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Lundi 21 novembre 2005 1 21 /11 /Nov /2005 08:56

La remise en ligne samedi d'une de mes chroniques : " Mobylette " a déclenché un match classique entre le Languedoc et Bordeaux sur la responsabilité de la crise et surtout sur qui va en supporter les conséquences.

Je ne reviendrai pas sur l'analyse, le rapport que j'ai commis en 2001 reste d'actualité, en revanche ce matin je souhaite couper les pattes à un sale petit canard que certains esprits mal intentionnés ont lâché dans le débat qui a fait suite à la note d'orientation " Cap 2010 ".

La proposition de créer un vin des cépages de France, assemblage issu de cépages produits et agréés, partait du constat que pour reconquérir les parts de marché perdues à l'export il fallait associer trois identifiants forts : France, cépages, marque...

Alors disons le tout net, si " les faiseurs de miracles " ou " les vendeurs de discours " veulent s'engoufrer dans l'élaboration de ce nouveau produit pour faire de la bistrouille, recycler des excédents ou des vins d'AOC déclassés, mieux vaut fermer la boutique tout de suite et faire un autre job.

Pour ceux qui ont pris la peine de lire "Cap 2010 " je rappelle qu'une de ses propositions centrales, en plus du partenariat et de la gestion par bassin était : l'affectation des hectares. Si nous voulons préserver notre potentiel de production il faut être en capacité d'élaborer à partir de nos raisins tous les produits qu'attend le marché. Pour ce faire il faut gérer dans la transparence et l'efficacité économique la mixité de notre vignoble...

Qu'on ne vienne pas me dire, qu'au début du XXI ième siècle, à la condition de simplifier et de clarifier les strucutures administratives publiques mais aussi professionnelles, que ce chantier ne peut être ouvert...

bistrouille : dans le langage populaire parisien du début du XXième c'est du mauvais vin trafiqué...   

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Commentaires

En parfaite harmonie avec vos conclusions je suis étonné en effet que les grandes maisons de vins françaises qui pourtant sont présentes dans les grands vignobles du monde ne prennent la balle au bond.
Bien entendu cela ne peut s'envisager que par un changement des mentalités des vignerons. produire ce qui est demandé par l'entreprise en qualité et prix.
Pour cela il faut arrêter d'aider par subvention et autres avantages le vigneron mais il faut oser appuyer et soutenir la démarche et le dynamisme des entreprises de négoce qui s'engagent dans cette voie.
Ou en sont les grands groupes sur ce point et les instances professionnelles et politiques nationales, avez vous toujours des contacts pour apprécier l'élan dont vous avez été le moteur ces dernières années.
Commentaire n°1 posté par castell yves le 21/11/2005 à 11h30
Bien sûr dans la situation actuelle il ne faut pas se priver d'initiatives originales;cela aurait dû être initié depuis longtemps.Les autres régions agitent Bordeaux comme un épouventail;or la Gironde n'est pas prête pour l'instant à se décider pour la production de vin de pays.Certains pourraient s'en réjouir mais Bordeaux a des effets de nuisance bien supérieurs en bradant ses prix voire sa qualité dans le cadre de l'AOC;
Commentaire n°2 posté par BERTRAN DE BALANDA le 23/11/2005 à 09h49

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