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             l'espace de liberté

 

 

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Un peu de douceur, de convivialité, de plaisir partagé, dans ce monde de brutes...

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Bonne journée à tous, ceux qui ne font que passer comme à ceux qui me lisent depuis l'origine de ce blog.   

 

 

 

 

Photo du Taulier de Ludovic Carème © http://www.ludoviccareme.com/ 




 

Lundi 24 mars 2014 1 24 /03 /Mars /2014 10:00

 

 

De source sûre, c’est même une source autorisée comme on le dit au Quai d’Orsay, nuitamment, la semaine passée, une grosse cloche en chocolat, qui s’était « égarée » au cours de son périple en direction de Rome, volait dans les ruelles du village en mode furtif. Pour une raison que les enquêteurs du BEA assistés des plus fins limiers de la brigade de gendarmerie de Saint-Emilion n’ont pu à ce jour élucider, elle s’est écrasée sur la vitrine de la crémerie du sieur François des Ligneris aspergeant de chocolat ce lieu impie où trônait un livre sacrilège d’une certaine Isabelle Saporta.

 

Avant même que l’aurore ne fut levée, Norbert Le Forestier faisait parvenir à l’AFP un communiqué précisant que la dite cloche ne s’était pas échappée de son troupeau et que, bien évidemment, il déclinait toute responsabilité dans ce badigeonnage chocolaté. Son bedeau préféré, qui trainait ses guêtres dans les châteaux d’à côté, se fendait lui aussi d’un petit poulet, qui n’était pas de Loué link « Quoi qu’en pense telle ou telle idiote en quête du quart d'heure warholien de célébrité, Bordeaux est un monde de civilisation avancée. Je viens d’y passer quatre jours parfaits, de chais en châteaux, de RG en RD, loin des étouffements de la pollution mal gérée, au soleil retrouvé. C’était bien. Revue de détail. »


Dans les cafés du village, les accoudés se perdaient en conjectures :


-         N’était-ce pas un raid prémédité ?


-         Une cloche clone de drone ?


-         À quand des gousses d’ail pour éloigner l’esprit malin tapi dans ce livre impie ?


-         Allait-on voir s’organiser un gigantesque autodafé ?


Isabelle Saporta interviewée par France 3 Aquitaine pour une fois temporisait « À moins que ce ne soit tout simplement une incitation à faire du lèche vitrine...? Qui sait… »


César Compadre, arrivé à mobylette, une bleue biplace, se perdait dans les ruelles et rentrait bredouille privant ainsi Sud-Ouest d’un cliché qui aurait fait la joie de Face de Bouc. Imaginez le titre « François des Ligneris et la Chocolaterie »


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J’ose la formule, après cet incident, les poulets sont sur les dents car leurs collègues des Renseignements Généraux les ont informé que le 1er Avril, le sieur des Ligneris organisait dans sa librairie une soirée dédicace du livre impie en présence de la pourfendeuse des chais des nouveaux pharaons.


La « bacchanale » infernale, grande orgie attentatoire « à la civilisation avancée » chère au chroniqueur mondain, est programmée de 18h30 à 20h30 avec, pour les happy few, et y’en aura des tonnes, un dîner dans la foulée où il sera de bon ton de faire carillonner les oreilles de Norbert le Forestier.


Que faire ?


Что дѣлать ?


Comme le disait ce brave Vladimir Ilitch Oulianov Влади́мир Ильи́ч Улья́нов dit Lénine Ле́нин…


-         Organiser un périmètre de sécurité avec fouille au corps pour confisquer les cocktails Molotov chocolatés ?


-         Mobiliser un escadron de la CRS 27 ?


-         Assigner à résidence le sieur deux groins ?


-         Demander à Mgr Ricard de dépêcher l’exorciste départemental sur les lieux pour extirper le malin ?


-         Faire interdire la manifestation pour cause de Carème ?


À l’heure où j’écris cette chronique depuis ma loge, des gens bien informés, et ils sont légion à Saint-Emilion, la seule décision qu’ont prises les autorités c’est de faire appel à nouveau à la commission indépendante composée de grands professionnels du vin, non bordelais, pour prévenir tout conflit d'intérêts, afin qu’elle fasse passer un examen sur  dossier à tous les invités. Les résultats seront bien évidemment certifiés par Qualisud et le Bureau Veritas.


Une gorge profonde vient de glisser sous ma porte une vieille enveloppe sur le dos de laquelle une main mal assurée a griffonné qu’il se chuchotait que les sieurs Dupont Jacques et Bompas Olivier envisageaient de se déplacer dans un char à bancs rembourrés tiré par deux chevaux pour montrer leur profond attachement au respect de l’environnement.


Programmation musicale pour la soirée du 1er avril :


-         Olivia Ruiz - La Femme Chocolat

-         les p’tits pains au chocolat de Joe Dassin

-         LA CHANSON CHOCOLAT - Les Enfantastiques

 

Affaires à suivre… Et je précise que ce n’est pas un poisson d’avril…

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Lundi 24 mars 2014 1 24 /03 /Mars /2014 00:09

Cette petite annonce est l’œuvre d’Horace Courvoisier l’un des 4 vignerons les mieux cotés du canton de Genève venus au Japon pour présenter leurs nectars. « Ils réalisaient avec ce voyage au Japon une belle percée sur le marché asiatique »


Invités à dîner par Tanaka Kanta, « un riche industriel, qui habitait le dernier étage d’une tour de Tokyo », ils dégustent les sushis les plus succulents du monde servis sur une femme table. « Ils se pâmèrent longtemps, notamment sur la chair translucide et si subtile du fugu, présenté en sashimi sur le pubis ébène de la jeune femme. »


« On buvait du saké froid, mais aussi du pinot gris de Jacques-Auguste Gros, du sauvignon d’Horace Courvoisier, un assemblage de Bastien Achard et du marc d’Armand Vuagnat. Tanaka Kanta avait acheté plusieurs centaines de bouteilles de leurs productions. »


Nos 4 larrons vont voir leur vie érotique bouleversée par cet étrange dîner qui aurait plu à Emmanuel Giraud.


