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Un peu de douceur, de convivialité, de plaisir partagé, dans ce monde de brutes...

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Lundi 16 juin 2014 1 16 /06 /Juin /2014 00:09

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« Ce qui importe c’est d’être disposé à penser par soi-même et à se dire ce qu’on pense. Beaucoup ne le sont pas, soit que la vie les ait trop mal traités, soit qu’on leur ait trop souvent répété qu’ils n’étaient que des gens ordinaires, et qu’ils en sont venus à croire qu’ils n’avaient rien d’intéressant à dire.


À ceux qui doutent d’eux, […] à travers toute l’histoire des gens parfaitement ordinaires ont brusquement énoncé les plus stupéfiantes déclarations lorsqu’ils ont trouvé le courage. Le courage est ce qui compte avant tout. »


Theodore Zeldin, de la conversation, page 29


Le prêt à penser…


Blogueur haut-parleur…


Tous ensemble, tous ensemble…

Je copie-colle…


Tu post…


Ils twitte…


Nous retwittons…


Crédibilité…


Journaliste, critique, vous avez dit journaliste, critique…


Degré zéro…


Si vous avez lu sur ces 3 sujets des chroniques originales je suis preneur.


Merci par avance.

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Dimanche 15 juin 2014 7 15 /06 /Juin /2014 07:00

La nouvelle génération d’un UMP dernier avatar d’un RPR ayant tenté d’absorber la droite molle de l’UDF brille par son caractère hétéroclite, y voisine bien sûr les classiques têtes d’œuf sortis des grandes écoles telle NKM, longueurs et pointes grillant sa clope avec les SDF, ou Bruno Le Maire, colin jovial qui sait faire peuple et écrire, ensuite, et c’est la nouveauté, les petits durs, dont j’ai oublié les noms, venant de l’extrême-droite, propres sur eux, ratiches longues, bébés Sarko, niveau attachés parlementaires, et enfin la piétaille comme la Morano madame sans gêne qui jacte, éructe, a même été Ministre… Reste, celui qu’on n’attendait pas, le bellâtre, type gendre idéal, Luc Chatel, ex-maire de Chaumont chef-lieu improbable de la Haute-Marne chère au Général, DRH  de l’Oréal ce qui explique sa mise en pli, genre mini-vague impeccable. Son truc à lui c’est d’« être bien avec tout le monde… c'est même l'histoire de sa vie » ironisait l’un de ses collègues. Bon camarade, « sympa », souriant, c’est un poupin faible, aussi opportuniste qu'insaisissable, une anguille, prêt à se vendre au plus offrant : il avait d’abord fait des offres de service à Fillon pour l'élection à la présidence de l'UMP, à l'automne 2012, avant de finalement rejoindre M. Copé et rapidement prendre ses distances avec le maire de Meaux lors de la guerre interne. Rien ne prédestinait ce falot à être propulsé à la tête de l'UMP. C’est le plus petit dénominateur commun qui se retrouve, malgré lui, homme-clé. Il y est flanqué du génie du Poitou, de l’austère Juppé et de couilles molles Fillon. Un drôle d’attelage dans une boutique à feu et à sang que le nabot à talonnettes veut réinvestir pour remonter au Front.


Avec deux collègues nous sommes allés mercredi soir au dernier meeting du roquet Copé à  Aulnay-sous-Bois dans la modeste salle municipale. Pour une fois il avait vu les choses en petit des petites affiches du parti entre les extincteurs scotchées en vitesse, des chaises en plastique à peu près en rangs, pas de grand éclairage, pas de clim', une sono qui crachotait, deux ou trois drapeaux bleu-blanc-rouge, une poignée de parlementaires faisant la claque au premier rang. Un meeting tout sauf Bygmalion, lorsque leur héros  arrive le public debout, ému, s’égosille : «Copé président !»  alors il s’offre un aller-retour entre les rangées, une dame portant un t-shirt «I love Copé» lui saute au cou. «Ils ont été tellement durs avec lui. Nous, les militants, on l’appréciait, il s’occupait de nous, il nous envoyait du courrier», soupire Huguette, représentante en cosmétique de Sartrouville. «Je le crois sincère, il était franc. C’est surtout une victime. Et vous allez voir, ils vont faire pareil avec Sarko», embraye sa voisine Danielle, de Saint-Germain-en-Laye, «fervente gaulliste depuis l’âge de 17 ans», tandis que son mari répète dans sa barbe : «Quelles fausses factures ? On nous prend pour des cons !» Ce soir, c’est le soir de Jean-François, l’accueille le maire d’Aulnay, Bruno Beschizza, un ami de quinze ans. Sur scène, le futur-ex chef de l’UMP est entouré de quelques militants, collaborateurs, élus dont la fidèle Michèle Tabarot. Sa femme Nadia est au premier rang. Sur le ton de la confidence faite à ses «chers amis», Copé ne cache pas traverser «une épreuve personnelle», «un moment difficile». «Cette situation, je ne l’avais pas prévue», avoue-t-il. La salle lance un déchirant «Nous, non plus !» Comme on ne tire pas sur une ambulance la suite de la causerie au coin des militants du président déchu relève du non-évènement. Les affaires sont les affaires le roquet va reprendre son job d’avocat d’affaires.


