Vin&Cie, l'espace de
liberté
Chaque jour, avec votre petit déjeuner, dans ce petit espace de liberté, une plume libre s'essaie à la pertinence et à l'impertinence pour créer ou recréer des liens entre ceux qui pensent que le vin c'est " un peu de douceur, de convivialité, de plaisir partagé, dans ce monde de brutes..."
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appétit ! Diffusez le message autour de vous.
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Chez moi, à la Mothe-Achard, l'entrepreneur de maçonnerie, se nommait
Cocu et, sa femme Ginette, la coiffeuse de maman, qui venait chercher son lait à la maison à des heures indues ne s'offusquait pas que je la salue d'un : " bonjour madame
Cocu..." Les Cocu changèrent de nom, pour des raisons que j'ai oubliées, mais pas parce que le port de leur nom les indisposait, pour s'appeler bêtement Dubreuil. Vous
comprendrez donc que ma relation avec l'appellation cocu est empreinte d'une nostalgie particulière. En revanche, Alors, quand au temps de mes culottes
courtes Brassens chantait le Cocu, je ne pouvais m'empêcher de penser en voyant le jeune brigadier de gendarmerie pédaler comme un fou pour aller rejoindre la jeune
épouse du gros Arnaud, que le cocuage touchait toutes les corporations et ne s'appliquait pas qu'au sexe dit fort. Nous sommes tous des cocus en puissance et réciproquement : en clair
trompeur-trompé comme le bien et le mal, le bonheur et le malheur, sont les deux faces d'un même état.
Pour les vins de pays, l’option, d’accepter la cohabitation d’une
viticulture à deux vitesses, tuera à terme l’ensemble de la production, en rabaissant dans un premier temps les IGP au niveau des prix des sans IG. Juste le temps, que les sans IG soient
contrés et mis à mal à leur tour, par la concurrence de nouveaux vins produits en Chine, au Brésil ou en Inde. C’est une évolution inéluctable. A vouloir satisfaire les demandes d’un
certain négoce qui ne travaille que sur le prix, en croyant que la libération des cépages, des rendements, et la suppression des contraintes de production vont résoudre les problèmes, la
France va brader une partie de son vignoble compétitif des vins de cépages, au profit de vins de table sans positionnement marketing et sans aucune espérance de rentabilité. On reste dans
une approche d’avant guerre, privilégiant le profit immédiat, menée par un négoce dépassé, incapable de s’aligner sur la concurrence mondiale. On se trompe une nouvelle fois de combat. La
solution n’est pas dans le prix payé à la production, ni dans l’approvisionnement, mais dans la spécificité française d’une politique de terroirs. |
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