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18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 00:02

Mon cher Lionel,news.jpg 

 

Dans ton voisinage picto-charentais, en ce moment, ça craint. Les scuds volent bas, tels les mauvais coups. L'exilé de l'île de Ré, où par bonheur on produit d'excellentes patates d'AOC, un général défait à plates coutures, dont le dernier fait d'armes fut de laisser en plan ses troupes déboussolées sur le champ de bataille, pourfend avec un plaisir et une rancoeur non dissimulés, celle qu'il qualifie de personnage de second plan. Quelle élégance ! Quelle hauteur de vue ! Quelle grandeur d'âme ! Quel dommage que ce grand homme, comme le fit, avec son doigté coutumier, son ami le dégraisseur de mammouth, ne soit pas monté sur un tonneau de Pineau pour déclarer aux électeurs, qu'avec une telle donzelle la patrie était en danger ! Ce coincé du col, dont l'empathie m'a toujours séduit, devrait savoir que le vinaigre - cher à son mentor de Jarnac - dans une sauce, dite vinaigrette, doit se marier harmonieusement avec l'huile, se faire oublier, pour exalter les saveurs des mets qu'elle accompagne ; une pointe acidulée seulement, pas un flot d'aigreur qui masque l'essentiel. Moi, petit chroniqueur sans envergure, lorsque j'arpentais le vignoble des 2 Charentes, dans la petite auto de la DDAF, dans un temps où les "élites" du lieu, tétanisées par la crise, se laissaient aller dans mon giron, démissionnaient de leurs responsabilités, ressassaient les vieilles rancoeurs, je reste fasciné par l'incommensurable orgueil de certains hommes * censés être en charge ou en position d'assurer le devenir de notre beau pays. Quand cesseront-ils de nous offrir le piteux spectacle de leurs ambitions déçues et de leurs minables querelles ? Nous sommes des citoyens, des cochons de votants, ceux par qui ils existent. De grâce, un peu plus d'élégance dans ce monde de brutes ne saurait nuire à la pertinence des débats.

Ceci étant écrit, cher Lionel, laissons de côté ces règlements de comptes à OK foirail, et revenons aux belles maisons que vous présidez depuis quelques années. Dans mon fichu rapport de 2001, je m'étais permis de souligner que " le succès et la prééminence des marques pour deux appellations françaises : le Champagne et le Cognac, succès tel, que ces joyaux omettent toute mention de l'appellation d'origine contrôlée sur les étiquettes " montraient que le marketing n'était pas antinomique avec le monde du vin. Et de m'interroger sur quel fondement les grandes maisons de Champagne et de Cognac avaient su bâtir des marques. Je n'aurai pas l'outrecuidance de répéter la teneur de mes réponses à quelqu'un qui préside aux destinées de Martell, Bisquit, Mumm et Perrier-Jouet. Alors pourquoi diable cette lettre, mon cher Lionel, en dehors du pur plaisir de tenir une promesse que je t'ai fait sur la terrasse de Beaubourg ? Tout simplement pour souligner, auprès de ceux qui doutent encore de la validité des analyses livrées voilà bientôt 6 années, que notre beau pays dispose de locomotives, des TGV même, qui sont en capacité de distribuer sur la planète entière des produits de notre beau terroir. Je sais que certains m'objecteront que votre maison-mère accueille dans son giron de grandes maisons concurrentes, celles qui nous ont taillé des croupières ces dernières années. C'est un fait que je ne saurais nier mais, n'aurions nous pas intérêt de nous interroger sur les raisons qui motivent l'absence de vins tranquilles français dans le portefeuille de PR ? De nous atteler à la remise en ordre de notre ressource vin. Je sais, je radote. Non, après tout, je tape toujours sur le même petit clou.

Je pourrais continuer encore, car je suis un obstiné, mais je lasserais. Comme tu es, cher Lionel, un fidèle abonné, je me permets de t'écrire que j'aurais grand plaisir à revenir sur mes terres de mission de la région délimitée de Cognac. Tu m'y as invité. Sans vouloir abuser de ton hospitalité je pourrais en profiter pour faire le tour d'anciennes connaissances pour papoter, évoquer autour d'un verre, la vie que l'on vit dans le grand et beau vignoble charentais. Pendant que j'y suis, profitant que le TGV-Est met la Champagne à une volée de moineaux, et comme je ne suis pas gêné, je t'avoue que je m'y rendrais bien aussi après les vendanges. La totale quoi, cher Lionel, un vrai sparadrap le mec, c'est ce qui fait mon charme dit-on. Bon, il faut maintenant que je te lache les baskets pour que tu puisses te consacrer au buiseness. Dans l'attente de te voir pour partager le pain et le sel, reçoit, cher Lionel, l'expression de mon fidèle souvenir.

Jacques Berthomeau 

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