ni qu'il peut être efficace pour tout le monde mais en ce qui me concerne, cela peut paraître paradoxal mais via mon accident, le Baclofène m'a sauvé la vie !
Commentaire n°7 posté par yannick le 29/09/2009 à 21h08
Très impresionnant témoignage de Yannick. Pour en revenir sur le fait que tout le monde ne peut pas devenir alcolo, on prendra seulement pour exemple notre milieu viti où l'on peut dire que sa picole sec, mais de mon expèrience où on trouve relativement peu d'alcolo dur, mais pas mal d'alcolo dépendant qui contrôle : 3 verres à midi, 3 verres le soir, normal: 1 verre avec une entrée, 1 verre avec un plat, 1 verre avec le fromage...Selon les canons de notre prévention, ceux là sont de dangereux déviants sociaux, parce 3+3=6 et que 6 verres c'est une bouteille par jour, et là, c'est l'horreur, que dis-je...l'enfer...
Commentaire n°8 posté par Reggio le 30/09/2009 à 09h28

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