Sur ce avec mes potes nous avons appris la mort de Jean-François Probst, un chiraquien qui n’avait pas sa langue dans sa poche et qui, à sa manière, représentait  ce que furent les baroudeurs gaullistes. Il a été de toutes les aventures chiraquiennes au service duquel il est entré en 1974 lorsque celui-ci  entra à  Matignon prix de sa trahison de ce pauvre Chaban. Il l'a accompagné à la Mairie de Paris et au RPR, où il a dirigé le cabinet de Jérôme Monod, premier secrétaire général du parti. Doté d'un humour féroce, fin connaisseur de la droite française, jamais avare de vacheries contre ses adversaires, Jean-François Probst s'amusait à brosser des portraits au vitriol de ses amis. Pour lui, Jacques Chirac dont « le caractère amoral et guilleret fait qu'il n'est pas humiliable,  aura été un peu le Johnny Halliday tel qu'on l'aime de la politique française. On a tous en nous quelque chose de Johnny ou de Chirac ». Cruel, il qualifiait Bernadette Chirac de « mère supérieure de l'Elysée », Marie-France Garaud de « Mata-Hari de la politique ». Il était particulièrement sévère envers « cette demi-sotte de Michèle Alliot-Marie » Très hostile à Nicolas Sarkozy Jean-François Probst avait appelé à voter pour François Bayrou en 2012. Interrogé par l’AFP, ce dernier, qui l'avait vu il y a une dizaine de jours, a salué quelqu'un de « très original et très créatif avec une vaste expérience politique » et qui avait « beaucoup de distance et d'ironie à l'égard du monde politique ». Il s'est dit « très triste » de cette disparition soudaine.

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Roman
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Dimanche 15 juin 2014 7 15 /06 /Juin /2014 00:09

D’où que vienne cette appellation *, lorsque gamin nous la prenions en plein dans la margoulette elle nous humiliait de la même manière que péquenot ou paysan prononcé paisan. Elle venait des citadins et elle était l’expression d’un dédain envers nous les campagnards.


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Alors vous comprendrez mieux que je n’ai que peu de goût pour la captation, par certains petits marquis sentencieux des villes, de notre passé de bouseux qu’ils ripolinent à leur façon. Les péquenots en photos, bien rougeauds c’est du marketing ethnique. Ne vivre que sur des images bien jaunies c’est bien joli mais alors il fallait y rester au pays, faire charcutier, boucher ou bistrotier pour les quelques paysans survivants dénommés agriculteurs. Ça me saoule cette chanson qui se veut paysanne, de braves paysans bien sûr, respectueux, silencieux… Vision passéiste, Dieu que c’était charmant de tous dormir dans la même chambre, les vieux et les jeunes, on appelait ça la cohabitation.


Maintenant l’amour est dans le pré alors nous sommes sauvés…


L’exode rural, exode le mot prend ici tout son poids, j’y reviendrai un jour… mais il ne faut jamais confondre les causes avec les effets… et pleurnicher… pour ne rien vous cacher je pense que ça été planifié par d’obscurs technocrates du Commissariat au Plan dont le Général parlait comme étant une « ardente obligation ». Ce fut une « Révolution silencieuse » selon Michel Debatisse, paysan du Puy-de-Dôme avant de finir comme sous Ministre du déplumé de Chamalières. Sur la Toile il est de bon ton d’écrire n’importe quoi, ça plaît aux amis de Face de Bouc : ils like à mort les chéris.


Revenons à nos choux !


De nos jours, depuis que la Chine s’est réveillée – c’était déjà évident chez mes voisins de Chinatown dans le XIIIe – le chou a retrouvé ses lettres de noblesse même qu’au marché bio du dimanche boulevard Raspail les bourgeois du VIIe venus en auto et les bobos venus à vélo, le pe-tsaï est une star très courue.


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« Chaque province de chine possède sa variété de chou. Les derniers empereurs n’acceptaient sur leur table que ceux provenant de la ville de Ngan-sun. Les Pékinois font une consommation immodérée de pet-saï : chaque automne, la capitale chinoise s’emplit  de camions chargés de choux que l’on vend sur les trottoirs. Les ménagères les font sécher en prévision de l’hiver, ou elles les conservent dans du sel ou du vinaigre. Ils sont parfois enterrés dans du sable où ils pourrissent lentement, puis dégustés « faisandés ».

