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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 07:00

 

Le désarroi, tel fut le sentiment qui s’abattit sur beaucoup d’intervenants de la place de Bordeaux suite à la réception entre les deux rives. « Mais où voulait-elle en venir cette diablesse sans jupon ? Le savait-elle au moins, grinçaient les plus obtus. Les plus aigus, eux, attendaient stoïquement la prochaine livraison de Marie. Voldemort, lui, plaçait ses pions. Surtout ne rien laisser paraître, tisser tel une araigne sa toile, attendre que l’imprudente s’y englue. Rendons tout de même à la vérité que les idées de Marie firent leur chemin dans les esprits les plus éclairés et, fort discrètement, sur les deux rives, des petits groupes en discutèrent, sans pour autant dévoiler la sympathie que cette Marie de Saint-Drézéry leur inspirait. Les seuls grands absents du débat furent, comme à l’accoutumée, ceux que par facilité nous désigneront sous le vocable « journalistes du vin ». Ils étaient tous en vacances. Seuls quelques bloggeurs par l’odeur du buzz alléchés se fendirent de posts : Lalau toujours prompt à dégainer en pleine nuit, à 3 heures 15 très précisément, lorsque la dépêche Reuters tomba sur son télescripteur de poche posé sur sa table de nuit ; Antonin le basque bondissant fut plus vindicateur que jamais même si cette Marie venait impunément piétiner ses plates-bandes ; dans les 5 du Vin Michel WS quittant pour un temps la môme Carignan donna  un sacré coup de chapeau à celle qu’il surnomma la reine du Petit Verdot ; Hervé Bizeul toujours à l’affut des idées neuves invita Marie à venir chez lui partager le pain et le sel, et la Petite Sibérie aussi. Et pendant ce temps-là Marie arpentait ses vignes. S’imprégnait. Posait des questions. Noircissait son petit calepin de notes. Paul de Candolle, lui, préparait la seconde phase de la blitzkrieg avec le think tank « Sans Interdit » où, un drôle d’escogriffe bien connu des services officiels, tenait lieu dans la plus grande discrétion bien sûr, d’éminence grise. Juillet touchait à sa fin et un matin, en suçotant sa paille, Marie face à Lénine qui s’étirait et à Tintin au Congo qui sifflotait la Paimpolaise, pensa « Ils sont tous à Ferret, je vais me payer le luxe de les tirer de leur farniente » et se saisissant de son Iphone elle balança un SMS à Paul de Candolle : « feu vert pour l’opération « un peu de vent dans les branches de sassafras » Avant qu’elle ne rengaine son téléphone Marie fut hélé par la cuisinière marocaine « Mademoiselle, y’a encore le monsieur Leclerc des magasins qui voudrait vous causer... 

- Encore lui ce casse-couilles...

- Qu’est-ce je lui réponds au monsieur casse-couilles ?

- Rien Aziza je vais le prendre l’appel de ce gros malin dans le salon. « Tel est pris qui croyait prendre » je vais le ferrer...

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Roman
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commentaires

Antonin Iommi-A. 13/08/2011 10:06



Le jeu c'est de deviner qui est cette vierge-marie-jeanne-d'arc du Borde-laid maintenant !



JACQUES BERTHOMEAU 13/08/2011 10:21



Seuls mes lecteurs de toujours savent qui est Marie ! Même que certains ont pleuré en lisant mon feuilleton dominical et oui ainsi va la vie d'un vieux blog !



Michel Smith 13/08/2011 10:00



merci pour ma petite carignanne...



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