J’ai choisi, Bastien Achard « qui était fort timide, et qui n’avait jamais connu de femmes d’aussi près … » et qui au court de ce repas « jouissait pour le troisième fois dans son pantalon. »


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Je ne vais pas bien sûr déflorer toute l’histoire mais Bastien qui, depuis l’âge de 5 ans nourrit pour Suzanne Schöller, la fille du douanier fribourgeois, un amour fou, « le dimanche qui suivit son retour du Japon, à seize heures sonnantes… » prenant son courage à deux mains, frappait chez l’élue de son cœur un bouquet de roses rouges à la main.


Et puis « peu à peu, ils déballèrent ce désir si longtemps réfréné au fond de leurs cœurs et qui parfois, lorsqu’il bouillonnait trop fort, ne trouvait qu’un assouvissement stérile en se répandant dans le vide. Mais, à passé minuit, quand ils finirent par évoquer la vieille paire de bottes en plastique bleu et le vieux tire-bouchon en manche de cep, Bastien Achard et Suzanne décidèrent enfin que le futur devait être rempli. Ils se jetèrent nus l’un dans l’autre avec une passion telle que les voisins s’en souviennent encore. »


Les 3 autres lurons vignerons vécurent, eux aussi leur histoire post-Japon et «Jacques-Auguste Gros, Horace Courvoisier et Bastien Achard se retrouvèrent à la fête des vendanges de Russin. Ils buvaient une bouteille de chardonnay au coin du bar de la grange à Jacquot. Jacques-Auguste Gros parla du temps qui n’avait pas été favorable cette année. Horace Courvoisier expliqua ses démêlés avec l’administration fiscale cantonale et Bastien Achard fit l’éloge de son viognier. Ils se remémorèrent ensuite les grandes étapes de leur voyage au Japon. Ils plaisantèrent comme de vieux camarades de chambrée en évoquant le repas chez Tanaka Kanta… »


Mais où était donc le 4e vigneron Armand Vuagnat ?


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Vous le saurez en lisant le petit opus coquin de Germano Zullo illustré par Albertine, publié aux éditions Humus « Une bonne longueur en bouche » link


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Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Dimanche 23 mars 2014 7 23 /03 /Mars /2014 07:00

Ce matin, la Grande Maison était en ébullition, une fois n’est pas coutume, les chefs en tête. Ça dessoudait sec. La bonde, comme les bureaux, était grande ouverte, les langues se déliaient « Cette fois-ci il a complètement perdu les pédales de son cyclorameur le petit lapin Duracell, sans plaisanter comment peut-il se permettre d’affirmer dans son adresse aux Français que dans la République « on n'écoute pas les journalistes, pas davantage que les avocats dans l'exercice de leurs fonctions » alors que son affidé, Bernard Squarcini, l'ancien directeur central du renseignement intérieur, a été jugé le 18 février pour avoir demandé les fadettes d'un journaliste du Monde, dont 490 conversations ont été par ailleurs écoutées sur ordre d'un juge en mars 2009. » Ce type ne supporte ni d’être congédié, rappelons-nous la première fugue de Cécilia avec Richard Attia, ni d’être pris la main dans le sac de ses malices. C'est lui qui a fait adopter la rétention de sûreté en 2008 qui interdit à certains détenus d'être libérés lorsqu'ils ont terminé leur peine. Ministre de l'intérieur, partisan du karcher, il  a autorisé en 2006 les policiers à saisir, sans le contrôle d'un juge, les données de connexion des opérateurs téléphoniques. C’est la loi Perben 2, dont il est l'inspirateur, qui a permis aux policiers de placer des micros ou des caméras dans les voitures ou chez les gens à leur insu, et la garde à vue a été étendue à 96 heures. Si nous sommes devenus la Stasi c’est grâce à lui !  Tout le monde ici sait que les écoutes sont, sur un plan juridique, parfaitement légales lorsque tu risques 2 ans au trou, comme pour le trafic d'influence le tarif c'est 5 ans maxi, y'a pas photo le nabot. Le juge d'instruction peut, « lorsque les nécessités de l'information l'exigent» ordonner des interceptions, sans recours possible. Il peut aussi écouter un avocat à condition de prévenir son bâtonnier, c’est une loi du 10 mars 2004, l'arroseur arrosé était alors à l'intérieur. Pour le baveux la retranscription de la conversation avec son client n'est possible que si elle est « de nature à faire présumer la participation de l'avocat à une infraction ». Bon, là aussi y'a pas photo, des pratiques de gangsters avec des numéros de téléphone usurpés...


Je quittai la place Beauvau, à pied, afin de rejoindre Adeline au Laurent. Le soleil nous offrait la magnifique terrasse pour notre déjeuner. Mon petit doigt me disait que j’allais avoir droit à la question et, le petit sourire qu’Adeline affichait et ses yeux de biche enamourée, ne me laissèrent aucun doute sur la réalité de mon intuition. Je fis l’âne qui veut avoir du foin, je la laissai faire son petit numéro de charme pour que je lui conte mon escapade à Berlin-Est, de l’autre côté du mur. « Mais pourquoi diable veux-tu que je radote à propos de souvenirs qui sentent la poussière, mon amour ?


-         Parce que toi tu sais ce qu’est la STASI !

-         Ça me fait une belle jambe…

-         Ne joue pas au blasé ça ne te va pas !

