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             l'espace de liberté

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Un peu de douceur, de convivialité, de plaisir partagé, dans ce monde de brutes...

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Vendredi 18 juillet 2014 5 18 /07 /Juil /2014 09:57

Qu’est-ce donc « la méridienne attitude » ?

 

En Anjou, dans l’Anjou cher à l’ami Patrick Baudouin de la Chaudefonds sur Layon, c’est « le repos de midi, la sieste après le repas et avant la reprise du travail « à chaque fois qu’il faisait mérienne, c’était la même chose… […] il rêvait » Ernest Perochon , Nène

 

Dans le Vendômois c’est la mérienne et dans ma Vendée profonde : la mariennée sans doute parce que dans l’Aunis tout proche mérienner se dit « des brebis qui, à midi, se serrent toutes ensemble, la tête de l’une sous le ventre de l’autre, pour sommeiller, un peu à couvert du soleil » (in les mots du passé de Marcel Lachiver).


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Matisse - Intérieur à Collioure, la sieste -

 

 

Dans son opus « L’art difficile de ne presque rien faire » chez Denoël, Denis Grozdanovitch, qui vit entre Paris et la Nièvre, écrit à propos de la sieste méridienne :


« Le moment préféré de mes journées d’été demeure celui où, après le repas de midi, je m’achemine tranquillement jusqu’à notre ponton au bord de la rivière, sous le grand marronnier où j’ai installé mon hamac. Je m’y installe alors confortablement, un gros livre de philosophie (de préférence bien abstrus) à la main, et la lecture distraite d’une dizaine de ligne suffit amplement, en général, à me faire glisser dans ce que j’appellerais un sommeil de surface – très différent en cela de la profonde et souvent angoissante plongée nocturne – au cours duquel ma conscience, engourdie par une sorte d’agréable hypnose, continue d’enregistrer avec une sourde volupté le bruissement de la brise dans les feuillages, les dialogues entrecroisés et compliqués des oiseaux , le doux ronronnement du nid de guêpes dans l’aulne voisin et même le subtil friselis du courant le long des berges.


Je goûte alors – plaisir de la vraie vacance – au luxe suprême du demi-sommeil et de la demi-conscience qui sont les meilleures voies pour rejoindre ce fameux « cours des choses » si cher aux taoïstes de l’ancienne Chine, lesquels aimaient précisément à répéter que pour bien vivre il valait mieux ne vivre qu’à demi.


L’auteur donne ensuite la définition par le Littré du mot « dormition » qui est un terme ecclésiastique, mais comme il a trait au 15 août vous attendrez sauf à ce que notre « madone du Poitou » exilée à Paris en écologie lance la « dormitude »


Après la mariennée rien ne vaut le rosé  L’Anglore d’Eric Pfifferling.Vu par la belle Eva link


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Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Vendredi 18 juillet 2014 5 18 /07 /Juil /2014 08:50

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Dans la touffeur qui vient de s’abattre soudain sur Paris : + 15° en une journée une expression trottait dans ma tête : « Bien se tenir à table » à propos de la petite bulle de la blogosphère, dite culinaire, à propos des ennuis judicaires d’une chroniqueuse amateur taillant un petit costard à une pizzéria du Féret, Il Giardino link 


D’un côté  des restaurateurs se plaignant, parfois  à juste raison, de l’incivilité, de l’agressivité, du manque de savoir-vivre de beaucoup de clients.


De l’autres, les dits-clients qui, avec les nouveaux moyens de la Toile : réseaux sociaux, blogs ou sites type Tripadvisor peuvent casser du restaurant dans le plus pur anonymat  ou une relative impunité.


La réplique de la patronne d’Il Giardino, très en phase avec la juridisation de notre société, a débouché sur un verdict en référé (comme s’il y  avait une quelconque urgence à statuer) d’une sévérité incompréhensible.


Effet boomerang immédiat, déchaînement de commentaires négatifs sur Tripadvisor par des gens qui n’ont jamais mis les pieds dans ce restaurant.


Et puis intervint la parution du fameux décret « fait à la maison » où la restauration française dites traditionnelle s’est illustrée en allant quémander auprès des pouvoirs un décret de protection dit « fait à la maison ».link


Illustration d’une double démission, celle des restaurateurs incapables d’assurer leur clientèle de la réalité de leur prestation et celle de leurs clients qui très souvent revendiquent tout et son contraire : le pas cher pour un repas qui ne peut-être que low-cost.


Bref, bien se tenir à table est une façon pour moi d’exprimer de 2 manières le savoir-vivre : la politesse et le bien-vivre.


