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               Vin&Cie, l'espace de liberté

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" un peu de douceur, de convivialité, de plaisir partagé, dans ce monde de brutes..."
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La photo est signée par Elisa Berthomeau©

 

Samedi 9 février 2008 6 09 /02 /Fév /2008 00:07


Dans un pays, ici l'Italie, le vin, et ses étiquettes, raconte parfois mieux l'histoire réelle, la toute petite, la quotidienne, celle qui est tout près des gens, que les livres d'Histoire avec un grand H.
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Dans les années post-68, pour les intellos français de gauche qui voulaient prendre leurs distances avec le goulag, les chars soviétiques et le bilan globalement positif des démocraties populaires, le PC italien, en comparaison de notre PCF stalino de chez stalino drivé par l'abominable Marchais,  apparaissait comme un modèle d'indépendance face à la ligne de Moscou. Et pourtant, dans sa base et chez ses dirigeants, le PCI bâti sur le modèle du grand parti frère, fonctionnait sur des bases identiques. On était plus proche du duel Peponne-Dom Camillo que des rêves fumeux des compagnons de route français du PCI et du PCF, plus à l'aise au Flore que dans les faubourgs de Naples ou les cités de la Courneuve.

Pour finir, encore un petit texte savoureux de l'impertinente Marie-Antonietta Macciocchi sur le vécu interne du PCI : " Le vice-secrétaire du Parti, Luigi Longo, réunissait au dernier étage de la Direction, une fois par semaine, de nuit, les "dirigeantes" de la commission féminine. Et il nous traitait toujours comme des fillettes idiotes, avec le même discours : "Imaginez qu'au dernier étage d'une maison de quartier se trouve une petite vieille, et que c'est à sa porte que vous devez frapper pour lui vendre le journal..." Mais, ce disant, il fixait les seins plantureux de la présidente, deux puissants boulets lisses, palpitants sous un chemisier blanc brodé de froufroutantes dentelles. La présidente se trémoussait dans la soie, se penchait, rosissait d'orgueil. Pour elle, le sein avait beaucoup d'importance. Une fois, au cours d'un voyage commun, comme nous faisions étape dans un hôtel elle me dit : "Dommage que tu es des seisn aussi petits ! Pour faire de la politique, c'est un handicap..." Dans le marx-matriarcat, toutes les femmes-chefs sur lesquelles je suis tombée avaient des seins de nourrice, coussinets rassurants où l'homme pouvait presser sa tête sans risquer le blâme de la mère." 

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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