-         Je t’adore…

-         Je te déteste…

-         C’est bon, j’adore ça…

-         Tu dis !

-         Oui…

-         T’es un amour !

-         Ça va te coûter très cher ma belle !

-         Pas de souci j’ai tout le crédit qu’il faut…

 

« Nous ne partîmes pas, Chloé et moi, le nez au vent pour Berlin-Ouest. Les semaines qui précédèrent notre départ furent toutes entières consacrées à des prises de contact avec des camarades allemands.  Là-bas comme ici les groupuscules florissaient, la méfiance régnait face au risque d’infiltration et, comme notre réputation française de légèreté et d’inorganisation ne plaidaient pas en notre faveur, nous ne recevions que des réponses vagues. Ce fut le hasard qui nous tira d’affaires, lors d’une manif contre la guerre du Vietnam, lors de la dispersion nous dégotâmes auprès d’une grande bringue, Ilse Meyer, fille d’un grand industriel allemand, qui avait défilé à nos côtés, un contact répondant au prénom de Sacha. « Tout le monde à Berlin connaît Sacha... » se contenta-t-elle de nous répondre lorsque nous lui demandâmes un peu plus de précisions. « Dites-lui que vous venez de ma part et tout ira bien... Là-bas, c’est encore plus simple qu’ici, c’est noir ou c’est rouge, si tu cries par ta fenêtre « salaud de nazi ! » à un mec de plus de 40 ans tu tombes à chaque fois juste... » et, sans aucune retenue, elle avait embrassé Chloé sur la bouche tout en lui pelotant les fesses. Sa compagne, une hommasse, plate comme une limande, avec ses poignets de force cloutés et ses Doc Martens, mit fin aux effusions en les traitant de « grosses salopes ! » Comme je me sentais en forme je lui empoignais l’entrejambes en ricanant « allez, un petit effort ma grande, tu verras comme c’est chiant d’en avoir entre les cuisses... » Autour de nous les slogans contre les faucons du Pentagone, Harry Kissinger, Lyndon Johnson et le napalm de l’impérialisme américain couvraient les cris et les jurons de celle qu’Ilse tirait par la manche de son Perfecto : « allez viens ma grande, les mecs sont tous des porcs... »


Dans le Berlin coupé en tranches, « le Schweinesystem : le système des porcs », dans la bouche de l’ultragauche ouest-allemande, qualifiait la collusion des chrétiens-démocrates avec l’impérialisme américain. Le problème là-bas, avec le foutu mur de Berlin, c’était que le plutôt rouge que mort sonnait encore plus faux qu’à Paris car l’Ours soviétique et ses alliés de la RDA faisait bander mou beaucoup d’entre nous. Chloé me morigénait « arrête de jouer les machos, ça m’énerve ! ». Je l’immobilisais en la prenant par les poignets « Je ne joue pas ma belle. Je surjoue car je ne supporte pas ce féminisme dévoyé. La haine du mâle ne fait pas avancer d’un poil la cause des femmes. J’aime trop les femmes pour céder un seul pouce sur la dérive agressive de ces soi-disant femmes libérées qui sont pires que les plus bornés des couillards... » Chloé m’enlaçait « Tu es beau lorsque tu es en colère. Lâches-toi plus souvent c’est comme cela que je t’aime... »

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Roman
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Dimanche 23 mars 2014 7 23 /03 /Mars /2014 00:09

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Qu’est-ce donc que cette bizarre dénomination ?


Décomposons :


-         Dans le langage politiquement correct, les gens qui font le ménage, dans les bureaux, sont dénommés agent ou technicien de surface. « Un technicien de surface, agent d'entretien, agent d'entretien et maintenance ou agent de propreté et d’hygiène, souvent également appelé homme de ménage (ou femme de ménage si c'est une femme), est un salarié chargé du nettoyage de locaux collectifs des secteurs tertiaire et industriel. »


-         Médiatique :


Sens 1 : des médias.

Sens 2 : rendu populaire grâce aux médias.


Pourquoi une telle association ?


Tout bêtement parce qu’un blogueur grand cireur de pompes, plein de fureur, a évoqué auprès de l’attachée de presse d’un grand éditeur parisien, Albin Michel, sa surface médiatique, afin d’obtenir un service de presse d’un livre brulot. Le même aux temps glorieux d’ebuzzing, classement des blogs de vin, trépignait lorsqu’il se retrouvait dans les profondeurs de ce palmarès fruit d’un algorithme stupide.


Qu’est-ce donc que la surface médiatique ?


C’est dans la bouche de cette immense personnalité, phare du monde du vin, à la fois une notion quantitative : le nombre de ses lecteurs, et qualitative : sa capacité à influencer ceux qui le lisent.


L’influence, nous y voilà !


En septembre 2010 j’ai commis une chronique sur le sujet De l’influence : court traité à l’attention de ceux qui pensent que j’en ai...


« Je suis furax !


Non je ne suis pas un chroniqueur influent !


Si c'était vrai ça se saurait du côté du 78 rue de Varenne...


J’ai trop roulé ma bosse en des lieux dit de pouvoir pour avoir une telle prétention.


Je ne suis qu’une chiure de mouche sur la Toile !


Je ne suis qu’un petit chroniqueur indépendant qui s’amuse à ouvrir des brèches, des fenêtres sûr, rien de plus, rien de moins !


Comme je suis tout sauf modeste ne voyez pas dans cette colère un exercice de fausse modestie destiné à ce que vous protestiez du contraire.