Comme l’ami Charlier je vais au restaurant pour le plaisir et je ne débarque pas n’importe où n’importe comment, je choisis.


Un point constant sur cet espace de liberté, aussi bien pour les vins que pour la table lorsque je n’aime pas je n’en parle pas. À quoi bon, ce ne serait que mon point de vue, je ne suis pas un critique, un expert, mais un simple chroniqueur.


Quand j’aime alors je vous le dis.


Dans le même temps le magasine le POINT de cette semaine titrait : Les Mal Élevés.


Je l’ai acheté et je vous livre quelques réponses de Michel Onfray :


-         Le triomphe du chacun-pour-soi serait-il le dernier avatar du libéralisme sauvage ?


« La fin de tout ce qui faisait communauté (la religion avec le judéo-christianisme et la politique avec les idéaux marxistes) a laissé place au  nihilisme d’une époque dans laquelle dans laquelle, en effet, l’argent fait la loi. Le libéralisme, en tant qu’il suppose les pleins pouvoirs du marché, a substitué des « valeurs » aux valeurs anciennes : l’idéal se trouve moins dans le prêtre ou dans le militant que dans l’égotiste, qui se permet tout »


-         L’homme n’a jamais réussi qu’en coopérant ; la loi du chacun-pour-soi signe-t-elle la fin de l’humanité ?


« Il y a les sauvages, les barbares, les égoïstes, les brutes qui sont seuls au monde et  chosifient tous ceux qu’ils approchent. Puis il y a les hédonistes, les altruistes, les généreux, les prodigues qui veulent transformer en fête toute relation avec autrui. Les premiers sont plus nombreux que les seconds, bien sûr. Et la brutalité l’emporte toujours quand elle est en compétition avec la gentillesse – Qui est à mes yeux vertu cardinale et première. »

 

La chaussée parisienne que j'arpente sur ma flèche d'argent en est la plus convaincante des démonstrations du triomphe de la brutalité...

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Jeudi 17 juillet 2014 4 17 /07 /Juil /2014 09:42

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Sur les quais, film réalisé par Elia Kazan, est sorti en 1954, fut un véritable choc pour moi. Je l’ai vu dans le cadre de Cinéma&Culture à l’école d’agriculture. Le jeune Marlon Brando et la frêle Eva Marie-Saint qui jouera dans la Mort aux trousses d’Hitchcock, Rod Steiger… une Amérique violente…la question sociale : le film  est basé sur une série d'articles de Malcolm Johnson publiés dans le New York Sun à la suite d'une véritable rébellion ayant eu lieu dans les docks de New York quelques années plus tôt.


« Sur le port de New York, le syndicat des dockers (affilié à la puissante centrale AFL-CIO) est contrôlé par un gang mafieux dirigé par l'avocat Johnny Friendly et Charley Malloy qui n'est autre que le frère de Terry Malloy, ancien boxeur, lui-même docker et qui va participer au meurtre d'un employé qui refusait de se soumettre aux exigences du syndicat et qui voulait dénoncer leurs activités illégales.


Terry Malloy se retrouve alors face à un cas de conscience lorsque Edie Doyle, la sœur de l'homme assassiné lui demande de l'aider dans sa recherche des meurtriers... »


OK tout cela est bel et beau, même si nous ne sommes pas forcément doués en géo, Taulier tu ne nous feras pas avaler qu’Embres&Castelmaure soit un charmant port de pêche.


Soit !


Il n’empêche qu’il y a un quai, celui de la coopé… Vous savez la fameuse coopé qui…


Bon, passons… le feuilleton se continue ailleurs...


SUR LE QUAI MAILING

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Jeudi 17 juillet 2014 4 17 /07 /Juil /2014 08:07

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Comme vous le savez j’adore les vaches mais je ne suis pas un grand amateur de lait en tant que boisson, pour tout vous dire je n’en bois jamais. En revanche, j’adore le riz ou le millet au lait et, luxe suprême, les caillebottes telles que nous les préparaient la tante Valentine à la maison.


C’est frais, ça a vraiment un goût de nature, celle de la Vendée profonde du bocage.


