Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
23 mars 2006 4 23 /03 /mars /2006 10:13

Gérard, qui a usé ses fonds de culotte avec moi à l'école d'agriculture, me transmet le ressenti de certains de ses collègues à la suite de mon intervention devant la Fédération des Coops d'Aquitaine : un Berthomeau en petite forme, mou du genou et pas visionnaire pour un sou... Y zorait du me le dire ça m'aurait permis de leur faire la réponse suivante.

A aucun moment de ma vie je n'ai eu l'ambition d'être juge ou missionnaire. La robe ou la soutane, l'instruction à charge et à décharge, la conversion des peuplades arriérées, le réquisitoire, le prêche du haut de la chaire, la sentence, le repentez-vous mécréants... sont étrangers à mon univers. Et pourtant, ma chère maman, aurait tant aimé que j'embrasse la fonction sacerdotale, et Dieu sait que dans ma Vendée natale où les séminaires étaient plus nombreux que les salles de théâtre, on nous mettait la pression. Ma réponse fut sans appel : j'aime les filles. Alors, mes chers présidents, faut jamais rentrer chez soi avec une question rentrée, j'aime trop le débat pour me dérober. 

Cependant si vous dire que les coopératives doivent se recentrer sur leur métier de base : faire le vin, être de vrais winner en capacité de décrypter les tendances des marchés de masse c'est mou et d'ajouter que faute de choix clairs la coopération viticole connaîtra le sort de la coopération laitière, le déclin et la marginilisation, c'est gentil, moi je veux bien mais moi je trouvais déjà que j'y allais un peu fort. Enfin, dire que pour les coops je ne voyais que 2 modèles commerciaux, puisés dans d'autres secteurs, Ia Coop d'Isigny : positionnement marché de valeur ou AGRIAL avec sa marque Florette (salade en sachets) : positionnement marché de masse en concurrence avec des poids lourds type Bonduelle, me semblait donner une perspective claire.

Bon, peut-être qu'il va falloir que je me recycle dans l'animation de Centres Commerciaux comme les ex qui ont connu leur heure de gloire à la télé et qui cherchent à faire un come-back...  

Partager cet article

Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
commenter cet article

commentaires

Bruno KESSLER 25/03/2006 12:51

Cette nuit le 25 mars notre site bordelais a été victime de vendalisme
des individus qui se réclame du CAB... comité d'action bordelais ont saboté notre transformateur ce qui a arrété la production pendant 8 heures.
cet acte a été revendiqué à l'AFP.
 la meilleure façon de trouver une issue au probléme de surstock de la région n'est pas de bloquer les ventes et de faire passer les producteurs pour des imbéciles irrésponsables vis à vis des consommateurs.
Comme nous travaillons avec les vrais producteurs je le dis clairement le producteur d'en bas est en grande majorité ouvert à tout du momment qu'il peut vivre de son métier et qu'il est respécté.
Mais comme ils aiment souvent à le dire  :quand pourrons nous élaborer du bon vin comme nous le voulons avec des techniques modernes pour des consommateurs modernes??
trop nombreux sont les vins adaptés aux marchés export qui sont ajournés par des jury qui ne connaissent pas les marchés.
Alors quoi on veut conquérir la planéte mais sans s'adapter aux désirs des consommateurs??? dans quelle industrie a t'on déjà vu celà ???
je vous invite tous à aller sur le forum du Monde pour mesurer le raz le bol des lecteurs quant aux "aides" versées pour calmer les campagnes sans contre partie structurante et qualitative.
à la veille de l'exposé du rapport qui devrait "améliorer" la situation il est important de savoir que trouver des solutions en ne privilégiant que l'affect et non pas la réalité économique et donc en n'auditant pas les entreprises proches des marchés et donc des consommateurs on prends ses désirs virtuels pour des réalités. 
Les pouvoir publics ne mesurent pas que le probléme numéro un est le gout du vin et que les réformes structurelles bien que nécessaires ne vont pas résoudre les soucis techniques que nous avons pour trouver ou élaborer les vins qui plaisent.
Un bilan de compétence s'impose à tous les niveau pour repartir à la conquéte des marchés.
Celà a un cout mais l'argent dépensé pour réduire les stocks serait fort utile pour améliorer les compétences et ainsi ne pas se  retrouver la situation actuelle.
La coopérative de vinification appuyée sur l'expértise commerciale du négoce, avec des choix clairs est en effet un bon outil  pour résoudre cette problématique.
Le négoce qui a l'expértise de cette question serait a méme de porter la bonne parole mais celà aussi a un cout .
UNE PARTIE DES NOUVEAUX  90 MILLIONS DOIVENT SERVIR A CELA !!!
Il existe déjà des exemples de structures qui ont fait ce choix clair avec succés, nous en sommes .
Comme le service urgence  EDF "fit lux "avec professionalisme que certains producteurs désinformés remettent en question leurs pratiques et retournent sur les bancs de l'école plutot que de jouer aux éléctriciens amateurs.

tchoo 23/03/2006 17:32

le mélange des qualités n'existe plus ou peu en coopérative (elles ont évolués, heureusement)elles ne sont pas non plus responsable de surproduction, vous confondez, production et potentiel de production.Il y a des seuils économiques comme dans toutes entreprises, mais ce n'est pas  cela le problème.Les causes sont identifiés, les remèdes ou les amorces de solutions sont connes, ils n'attendaient plus que quelqu'un les prennent par la main pour les entrainer avec lui, c'est pour cela qu'ils sont déçus.ils n'ont pas encore compris que la (les) solutions sont en eux....Soyons optimistes, cela va venir!

Evens SALIES 23/03/2006 14:21

Il y a deux problèmes potentiels avec une entreprise coopérative de production : 
- le mélange des qualités (il fait tendre le prix du vrac vers celui de la qualité moyenne) ;
- la surproduction (car le capital social est proportionnel augmente avec les ha apportés).
Il faut donc au moins une rémunération qui récompense les producteurs qui font des efforts, suivent un cahier des charges, etc. 

ramuncho 23/03/2006 10:46

s'ils vous ont trouvé un peu mou et pas visionnaire, c'est peut-etre parce qu:
- ils n'ont rien compris à ce que vous leur avez dit:  isigny c'est un peu loin et ca ne parle pas bcp, quand à la salade, on ne va quand meme pas comparer avec le vin!
- ou alors ils pensent que vous ne leur avez rien appris: qu'ils sont déjà recentrés sur leur métier de base, à savoir faire le vin, et que le décryptage du marché n'a pas de secret pour eux...
-ou peut-être que c'est un moyen supplémentaire de se voiler la face (on fait souvent cela quand on sait que quelque chose nous fait peur, mais qu'on n'y échappera pas) et de reculer le moment ou vraiment il va falloir se retrousser les manches, et se remettre sérieusement en question
vous avez raison, l'issue sera le déclin et  la marginalisation de la coopération viticole si cette remise en question n'a pas lieu. ce serait du gachis, car chaque coopérative est à la tête  d'un potentiel de production qui, s'il était maitrisé et gérér fermement avec des objectifs permettrait de remplir une grande partie des clauses de survie qui sont si bien décrites dans votre rapport.
vous croyez qu'ils l'ont lu votre rapport?
moi, je viens de le relire, et je trouve qu'il vieillit bien, il n'a paris beaucoup de rides, car peu des propositions qui y étaient faites ont été mises en oeuvre.
 

  • : Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • : Espace d'échanges sur le monde de la vigne et du vin
  • Contact

www.berthomeau.com

 

Vin & Co ...  en bonne compagnie et en toute Liberté pour l'extension du domaine du vin ... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

Articles Récents