Ceux qui décident, ou qui sont censés décider, se tamponnent largement de mes opinions, de mes humeurs ou de mes propositions. Ils ont mieux à faire que d’être révérant à mon égard ou de m’accorder un quelconque crédit […]


Tout cela est fort insignifiant, écume du jeu social, sans échange monétaire qui ferait déboucher l’influence sur le « trafic d’influence » qui n’est pas mon sujet du jour car il relève lui des tribunaux. Mon propos touche au théâtre du paraître, au miel des tribunes, des invitations, des déjeuners au château, ce merveilleux plaisir de voir son nom cité, en bien évidemment, dans les journaux, à l’encens de ceux qui vous font comprendre que vous êtes quelqu’un d’important, à l’ivresse d’un passage sur un plateau de télévision... j’en passe et des meilleures. Dans notre petit monde du vin je suis toujours émerveillé en contemplant ce spectacle… » link


Je n’ai rien à retrancher ni à ajouter mais je ne puis m’empêcher de remettre une petite couche sur la surface médiatique supposée de certains :


1-     Le monde du vin, des amateurs de vin, est un petit monde bien étroit qui ne pèse guère dans l’univers des médias (les tirages de la presse spécialisée sont misérables et les grands médias ne lui accordent qu’une petite place, loi Evin ou calcul d’audience bien compris) ;


2-   Les spécialistes  du vin ne s’adressent bien évidemment qu’aux amateurs du vin sans chercher à étendre le domaine du vin, ce qui a pour effet de créer une caisse de résonnance entre soit qui n’atteint qu’un niveau de bruit médiatique que l’on peut qualifier de bas bruit.


3-   Le résultat est bien évidemment que la surface médiatique des « influents du vin » se confond avec un petit cercle de copains ou d’obligés : « passe-moi le sel Norbert je te passe la poivrière… »


De l’utilité donc du métier d’agent de surface médiatique dans le petit monde du vin : faire le ménage (je n’ai pas écrit des ménages) sans glisser la poussière sous le tapis me semble un job plein d’avenir sur la blogosphère et sur les réseaux sociaux où le premier crétin venu se prend pour le futur prix Pulitzer…

 

Ci-dessous, un bel exemple de prétention du fameux plumitif doté d'une grande surface médiatique :

 

« Quoi qu’en pense telle ou telle idiote en quête du quart d'heure warholien de célébrité, Bordeaux est un monde de civilisation avancée. Je viens d’y passer quatre jours parfaits, de chais en châteaux, de RG en RD, loin des étouffements de la pollution mal gérée, au soleil retrouvé. C’était bien. Revue de détail. »

 

 

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Samedi 22 mars 2014 6 22 /03 /Mars /2014 10:00

J’ai toujours milité contre la fraise « bubonique » rouge cramoisie cultivées par des émigrés payés par des coups de pieds au cul, en provenance, via des gros camions qui puent, des tunnels d’Andalousie : « elles déboulent sur les étals dès avril, grosses, moches, grenues, rouge brique, empilées, entassées, venues par camions entiers de la province de Huelva en Espagne. « L’Espagne exporte chaque année vers l’Hexagone, selon les douanes, 68000 tonnes de fraises (60% des importations françaises), soit un ballet de quelque 22000 camions par an, sur 2500 km. Un bilan carbone désastreux…


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Si un jour vous vous aventurez, comme moi, en Andalousie dans la province de Huelva vous découvrirez l’horreur de 6000 ha de films plastiques jetés sur des terres arrachées à la forêt du parc naturel de la Doňana sous lesquels pousse « l’or rouge » à 2,45€ la barquette de 500g chez les bienfaiteurs du pouvoir d’achat. Ponction d’eau monstrueuse, rejet de pesticides dans la nappe phréatique, main-d’œuvre de précaires, sans papiers Roms ou Marocains payée 5 à 6€ la journée. Tout ça pour des fraises sans goût qui vont se taper des milliers de kilomètres pour satisfaire quel besoin au juste ? » link 


Cette année Pierre Chanau sucre sec les fraises, il en fait de la bouillie :


« Dans les supermarchés Auchan, la livre de fraises coûte seulement 79 centimes au consommateur. Dur à avaler pour les producteurs français. C'est ce que relève Le Figaro ce mercredi. Pour Jacques Rouchaussé, président des Producteurs de légumes de France (FNPL), « il s'agit de ventes à perte ».


Simple opération de communication? Que nenni. Olivier Pageau, directeur des achats artisan chez Auchan, invoque pour Le Figaro une réponse à « la demande des consommateurs » et la création d'une « dynamique sur la famille des fruits et légumes ». Il réfute « bien sûr » la vente à perte.link

 

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Quitte à se foutre de la gueule du monde avec aplomb j’ai décidé d’enfourcher un autre canasson : la levée de l’interdiction par l’Union Européenne de la vente de la fraise de veau !


Pour les jeunes bobos parigots tête de veau je précise que :


1)     La fraise de veau est un abat qui correspond à la membrane entourant l’intestin grêle du veau. Le mot « fraise » est également employé pour l’agneau et le chevreau.


2)   On appelle cette membrane intestinale « fraise » parce qu'après la préparation du morceau par le tripier (lavage, pochage dans l'eau bouillante), il devient blanc et ferme et ressemble aux collerettes que portaient nos aïeux jusqu’au XVIIe siècle. La fraise de veau était un morceau utilisé pour fabriquer la célèbre andouillette de Troyes.


Depuis 1996 et la crise de la vache folle, certains abats de bovins étaient interdits à la consommation car ils pouvaient contenir le fameux prion, cet agent pathogène susceptible de transmettre la maladie de Creutzfeldt-Jakob à l’homme. Depuis l’extinction de la maladie, les abats interdits comme le ris de veau ou la cervelle ont de nouveau été autorisés à la consommation. Sauf la fraise de veau.