« Le nom de caillebotte est un déverbal du verbe caillebotter « cailler » (ex. : Le vinaigre caillebotte le lait, Besch. 1845)


Rabelais utilisa ce mot en 1546 probablement en faisant référence à la cuisine de sa région d'origine. Mais la plus ancienne mention de la caillebotte se trouve dans le Catholicon, le premier dictionnaire trilingue du monde (breton-français-latin), rédigé par Jehan Lagadeuc en 1464, c'est le premier dictionnaire de breton et le premier dictionnaire de français. La caillebotte est restée vivante en Poitou-Charentes, en Bretagne c'est surtout le lait Ribot (lait fermenté) qui est encore consommé, avant d'être détrônée par le yaourt dans les années 1950-1960. Elle est décrite dans la Cuisine traditionnelle de Bretagne de Simone Morand (1998). Ce produit laitier a donné son nom à des étagères à claire-voie, les caillebots sur lesquelles il est mis à égoutter. De là le terme de caillebottis, puis caillebotis, donné au capot à claires-voies couvrant une écoutille et tout plancher à claires-voies. »


Si ça vous dit vous pouvez compléter votre culture culinaire en lisant ma chronique du 12 mars 2007 « Les caillebottes de la Tante Valentine »link


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En prime je vous offre le rosé de Catherine Bernard, il vous faudra attendre le millésime 2014 pour en avoir, ça  s’arrache tellement c’est bon.



les Caillebottes par Montaigu-Vendee

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : cabinet des curiosités
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Mercredi 16 juillet 2014 3 16 /07 /Juil /2014 09:30

Clin d’œil c'est dans un immeuble du 5, rue de Solférino que le Rassemblement du Peuple Français (R.P.F.), le mouvement lancé par le général de Gaulle, installa son siège à partir de juillet 1947.


De Gaulle pourfendeur des pratiques politiques de la Quatrième par une phrase cruelle : « des petits partis qui cuisent leur petite soupe au petit coin de leur feu » (discours de Vincennes, 5 octobre 1947) et qui en sera son fossoyeur puisqu’il sera le dernier président du conseil de la IVème république


Ses héritiers ne sont des pauvres caricatures qui ont depuis longtemps soldé l’esprit même des institutions de la Ve République en adoptant les thèses du « Coup d’État permanent » cher à Mitterrand.


C’est dit et voici la suite promise de ma chronique « L’histoire du fils d’un métayer de Teillé : un certain Bernard Lambert paysan et rebelle… » link


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« Après la chute de la IVe République, en 1958, de Gaulle convoqua le corps électoral pour désigner une nouvelle assemblée nationale. 4 candidats se présentèrent dans l’arrondissement : un aristocrate, un radical-socialiste, un poujadiste (c’était une nouveauté dans la région), et le traditionnel cheminot  communiste qui se présentait pour le principe. Le candidat radical sortant, André Morice, semblait imbattable : il y avait plus de dix ans qu’il siégeait au Parlement, avait été récemment ministre de la Défense nationale*, et était généralement considéré comme candidat possible au poste de Premier Ministre. Riche entrepreneur de Nantes, il avait l’assurance des suffrages bourgeois, de par sa position sociale et son étiquette radicale. Mais il avait également assuré ses arrières vers la droite, et avait récemment prouvé sa largeur d’esprit en soutenant les cléricaux sur un projet de loi  scolaire. Personne en France ne semblait aussi assuré d’une réélection.


Morice ne fit qu’une erreur ; il s’opposa au groupe local des jeunes agriculteurs. Quelques jours avant le début de la campagne, il dénonça publiquement les organisateurs de l’abattoir coopératif, les accusant non seulement de tendre vers le rouge, mais aussi de malhonnêteté financière. Les jeunes casse-cou qui tenaient maintenant sous leur contrôle le syndicat régional des agriculteurs en furent indignés ; Morice, déclarèrent-ils, devait  recevoir une bonne leçon. Mais comment s’y prendre ? À la fin d’une réunion qui dura toute la nuit, ils décidèrent de présenter un candidat paysan et de faire de Bernard Lambert leur champion.

 

Lambert lui-même n’avait pas pris part à cette discussion ; il revenait à peine d’Algérie où il avait servi comme sergent après un séjour de deux ans, y faisant une guerre à laquelle il ne croyait pas et où sa conduite lui avait valu d’être décoré. Lorsqu’une délégation alla le trouver le lendemain, il fut surpris et essaya de décliner cette offre : « Je reviens juste de la guerre, j’ai des dettes, je suis trop jeune et d’ailleurs je n’y connais rien en politique ? » Ils le convainquirent d’y réfléchir une semaine, recueillirent une pétition signée d’un millier de jeunes paysans de la région et, en fin de compte, obtinrent son accord.