 

extrait de Les délices du potager Maït Foulkes éditions Philippe Picquier 


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Vous voyez, il n’y a pas que les Vendéens qui aiment le chou, alors viendrait-il à l’idée aux bons Français des villes de qualifier nos nouveaux amis chinois de « ventre à choux » ! Que nenni, ça occasionnerait un incident diplomatique, ferait baisser le prix des châteaux de Bordeaux, provoquerait même un embargo sur les vins de Bordeaux, désarçonnerait l’actionnariat de Peugeot, ils sont susceptibles nos amis  chinois et je les comprends.


Pour les petites louves et les petits loups je signale que Chou En -lai Zhou Enlai 周恩來  fut le Premier ministre de la République populaire de Chine en poste à partir d'octobre 1949 jusqu'à sa mort en 1976, sous les ordres de Mao Zedong.


Le chou chinois parfois appelé chou de Pékin est un chou allongé, de forme ovale C’est une plante bisannuelle à feuilles blanches, entières, allongées et dressées formant une « pomme » de forme allongée. La tige florale qui apparaît durant la deuxième année porte des fleurs jaunes regroupées en épi. Les fruits sont des siliques renfermant de petites graines noires sphériques.


« Ses feuilles sont fermes et serrées en épi, d’un vert très tendre, aux bords frisés et aux côtes blanches, possèdent une saveur douce. Il est digeste, riche en vitamine C, potassium et carotène.


Détaillé en fines lanières, le pe-tsaï se consomme blanchi, en salade assaisonnée de sauce de soja ou de sauce aigre-douce ; sauté, braisé ou poché,  dans les soupes ; ou encore mariné, comme condiment.»


J’avoue que lorsque je mange chinois je suis plutôt bière et vous ?


* « L’explication la plus plausible, laquelle nous avalisons de notre autorité, met en scène nos voisins charentais. Au début du XXème siècle, les vendéens du bocage s’en furent repeupler les 2 Charente. Il existait d’ailleurs des "foires aux vendéens" où des "recruteurs" venaient engager les bras surnuméraires. Les familles catholiques du bocage battaient des records nationaux de fécondité, quand les charentais se gardaient de procréer outrancièrement, afin de ne point diviser les héritages. Bilan des courses : les fermes des 2 Charente manquaient de bras. On offrait donc des conditions inespérées aux vendéens qui n’avaient pour toute richesse que leur seule réputation de travailleurs acharnés. Tel qui vivotait sur quelques arpents ingrats se voyait confier une riche terre de 60 hectares. Au bout de quelques années de labeur, il acquérait un train de vie digne d’un "Monsieur".

Seulement, nos vendéens apportaient dans leurs valises leur bétail et leurs modes de cultures. Et parmi celles-ci, le fameux "choux fourrager", dont ils plantaient de grandes quantités pour leurs bovins. Ce qu’ignorant, les Charentais supputèrent que ce devait être là la principale, sinon unique, source d’alimentation des migrants... " des ventres à choux, ces gens-là. »

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Samedi 14 juin 2014 6 14 /06 /Juin /2014 00:09

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« De quelle planète vient Garrincha ? » s’interrogeait le Mercurio de Santiago lors de l’édition chilienne de la Coupe du Monde en 1962. Le n°7 de la Seleção est élu meilleur joueur, il dribble et marque des buts d’anthologie dont une feuille morte contre l’Angleterre en ¼ de finale.


Olivier Guez répond dans son excellent livre Éloge de l’esquive chez Grasset


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« Des entrailles du Brésil. Avec sa gueule de bagnard, ses épaules de lutteur et ses cuissots de feu, ce métis, de sang noir et indien, ressemble à ses admirateurs. Simple, créatif, joyeux, lui aussi  sera un jour exploité par ses employeurs. Il est l’un des leurs, un misérable, entré adolescent s’échiner à l’usine de textile de Pau Grande ; il a connu la faim et la polio ; le destin lui a infligé une colonne vertébrale en S et des jambes biscornues, deux virgules aussi tordues que les mosaïques qui tapissent les trottoirs du  front de mer d’Ipanema, la gauche vers l’extérieur – son corps penche à droite. L’anti-athlète roule, dangereusement en Coccinelle, collectionne les fanions pour sa cuisine et les conquêtes, il copule, quand il ne joue pas au foot et ne picole pas, il baise, Garrincha ne pense qu’à ça… »

 

Manoel Francisco dos Santos, dit Garrincha, est né le 28 octobre 1933 à Magé au Brésil et mort le 20 janvier 1983. Il évoluait au poste d'ailier droit.

