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               Vin&Cie, l'espace de liberté

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La photo est signée par Elisa Berthomeau©

 

Mardi 14 mars 2006 2 14 /03 /Mars /2006 08:58

Si je me laissais aller à faire de l'humour à deux balles je vous confierais que pour moi la première acception de Girondins fut footballistique : au temps du FC Nantes de ma jeunesse, au jeu accadémique et chatoyant, les porteurs du maillot bleu à chevron blanc, à l'image de Couecou, c'était le football frustre, défensif, sans génie. Mais je ne le ferai pas car ce serait prendre des libertés avec la vérité. Mon goût pour l'histoire, et mes origines vendéennes : pays où la République eut bien du mal à faire son trou, m'ont bien sûr confrontés au débat entre les Girondins et les Jacobins.

Tout d'abord, la Gironde n'est qu'un département, et pour ma part je ne suis pas départementaliste, c'est un échelon de trop dans notre univers administratif, trop étroit, trop porteur de nos querelles de clocher. Pour autant je ne suis pas jacobin, même si notre pays de Gaulois à besoin par moment d'avoir des guides fermes pour lui éviter de verser dans ses fondrières favorites. Alors, et j'espère que vous me voyez venir, appliqué à la gestion de notre beau vignoble national, mon analyse m'amène à un constat et une question.

Nos vignobles sont structurellement régionalisés, concurrents mais irresponsables quand aux conséquences induites par des choix pris soit disant au plan national alors que bien souvent ils n'ont été que la résultante de compromis boiteux, passés au plan national, entre responsables professionnels régionaux, c'est le constat.

La question est double et simple, elle pose les deux termes d'une alternative : grands bassins viticoles autonomes et concurrents ou les mêmes entités jouant leurs spécificités et leurs complémentarités via un pilotage national ?

Au risque de vous décevoir je ne vais pas ce matin répondre à la question, choisir, mais vous laisser la parole, pour que mon espace de liberté joue son rôle de carrefour de débats, et que chacun puisse aller au bout de ses analyses car bien évidemment choisir entre les deux branches de l'alternative c'est prendre parti, c'est assumer les conséquences économiques et sociales de ses préconisations. A vos claviers chers lecteurs, parfois impatients, ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément...

Note : les guides sont ici les lanières de cuir attachées au mors d'un cheval...

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Commentaires

Mr Berthomeau


"........ en effet, la bataille ne se fera pas Etat contre Etat mais grande région contre grande région aux travers d'entreprises fortement impliquées dans le vignoble de ces grandes régions. a l'intégration verticale des entreprises du nouveau monde- phénomène qui trouve son équivalent en france dans le secteur de la volaille- il nous faut opposer un partenariat fort et structuré entre entreprises de production, individuelles ou coopératives, et les entreprises de commercesdu vin........"   extrait d'un rapport remis  au ministre de la filière le 11/07/2001  (vous aviez deja répondu a la question)


j'ai relu avec intéret le rapport toujours d'actualité

Commentaire n°1 posté par carrÚre. ch le 14/03/2006 à 17h33

Monsieur Berthomeau,


Pourquoi voulez vous choisir entre "de grands bassins autonome et concurrents et un pilotage national ?


Cela n'a aucun sens. Aujourd'hui sous prétexte de promotion les Interprofessions et autres organismes professionnels font de vastes campagnes publicitaires  pour vanter les mérites de leur vin et de leur clocher. Ces interprofessions sont devenues de vastes machines à engloutir l'argent des viticulteurs et des négociants.


Que le CIVB ou le BIVB ou dieux sait quel autres interprofession soient pilotée au niveau national ne changera pas grand chose aux carences du systeme, à part peut-être rajouter une couche administrative de plus.


On ne peut pas  raisonner en terme de bassin viticole autonome pour traiter les problemes économiques qui touchent la filiere vin. Les acteurs économiques ne connaissent pas les barrieres des appelations, Les Lurton font du vin à Bordeaux et en argentine, Rothschild des joint ventures pour produire Opus one en californie, le bordelais Magrez collectionne les vignobles autour de la planète.... ce qui compte pour tous ces acteurs c'est d'abord la croissance de leur affaire, c'est la règle de base du capitalisme, n'en déplaise a nos interprofession qui voudrez réduire le débat à la prééminence de leur terroir.


