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28 septembre 2007 5 28 /09 /septembre /2007 00:05
Comme j'aime beaucoup l'interview, de l'éminent et pertinent Directeur du CIVB, publiée sur le site pleinchamp.com, je vous en livre l'intégralité sur mon espace de liberté afin de me permettre, puisque je partage l'opinion de l'auteur de  "OPA sur la viticulture" qu'il faut confier le pouvoir économique aux professionnels, de poser une  question principale : comment traduit-on juridiquement les modalités pratiques d'une gouvernance économique responsable des grandes régions décentralisées? Par exemple comment traduit-on la représentativité économique des diverses familles professionnelles, en sièges et droits de vote, et la responsabilité des dirigeants élus ? Poser le problème simplement en terme de confiance n'a guère de sens pour des organismes, comme les interprofessions, qui sont par construction des structures où, qu'on le déplore ou non, les intérêts économiques sont parfois divergents entre les familles professionnelles et même à l'intérieur de celles-ci (l'alternance des présidences ne règle en rien cette question cruciale, elle permet souvent de remettre le vrai pouvoir entre les mains du Directeur qui assure la permanence de la gestion, ce qui peut expliquer la longévité de certains). Toute prise de décisions qui engagent l'avenir d'un vignoble suppose que l'on fasse des choix, il me semble donc crucial de sortir du flou artistique entourant l'exercice et la responsabilité du pouvoir. Enfin j'ajoute, pour sortir du débat posé en terme "de c'est la faute à qui ?" une question subsidiaire : pourquoi les Interprofessions n'ont-elles jamais eu recours à des Cotisations Volontaires (c'est-à-dire non rendues Obligatoires par l'Etat) pour conforter leur pouvoir économique ? Dans cette hypothèse elles se seraient exonérées de la tutelle de l'Etat. Enfin, une remarque de béotien, je croyais que les rendements dépendaient des textes votés par des professionnels, aussi bien dans les ex Syndicat de Défense qu'au Comité National de l'INAO. Et puis, pour la bonne bouche, Bordeaux a-t-il été ces quinze dernières années sevré de droits de plantation ?
publiée sur le site publiée sur le site pleinchamp.com,pleinchamp.com,dimanche 23 septembre 2007
 
 
 
   

L'information agricole

 
 
 

Trois questions à Roland Feredj

 

« Il faut faire confiance aux professionnels »


(Réussir Vigne Septembre 2007 - 11/09/07)
 
   
 
Roland Feredj, directeur du CIVB.
 

Roland Feredj, directeur du CIVB, est aussi l'auteur d'un opus au titre provocateur “ OPA sur la viticulture ” dans lequel il dénonce la mise au pas par l'État de la filière.

 

Cette situation n'est-elle pas due aux professionnels qui n'ont pas su se remettre en cause ?

 
On peut toujours critiquer les professionnels mais disposent-ils des outils nécessaires à la gestion de la filière ? Prenons l'exemple des interprofessions. Elles ont des missions de régulation économique. Comment peuvent-elles les remplir alors qu'elles ne fixent pas les rendements et ne décident pas de l'attribution des droits de plantation.
Le rôle de l'État devrait être de mettre en place des institutions pour permettre aux professionnels d'être responsables. L'État préfère s'occuper de tout et ne fait pas confiance à ces derniers.

Ce qui n'a pas empêché la viticulture française d'enregistrer quelques beaux résultats…

 
Ce qui prouve que les professionnels ne sont pas si mauvais. Mais on ferait bien d'observer ce qui se passe dans d'autres pays, notamment au Portugal ou en Italie ou l'État a émancipé de sa tutelle le secteur. La France est un pays extrêmement centralisé. Il faut faire une révolution en termes d'organisation.

À la lecture de votre ouvrage, vous fondez de grands espoirs sur la future réforme de l'OCM. Pourquoi ?

 
Le projet d'OCM est une chance. Sa philosophie générale tendant à séparer l'économie et le social est une bonne chose. Nous sommes aujourd'hui dans un système totalement ouvert. Soit on s'inscrit dans la régression, soit on libéralise et on en tire les profits sous réserve que l'application nationale de ces réglementations européennes soit moderne, avec une vraie décentralisation. Et là, c'est le moment ou jamais.

Claudine Gérard

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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commentaires

tchoo 28/09/2007 11:04

Le parlement des viticulteurs et la démocratie directe existe, qu'en ont-ils fait?

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