L’histoire de cette campagne semble tirée d’Horatio Alger. Tous ceux qui comptaient se rangeaient soi derrière Morice, soit derrière le candidat aristocrate ; les gens bien nés, les milieux d’affaires, le préfet et le sous-préfet (dont Morice pouvait favoriser les carrières), les marchands de bestiaux comme un seul homme, tous les membres importants du clergé. Derrière Lambert il n’y avait personne, hormis une horde de jeunes paysans et un nombre considérable de jeunes prêtres qui abandonnèrent pratiquement leurs fermes et leurs ouailles pendant un mois pour se consacrer à la culture politique de l’arrondissement. À la fin du premier tour de scrutin, il y eut ballotage ; Lambert et Morice étaient à égalité ; les autres candidats étaient largement distancés. Le candidat aristocratique se désista aussitôt en faveur de Morice ; pour la première fois, de mémoire locale, le Bleu et le Noir s’unissait en un seul bloc. La phalange des jeunes paysans, point découragée, se jeta dans une action sans relâche de jour et de nuit pendant une semaine – et le miracle se réalisa. Lorsqu’on dépouilla le scrutin de ballotage, on compta 19.636 voix pour Lambert contre 19.229 en faveur de Morice.


Le mode d’élection de Lambert ne fut pas moins orthodoxe que son comportement politique à l’assemblée Nationale. Pendant ses premières années de député, il viola pratiquement tous les tabous de la politique française. Il provoqua les nationalistes en réclamant une paix négociée en Algérie. Il vota pour l’abolition de l’ancien privilège des bouilleurs de cru – acte de courage comme on en ont accompli peu de députés ruraux au cours de l’histoire. Il affirma tout à fait clairement que son propre parti, la catholique MRP, devrait être liquidé le plus tôt possible, les catholiques ne devant pas s’isoler dans un parti confessionnel. Il proposa la création d’un organisme d’État qui achèterait régulièrement toutes les terres mises en vente, en vue de les louer à de petits paysans qui les cultiveraient en coopérative. Il soutint que le mythe de la propriété de la terre par les paysans a été la cause de leur ruine et que, depuis 1789, ils ont déjà acheté au moins trois fois tout le sol français… »


Un tel trublion ne pouvait survivre dans le marigot politique, d’autant plus qu’en 1962 il vota la censure contre le Premier Ministre de de Gaulle à propos de la révision constitutionnelle. Un font anti-Lambert se constitua : les gaullistes qui ne lui pardonnèrent pas son crime de lèse-majesté et tous les conservateurs et les radicaux. Morice ne se représentera pas. Lambert fut défait 15.306 voix contre 18.512 à son adversaire (plus de 2310 suffrages s’étant égarés sur le candidat communiste, le PCF étant le meilleur allié de de Gaulle).


Wright s’interroge « accident spectaculaire ou signe précurseur de forces nouvelles à l’œuvre dans la société française ? »


Après mai 68, Bernard Lambert publiera au Seuil « Les Paysans dans la lutte des classes » avec une préface de Michel Rocard alors patron du PSU.


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à la surprise générale lors d’une élection législative partielle en juin 1969 dans la 4e circonscription des Yvelines, Michel Rocard bat le Premier ministre sortant Maurice Couve de Murville

 

 

C’est le début d’une histoire dont je serai un  petit acteur…


Les paysans ont fait mentir Tocqueville qui remarquait que « les paysans sont les derniers à se lever, mais qu’ils sont aussi les derniers à s’asseoir. »


Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Mercredi 16 juillet 2014 3 16 /07 /Juil /2014 00:09

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Fait maison, décret bidon décrète JP Géné dans le Monde link

 

« En voilà une idée qu'elle était bonne : distinguer les restaurants qui cuisinent chez eux des produits frais de ceux qui assemblent des plats en kit fournis par l'industrie agroalimentaire. »


L’idée était bonne mais la méthode inadéquate.


Pourquoi passer par la force publique ?


Pourquoi un décret ?


Quand arrêterons-nous de penser qu’on change  la société par décret ?

Michel Crozier 1979 On ne change pas la société par décret, Paris, Fayard, 1979 *

 

Paresse, refus  de prendre ses responsabilités, est-ce vraiment d’intérêt général ?

 

Le fait maison ne relève pas de la protection de la santé publique ou de la répression de fraudes sauf si le restaurateur trompe ses clients en affichant des informations inexactes.


C’est une question de nature contractuelle entre le restaurateur et son client.


J’ai du mal à comprendre que l’on puisse à la fois demander plus de liberté par rapport au système  des AOC, géré par les professionnels au sein de l’INAO, et revendiquer auprès de l’État la mise en œuvre d’une réglementation générale sur le fait maison ?


Pourquoi s’étonner que le bébé soit mal formé ?


Comment en aurait-il pu être autrement, pourquoi demander à l’État de règlementer sur un sujet qui relève de la liberté des intéressés.


On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même.