En 2013, lors du SIA, Gilbert Delmond, président du veau IGP Blason Prestige en Corrèze partait en croisade pour la levée de l’interdiction de la fraise veau. C'est un cri du cœur qu’il a poussé toute la semaine « Il est grand temps désormais d’autoriser la consommation de la fraise. C’est le seul abat qui soit encore interdit depuis la crise de l’USB. Il n’existe aujourd’hui aucune raison valable de ne pas permettre sa libre consommation ».


La raison invoquée par les autorités communautaires pour justifier le maintien de son interdiction ne sont pas très convaincante. Il paraît que le prion pourrait être contenu dans les morceaux de l’intestin blanc des bovins. Mais la maladie n’existe plus depuis l’interdiction des farines animales. Alors, qu’attend-t-on pour l’autoriser à nouveau comme les autres abats ?


 

« Faudra-t-il qu’on en arrive à créer des associations clandestines pour se régaler à nouveau de fraise de veau ? ».


Va-t-on vers un Front de Libération de la Fraise de veau ?


L’ex-président du Conseil Général de la Corrèze devenu roi de France va-t-il inverser la courbe du déclin de la fraise de veau ?


Est-il nécessaire de rappeler que c’est un « plat de roi » succulent, malgré son aspect et l’odeur fétide qu’elle dégage lors de sa cuisson.


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Faut-il rappeler que dans les recettes d’andouillettes, à l’origine le veau était privilégié mais l’interdiction d’utiliser la fraise, du fait de la crise de la « vache folle », a entrainé une adaptation des recettes régionales. link et link


Mobilisons-nous : boycottons la fraise « bubonique » rouge cramoisie et libérons la fraise de veau !

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Samedi 22 mars 2014 6 22 /03 /Mars /2014 00:09

La plainte : « Nous sommes bien entendu opposés aux actions de vengeance personnelle... Mais nous ferions bien volontiers une petite exception pour l'architecte qui a réussi à persuader les responsables viticoles de Saint-Émilion que l'art de la dégustation était compatible avec la torture. Car c'est bien de cela qu'il s'agit, quand pour goûter 70 vins il convient de passer plusieurs heures assis sur des chaises inspirées de celles des roto faneurs d'autres fois, quand la traction animale régnait dans nos campagnes... Un supplice qui n'est sans doute pas près de cesser puisque par définition, ces « sièges » en acier risquent d'avoir une durée de vie supérieure à bien des bouteilles du millésime 2013. » link


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Selon les premiers éléments de l’enquête d'une commission indépendante composée de grands professionnels du vin, non bordelais, pour prévenir tout conflit d'intérêts, corroborés par deux organismes certificateurs extérieurs, Qualisud et Bureau Veritas (interview du directeur de l'INAO) link, il ne semble pas que Norbert Le Forestier soit à l’origine de l’agression caractérisée contre le postérieur du sieur Dupont Jacques et de celui de son compère Bompas Olivier. Certains mauvais esprits du village, et ils sont légions, ironisent sur le côté douillet du bas-bourguignon et de son compagnon d’infortune.


En tout début d'après-midi, le Syndicat des fabricants de roto-faneurs et autres matos terroiriste français s’insurgeait contre la contre-publicité faite par les 2 fabulistes à la qualité du matériel made in France. Arnaud Montebourg a lui aussi déclaré que cet acte antinational ne l’étonnait guère de la part du Point.


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Consultée au téléphone par le Président de la commission indépendante, devenue prudente comme une tribu de Sioux, Isabelle Saporta a déclaré qu’elle n’avait pas osé, de peur des foudres de Norbert Le Forestier et de son redoutable hallebardier, faire état de cet acte de torture caractérisé. À la veille du scrutin municipal certains « résistants » se sont réunis nuitamment dans un garage pour envisager des mesures de rétorsion contre les hauts dirigeants de l’ODG saint-émilion.


La présidente du club du 3e âge, « les tricoteuses du terroir », a proposé à son Conseil d’administration, dans un but d’apaisement, de mettre en fabrication deux coussins en coton mercerisé bourré de crin afin de préserver le confort des 2 beaux culs des 2 beaux nez (ne pas confondre avec les faux-culs aux faux nez). Pour l’heure la décision a été mise en délibéré car une minorité souhaitait broder une cloche sur chaque coussin et la majorité des bigotes désirait qu’ils fussent bénis par l’archevêque de Bordeaux&Bazas.(Silver Bell) link (culs bénis bien sûr).


 Claire 2181

 

Dernière minute, l’Amicale des anciens repentis de la STASI, tient à préciser qu’aucun de ses membres n’a donné de tuyaux pour poser des micros à qui vous savez… L'intéressé se les ait laissé poser à l’insu de son plein gré.


Affaires à suivre…



Edith Piaf & Les Compagnons de la Chanson... par alize2006

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Vendredi 21 mars 2014 5 21 /03 /Mars /2014 10:00

Le 20 novembre 2013 j’avais écrit une chronique « INACCEPTABLE ! MOBILISONS-NOUS pour condamner des actes de violence gratuite à l’encontre de des Curbières vignerons responsables de la Confédération paysanne dans l’Aude » link 

 

Mais l’indignation ne suffit pas, la solidarité doit s’exprimer et je sais que certains vignerons voisins ont apporté du vin à Edouard Fortin, « dont les vins (débutants) avaient sombré corps et biens dans l'incendie criminel de l'exploitation de l'ancien porte-parole de la Conf' en Cabardès. Il reconstitue un petit stock, avec l'accord des douanes et des fraudes. Eh bien, il y a depuis quelques jours un certain volume de vin de … (de très bon niveau, et il a choisi lui-même ce qui voulait ... sauf mon vieux carignan, faut pas exagérer quand même) dans son nouvel assemblage. Ce n'est pas de la grandeur d'âme: je préfère voir une partie de ce vin aider un collègue que des connards (coopérateurs selon toute vraisemblance) ont saboté, plutôt que de le céder pour trois roupies (on nous donne 80-90 euros/hl pour de l'AOC !!!!!!!) aux crapules du négoce local. »


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L’ami Richard Planas vient de m’écrire :

 

Jacques,


Le Foyer Leo Lagrange de Ventenac Cabardès organise, avec le soutien de nombreuses associations ou syndicats une soirée solidaire à l'égard des familles Curbières et Fortin,  le samedi 5 avril à 20H30 à l'espace René Douce à Ventenac Cabardès.