 

J’ai chroniqué déjà sur Garrincha link


« L’efficacité du dribble de Garrincha semble liée à l’allure si étrange de son corps, mais aussi à sa grande capacité d’accélération. Car l’étonnant était la lenteur avec laquelle il emmenait la balle, sa façon de s’arrêter totalement devant l’adversaire et, grâce à son extraordinaire impulsion, passer d’une apparence d’équilibre instable à une course qui déséquilibrait le joueur adverse, quitte à s’arrêter de nouveau le pied sur la balle pendant que l’autre était emporté par son élan. D’autres joueurs revenaient alors à la charge et Garrincha savait exploiter immédiatement la brèche ouverte dans leur défense. Usant d’une analogie militaire, les journalistes sportifs parlaient à son propos d’un style de « guérillero ».


Il recevait la balle : vitesse zéro. En une seconde, il se jetait un mètre en avant, grâce à cette explosion musculaire qui le propulsait dans l’espace avec la légèreté d’un oiseau (…) Il lui suffisait ensuite de freiner son corps et d’obliquer de nouveau vers la droite pour faire s’écrouler l’équilibre universel des arrières latéraux. Très souvent, dans ses semblants de chute, il paraissait abandonner au milieu du chemin son centre de gravité alors qu’à la stupeur des physiciens eux-mêmes, il restait debout et continuait vers la droite, fluide comme une cascade. Le dribble le métamorphosait : il devenait Chaplin, déployant dans le vent une succession merveilleuse de gestes comiques ; il était le torero  que la multitude saluait à coup de « olé » ; il était saint François d’Assise grandi par l’humilité avec laquelle il subissait les coups de pied du désespoir […] Il arrivait sur la ligne de fond, les arrières encerclant la surface, l’espace se réduisant… un mètre, 50cm, « il n’y a plus de place, je vais le contrer ». Amère illusion du joueur adverse : pour un dribble de Garrincha, un mouchoir de poche était un « latifundio »

 

Jose Sergio Leite Lopes et Sylvain Maresca « la disparition de la joie du peuple »


Olivier Guez écrit « je voue un culte aux dribbleurs brésiliens, ces hommes élastiques qui cajolent la balle comme s’ils dansaient avec la plus belle femme du monde. Ils la couvent du regard et n’ont d’yeux que pour elle, s’ils la perdent, ils chercheront à la récupérer, à la séduire pour repartir avec elle et ne plus jamais, jamais, l’abandonner à un autre prétendant. »


Arthur Friedenreich (1892-1969) star du début du XXe siècle, « la première légende du foot brésilien, le buteur le plus prolifique (1329 buts), un tigre, « le tigre », un mulâtre aux yeux verts… »


« Il déconcerte les observateurs par ses feintes de corps, inédites. Le buteur est un artiste, un roi de l’esquive, sa façon  à lui  d’éviter les charges violentes de ses adversaires blancs que les arbitres sanctionnent rarement. Ainsi naît le dribble au Brésil. Ruse et technique de survie des premiers joueurs de couleur, le dribble leur évite tout contact avec les défenseurs blancs. Le joueur noir qui ondule et chaloupe ne sera pas rossé sur le terrain ni par les spectateurs, à la fin de la partie ; personne ne l’attrapera ; il dribble pour sauver sa peau. »


Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Vendredi 13 juin 2014 5 13 /06 /Juin /2014 09:01

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Chiche !


Sortez les sortants !


Tous dans le même sac, tous pourris, c’est plus simple et plus commode pas besoin de faire du tri sélectif.


Faisons table rase et confions les rênes de notre vieux pays aux petits coqs de Face de Bouc !


Pourquoi se priver de tant et tant de compétences accumulées, couchées sur les lignes des réseaux sociaux, ressources inutilisées, gaspillées, ça ne peut plus durer confions le gouvernail de notre bateau ivre à ces forces vives autoproclamées !


D’où viennent-elles, qu’ont-elles fait, peu importe : elles ont la clé de 12 pour tout réparer, alors au cambouis les aligneurs de mots !


Faut se salir les mains, se payer la versatilité de nos concitoyens.


À l’œuvre, fini les pia-pia-pia, l’ironie à deux balles, les rodomontades, l’heure est à l’action : c’est au pied du mur qu’on juge le maçon…


Pas de problème comme vous faites tout bien et que vous avez toujours tout bon, pas de souci comme on dit aujourd’hui.


Comme au poker : moi je veux voir !


Allez, allez, ne jouez pas les timides, vous nous avez assez abreuvé de vos jugements à l’emporte-pièce pour ne pas saisir l’opportunité qui vous est offerte de nous sortir de l’ornière. Comme chacun sait notre vieux pays est facile à gouverner à condition d’enfin confier sa direction à des gens compétents, désintéressés et courageux.


Tout le profil de vous les va-de-la gueule des réseaux sociaux.