Pourquoi les restaurateurs qui n’utilisent que des produits frais ne sont-ils pas pris par la main pour élaborer une charte, leur charte du fait maison ?


Ça ne relève pas de la mission impossible vu le nombre d’établissements en cause.


Sauf que dans notre pays tout le monde clame haut et fort qu’il veut moins d’État, moins d'impôts mais à la première occasion on revient quémander dans son giron et appeler à la rescousse ses fonctionnaires.


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Pourquoi ?


Parce que ça évite les confrontations d’intérêts contradictoires, les conflits et ça permet de bénéficier à l’œil  du bras armé de l’État pour faire respecter le décret.


Au risque de choquer certains j’estime que les fonctionnaires de la Répression des Fraudes ont mieux à faire.


Il faut arrêter dans ce pays de vouloir tout et son contraire, moins de règlementation appliquée par de fonctionnaires tatillons et plus de protection de confort.


Le « fait maison » en est une, en tant que consommateur je suis en droit d’exiger, en fonction de la hauteur de l’addition, du restaurateur qu’il s’engage lui-même sur ce qu’il met dans mon assiette.


C’est un contrat de confiance entre lui et moi, entre lui et ses clients.


Pas besoin pour cela d’un décret dont la rédaction est soumise au poids des lobbies et des intérêts contradictoires des organisations professionnelles dites représentatives.


C’est prendre un marteau-pilon pour écraser une mouche.


J’avoue que j’en ai soupé de cet assistanat, de cette forme de sécurité sociale pour professionnels majeurs et soi-disant responsables.


Quant aux clients, il faudrait aussi qu’ils se bougent le cul, qu’ils assument leur responsabilité de consommateur en étant exigeant. Mais est-ce possible pour une majorité d’entre-eux qui chez eux choisisse la bouffe déjà préparée ?


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Enfin un petit mot pour les grands chefs et leurs affidés qui se pavanent sur les estrades du SHIRA de Lyon pour vanter la haute gastronomie française alors que ce salon est la plus grande manifestation de  promotion de la bouffe industrielle. Qu’ils aillent donc se promener, comme je l’ai fait, dans le hall des Charal, Bonduelle and Co pour constater de visu ce que l’on nous concocte dans leurs laboratoires. C’est édifiant.


Nous sommes devenus des pleurnichards, des assistés pour qui il faut vérifier la becquée, notre responsabilité citoyenne est au abonné absent, nous râlons, nous revendiquons, nous sommes incapables de nous prendre en mains, nous demandons tout et le contraire de tout à un État impotent.


Pas la peine d’afficher au Baccalauréat un taux de réussite record à 87,9% si c’est pour un tel résultat, une telle démission.


Y’a des jours où je ne regrette pas d’être vieux, même un vieux con car « la différence essentielle  entre un jeune con et un vieux con réside dans le temps qu’il leur reste à vivre. »  Jean Dion chroniqueur québécois

 

* « Nous vivons dans une crise d’affolement devant la complexité d’un système que nous ne maîtrisons plus ». Ainsi, comme le citoyen n’a jamais été aussi libre de ses choix dans une société ou le nombre d’interrelations entre les Hommes a augmenté, les individus, qui ne supportent plus la contrainte, sont dépassés par un système qui ne paraît plus maîtrisable. Les systèmes ne reposent plus sur une forme d’autorité hiérarchique: tout le monde est dépendant de tout le monde, personne ne commande et tout le monde obéit. En outre, le nombre de participants à une décision augmente, d’où la complexification de la société et le ralentissement actuel de l’action. C’est pour cela que l’ « on ne change pas la société par décret » car le changement est long et se butte à la rigueur administrative ainsi qu’à l’immense jeu de réseaux autonomes ou les individus expriment leur liberté. L’innovation, l’initiative doivent donc se mettre en place sur le long terme afin de ne pas scléroser la société. »

 

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Mardi 15 juillet 2014 2 15 /07 /Juil /2014 09:30

Le 12 juillet j’ai bien mangé, j’ai bien bu et j’ai remercié celles et ceux qui m’ont posté un petit message pour mon vieillissement annuel.


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J’en ai profité pour siffler aux Papilles, le restaurant, quelques verres d’un des vins de Frédéric Palacios du Mas de mon Père : Un brin de folie.

 

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Tout ça pour vous rappeler que pour ceux qui ont grêlé  joindre le geste à la parole est un acte d’une grande simplicité.


Pour  alors au-delà de cet acte simple de buvabilité je vous propose de participer à ma bourriche de l’été  dont le premier lot  est « en primeur 2014 » livrable en mai 2015 de Frédéric Palacios du mas de mon père en carton de 6, 60 euros.