Pour en savoir plus : 06 07 83 33 52 ou link


L'ensemble des recettes (entrées + buvettes) seront reversées aux 2 familles.


N'hésitez pas à diffuser cette information.


Merci par avance


Richard PLANAS

Président Foyer Léo Lagrange Ventenac Cabardès


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Autre manifestation plus proche dans le temps, ce samedi 22 mars, c’est le 12e Marché des Vins bio de Montreuil-sous-Bois, un grand classique organisé par les bouffons bios  www.bouffonsbios.ouvaton.org   dont voici le Manifeste.


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« Confrontées à la menace d’une récession économique sans précédent ainsi qu’aux défis du réchauffement climatique et de l’appauvrissement des énergies fossiles, nos sociétés s’interrogent : que faire ?


Face à la montée universelle des inquiétudes et des périls, les producteurs de vin bio prennent leurs responsabilités. Le 22 mars prochain, ils seront à Montreuil pour les assises mondiales du Développement Buvable qu’organise le Marché des Vins Bio de Montreuil à l’occasion de sa douzième édition.


Quarante vignerons issus des principales régions d’appellation de France, d’Italie, de Catalogne et de Grèce, tous partisans d’une viticulture respectueuse des terroirs, à la vigne comme à la cave, entendent montrer à la faveur de ce rassemblement qu’il est un remède au désespoir des peuples aussi bien qu’à l’égoïsme des Etats et à l’impuissance des responsables politiques.


Car le message d’espoir qu’apportent ces vins ébouriffants de charme et de naturel ne peut plus être ignoré de personne, comme le montrent l’attention que leur accorde la critique œnophile, les distinctions qu’ils accumulent dans les manifestations les plus prestigieuses et le nombre croissant des vocations qu’ils suscitent chez les jeunes vignerons.


A ceux qui ont soif de découvertes, comme à ceux qui cherchent des raisons d’espérer en l’avenir, ou qui simplement souhaitent passer un moment agréable dans une atmosphère qui ne porte pas à la mélancolie, le marché des vins bio de Montreuil offre une occasion exceptionnelle de découvrir cette philosophie si aimable, le développement buvable ! »


Les Vignerons avec mes amis Isabelle et Bruno Perraud, Patrick Baudouin, Patrice Lescarret en tête...

 

Domaine Paul Barre, Pascale et Paul Barre - Fronsac


Château Richard, Richard Doughty Saussignac -  Bergerac


Château Vent d’Autan, Anne et Olivier Godin - Cahors, Quercy


Domaine Roche-Buissière, Laurence et Antoine Joly - Côtes du Rhône


Domaine des Sablonnettes, Christine et Joël Ménard - Anjou


Domaine de la Bregeonnette, Stéphane Orieux - Muscadet


Domaine Patrick Baudouin,  -  Anjou


Domaine Bois Moisset, Philippe Maffre - Gaillac


EARL Régnier-David, Jean-François Régnier - Saumur


Domaine des Coteaux d’Engravies, Philippe Babin - Ariège


Frédéric Geschickt - Alsace


Domaine de Bel Air, Pierre Hervé - VDP de la Nièvre


Château Lagarette, Olympe et Alexandra Minvielle - 1ère côtes de Bordeaux


Arts et Vins, Alain Dubois - Grèce, Crète


Château La Salle, Mickael Jaumain - Bordeaux


Domaine de Causse Marines, Patrice Lescarret - Gaillac


Domaine Rouge Garance, Cortellini/Trintignant - Côtes du Rhône


Domaine les Maisons Rouges, Elisabeth et Benoît Jardin -  Jasnières, Cotx du Loir


Domaine Sylvie Spielmann, Sylvie Spielmann - Alsace


Domaine Jean-Claude Rateau, Jean-Claude Rateau - Bourgogne


Château Cajus, Pierre Veyron - Bordeaux supérieur


Domaine Bellauc, Marie-Blanche et Gil Schefchen - Jurançon


Domaine Jacques Maillet, Jacques Maillet - Savoie


Domaine Les Dolomies, Céline Jannet - Jura


Domaine Jolly Ferriol, Isabelle Jolly et Jean-Luc Chossart - Roussillon, Rivesaltes


Château Moulin de Peyronin, Véronique et Franck Terral -  Bordeaux


Clos 19 bis, Vincent Quirac - Sauternes et Graves


Domaines de Sainte Barbe et des Chazelles, Jean-Marie et Ewelina Chaland - Mâcon, Viré-Clessé


Domaine Les Faverelles, Isabelle et Patrick Georgelin - Bourgogne Vézelay


Bera Vittorio e figli, Alessandra e Gianluigi Bera - Moscato d’Asti


Château Planquette, Didier Michaud - Médoc


Domaine Côtes de la Molière, Isabelle et Bruno Perraud - Moulin à vent, Pouilly Fuissé


