Vin&Cie, l'espace de
liberté
Chaque jour, avec votre petit déjeuner, dans ce petit espace de liberté, une plume libre s'essaie à la pertinence et à l'impertinence pour créer ou recréer des liens entre ceux qui pensent que le vin c'est " un peu de douceur, de convivialité, de plaisir partagé, dans ce monde de brutes..."
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Les documents d'archives sont redoutables. Celui que je vous propose ce jour de fin d'avril venteux est extrait des archives de l'INA : il date du 14 avril 1968, c'est l'ORTF,
c'est Dim Dam Dom, c'est Jean Ferniot, grande voix politique de RTL, avec son éternel noeud papillon, qui signe des chroniques gastronomiques dans l'Express
du sobriquet l'Oncle, qui, avec 4 compères :
- Henri Gault alors à Paris-Presse,
- Henri Philippon de Valeurs Actuelles,
- La Reynière (Robert Courtine) du Monde,
- et un chef d'un restaurant de la rue Faidherbe, va discuter d'un sujet de taille : le coq - le coq au vin s'entend - doit-il être puceau ?
Je plaisante à peine.
Présenté par Ferniot comme : 5 personnages en quête de saveur, le débat en son mitan nous offre, pour la partie vin, un de ces morceaux de connerie à la
française sur le thème y'a plus de vin de Cahors, du régional de l'étape Philippon - natif du Lot selon Gault - c'est à écouter sans modération. On croirait
entendre certains plumitifs contemporains sur l'inépuisable lamento : " dans notre pays, ma bonne dame, tout fout le camp..."
Ça dure presque 9 mn, pour les impatients vous pouvez avancer le curseur pour aller au morceau choisi sur le vin.
Sans vouloir vous poussez à la consommation je vous assure que l'audition vaut la peine, on y retrouve un chapelet de lieux communs, des assertions toujours d'actualité, pour moi c'est
une perle, un joyau rare, tout ce qui fait de nous français, de vrais franchouillards inexportables. Le pauvre Ferniot on le sent gêné aux entournures...
Bonne dégustation !
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« Jean FERNIOT déguste un coq au vin »
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