www.berthomeau.com

               Vin&Cie, l'espace de liberté

Chaque jour, avec votre petit déjeuner, dans ce petit espace de liberté, une plume libre s'essaie à la pertinence et à l'impertinence pour créer ou recréer des liens entre ceux qui pensent que le vin c'est
" un peu de douceur, de convivialité, de plaisir partagé, dans ce monde de brutes..."
Bon appétit ! Diffusez le message autour de vous.
Si vous souhaitez recevoir mes chroniques chaque matin abonnez-vous à la newsletter, colonne de droite (c'est gratuit) et surtout ne décochez-pas la case chroniques (sinon vous ne recevrez rien).
ou placez
www.berthomeau.com dans vos favoris.
Merci pour votre fidélité et n'hésitez pas à faire des commentaires.
Bonne journée à tous, ceux qui ne font que passer comme ceux qui me lisent depuis l'origine de ce blog.

Pour les amoureux du bien vivre à la française l'adhésion à l'Amicale des Bons Vivants s'impose afin d'affirmer notre engagement et notre détermination face aux provocations des prohibitionnistes. 
C'est simple comme un clic via : commentaire ou contact ou
berthomeau@gmail.com

  

La photo est signée par Elisa Berthomeau©

 

Jeudi 24 novembre 2005 4 24 /11 /Nov /2005 08:44

Le poids des mots : blocus, séquestrer les certificats d'agrément, comment à Bordeaux le Conseil d'Administration du Syndicat de Défense des appellations Bordeaux et Bordeaux Supérieur en est-il arrivé à utiliser un langage guerrier et à se positionner hors de l'état de droit.

Les syndicats de défense de l'appellation sont le socle de notre système d'AOC : édicter et faire respecter les conditions de production tel est leur objet social, rien de plus rien de moins. S'aventurer sur le terrain économique, même si la situation des viticulteurs est dramatique, et elle l'est, et elle était prévisible, va mettre plus encore en porte-à-faux notre belle construction intellectuelle de l'Appellation d'Origine Contrôlée.

J'ai déjà écrit une chronique traitant de la manipulation des rendements d'AOC pour peser sur le volume de la production (le 24 août) et une autre sur la demande de prix minimum des vins de table et de pays (le 8 septembre) pour ne pas avoir à y revenir ce matin. En France on parle beaucoup de prévention lorsque le torchon brûle, mais quand le torchon brûle il faut éteindre le feu.

Alors soyons clair, lorsqu'il y a trop de vin, quelle que soit sa qualité, il faut soit le stocker en attente d'un retour à meilleure fortune, soit le détruire par la distillation, soit trouver un équilibre entre baisse du prix et l'augmentation des volumes vendus pour appuyer une stratégie de reconquête des parts de marché perdues, soit les trois à la fois. Mais soyons clair, c'est autour d'une table que ça peut se discuter, pas par des communiqués ou des appels à la solidarité des autres régions.

Négocier, négocier encore, négocier toujours, encore faudrait-il, en période où les tous les clignotants sont au vert, en profiter pour constuire le cadre de cette négociation, pour anticiper l'évolution des marchés, pour élaborer une stratégie France, pour dépasser les courtes vues égoïstes, pour tout bêtement se comporter en responsable...    

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Retour à l'accueil

Commentaires

Mon cher Jacques
Je crois que vous êtes un incorrigible optimiste.
Amitiés
Bernard
Commentaire n°1 posté par Dauré le 24/11/2005 à 09h54
un élément d'optimisme : le Midi Libre du 23 novembre signale qu'il existe des vignerons heureux ceux de l'AOC FITOU dont les ventes progressent ''grace à l'explosion des marques et génériques''
qualité et marketing semblent etre les clés de la réussite : voilà un exemple à suivre
Commentaire n°2 posté par athea le 24/11/2005 à 17h46
Les viticulteurs sont désespérés;du coup l'initiative syndicale leur apporte du baume au coeur:nous ne sommes pas seuls dans le difficulté,on s'occupe de nous....Il y aussi un phénomène de concurrence et de surenchère entre le syndicalisme de produit AOC et le syndicalisme général.
Maintenant il y a ceux qui ont besoin de vendre,je dirai presque quel que soit le prix;ça ne peut pas tenir.
On entend des regrets par rapport à la distillation de crise de cet été!!
Commentaire n°3 posté par BERTRAN DE BALANDA le 25/11/2005 à 18h01
Cher Monsieur,

Lorsque l'interprofession n'arrive pas à mettre en place des mesures totalement efficace de régulation du marché (offre demande), lorsque cette même interprofession, aidée du gouvernement, fait pression sur le comité national de l'INAO pour que ce dernier adopte des rendements économiques (ce qui n'est pas sa mission), quant l'INAO fait appelle aux interprofessions pour exercer le contrôle qualitatif des produits (parcequ'elles ont l'argent pour le faire), alors que c'est la mission des Syndicats et de l'INAO, lorsque le CNINAO interdit aux Syndicats de Bordeaux, depuis 1997, de modifier son décret d'appellation pour une sombre histoire de nombre de pieds à l'hectare... et bien dans une filière où chacun entend exercer les missions des autres, le Syndicat des Bordeaux s'apprête à faire de même...

Assemblée Générale Extraordinaire le vendredi 2 décembre à Beychac et Caillau, pour voter ou non l'idée du "blocus" proposée par le bureau. Idée qui a déjà recueillie l'assentiment du Conseil d'Administration.

Quant au terme de "Blocus" il a l'avantage d'être français et compris par tous... Dans notre esprit le blocus est dans l'intérêt de l'ensemble de la filière.

Je fais référence ici à la feuille de route de Bordeaux, à l'appel conjoint du syndicat des Bordeaux et du Syndicat du négoce, et à la déclaration de l'AFED lors d'un comité de direction de l'ONIVINS... Toutes ces déclarations appelaient de leur voeux la fixation d'un prix minimum. Même le Ministre de l'Agriculture, pourtant d'origine libérale, a souhaité la mise en place de "prix seuil".

Dans un pays où le SMIC augmente chaque année, on ne peut pas laisser agir le marché sur le prix des production, en deça d'un prix minimum. Ou alors il faut laisser le marché fixer le SMIC !!!

J'ai appris que votre idée des "vins de cépages de france" était de nouveau d'actualité. Je vous en félicite. Faites si vous le pouvez, qu'elle soit, cette fois, ouverte à tous : quelle que soit leur origine, ou la couleur de leur grappe !

Enfin une vrai idée collective nationale !

Merilleur souvenir.

Yves d'Amécourt
Secrétaire Général du Syndicat des Bordeaux
Commentaire n°4 posté par Yves d'Amécourt le 28/11/2005 à 16h02

Wine News

Derniers Commentaires

Pages

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés