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16 juillet 2008 3 16 /07 /juillet /2008 00:03

Je ne suis pas le chargé de com. de MONOPRIX mais en tant que parisien du 14ième un client de proximité, permettez-moi de raconter l’histoire d’un consommateur, moi, qui essaie aussi d’être citoyen d'un monde qui veut encore durer et qui fait ses courses à vélo au Monoprix de la rue Daviel avec son grand cabas d’osier sur son porte-bagages. C’est à quelques minutes de mon domicile, en descente à l’aller donc ça remonte au retour en pleine charge mais ça me fait les mollets. Bref, dans ce magasin il existe une CAISSE NATURE « réservée aux clients qui n’utilisent plus de sac plastique gratuit » mais pour l’heure elle n’est pas en service car comme me l’a dit une caissière « ça fait râler les autres clients… » Très français ça de pester contre ceux qui jouent le jeu. Bref, encore un petit effort monsieur le gérant de Daviel, soit vous les supprimez vos foutus sacs plastoche et vous vous convertissez aux sacs réutilisables (cf. ma chronique faut-il réhabiliter les hommes sandwiches ? http://www.berthomeau.com/article-20044771.html ).

 

Dans un petit opuscule disponible aux caisses, une rubrique m’a intéressé : « Vers une chaîne de distribution plus respectueuse de l’environnement. » Je vous livre donc, brute de décoffrage, le com. environnementale de Monop. C’est un petit pas, tout petit certes, vers une réelle rationalité économique de la distribution dans les grandes métropoles où le gaspillage énergétique est absurde. Nous pouvons mieux faire sans déployer des tonnes d’intelligence, ni alourdir les coûts, en mobilisant et en adaptant les modes de transport existants : le fluvial, le ferroviaire et surtout le routier. La logistique des derniers kilomètres pour les livraisons aux points de vente, aux entreprises ou chez les particuliers est une source très intéressante d’économies d’énergie. Encore faut-il que notre SNCF, si moderne pour ses TGV, se bouge le popotin pour déringardiser son secteur fret en perte de vitesse ; que nos entreprises routières cessent de se victimiser alors que pendant des années elles se sont développées sur la base d’avantages comparatifs exorbitants et qu’elles adaptent leurs véhicules à la nouvelle donne ; que les utilisateurs de coursiers pétaradants ou de livreurs à domicile de tout poils : pizzas, sushis, verdissent ce type de services par l’incitation à utilisation de motos ou scooters électriques ; que les livraisons du commerce électronique se mettent au tout électrique ; que la Préfecture de Police fasse la même démarche pour ses paniers à salade et autres véhicules de ronde ; idem pour la Poste ; idem pour les chars ministériels surpuissants alors qu’ils n’effectuent que de petits déplacements… La liste est longue et quasi-inépuisable…

Bien sûr, nous les gens du vin, avec nos grosses bouteilles, nous ne sommes pas exonérés de ce type de démarche. Merci de m’indiquer au sein de quelle enceinte cette analyse est effectuée pour que je puisse assurer la communication sur ce beau sujet porteur. En cas de carence nous pourrons toujours danser le quadrille au son du terroir pour rassurer nos consommateurs urbains sur notre sollicitude à leur égard. Qu’ils ne croient pas, les braves, que nous sommes insensibles, mais simplement il faut qu’ils sachent que nous préférons de loin coller des affiches dans les couloirs du métro pour leur vanter les mérites et la beauté de nos beaux coteaux baignés de soleil où l’on respire à plein poumon le bon air. Ça fait vendre coco !

Bon je m’arrête car je me fais du mal. Que dit Monoprix ?

Vers une chaîne d'approvisionnement plus respectueuse de l'environnement

Transport ferroviaire de marchandises à Paris


72 magasins Monoprix, Monop' et beauty Monop, à Paris et en région parisienne, sont approvisionnés par voie ferrée et véhicules roulant au GNV (Gaz Naturel pour Véhicules). 120 000 tonnes de boissons, textile, produits de beauté et articles pour la maison et le loisir seront ainsi acheminées chaque année.

 

Concrètement, une navette ferroviaire emprunte, cinq jours par semaine, les voies de la ligne D du RER (axe Paris-Melun) depuis les entrepôts de Combs-la-Ville (77) et Lieusaint (77), vers la gare de Bercy (Paris XIIème). Les livraisons vers les magasins sont ensuite effectuées par des camions équipés de dispositifs antibruit et roulant au GNV. Avec 26 véhicules, la flotte de Monoprix est la 1ère flotte française privée de véhicules GNV de distribution.

Ce nouveau mode de transport permettra chaque année de réduire de 12 000 le nombre de camions entrant dans la capitale, et de diminuer les émissions de CO2 de 337 tonnes et les émissions d'oxydes d'azote (NOx) de 19 tonnes.


Développement du transport fluvial pour les produits de grand import 
Depuis 2003, Monoprix a en grande partie substitué le transport fluvial au transport routier pour l'acheminement des produits de grand import (hors Union européenne). Depuis le port du Havre, où arrivent les navires en provenance d'Asie, les containers sont livrés par barge vers l'entrepôt central de Combs-la-Ville (77) via les ports intérieurs de Bonneuil-sur-Marne (94) ou Gennevilliers (92).

La 1ère péniche Monoprix a traversé Paris le 6 juillet 2006, chargée de 22 containers exclusivement Monoprix. Depuis novembre 2006, les barges desservant Bonneuil-sur-Marne et passant sous les ponts de la capitale sont au nombre de 2 par semaine. En 2007, 73% des produits de grand import, soit 1745 containers EVP (Equivalent Vingt Pieds), ont été acheminés par voie fluviale, ce qui a permis une économie estimée de 120 tonnes d'émission de gaz à effet de serre.

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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commentaires

tchoo 16/07/2008 22:46

Et le canal latéral à la Garonne (de Castets en Dorthe à Toulouse) ne sert plus que pour le tourisme!
Pendant que les camions citernes de V.....remonte les VP d'OC par l'A 62 et l'A61........

Michel-Laurent PINAT 16/07/2008 17:50

Les gens du vin avec leurs grosses bouteilles se sont mobilisés pour la première fois le 24 juin dernier comme il est facile de le voir à www.ecoconception24juin.com
Ce n'est qu'un début...

Clavel 16/07/2008 09:16

Un distributeur belge, qui vendait beaucoup de vins du Languedoc, Delaize Le Lion, m'avait, vers 1985, invité à faire une série de conférences pour ses spécialistes vendeurs de vin. J'ai découvert une entreprise trés en avance en matière de respect de l'environnement. Les vins arrivaient par wagon citerne de toute l'Europe, dans un chai en banlieue de Bruxelles, ils étaient mis en bouteille consignées et tous les magazins nombreux de Delhaise avaient un système de reprise des bouteilles qui revenaient au centre d'embouteillage. Le vin était mis en avant, a chaque entrée de magazin, et la clientèle fidélisée par ce moyen. Il y avait eu des problèmes judiciaires avec les appellations obligeant à la mise en production en particulier avec Rioja et Alsace. L'Acheteur trés connu dans toute la production européenne avait une connaissance précise des vignobles et des producteurs et des attentes de sa clientèle. Il achetait une grande partie de la production d'une importante cave coopérative du Faugérois, qui a cessé de fonctionner depuis la récolte 2007. Je ne sais si Delaize le Lion a persévéré dans sa méthode d'achat et de distribution ?
JC

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