Pour commander voici les coordonnées de Frédéric Palacios

 

Le mas de mon père Arzens

04 68 76 23 07    

fmpalacios@orange.fr

 

Je rappelle que ma bourriche de l’été est ouverte à tous les vignerons grêlés qui souhaiteraient qu’on leur donne un petit coup de main, de main à la poche, pour passer ce cap  difficile.


Faites-moi signe et je vous rajoute sur mes lignes.


Bonne journée à tous.

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Mardi 15 juillet 2014 2 15 /07 /Juil /2014 00:09

Adolescent j’étais fascinée par les « planches à pain », bien plates, hautes sur pattes, ces compas qui arpentent le monde, androgynes aux cheveux courts, adeptes de la mini-jupe et des chaussures plates, sans fard, natures ! Mes copains me raillaient « il aime les maigres, les sacs d’os… » Je m’en foutais car mon amour était platonique, purement esthétique, un pied de nez à l’ancien monde que nous proclamerions être derrière nous en mai 68.


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Vanessa Redgrave dans Blow Up 1966

 

 

Mes amours de jeunesse, je les ai contées, romancés, « Chantal » link  et « Chantal m'avait dit « j'aime ta semence, elle a le goût du lait d'amande... » link


Digressions pour vous ferrer, vous amener jusqu’à la gardienne implacable du maigre, la tante Valentine. Le vendredi, à la maison, c’était poisson. Nous faisions maigre même si nous mangions rarement du maigre.


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Je vous embrouille à dessein car le Maigre ou Courbine est un poisson rare et cher. Sa chair est délicate et délicieuse. Le maigre (Argyrosomus regius), surnommé « grogneur » en raison des sons qu'il émet au moment du frai, est un poisson de mer, dont l'aire de répartition s'étend de la Norvège aux côtes congolaises, du détroit de Gibraltar aux rives septentrionales de la Mer noire. La population de l'Atlantique nord est indépendante, et se reproduit uniquement dans l'estuaire de la Gironde. Il est pêché principalement sur la façade atlantique de la Gironde au pertuis charentais*. Il ressemble beaucoup au bar, tant par sa forme que par ses qualités gustatives.


« À l'âge adulte, certains spécimens peuvent atteindre une taille de 2 m pour un poids de 60 kg. On trouve plus communément des individus de 50 cm à un mètre, pesant de 10 à 30 kg. Sa longévité ne dépasse pas la quinzaine d'années. Ses populations peuvent grandement fluctuer d'une année sur l'autre, en fonction de la température de l'eau, jusqu'à parfois laisser croire que l'espèce a disparu. En effet, pour favoriser sa reproduction, le maigre a besoin d'une eau à 20-21 °C.


Le maigre est un carnivore. À l'âge adulte, il se nourrit de seiches, de calmars, de poulpes mais ses faveurs vont aux sardines, soles, alosons, mulets et sprats.


Les pêcheurs de l'estuaire de la Gironde le capturent essentiellement en juin et juillet, en utilisant une technique très particulière : la pêche à l'écoute. Le pêcheur détecte les bancs en écoutant les grognements des poissons au fond de sa barque. Cela lui permet alors de poser son filet au plus juste. »


Moi je mange du maigre à une bonne table, chez Bruno Verjus à Table link

 

Le sieur Verjus un petit livre tout bleu « D’Yeu que c’est bon ! » aux éditions de l’Épure (en cours de réédition) link


À la page 56 il nous donne la recette du Maigre tranché aux agrumes.


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« Les agrumes, éloge de l’acide et du sucré, de l’amer et du salé, équilibrent subtilement ces saveurs en d’infinies combinaisons. Tout à la fois fraîcheur et plein soleil, ces agrumes me communiquent une vraie passion. Les voir, les toucher, les sentir égrène en moi joies et plaisirs… »


Pour la suite allez donc chez Bruno à Table il est intarissable sur les produits qu’il nous choisit…


Du côté du vin qui va avec le maigre j’ai sommé le sommelier de Ludo de nous resservir ce super blanc de l’Ardèche qu’il venait tout juste de toucher et dont j’ai oublié le nom…


Dernier détail, à la page 58 de l’opus de Bruno c’est le tour des Maquereaux de l’instant, comme quoi mon titre ne relevait pas de la pure provocation.


* « Le maigre passe l'essentiel de sa vie dans le Golfe de Gascogne qu'il remonte en longeant la façade atlantique.


