Lundi 14 janvier 2008
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L'alcoolisme est un grave et important problème de santé publique...
L'essentiel de la prévention de ce fléau est confiée à une association privée : l'ANPAA.
Le financement de cette association est en quasi-totalité d'origine publique.
Mes relations épistolaires avec l'ANPAA sont anciennes et connues - voir chronique du 06/07/2006 "Des mots plutôt
que des maux"
http://www.berthomeau.com/article-3202480.html - ce qui me permet ce matin de continuer à développer
mon point de vue qui en vaut d'autres.
Je suis de ceux qui pense, par expérience personnelle des rouages des administrations de l'Etat, qu'un établissement public, du type de ceux que nous connaissons dans le secteur
agricole, associant tous les acteurs de la Santé Publique à la définition de ses objectifs et à sa gestion, serait plus pertinent comme bras armé d'une vraie politique de lutte contre
l'alcoolisme. Cependant, pourquoi ne pas envisager deux pistes qui sauvegarderaient le caractère "privé" de l'ANPAA : une Fondation ou une Association faisant appel à la générosité publique comme
les Restos du Coeur ou La Ligue contre le Cancer ? Vivre sous perfusion de fonds publics est contraire à l'esprit associatif et engendre une forme de confusion des genres.
Sans faire de procès d'intention, il m'apparaît évident que le statut associatif, outre qu'il permet aux membres de l'ANPAA de se coopter et à la technostructure d'exercer l'effectivité du
pouvoir, laisse à penser au grand public que l'ANPAA ne s'apparente qu'à un réseau de bénévoles dévoués (un millier sur tout le territoire) en butte à des lobbies puissants. Qu'il y ai
des comportements irresponsables je suis le premier à le reconnaître voir chronique : "Se déchirer grave" du 15/01/2007 http://www.berthomeau.com/article-5237579.html
Soyons clair je ne mets en doute ni le dévouement, ni la compétence de ces bénévoles mais, comme l'a fait remarquer la Cour des
Comptes dans un récent rapport - voir chronique du 13/02/2007 "Monsieur le 1er
Président"
http://www.berthomeau.com/article-5614612.html - l'ANPAA en tant que
structure ne m'apparaît ni comme un modèle d'efficacité et de transparence de sa gestion, ni en capacité de mener et de définir une politique ambitieuse et pragmatique de prévention de
l'alcoolisme.
Comme j'en suis à vous citer mes références vous pouvez aussi lire deux autres chroniques :
- "la croix d'or" du 26/11/2006
http://www.berthomeau.com/article-534935.html
- "Sully Ledermann" du 18/09/2006
http://www.berthomeau.com/article-3863237.html
Ceci étant écrit, pour votre information personnelle je vous livre quelques chiffres-clés. Si vous souhaitez plus de renseignements allez sur le site
de l'ANPAA
http://www.anpaa.asso.fr/index_flash.html
- Pour 2006 le budget de l'ANPAA s'élève à : 63,339 millions d'euros.
- Ses ressources proviennent principalement 88,6% :
1- d'une dotation globale de 35,110 millions d'euros provenant des organismes de SS pour les activités médico-sociales ;
2- de subventions 18,087 millions d'euros, dont 45% proviennent des organismes de SS et AF, 30% de l'Etat et 15% des CG et CR
- Les charges d'exploitation s'élèvent à 58,119 millions d'euros, dont 43,526 pour les frais de personnel soit 69,70% des charges.
- au 31 décembre 2006 les effectifs de l'ANPAA sont de 1329 personnes dont 48 au siège parisien et 1281 en régions. Ramené en ETP (équivalents Temps Plein) : 913 ETP contre 569 au 31
décembre 2000.
- Sur cet ensemble 45% de l'effectif sont des cadres.
- Sur les 4 dirigeants salariés les mieux payés : le DG perçoit 68 446 euros brut annuel ( 8ième salaire de l'association), le DRH, le Directeur de Recherche et Directeur d'activité 56403
euros. Les trois principales rémunérations sont attribuées à des médecins : 75644 euros.
* titre d'une revue, dédié à Michel qui l'avait créé et dont je suis sans nouvelle...
Par JACQUES BERTHOMEAU
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Publié dans : berthomeau
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L' angle d'attaque contre ces associations est tout trouvé, reste à passer à l'action... qui s'y colle ???
J'irais même imaginer que les salaires de l'Anpaa sont suffisament modestes pour que ce soit suspect (primes ?) ; mais là c'est du pur mauvais esprit. En plus, qu'est-ce que tu veux avoir comme avantage en nature quand tu bosses là bas ? Une palette de Contrex ?
Beurk.
En outre, à te lire, même les médecins me paraissent bien peu payés au regard des émoluments (je pèse mes mots) de certains écrivins aquitains que tu villipenda tantôt pour leur droitdanssesbottisme douteux.
Mais bon, l'évaluation financière de la valeur ajoutée offerte par un(e) dirigeant(e) à son employeur est un sujet éminement complexe et polémique sur lequel nous pourrons revenir. D'ailleurs, étant moi-même salariée...
Après quelques semaines d'activité de notre blog je reviens vers vous pour une information en avant-première qui, je le pense, va fortement vous intéresser.
En effet, la Cour d'Appel de Paris vient de condamner une Heineken pour "publicité" sur son site web. Alors, bientôt la fin de nos blogs, des sites qui parlent de vin sur internet ? Tout article publié par vos soins devra-t-il comporter des mentions légales ? N'aurons-nous bientôt plus le droit de parler de vin sur internet, du tout ?
Cette décision, qui fera certainement jurisprudence, est inquiétante pour nous tous. Pour plus de détails au sujet de cette histoire, vous pouvez vous référer à l'article que nous avons écrit (http://www.findawine.com/blog/2008/02/14/le-vin-sur-internet-c%25e2%2580%2599est-interdit/) sur ce thème sur notre blog ou consulter notre page dédiée (http://www.findawine.com/soutenirlevin/index2.php) .
L'équipe de "soutenir le vin".
ps: nous tenons l'information orale du greffe de la cour d'appel et il n'y a pas pour l'instant de confirmation écrite.