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20 septembre 2008 6 20 /09 /septembre /2008 00:01

Ma chronique à propos de la médiatisation de la souffrance m'a valu d'être traité de Vien Con tant par Thomas car j'osais m'effarer de cette exploitation par Catherine Millet que par une "alcoolique" en voie d'abstinence qui cherchait le bouquin de Chabalier pour tenir le coup. Moi je veux bien être traité de VC mais je demande simplement qu'on lise mon propos : je ne parlais pas du livre de CM "Jour de Souffrance" mais du battage fait autour, donc je ne contestais pas les talents d'écrivain de CM. De même pour Chabalier, je ne mettais pas en doute la profondeur de sa souffrance, je lui demandais simplement de mettre un bémol dans son apostolat de nouvel abstinent. Bref, dans notre beau monde, seuls les icones médiatiques ont droit à la parole alors ce matin je vous livre quelques réflexions sur le bonheur...  

Tout homme veut être heureux, mais pour parvenir à l’être, il faudrait commencer par savoir ce que c’est que le bonheur. »

Jean-Jacques Rousseau L’Emile, livre III.


Ce matin je vous propose donc ce conte chinois qui peut se poursuivre à l’infini car le bonheur peut difficilement être circonscrit puisqu’il ne correspond pas à un état mais à une quête qui se heurte perpétuellement, telle la vague sur le récif, à l’ennui des situations acquises. Pour être heureux devons-nous contenter de notre sort, ne pas récriminer, ne pas espérer ? Oui mais me rétorquer-t-on il y a ceux qui sont nés sous une bonne étoile, ceux qui ont de la chance, ceux que la bonne fortune favorise. Notre époque creuse les inégalités, ou du moins les rend plus voyantes donc plus intolérables. La mondialisation nous met sous le nez toute la misère du monde. Nous prenons peur. Nous craignons d’être des nantis insouciants. Près de chez nous, alors qu’on ne cesse de flatter le désir de consommer, beaucoup en son privé. Les loups sont aux portes de Paris. Tout va si vite d’un côté, tout va si mal de l’autre. Et puis, la sagesse populaire dit que le malheur des uns fait le bonheur des autres : dans la compétition si je gagne c’est que l’autre perd ou, traduit à l’échelle de notre pays : si les nouveaux entrants gagnent c’est que nous perdons…

 

«  Un paysan chinois perdit un jour son cheval.

-         Quel malheur ! dit son voisin.

-         Qu’en savez-vous ? répondit le paysan.

Et en effet, le fils aîné ramena outre le cheval perdu trois chevaux sauvages.

Le voisin dit :

-         Quel bonheur !

-         Qu’en savez-vous ? répliqua le paysan.

Et en effet, le fils aîné se brisa une jambe en dressant l’un des chevaux sauvages.

Le voisin dit alors :

-         Quel malheur !

-         Qu’en savez-vous ? rétorqua le paysan.

Et en effet des soldats vinrent dans le village, afin de recruter parmi les jeunes gens et le fils aîné, alité, fut épargné… »

 

à poursuivre…

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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thomas 20/09/2008 01:08

Le bonheur c'est aussi vous lire certains jours.

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