Avant le terroir il y a les sociétés et les hommes. Aujourd'hui on matraque de cotisations les professionnels du vin, et pourquoi faire ? Pour faire des publicités qui coutent fort cher et qui n'ont qu'un faible impacte. A Porto l'interprofession ne vante pas les mérites de l'appellation mais fait directement la publiciét des marques, l'impacte sur le consommateur en est multiplié. Nous en France les interprofession font de la publiciét indépendamment des acteurs économiques.  On trouve des parutions dans THE WINE SPECTATOR ou vous avez des publicités sur des marques identifiées souvent avec des numéros de téléphone pour les vins du nouveau monde, et en face une malheureuse petite  publicité pour les vins de Bordeaux, faite par le CIVB, et que dit cette publicité ? Le vin de Bordeaux est bon !Bravo mais ça ne va pas aider beaucoup le consommateur américain a identifier sur le linéaire la marque qui va lui faire plaisir et qu'il aura envie d'acheter ni lui indiquer chez qui l'achetrer.


Le Point a recemment fait un article sur Richard Sands PDG de constellation Brands, il vend plus de vin à lui seul que toute la région de Bordeaux, et de quoi parle-t-il Monsieur Sands? de grands bassins viticoles autonomes et concurrents et d'un pilotage national ? Non, il parle de marque et de produit marquéttés !


Vous voulez faire avancer la filiere vin ? alors réattribuer une partie ou la totalité des Budgets promotionnels  des interprofession et autres syndicats aux acteurs économiques (viticulteurs et négociants) et à la défense de leur marque et non plus à la défense d'appellation générique ! Faite passer les hommes et les sociétés avant les terroirs !

Commentaire n°2 posté par S. COUREAU le 15/03/2006 à 01h24

Cher lecteur,

sans vouloir jouer au professeur, les termes du choix que je propose sont extrait de la réalité, et ce choix à du sens. Je me tamponne comme de ma première chemise du CIVB, ou autre CI, c'est un zinzin manipulé par son directeur et la communication collective est une amusette. Vous êtes trop Bordelais cher Monsieur, moi je suis sur le terrain de la France du vin et comme la stratégie est un art militaire il faut se garder de prendre ses désirs pour des réalités. Le terrain France est ce qu'il est, refuser d'en tenir compte c'est se priver des armes de la contre-attaque. Que le dynamisme passe par les entreprises ce n'est pas moi qui vais le contester mais les entreprises de Californie, du Chili ou d'Australie ne se privent pas d'agir avec leur drapeau national...

Réponse de JACQUES BERTHOMEAU le 15/03/2006 à 10h23

il me parait absolument indispensable que les décisions et actions des bassins soient concertées et encadrées au niveau national par une instance de régulation ayant des pouvoirs suffisants pour etre en mesure de faire prévaloir l'interet général sur les interets particuliers de chacun des bassins


ce n'est pas en créant des féodalités régionales donc évidemment concurrentes que la filière s'en sortira

Commentaire n°3 posté par bernard ATHEA le 15/03/2006 à 11h19

Pour abonder dans les propos de COUREAU je ne compte pas le nombre de fois* où l'on comparait le budget marketing du CIVBordeaux et celui de GALLO. A mon avis il serait plus raisonnable de comparer  le budget marketing de GALLO à  ceux de CASTEL CVBG,MAGREZ et bien d'autres qui sont aussi des sociètès de commercialisation de vins privèes. Les objectifs du premier sont certainement différents de ceux des autres .


* Encore il y a peu de temps à l'AG des VIFGironde par les propos de Monsieur BERTRAND de la Féderation des syndicats viticoles.

Commentaire n°4 posté par Michel ELIE le 15/03/2006 à 19h43

Je complète mon message précédent en précisant que mon intervention venait aussi en fonction du propos de JACCQUES BERTHOMEAU : "Je me tamponne comme de ma première chemise du CIVB, ou autre CI, c'est un zinzin manipulé par son directeur et la communication collective est une amusette".


Espérons que  SANS INTERDIT va donner un avis réaliste sur les missions des interprofessions viticoles et de leurs résultats.


Chez GALLO lorsqu'un directeur ne porte pas de résultats (ou cumule les échecs)  on lui signifie rapidement qu'il n'a plus rien à faire dans l'entreprise.

Commentaire n°5 posté par Michel ELIE le 16/03/2006 à 08h31

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