Mais à ce propos, les autres, ceux embarqués dans la charrette, d’où venaient-ils ?


Étaient-ils tombés du ciel ?


L’offre politique n’est-elle pas totalement fabriquée par la demande politique : le bulletin de vote va tout naturellement depuis bien des années qu’aux faiseurs de promesses. Pour se faire élire il faut flatter.


Le corbeau et le renard !


Alors s’en prendre au système politique, monstre indistinct, c’est faire bon marché de ce que les citoyens en ont fait.


Nous sommes le système : nos élus sont à notre image. Le miroir n’a rien de déformant.


Mais, pas de souci, en notre vieux pays, vient toujours le temps des hommes providentiels qui, à la schlague, remettent le bon peuple dans le bon chemin.


Et, puisque nous sommes au XXIe siècle, pourquoi se priver de puiser dans le vivier fécond des réseaux sociaux. La nouvelle élite est là, à portée de mains, puisons sans retenue, irriguons notre terroir politique de cette nouvelle sève vive et féconde.


J’attends avec impatience la venue au 78 rue de Varenne d’un des plus prolifiques chroniqueurs de la blogosphère. Il montera avec satisfaction les marches de l’hôtel de Villeroy sous les hourras. Une ère nouvelle s’ouvrira.


Du terroir profond montera un cri unanime : enfin !


Eu égard à la surface médiatique du nouveau récipiendaire le Ministère s’étendra de l’Agriculture au Commerce jusqu’à l’Artisanat…


Et le vieux cheval de retour que je suis, réformé, inutile, en promenant ses petits-enfants au square égrènera ses souvenirs du temps où servir l’Etat, après avoir réfléchi au Club Jean Moulin, était un honneur, une fierté…


Je crois qu’à ce moment-là je rendrai mon poireau sur canapé

 

Allez, allez, chers amis liker, faites le buzz, l’essentiel est là pour nos petits coqs de Face de Bouc : tenter d’exister…

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Vendredi 13 juin 2014 5 13 /06 /Juin /2014 00:09

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« Mon royaume pour un cheval ! » proclame Richard III dans la pièce de William Shakespeare. Cette volonté d'avoir voulu échanger son royaume pour un cheval lors de la bataille de Bosworth, afin de prendre la fuite, semble être une pure invention, prenant place dans la campagne de diffamation dont fut victime Richard III de la part des défenseurs de la dynastie des Tudor.


Les Anglais inventeurs du champagne aime bien sûr le champagne…


« Trop de tout, ce n’est pas bon, mais trop de champagne, c’est parfait. » affirmait Mark Twain


Un grand ami de la perfide Albion qui lui causa tant de soucis confirmait cette amour « Je ne peux vivre sans champagne. En cas de victoire, je le mérite ; en cas de défaite, j’en ai besoin. » Napoléon Bonaparte.


Je comprends mieux maintenant pourquoi Jean-Paul Kauffmann aime Napoléon link  et le champagne.


Et comme il a aussi un petit faible pour la maison Bollinger je ne puis résister à la tentation de citer Lily Bollinger


« Je bois seulement du champagne quand je suis heureuse et quand je suis triste. Parfait j’en bois quand je suis seule. Quand je suis avec des amis, je le considère comme obligatoire. J’en déguste une coupe ou deux si je ne suis pas pressée et j’en bois quand je suis pressée. À part ça, je n’y touche jamais. Sauf si j’ai soif. »


Revenons aux Anglais, et plus précisément à une anglaise Cleo Cocos une reine de la nuit… link


« Le champagne est un peu comme un top model, coûteux et capable du pire. Question qualité, on peut se faire avoir facilement. Il fait partie de ces alcools qu’on sert toujours glacés d’où la difficulté de savoir s’il est de qualité ou non. Certains producteurs de champagne bas de gamme cachent sa médiocrité derrière des tonnes de sucre au moment de la fermentation, ce qui le rend pétillant et euphorisant. Pour tromper son monde, on lui colle une étiquette prestigieuse, et le tour est joué. Personnellement, je ne connais aucun produit qui suscite autant de créativité en termes de marketing. Posez-vous la question. Avez-vous bu récemment du champagne à température ambiante ? Et si c’est le cas, l’avez-vous trouvé bon ? C’est bien ce que je pensais… »


Dent dure mais, si je puis dire, notre petite anglaise met le doigt où ça fait mal…


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Cleo était très copine avec feu la princesse Diana qui « n’était pas une buveuse invétérée… ». Elles buvaient jamais beaucoup lorsqu’elles sortaient ensemble, y compris dans des bars gays. « Juste ce qu’il fallait pour passer une soirée à faire les folles sans perdre la tête.


Que buvaient-elles ?


Des Bellini à la pêche


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Qu’est-ce donc ?