En mars, il quitte les eaux côtières du pays basque, en bancs compacts, pour entamer sa migration de reproduction. Les maigres longent alors les fonds sablonneux des côtes landaises pour atteindre l'estuaire de la Gironde à partir du mois d'avril. Ils effectuent alors une remontée d'une trentaine de kilomètres qui les mène sur leurs zones de frai, entre Meschers-sur-Gironde et Mortagne-sur-Gironde. Ils y séjournent jusqu'en juillet. Un voyage qu'ils feront chaque année de leur vie. Fin juillet, marque la fin de la période de reproduction, quelques individus s'aventureront alors jusqu'en Seudre (Charente-Maritime) et dans les Pertuis charentais. »

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Lundi 14 juillet 2014 1 14 /07 /Juil /2014 10:00

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Ce matin nos voisins allemands sont heureux, ils ont la tête dans les étoiles : 4 sur le maillot de la mannschaft et sur France Inter la question est posée : à quoi se mesure le bonheur ?


Anthony Gooch, directeur des relations extérieures et de la communication de l'OCDE, et Alexandre Jost, président-fondateur de la Fabrique Spinoza, étaient les invités du 7/9 de France Inter pour y répondre.


Alors je me suis dit je vais ressortir le paradoxe d’Easterlin pour les gens de chiffres :


« Les riches se déclarent souvent plus heureux que les autres. Pourtant, l'augmentation du revenu ne s'accompagne pas toujours d'un accroissement proportionnel du bonheur…

L'argent ne fait pas le bonheur, mais il y contribue… devrait-on ajouter.

Quand on demande en effet aux habitants d'un pays s'ils sont heureux, les plus riches se déclarent généralement plus heureux que les moins riches.

Mais au cours du temps comme entre les pays, argent et bonheur ne progressent pas au même rythme.

C'est ce paradoxe qu'avait observé Richard Easterlin dans une étude qui date de 1974.

Il montrait notamment que le revenu réel (c'est-à-dire corrigé de l'inflation) par habitant avait progressé aux Etats-Unis de plus de 60 % entre 1946 et 1970 sans que la part des Américains s'estimant « très heureux » augmente dans la même proportion au cours de cette période. »


Alternatives économiques.

 

Pour les littéraires :

 

« Le bonheur est comme la vérole ; pris trop tôt, il peut gâter complètement la constitution » Gustave Flaubert, Lettre à Louise Colet 1853

 

Pour les cinéphiles :

 

« La seule façon d’être heureux c’est d’aimer souffrir »

Woody Allen


Pour les réalistes :


« Qui a dit que l’argent ne faisait pas le bonheur ne savait pas où faire ses courses »


Gertrude Stein


Pour les misogynes :


« Seule la femme mariée peut vous apporter le bonheur… à condition qu’elle soit mariée avec un autre. »


Tobosco Dulcinée du personnage fictif de Don Quichotte

 

L'argent fait-il le bonheur? link

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Lundi 14 juillet 2014 1 14 /07 /Juil /2014 00:09

 

« Des tripes & des lettres »pour commettre un tel opus il fallait réunir un triumvirat de choc : celui qui fait, celui qui écrit et celui qui croque, Camdeborde, Lapaque, Tolmer


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Les éditions de l’Épure l’ont fait.


Et moi, tel un pacha gâté, je l’ai reçu bien empaqueté dans le terrier haut perché des mains d’une fée dont l’œil pétille et brille à la seule évocation des modestes abats, ces couilles d’agneau, ces groins de cochon, ces yeux de veau… soudain ennoblis par la magie de la main qui frit.


Souvenir du cochon sacrifié dans l’aire, les soies grillées dans la paille, les deux quartiers fendus, les seaux de sang frais dont on fera le boudin et la fressure « Le sang a disparu des livres de cuisine : en Vendée la fressure résiste contre l’exsangue, alors parlons-en » link


Dans sa préface au petit opus Le Sang aux éditions de l’Epure, Francis Ricard, un toulousain, écrit « Mon arrière-grand-mère portait toujours un tablier sombre. Elle étouffait les pintades. Elle les pendait à une poignée de porte ou elles s’étranglaient dans un battement d’ailes. Elle étouffait les pigeons, un dans chacune de ses mains paysannes. Mais elle saignait les poulets et les lapins. Le sang coulait, généreux, puis finissait par goutter dans l’assiette en fer ; toujours la même. J’observais les bulles qui se formaient et l’irisation de ce liquide noirâtre. Je supposais qu’il était chaud mais j’ai toujours répugné à y tremper un doigt. »


J’écrivais :