Château Larchère, Thierry Baudry - Montbazillac, Bergerac


Domaine Les Chesnaies, Béatrice et Pascal Lambert - Chinon


Nicolas Bertin et Geneviève Delatte, L’Echalier - Anjou


Domaine du Rousset Peyraguey, Alain Dejean - Sauternes


Domaine La Guintrandy, Olivier Cuilleras - Côtes du Rhône, Visan, Cairanne


Clos de Mounissens, David Poutays - Côtes de Bordeaux


Château de Grand Pré, Guy, Annick et Yann Bertrand - Fleurie


Domaine Les promesses de la terre, Bruno Weiller - Corbières


Azienda agricola Vairo, Eugenio Vairo - Riviera di Ponente, Vermentino

 

Et quelques jolies surprises de dernière minute…


Samedi 22 mars, Palais des congrès, Halle Marcel Dufriche. Paris Est Montreuil -

128 rue de Paris

93100 MONTREUIL

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Vendredi 21 mars 2014 5 21 /03 /Mars /2014 00:09

À ce qui suit…


Annoncer que le « Château Dauzac, qui appartient à la Maif, va lancer un second vin élaboré par une jeune chef médiatique. »


J’étions invité par le Château Dauzac, à partir de 19 heures au Princes de Galles mais, comme j’avions décidé depuis le début de cette année de ne plus honorer de mon irremplaçable présence les pinces-fesses parisiens, poliment j’avions décliné l’invitation lorsque l’agence de communication m’avions relancé.


Comme vous pouvez le constater, eu égard à mon absence de maîtrise de la conjugaison, j’aurais un peu déparé dans les salons.

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Mais, comme y’avait de vrais journalistes à cet évènement, qui n’était pas un déjeuner de presse mais un grignotage de presse, je me permet de vous faire bénéficier de la relation qu’en a fait Clotilde Briard le 18/03 à 06:00 dans les Échos sous le titre Dauzac, un margaux qui pousse sa marque


« Pour élaborer son second vin, Château Dauzac a choisi d'innover. Le domaine du Bordelais a demandé à une jeune chef, Stéphanie Le Quellec, qui officie au Prince de Galles à Paris, vient tout juste de recevoir sa première étoile au guide Michelin et a été lauréate de l'émission « Top Chef », d'y apporter sa touche personnelle. Une manière de muscler de manière visible sa stratégie de marque.


En février a donc eu lieu au château une rencontre entre Stéphanie Le Quellec, le directeur technique et l'oenologue conseil pour définir l'expression d'un margaux dont il a été décidé qu'il serait plutôt sur le fruit et pourrait se boire jeune. « Nous voulions aller chercher une sensibilité féminine en lien avec la gastronomie », remarque Laurent Fortin, le directeur général. Ou comment mêler le principe de l'égérie et du parrainage pour donner naissance à Aurore de Dauzac, qui commencera à être commercialisé en 2015. En niveau de prix grand public, cette nouvelle griffe se situera aux alentours de 18 euros, contre une quarantaine d'euros pour le premier vin. »

 

La suite ICI link 


Vous conviendrez aisément que le Taulier n’aurait guère ajouté de la valeur ajoutée en allant se pavaner du côté du Prince de Galles.


Il se peut que le château Dauzac se taillât ces jours-ci une belle place dans les feuilles vineuses de mes chers confrères patentés, ou non, et chez certains blogueurs des deux sexes…

 

Voilà une chronique qui ne m'a pas demandé beaucoup d'effort, moins j'en fait mieux je me porte et comme dit sa publicité la MAIF assureur-militant sera contente de ma contribution à l'érection de sa marque château Dauzac...


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J'adore les zinzins !

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Jeudi 20 mars 2014 4 20 /03 /Mars /2014 10:00

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Aujourd’hui je suis Bourguignon et, bien sûr, fier de l’être. Je traîne mes guêtres du côté de Beaune, de Savigny-les-Beaune, du Clos Vougeot, dégustateur indépendant et insignifiant mais toujours présent pour flairer les bons coups, ceux qui se boivent en priorité.


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Le vent  a soufflé sur Paris, les particules fines se sont envolées et aujourd’hui c’est le printemps dont j’ai glané quelques signes avant-coureurs en me baladant fièrement sur ma flèche d’argent.


Les VOICI : salivez, gorgez vous de soleil et de produits frais, buvez bon


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Jeudi 20 mars 2014 4 20 /03 /Mars /2014 00:09

Mardi aprème faisait beau mais un peu frècho, la flèche d’argent déroulait ses rayons, dévalait le Boul’mich à donf, sautait le premier bras de Seine au Pont Saint-Michel, traçait le boulevard du Palais (une pensée pour les juges, ces bâtards, chers au cœur de Me Thierry Herzog le conseil du petit Nicolas), resautait comme à la marelle le second bras de la Seine sur le pont au Change, virait à droite sur le quai de Gesvres puis à gauche derrière le cul de l’Hôtel de Ville, montait allègrement la rue du Renard, virait à tribord et s’enfilait la rue Saint-Merri puis celle de la Croix de la Bretonnerie et s’échouait rue Vieille du Temple aux pieds de La Belle Hortense et d’Olivier Techer et de ses 20 millésimes du Château Gombaude-Guillot, de 1993 à 2012.


Nous sommes dans les murs de Xavier Denamur, beau bar à livres, pour tout savoir sur lui et ses activités vous allez sur Caféine link


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Olivier est là, toujours sympa, derrière le zinc sur lequel sont alignés ses beaux flacons. Quelques amateurs dégustent religieusement alors pour ne pas avoir la honte au front je me plie au rituel en entamant la verticale par le bout le plus jeune. Je le fais avec le sérieux d’un dégustateur imposteur et je vous promets dès que mes idées confuses auront décantées, normal pour un vieux, de vous dire tout le bien que je pense de la maison Techer et de son agent de surface Olivier.