-          Mixez deux pêches mûres, pelées et bien sûr dénoyautées puis mettez cette purée de pêche dans une flute.


-          Versez le champagne en prenant soin de remuer…


Transgression !


Non mode de consommation et avec du bon champagne SVP !


Du Minéral extra-brut de Pascal Agrapart par exemple link


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Jeudi 12 juin 2014 4 12 /06 /Juin /2014 09:13

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Samedi prochain je descends – les parisiens descendent toujours, alors que le reste de la France monte à Paris – dans l’Hérault.

 

Raison : voyage d’affaires, donc la discrétion est de mise.


Dimanche plutôt que de regagner mes pénates du XIVe, avec la petite auto de location, j’ai décidé de me plonger dans les profondeurs du vignoble.


Aucun programme, l’anti voyage de presse, je vais baguenauder.


Si ça vous dit de tailler une petite bavette avec moi faites-moi signe.


Voilà c’est dit.

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Jeudi 12 juin 2014 4 12 /06 /Juin /2014 00:09

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Le Vendredi 24 octobre 2008 j’inaugurais une nouvelle rubrique : « Les 3 mêmes Questions à un ou une œnologue… »


J’avais envoyé à plus d’une douzaine d’œnologues ces 3 mêmes questions. Aucun, n’avait refusé d’y répondre. Certains m’avaient transmis un accord enthousiaste mais avec une demande compréhensible de temps. D’autres m’ont répondu en retour.


Question N°1 : Supposons que je sois un jeune bachelier passionné par le vin. Je cherche ma voie Sur le site du CIDJ je lis « L’œnologue, grâce à ses connaissances scientifiques et techniques, accompagne et supervise l’élaboration des vins et des produits dérivés du raisin. Sa principale activité concerne la vinification. Il conseille les viticulteurs dans le choix des cépages et la plantation des vignes. Il surveille les fermentations en cave, le traitement des vins et leur conditionnement. Il effectue des analyses et procède à des recherches technologiques visant à l’amélioration des cépages. L’œnologue peut également être chargé de la distillation ou fabrication des alcools à partir des marcs de raisins. Enfin, connaisseur et expert en dégustation, il participe à la commercialisation des vins en France et à l’étranger. En raison de la concurrence rencontrée désormais par la production française de vin sur le marché mondial, l’œnologue remplit une fonction stratégique pour le maintien ou l’amélioration de la qualité des produits de la viticulture française. »

Présenteriez-vous ainsi votre métier à une jeune pousse ?


Question N°2 : « Monsieur Seignelet, qui avait assis Bertrand face à lui, donnait à mi-voix des leçons d’œnologie, récitait des châteaux, des climats, des millésimes, émettait des jugements, prononçait du vocabulaire : puis il voulut enseigner à son fils aîné le rite grave de la dégustation. » Tony Duvert « L’île Atlantique » éditions de Minuit 2005. Dans le fameux manga « Les Gouttes de Dieu » «  Le héros est présenté comme œnologue alors que manifestement c’est plutôt un œnophile doué et cultivé.

Quel est votre sentiment sur ce glissement sémantique ?


Question N°3 : Moi qui ne suis qu’un pur amateur aussi bien pour le vin, que pour la musique ou la peinture je place ma confiance non dans les critiques mais plutôt dans ma perception au travers de l’œuvre, du génie du compositeur ou du peintre. Pour le vin l’affaire est plus complexe entre l’origine, le terroir, le vigneron, le vinificateur, le concepteur du vin, l’exécution est à plusieurs mains. La mise en avant de l’œnologue, une certaine starification, correspondant par ailleurs avec l’esprit du temps, à une forme de marketing du vin, ne risque-t-elle pas de nous priver d’une forme de référence objective, celle de l’homme, la femme en l’occurrence, de l’art, nous aidant à mieux comprendre l’esprit d’un vin ?


Si ça vous intéresse de plonger dans mon cabinet des curiosités il vous suffit de renseigner la case RECHERCHE en haut à droite du blog avec les 3 mêmes questions pour retrouver les réponses des intéressés...


Afin de vous appâter je vous propose celles de Stéphane Derenoncourt  « surtout pas œnologue» du 17/11/2008


« Comme c’est très tendance Stéphane Derenoncourt est un chti qui descend à Bordeaux au début des années 80 pour « entrer » en viticulture. J’emploie à dessein ce verbe car cet autodidacte avoue que « le vin entre dans sa vie par nécessité et par passion ». Ses expériences sur diverses appellations l’amènent à s’intéresser de plus en plus au concept de « terroir » »,il s’inspire du modèle Bourguignon, et se base sur la minéralité et la fraîcheur pour développer ses propres méthodes de travail, plus intuitives et moins systématiques. L’observation et la dégustation des baies, du jus et du vin sous-tendent sa philosophie.