Chez moi  c’est la mémé Marie qui tuait, on disait bien tuer, les volailles et les lapins. Elle le faisait simplement, normalement, car pour manger le poulet ou le lapin il fallait bien le tuer. J’ai donc vu couler leur sang dans une petite assiette en fer et je n’ai jamais trouvé cela sanguinaire. C’était la vie, le cycle normal de la prédation alimentaire. La mise à mort du cochon était une affaire d’hommes et beaucoup plus spectaculaire car l’animal braillait et se débattait lorsqu’on le conduisait au sacrifice. Mais là aussi aucune barbarie, aucune méchanceté, on se contentait de tuer le goret au petit matin. Pour les poulets comme pour le goret il y avait après le sacrifice les odeurs du grill et je n’ai jamais aimé ce parfum de crématoire. De nos jours tout cela est externalisé, dérobé à nos yeux, caché, occulté, confié à des professionnels, l’animal apparaît sous sa forme hygiénique sans aucune trace de sa mise à mort. Ainsi le vrai sang disparaît de notre quotidien pour laisser la place au sang humain virtuel qui éclabousse les jeux de nos enfants ou les écrans de télé et de cinéma. Tuer des animaux est un signe de notre barbarie alors que la mort donnée par les armes modernes ou même les plus sommaires fait partie d’une forme ultime du fait divers ou de la guerre lointaine. L’émotion est là, fugace, répétitive, brève. Comme nous n’assumons plus la réalité, il faut tout aseptiser afin que nous puissions supporter les images.


Alors vous comprendrez aisément que j’ai apprécié à sa juste valeur le pastiche de BHL par Lapaque tout comme l’excellent trait de Michel Tolmer  à propos de la sanguette de volaille.


Tous les ingrédients sont assemblés :


-         La barbarie à visage humain le best-seller de BHL

-         La chemise immaculée de BHL

-         Le sang qui coule, généreux, pour finir par goutter dans l’assiette en fer…


Comme je sais que Sabine ne me tirera pas les oreilles je vous propose en amuse-bouche, pour vous inciter à acquérir vite fait bien fait su le gaz de votre gazinière « Des tripes & des lettres », le pastiche de Sébastien Lapaque et l’illustration de Michel Tolmer.


« Retour en France avec un groupe de journalistes emmenés par le Ministre de l’Agriculture. Atmosphère étouffante, ambiance sinistre. Aux portes de la Xaintrie*, des hommes se délectant d’un plat douteux nommé sanguette. Une « spécialité » préparée avec du sang de poulets que l’on vient juste de tuer. Ce meurtre de volaille. Un passage à l’acte. »Un plat traditionnel », ai-je entendu. Traditionnel. L’exhalaison de cet adjectif puant dans la bouche de ces amoureux de la terre. Ce que ces enfants honteux de Maurice Barrès n’osaient pas dire devant moi : la cuisine, elle, ne ment pas. N’étant pas de la tribu des rustiques et n’ayant pas gardé les poules avec ces gens-là, j’ai mesuré le vent sauvage qui enveloppait leur table, une fois de plus, et comme souvent quand il s’agit du fameux terroir célébré par tous les prophètes de la décadence et tous les ennemis des Lumières. Du sang, de la volupté et de la mort. Rien de nouveau sous le soleil de l’idéologie française. Car enfin, les hommes que j’ai observés ce soir-là – il n’y avait parmi eux aucune femme, ce n’est pas l’effet du hasard – ne disaient pas seulement du pain, mais du bon pain et ce bon vin, bien de chez nous, bien français, que n’auront pas les coalisés américano-sionistes. Une façon de parler proprement insupportable. En les observant, je revoyais Barack Obama, dans son bureau de la Maison Blanche. Le Président évoquait pour moi la gastronomie française, ses aspects dévastateurs sur un peuple qui  se croit le plus instruit de la Terre. De la sanguette. Retenez ce nom. J’entrevois dès à présent l’heure sombre où il reviendra accompagné des relents fétides d’une sanglante cuisine. »


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Voilà mes chers lecteurs un opus indispensable aux bons vivants. Il est en vente chez les bons libraires ou ICI link


Pour accompagner ce mets goûteux link ma sommelière préférée, Claire, vous recommande : l’Analepse de Jean-Christophe  Comor.link


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J’adore !


* Analepse : figure de style dans laquelle on remonte le temps.

 

* La région est située au sud du Limousin, dans le département de la Corrèze, à la rencontre de l'Auvergne et du Quercy. 


On distingue deux régions en Xaintrie :


-         La Xaintrie Blanche au nord de la Maronne, plus agricole (canton de Saint-Privat)

-         La Xaintrie Noire au sud de la Maronne, plus pauvre et plus boisée (canton de Mercœur).

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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