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28 janvier 2008 1 28 /01 /janvier /2008 00:07


C'est dans Régal, donc étiqueté "le terroir à toujours raison surtout si c'est une star qui fait la pomme" (1)...

C'est Thierry Jacquillat qui va être content...

C'est moi, ex-président de l'Interprofession (mais qui s'en souvient dans les chaumières du Pays d'Auge) qui le suis moins, sauf à considérer Michel Hubert, membre du jury de dégustation et de l'Interprofession IDAC*, comme une AOC, pas la moindre trace de l'AOC Pays d'Auge et Cornouailles dans le panel dégusté.
*
http://
www.idac-aoc.fr/
C'est moi toujours pas content qui, dans les années 90, en dépit du double jeu d'un grand président, avait fait demander aux services de l'INAO de Caen de déguster les cidres "cuves closes". Dégustation sabotée et sabordée.

C'est la preuve qu'il faut se garder des idées reçues véhiculées par certains membres de la corporation des journalistes militants de la cause si populaire des "small is beautiful qui ne font que des produits d'exception".

Edito (1)

Victimes de la mode ?

C'est incroyable la force d'une marque. Chaque jour, on se fait influencer par un logo, une étiquette, une bonne campagne de pub et l'on est prêt à payer le produit très cher parce qu'il est censé être le meilleur. C'est le cas du baladeur Ipod, mais aussi d'un grand Bordeaux * ou d'un poulet de Bresse *? Ne sommes-nous pas victimes d'un effet de mode, d'une image de marque, d'un bon coup de marketing ? Pour notre banc d'essai, nous avons dégusté à l'aveugle des cidres artisanaux élaborés par des petits producteurs passionnés, et d'autres issus de ce que l'on peut appeler l'industrie cidricole *. J'avais la conviction que les cidres d'artisans allaient gagner haut la main, écraser les industriels. Notamment j'étais persuadé de la victoire de celui d'Eric Bordelet que j'aime beaucoup et dont le talent est reconnu par les plus grands sommeliers et les plus grands chefs, comme Pierre Gagnaire. Eric prend un soin particulier à assembler ses 20 variétés de pommes douces, amères ou aigres et à faire un cidre d'exception. il est le seul à être recommandé dans l'excellent guide de Sylvie Augereau (dont je vous recommande vivement la lecture). Seulement voilà, à la dégustation, patatras ! Nous avions caché les bouteilles pourne pas les reconnaître, et le "sydre Bordelet" s'est montré bien au-dessous de nos espérances. A tel point que nous avons recommencé le test. Et encore une fois, les meilleures bouteilles se sont révélé être les cidres industriels. Mauvaise cuvée d'Eric Bordelet ? Problème de bouteilles ? Peut-être. Ca n'empêchera pas d'en regoûter l'an prochain. mais cela prouve encore une fois qu'il faut toujours se fier à son palais, bien plus qu'à l'étiquette.

Julien Fouin rédacteur en chef de Régal
 * à noter que les grands Bordeaux et le poulet de Bresse ne sont pas des marques mais des AOC.
* puisque les petits producteurs artisanaux sont passionnés je suggère que les industriels anonymes soient cités à la barre : il s'agit pour les 2 marques placées en tête de la dégustation de CCLF et de CSR regroupés sous la houlette du groupe coopératif normand Agrial. Le comble de l'horreur pour certains : industriels et coopératifs.


L'édito ci-dessus est un must de tout ce que j'aime et plus particulièrement la connivence - tant reprochée aux journalistes politiques - de certains avec "leurs petits producteurs starifiés"
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A noter que le cidre d'Eric Bordelet est 6e sur 7 et que le dernier est le seul cidre bio vendu sous la marque Auchan ; 
à  noter que l'étagement des notes est étroit de 14,5/20 pour le premier à 12/20 pour le dernier. Les prix, en dehors du Bordelet 9 euros, se situent dans une fourchette très reserrée : de 1,65 euros à 3 euros. Le premier est le moins cher 2 euros juste après le bio d'Auchan. Les cidres industriels n'avaient que 2 représentants. Nulle trace des cidres AOC Pays d'Auge et Cornouailles ni dans le panel présenté, ni dans l'article chapeau du banc d'essai. Enfin le jury était composé de :
- Philippe Mary : la Sydrerie de l'Etoile,
- Alain Dutournier du Crré des Feuillants,
- Christophe Serpin : chef sommelier du Carré des Feuillants,
- Daniel Dayan : directeur de Pomze,
- Michel Hubert producteur en Pays d'Auge membre de l'IDAC,
- Arnaud Didier : oenologue à la Chambre d'Agriculture de Normandie,
- Dominique Hutin journaliste à Régal,
- Floriane Revard auteur du Petit Futé Paris Gourmand.


Bonne année à Anne, Isabelle, Pierrette et Monique et au président de l'IDAC... 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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