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Puis Isabelle vint mais pas son ami Norbert Le Forestier qui nous dit-on est très fâché contre elle.


Puis vinrent Antonin et Claire de beaux jeunes gens plein de fougue et de passion.


Puis, Xavier se déchaina en nous gavant comme des oies de pleins de mets raffinés.


Puis enfin vinrent quelques lecteurs du Taulier, enthousiasmés, et Augustin Scalbert, un des fondateurs de rue 89, co-propriétaire du Château La Rolière qui produit le brézème.


Le vin délie les langues, chauffe les cœurs, monte à la tête, et tout et tout et surtout permet à votre Taulier de réveiller ses neurones grâce à son nouvel ami sur face de Bouc Augustin Scalbert qui lui évite l’Alzheimer !


brézème vous avez dit brézème !


Pendant que Claire jouait à la marelle dans sa tête je phosphorais dans la mienne, cherchant les connections, trouver le nom de celui qui m’avait fait découvrir le brézème produit sur les coteaux au-dessus de Livron-sur-Drôme, dominant la vallée de la Drôme. Pour les ignorants il s'agit de l'appellation la plus méridionale des côtes du Rhône septentrionales, au sein des côtes-du-rhône.


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Mes efforts sont restés vains et, pendant que les cloches devaient sonner aux oreilles de Norbert Le Forestier et de son hallebardier préféré, nous nous laissions emporter par le nectar d’Olivier pendant qu’à côté de nous un gourou maniait le tarot pour « une bobo » d’un certain âge.


Le temps passait, nos paroles volaient, l’heure de l’Angélus était depuis longtemps passée, il me fallait rentrer via la très pentue rue saint-Jacques.


Ça me turlupinait toujours ce brézème mais je me heurtais au gouffre profond de ma mémoire.


Sommeil réparateur, et je ne sais pourquoi je rêvais de James Bond, sans doute l’effet Norbert Le Forestier.


Sitôt levé, dose de café, clavier, Brézème et vint le nom tant recherché Éric Texier link 


Petite recherche dans le capharnaüm de mes 4200 chroniques pour enfin trouver l’origine de toute cette affaire avec un titre déjà provoc Les Supers Na Na ® du vin : une histoire de Cu ? Alors parlons-en !link


 

Mais revenons au vin de notre ami Scalbert le Château La Rolière.

 

 

C’est « Une histoire de famille »


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Le vignoble du Château de la Rolière, déjà renommé dans les années 1850, est replanté dès 1975 sur un coteau de 8 hectares, entièrement clos de murs. Propriété de la famille Marchal depuis 1976, il a contribué au renouveau du « Brézème ». Ce nom est réservé aux vins produits sur un coteau surplombant la Drôme, sur la commune de Livron sur Drôme. Seuls quelques producteurs de vins AOP Côtes-du-Rhône bénéficient de ce cru resté confidentiel.

 

 

Les 11 enfants de la famille Marchal et leurs descendants ont choisi de tous s’impliquer pour le développement de cette superbe propriété, en réhabilitant également l’ensemble du bâti et en poursuivant la culture d’arbres fruitiers. Chênes, vignes, poiriers, kiwi, abricotiers, figuiers, lauriers roses ou pierres ocres : c’est toute une palette de couleurs et de saveurs, qui rappellent les vins de la Rolière.

 

 

L'origine des premières vignes sur les coteaux de Brézème


 

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Les premières vignes sur les coteaux de Brézème remontent à l'occupation romaine de la Gaule. Le premier texte traitant de la vigne à Livron date de 1422. Il s'agit "d'une décharge d'une pension versée à l'évêque de Valence pour des impôts sur le vin, les poids du moulin et la tuerie (abattoirs)" (Chauvel, 1988). C'est en 1810, semble-t-il, que le vignoble atteint son apogée. Le Comte de Sinard écrit alors dans son ouvrage cité en référence :

 

 

« Le meilleur vignoble de ce canton se nomme Brézème. Son exposition est des plus heureuses. Elle est au pied et sous la pente d'une montagne qui la garantit des vents du Nord. Le terrain forme une ligne courbe dont le centre est au sud et, les extrémités inclinant à l'est et à l'ouest ; elle est ainsi chauffée par le soleil tout le long du jour. Il résulte de cette exposition une chaleur plus forte qu'on ne l'imaginerait au 44e degré (de latitude) où elle est située. »

 

 

Pour tout savoir lire ICI link

 

 

Nous avons dégusté la cuvée Maurice Marchal en 2 millésimes le 2007 et le  2011.



Voilà j’en ai fini pour aujourd’hui. Grand Merci à l’ami Olivier pour ses vins et sa saine franchise, à Xavier Denamur pour la manière dont il nous a accueillis et portés à la satiété, à Norbert Le Forestier et son hallebardier pour avoir animé par leurs hautes pensées la conversation (nous avons tous regrettés que leur montgolfière ait été bloquée par le nuage de particules fines surplombant Paris, à Claire et Antonin pour m’avoir gentiment vannés (like)… et bien sûr la reine de la soirée Isabelle, que je n’ai jamais traité de « gourdandine » mais de « pétroleuse » (Norbert Le Forestier doit lui le penser très fort « Toi, dit-il à Gabrielle, misérable gourgandine à langue de vipère qui as empoisonné ma maison ! — (Honoré de Balzac, L’Enfant maudit, 1831) mais pas sûr qu’il n'ait lu Balzac ?)


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Ce fut une belle soirée… Le 2011 la cuvée Maurice Marchal du Château de la Rolière de mon nouvel ami Scalbert m’a beaucoup plus…


À bientôt sur mes lignes pour une Gombaude-Guillot story….


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Par JACQUES BERTHOMEAU
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