Mercredi 30 novembre 2005
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" Une cinquantaine de viticulteurs ont saccagé à Sète et Montpellier des locaux administratifs, bblessé trois fonctionnaires et
déversé un millier d'hectolitres de vin sur le sol, apprend-on à la préfecture du département et au Ministère de l'Agriculture... " Agence Reuters
Les cagoulés sont de retour avec battes de base ball pour renouveler le genre. Le vin de pays d'Oc déversé dans le caniveau
était destiné à l'exportation. Des désespérés, pas sûr, des lâches, c'est certain, lorsque j'étais rue de Varenne, au temps de Michel Rocard, les CAV étaient soi disant les " bras armés " de
certains dirigeants officiels (la réthorique corse). Le double langage, l'ambiguité, la couardise, produisent toujours les mêmes effets. En dépit de leurs rotomontades, de leur dialectique
creuse, sans jamais leur concéder un pouce de terrain, nous avons conclu les accords de Dublin qui ont permi au Languedoc de sauver l'essentiel et de retrouver un avenir.
En arriver à " une chirurgie de champ de bataille " est le stade ultime d'une succession de non décisions, de refus d'affronter la
réalité, de choisir. Je ne radote pas car avant de faire " rapporteur " - lorsque j'étais où que j'aille le "rapport berthomeau " - j'ai fait le "médiateur" : pour le Rivesaltes, beau cas de
désastre prévisible; pour les Charentes, bel exemple de non gestion du second vignoble de notre pays; dans le Gers, où après une longue période d'exception gersoise les protagonistes
étaient prêt à avancer ; à Châteauneuf du Pape, pour tenter de dénouer un petit sac de noeuds... Ce n'est pas à moi de porter un jugement sur l'efficacité de mon action, certains
abonnés du blog seraient plus à même d'en témoigner, mais ce dont je suis sûr c'est que j'ai pu faire bouger les lignes, amener certains à dialoguer, être le catalyseur des bonnes volontés,
et surtout un accoucheur de décisions.
Vous allez me trouver immodeste, mais ce matin c'est un petit appel que je lance du fond de mon placard : je suis prêt à remettre ça.
Me colleter à la réalité. Servir ! Entre Bordeaux et le Languedoc-Roussillon via le seuil de Naurouze, aller au devant de cette base qui désespère sans pour autant en venir aux extrémités des
cagoulés.
Un grand silence va sans doute recueillir ma proposition. Et pourtant certains d'entre vous pourraient la relayer là où elle pourrait
être entendue. Merci de votre attention et bon courage pour des lendemains difficiles.
- une offre atomisée comme l'est celle de la coopération languedocienne aujourd'hui (encore 103 coops dans le Gard par exemple)
- un déficit de formation des hommes de 30 ou 40 années (combien de dirigeants sont formés aujourd'hui pour définir un objectif, animer une réunion, embaucher un collaborateur )
- l'absence complète d'indicateurs clairs et honnêtes de gestion analytique de groupes qui permettraient à chacun de situer ses résultats par rapport aux autres (ce qui existe dans pas mal de départements et de production française depuis allez, disons 30 ans alors que la première région du premier pays viticole du monde ou presque n'en dispose même pas pour ses producteurs en 2005
- le fait (vous en parlez quelque part je crois) qu'on a "investit" des millions dans des études de marketing Ernst Young et Cie, que l'on présentait en AG aux viticulteurs, assorties de termes d'écoles de commerce, quand il aurait au miminum fallu se demander (voire payer un spécialiste pour cela) quels étaient, en termes simples et compréhensibles, les quelques messages essentiels à marteler;
- avec quelques leaders dont l'inaction et le goût du pouvoir a suscité un nivellement pas le bas terrible dans les équipes de responsables
- avec, etc.
Ok, la crise a des causes externes, mais pour celles qui dépendent de nous, je ne vois par quels miracles on ne paierait pas aujourd'hui toutes ces carences.
Quand je vois Skalli attaqué alors que le Languedoc a grandement besoin d'un tissu de négoce FORT et dense, je doute que l'avenir soit facile.
Le coopérateur de base est aujourd'hui coincé entre le court terme où il va se débattre dans des difficultés financières terribles mais qu'il va falloir résoudre, et le long terme qui nécessite des réformes qu'il n'est ni capable d'imaginer, ni de contribuer à construire puisque ses dirigeants ne lui en proposent pas.
Jean Clavel
Vous vous proposez pour reprendre votre baton de pèlerin, je pense qu'avec l'élection de Philippe COSTE, à la présidence du CIVL, mon Président du Minervois lorsqu'il y a peu j'en étais directeur, et ouvert à prendre les inititiatives tant attendues.
Je n'ai pas son EMail mais vous pouuvez le joindre directement au CIVL à Narbonne
Bien amicalement et encore toutes mes félicitations pour vos réflexions et positions
on conforte d'abord les structures qui marchent(negoce,certains groupements,particuliers qui exportent)
on concentre l'offre
on elimine certaines personnes qui montent
a paris et qui pensent pour nous alors qu'elles ne pensent pas comme NOUS!!
on simplifie les structures:commission vin JA,fdsea,fed des coop,fed des vifs,agpv,chambre agriculture,syndicat des crus,inao,cnaoc,onnivins anivit,et j'en oublie.....(ministere)
bien entendue toutes ces structures on un president souvent indemnisé etqui pour rien au monde ne laisserait sa place
bref,comment voulez vous que l'on sen sorte?
Berthomeau reviens vite nous remettre de l'ordrecar cap 2010est encore a l'ordre du jour!associe toi avec j Clavel et les quadras de la viticulture de demains seront avec vous mais il ne faut pas faire du neuf avec du vieux
laissons de coté ces personnes qui ne savent meme pas ou sont leurs vignes et qui prenne la terre pour une boule ronde qui tourne sous les ailes des avions!(tellement qu'ils voyagent!!!)
alors au travail !
les vignerons attendent un declic pour conquerir le marche mondial
a bientot je l'espere etmerci pour tout
Nono