 En 1999, avec son épouse Christine, Stéphane Derenoncourt acquiert une propriété située en Côtes de Castillon, Le Domaine de l’A. Vigneron et consultant, il intervient aujourd’hui dans une soixantaine de domaines où il propose une démarche globale allant de la vigne au vin. Stéphane Derenoncourt définit son travail « comme étant la recherche de l’expression optimale du terroir. L’enjeu, au travers des méthodes proposées, étant de favoriser l’exploration du sol par les racines afin de l’imprimer dans le fruit. » Il ajoute que « face au terroir, plus l'homme se fait discret, meilleur est le vin » et il met un point d'honneur à ne pas “signer” ses vins. Son but est d’élaborer des vins singuliers, frais, sensuels, des vins de soif comme il se plait  à le dire. Comment voulez-vous, après une telle profession de foi, que je ne sois pas très heureux de l’accueillir sur mon espace de liberté. »


La suite ICI link


Enfin si vous êtes œnologue-consultant vous pouvez vous y coller. Je publierai. Pour moi il ne fait aucun doute que le garnd oublié de cette époque Hubert de Boüard de Laforest  va s’empresser d’y répondre.


« Olivier, je hèle Olivier Dauga, fais pas la gueule mais je crois que tu ne m’avais pas répondu. Il n’est jamais trop tard pour bien faire… »

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Mercredi 11 juin 2014 3 11 /06 /Juin /2014 10:43

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Je suis têtu.


Le hasard de ma programmation erratique fait que ce matin j’abordais le vignoble algérien alors qu’hier, niché au sein de ma chronique sur le vin de mes amis les Rivier à Régnié je dévoilais un petit bout de ma vie en Algérie, deux années.


Là où je coopérais, dans l’est, à Constantine, il n’y avait pas de vignes mais des vaches « socialistes » et des grandes cultures dans des fermes collectives en un bien piteux état. Ça ne semble pas s’être vraiment amélioré comme en témoigne cet article de mai 2013 « La ferme-pilote Richi-Abdelmadjid, située dans la commune Belkheir (Guelma) s’apprête à entamer, sur plus de 500 hectares, sa campagne moissons-battage pour une saison qui pourrait être « la meilleure après plusieurs années de difficultés », affirment ses responsables. »


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Guelma mon frère aîné Alain est allé lui aussi en Algérie pour faire une guerre qui n’en portait pas le nom. Dans ma chambre j’avais une photo de lui accoudé à la pancarte Guelma, son lieu de cantonnement. Il passa l’essentiel de son temps sur la ligne Morice. 18 mois de sa vie sur un piton face à la ligne électrifiée entre la Tunisie et l’Algérie.


« Créée en 1982, la ferme Richi avait été secouée, au cours des dernières années, par des litiges de travail marqués par des grèves illimitées, des grèves de la faim et des appels au ministre de tutelle et au holding gérant les fermes pilotes pour dépêcher des commissions d’enquête. Ces conflits ont été même portés devant la justice. Entre temps, les ressources et les richesses de la ferme « dépérissaient », rappellent des cadres et des travailleurs.


Les conséquences de ces turbulences restent encore visibles à travers des étables et des infrastructures inutilisées, a-t-on constaté lors d’une visite dans cette exploitation en compagnie de travailleurs et de l’actuel directeur, le 6ème depuis 1982 et le 3ème en moins de cinq ans.


Plus de 800 vaches laitières, 500 ovins et 7.200 poules pondeuses peuplaient jusqu’en 2009 ces étables et ces hangars aujourd’hui déserts. Même les 130 hectares de vergers d’arbres fruitiers de cette ferme ont été détruits par des feux, ajoute M. Boucetta. »


« Cinquante-deux ans après son indépendance, l'Algérie est encore très dépendante de la France politiquement et économiquement.


Par exemple, l'Algérie est l'un des plus grands importateurs de blé dur au monde, principalement au bénéfice de la France, alors qu'elle pourrait être autosuffisante… »

Kamal Benkoussa, économiste et candidat malheureux à l'élection algérienne en 2014


L'agriculture est primordiale…


Hier donc j’écrivais : « Ben oui l’étude d’un élevage de 10.000 vaches à Djebel Ouahch c’était nous, surtout François, et c’est une longue histoire que je n’ai pas le temps de raconter mais qui mettait en lumière les illusions vendues par les bureaux d’études internationaux (ici des belges de Louvain je crois) à des planificateurs déconnectés des réalités de l’état de l’agriculture algérienne. »


Si ça vous intéresse allez donc lire ICI link sinon bonne journée et désolé de vous avoir importuné avec mes histoires de vaches…

 

Lire aussi « On avait le vin dans le sang »


