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12 mai 2008 1 12 /05 /mai /2008 00:07


La symbolique des couleurs, celles qui nous apaisent, celles qui nous agressent, le bleu marine la couleur vestimentaire la plus portée, le rouge dont le code de la route fait un usage immodéré, le vert des pharmacie devenu couleur des bennes à ordures... La place de la couleur est immense dans nos sociétés contemporaines. Le vin qui se décline principalement que sous trois couleurs, dont l'une le rosé n'en est pas une, n'échappe pas à la difficulté à mettre une signification sous ces dénominations. Michel Pastoureau, directeur à l'Ecole pratique des hautes études, s'y essaie dans un dictionnaire des couleurs de notre temps " aux éditions Bonneton. 

Vin

" Nous appelons vin blanc un vin qui est jaune et rouge un vin qui n'a presque rien de rouge. De même nous qualifions de noir un raisin qui est violet, et de blanc un raisin qui est soit vert, soit jaune. C'est dans la plupart des langues et depuis la nuit des temps (ou presque).

Ces écarts entre la couleur réelle et la couleur nommée à propos de produits à fortes dimensions symboliques et anthropologiques, comme le vin et le raisin, nous rappellent combien les couleurs sont avant tout des codes sociaux, des conventions, des étiquettes. Leur fonction première est de distinguer, de classer, d'associer, d'opposer, de hiérarchiser. Le vin et le raisin ont reçu leurs étiquettes colorées à une époque très ancienne, lorsque seules trois couleurs - le blanc, le rouge, le noir : les trois couleurs "de base" dans la civilisation occidentale comme dans la plupart des autres civilisations - étaient sollicitées pour organiser de tels codes. Les autres couleurs, qui existaient matériellement mais qui jouaient un faible rôle dans l'univers idéologique et dans les systèmes symboliques, ne pouvaient pas encore remplir de telles fonctions. Dire qu'un vin était jaune ou un raisin violet n'aurait alors guère eu de sens. Les qualifier de blanc, de rouge, de noir leur conférait en revanche une authentique fonction sociale, permettait de les inclure dans toutes sortes de systèmes et de rituels, et leur donnait une véritable dimension poétique et mythologique. Toutes carctéristiques que le vin et le raisin ont conservé jusqu'à aujourd'hui.

En langage oenologique, on ne parle pas de la couleur d'un vin mais de sa robe. Comme pour les chevaux, celle-ci peut revêtir des nuances variées, qui se qualifient par un vocabulaire aussi pédant qu'imprécis."

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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commentaires

tchoo 12/05/2008 13:43

En
langage oenologique, on ne parle pas de la couleur d'un vin mais de sa
robe. Comme pour les chevaux, celle-ci peut revêtir des nuances
variées, qui se qualifient par un vocabulaire aussi pédant qu'imprécis."ou pas, on peut aussi utiliser des mots simples, compréhensibles de tous, si tel est le but !

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