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27 novembre 2007 2 27 /11 /novembre /2007 00:04


C'est le titre d'un article de jp géné dans le Monde 2 du 24 novembre. J'en cite un extrait : " Il existe désormais en France une autre façon d'être vigneron que celle des planteurs de merlot défilant en tweed dans les rues de Bordeaux. Ou celle des as du rendement, de l'extraction et des prix. Ils sont environ 200-300 propriétaires - moyenne d'âge 40 ans - répartis dans tous les vignobles, à choisir une autre voie que celle des pesticides et des levures aromatiques, des clones tristes et des moissonneuses-batteuses qui ont mis la viticulture française dans l'état que l'on sait. Jeunes ou vieux, toujours passionnés, reprenant un domaine familial ou débutant sans le sou et sans hectares, ils commencent par retourner à la vigne et à faire revivre la terre en débranchant la perfusion chimique..." Pour lire l'ensemble du papier se référer au Monde 2. 

L'article de jp géné traite de la sortie du nouveau livre de Sylvie Augereau Carnet de Vigne, les éditions de l'Epure, 19 euros. Je vous livre, un morceau choisi des propos de l'auteure extraits du site de France 2. 

Mes voeux :

- j'espère que les planteurs de merlot de Bordeaux * qui défilent en veste de tweed - peut-être au volant de leur moizabat sur les Quinconces - vont réagir, ainsi que tous les non-propriétaires qui font du vin, les maîtres de chai salariés par exemple, à l'article de jp géné. Vous pouvez aussi lui écrire directement jpgene@noos.fr pour lui demander son diagnostic sur l'état de la viticulture française, car manifestement il sait lui. Mais soyez gentils de nous réserver la primeur de vos humeurs ; 
* Bordeaux, à neuf, étrillé à Caen 5 à 0, la revanche du Calvados sur les Grands crus, c'est Anne et son fils qui doivent être contents...

- Sur les propos de Sylvie Augereau ci-dessous, seul le guide du Pous peut comprendre - lui qui est mon ami et qui me gronde quand je fais des écarts de plume - la paresse matinale de cette même plume. Les vôtres peuvent en profiter pour les agrémenter, les complémenter, en s'offrant dès le matin un pti verre de vin qui cause, de commentaires les plus sincères bien sûr.

 

Le Carnet de Vigne Omnivore

Publié le 20/11 à 19:40
Après Le Carnet de Route, guide des bonnes tables, le magazine Omnivore publie un Carnet de Vigne
Cliquez ici pour voir en grand
L'auteur de cette première cuvée n'est autre que Sylvie Augereau,  pétillante jeune femme déjà aux manettes du salon DivinOmnivore consacré aux vins dits naturels.

On ne s'étonne donc pas de voir l'ouvrage sous-titré "Les 200 vins 100% raisin". Ni de constater que cette passionnée y consacre autant de place aux breuvages qu'aux vignerons.

Une galerie de portraits de vignerons sincères
Ecrit dans une langue alerte et savoureuse, Le Carnet de Vigne s'attache aux hommes, à leur histoire, à leur cheminement, à leur travail, à tous ces vignerons qui "interviennent énormément dans la vigne pour ne pas intervenir après", en cave, avec la chimie.

Une galerie de portraits, donc, d'auteurs de vins naturels (la définition lui va s'il s'agit de vins "peu levurés et assez peu sulfités pour être buvables", mais si cela ne tenait qu'à Sylvie Augereau se serait des vins "matures"), derniers des mohicans "d'une viticulture qui court lentement mais sûrement vers sa perte".

Dans chaque région, Sylvie Augereau est allée à la rencontre de vignerons sincères dont elle résume pour chacun l'esprit, avant d'analyser le vin avec sensibilité, sans oublier "le petit +" du savoir-faire ou du cheminement personnel, ainsi que la fourchette de prix et l'adresse.

Dans le même esprit que le Carnet de Route Omnivore, son équivalent des bonnes tables, Le Carnet de Vigne ne distribue pas autoritairement les notes et n'assomme pas le lecteur à coups de jugements péremptoires. Il reste humble. Mais se fait quand même plaisir en offrant un palmarès de ses coups de coeur (révélation, militant, défricheur, caviste etc...).

Des vins vivants et causants, tout sauf muets
Oui, ce Carnet de Vigne sort des sentiers battus. Il demande un petit effort au buveur. Celui d'abandonner ses a-prioris et les goûts formatés. Il est destiné selon son auteur à "quelqu'un qui boit les bouteilles qu'il achète et ne fait pas seulement un investissement"

"Les vins présentés sont des vins vivants, toujours différents d'année en année" et les vignerons mis en avant "des gens qui ne sont pas toujours sûrs de faire bon chaque année",  explique-t-elle dans le dernier numéro 
du magazine Omnivore.

"Face aux flots de vins rendus muets pour mieux durer, notre sélection a tenté de dire la luminosité d'un fruit tiré par les racines et tenu par la pierre.", écrit-elle dans le vibrant éditorial du Carnet de Vigne. "Combien de temps cela peut-il vieillir ? Aussi longtemps que vous résisterez à l'ouvrir."

Le Carnet de Vigne Omnivore (éditions de l'Epure, 19 euros)

 
Laure NARLIAN
 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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commentaires

Michel Bettane 27/11/2007 12:43

Encore un de ces textes bien pensants, de journalistes ne connaissant pas vraiment leur sujet et simplifiant de façon maichéenne le tissu social du vignoble français pour plaire à une minorité de bobos et peut être montrer que leur journal n'a pas que des spécialistes bourgeois et formatés pour informer sur le vin! Et aucune déontologie : aucune indication des liens étroits qui unissent l'auteur de ce livre et les vignerons qu'il décrit, et la façon dont Omnivore (qui fait d'ailleurs un travail plus remarquable sur la cuisine que sur le vin) fonctionne!  Mais ce sont les autres qui par définition n'ont pas de sens éthique! Michel Bettane

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