« André se retrouve seul, plus rien ne le retient. Il reste. Et restera, malgré les échecs répétés, malgré les invites au départ. Au nom du devoir filial à respecter « jusqu’à la mort ». André Féral cherche « dans un tiroir en fouillis, il tire une petite boîte noire et en fait glisser le couvercle. » Il en tire un écusson rouge et vert « Ce sont nos armoiries, les armoiries des Féral. » C’est « écusson gravé d’un « F » majestueux. » André Féral s’explique ému « J’ai remonté notre arbre généalogique. Nous avions des ancêtres en Corrèze. J’y suis allé, exprès. C’est là que j’ai trouvé l’écusson ». Et si vous avez eu le courage de m’accompagner jusqu’à maintenant je vous livre cet extrait qui donne sa chair au titre de ma chroniquelink


Pour Michel Smith à propos de Frédéric Lung link

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Mercredi 11 juin 2014 3 11 /06 /Juin /2014 00:09

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Hier matin à la première heure j’ai reçu la bulle papale : Le bulletin n° 589 de François Audouze… dit François eau XII… 


Lors de son 22ème conclave au restaurant Macéo à Paris l'académie des vins anciens, présidée comme il se doit par le Pape François, c’est le Royal-Kebir de Frédéric Lung des années 40 qui a reçu l’onction pontificale.


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« Celui qui va régler tous les problèmes de classement, c'est le Royal Kebir Frédéric Lung années 40. L'ami qui a apporté ce vin sait que je suis un inconditionnel des vins algériens de Lung. Pour mon goût, il coiffe au poteau ses trois prédécesseurs *. Tout le monde dans notre groupe applaudit au tir groupé de ces quatre vins exceptionnels. Le Royal Kebir a une aura extrême, une majesté démocratique et se boit comme un vin de pur plaisir. Je l'ai encore en bouche en écrivant. »


Encore dans les brumes du sommeil votre Taulier bien aimé se souvint soudain d’une chronique jamais publiée, oubliée : « Le vignoble algérien d’avant-hier et d’aujourd’hui... »


« Dans un article du quotidien algérien El Watan de mai 2009, Mohamed Naïli, constate un brin nostalgique « La production nationale ne figure même pas sur le classement mondial effectué annuellement par l’OIV (Office International de la vigne et du vin), dont le seuil minimum de production requis est de 100 000hl. La production de l’Algérie n’atteint pas ce niveau et reste très loin derrière des pays comme la France, l’Italie ou l’Espagne qui, jadis, représentaient les principaux clients du marché algérien du vin.»


En 1935, le vignoble couvrait 396 000 ha (plus qu’en Espagne) et produisaient 18 millions d’hl dont 98% étaient vendus en métropole. Ce vignoble qui ne couvrait en 1861 que 6500 ha est l’enfant des « déportés du phylloxéra » majoritairement des viticulteurs de l’Hérault, du Gard et de l’Aude qui vont affluer à partir de 1880. Très vite les grandes propriétés vont absorber les exploitations des petits colons et le vin va devenir le premier revenu de l’Algérie. En 1903 à Bercy « les cours des vins algériens dépassent pour la première fois ceux du Midi. »


La suite ICI link


Je vous invite à lire dans cette chronique un document «  Les Vins Algériens » édité par le Gouvernement Général en 1953-55 link et qui décrit très bien l’encépagement, les différents types de vins produits sur la base d’une classification : vins de plaine, vins de coteaux et vins de montagne (ces derniers étaient depuis 1945 classés VDQS). S’y ajoute un tableau synoptique par grande zone de production avec : appellation, aire de production cépages autorisés, degré minimum, caractère et production moyenne en hl.


Très instructif, jetez-y un œil...


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* « Le Château de Beaucastel Châteauneuf-du-Pape rouge 1959 est une merveille. C'est l'archétype de ce que l'on vise à l'académie des vins anciens. Quelle richesse, quelle ampleur de goûts. C'est le Beaucastel idéal, celui que l'on rêve de boire. Ce vin est authentiquement rhodanien mais a aussi des accents bourguignons de bon aloi.

 

Le match va être dur avec la Côte Rôtie Brune & Blonde Chapoutier 1955, vin lui aussi merveilleux. Selon les gorgées, lorsque l'on passe de l'un à l'autre, on va préférer tantôt l'un, tantôt l'autre. Ma préférence changera et se fixera sur la Côte Rôtie, mais la différence avec le Châteauneuf est d'un cheveu.


Tout se complique lorsqu'entre en scène le Rioja Viña Real - Bodegas CVNE Haro 1964 qui a une aisance et une facilité où se mêle la complexité d'un vin de soleil. Il est peut-être un peu moins subtil que les vins du Rhône, mais ça se joue à la nième décimale ! » 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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