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Un peu de douceur, de convivialité, de plaisir partagé, dans ce monde de brutes...

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Vendredi 27 juin 2014 5 27 /06 /Juin /2014 10:00

En 1978 je débarquais au 232 rue de Rivoli dans les locaux  du tout nouvel Office National des Vins de Table créé, sur les vestiges de l’Institut des Vins de Consommation Courante, par le gouvernement de Jacques Chirac suite aux évènements tragiques de Montredon.


Dépoussiérer la baraque tenue par des ingénieurs passionnés de bois&plants de vigne mais peu au fait des questions économiques. Le Vin de Consommation Courante rebaptisé Vin de Table par la grâce de l’Europe déclinait, les vieux barons du Midi rouge s’accrochaient, ferraillaient, manifestaient, les CAV maniaient la mèche lente, et l’INAO vivait sa petite vie tout en haut des Champs Elysées.


Je ne vais refaire le match mais ce morceau d’histoire ne peut être ignoré si l’on veut comprendre la structuration actuelle de la production viticole et l’approche très française du marché du vin.


Le tout AOC  prenait son envol, la création des vins de pays procédait de la même logique, le grand négoce embouteilleur sur les lieux de consommation se délitait. Place aux régionaux de l’étape, essentiellement bordelais et bourguignons.


Au milieu de ce grand maelstrom il y avait LISTEL  appartenant à « La compagnie des Salins du Midi qui a développé un grand vignoble moderne, car c'étaient à la fois des industriels avec une claire notion de rentabilité et un repaire d'ingénieurs dotés d'une vision très planificatrice et mécanique : parcelles les plus grandes possibles, vastes chais de 13 mètres de large (longueur maximum des poutres), moyens techniques impressionnants, pompes, pressoirs. " C'était une société dominée par les polytechniciens, les centraliens... " Plus que Les Temps modernes de Chaplin où le travail à la chaîne constitue la condition du progrès, les " géniaux ingénieurs ", comme dit Boris Vian, s'en sont donné à cœur-joie pour inventer la nouvelle modernité rurale. »


Jacques Dupont a raison, lorsque je suis allé visiter à l’époque Listel avec Pierre Marcoux, chef du centre de Montpellier, c’est la réflexion que je lui ai fait « tout ça, pour ça… » J’y suis retourné à l’invitation d’un Yves Barsalou fasciné, au temps du Val d’Orbieu conquérant et triomphant. Là, je me suis dit « pourrait vraiment mieux faire… » et quelque temps plus tard, par la grâce du Crédit Agricole, le baron Vranken récupérait la marque.


Le process industriel de Listel ne pouvait qu’aller à un champenois, même de fraiche date, sauf que pour la vente le savoir-faire de Castel se révélait la meilleure arme pour placer Listel en GD.


Voilà pour mon petit couplet perso, mais l’essentiel est dans les 2 articles du sieur Dupont :


(1) Listel : sous les pieds de vigne, la plage


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Domaine de Jarras, parcelle du Commandeur © DR

 

« Bon, si on avait écrit en titre " La fabuleuse histoire de Listel ", avouez que vous cliquiez vers la sortie. Comme nous peut-être, d'ailleurs, avant d'y aller et de rencontrer Martial Pelatan, crinière aussi blanche que celle des chevaux de Camargue qui vivent là en liberté, le boss technique et la mémoire du lieu. Il avoue presque gêné avoir " un peu " travaillé sur l'histoire des salins et, d'une voix calme au débit qui ne s'emballe jamais, raconte sa Camargue depuis Saint-Louis et même avant » la suite ICI link


(2)  Listel, îlot de sable gagné sur la mer, ne devrait pas accueillir de la vigne, ennemie du sel.


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Listel, roubine et paysage de vigne. © DR

 

« Les responsables de Listel ont deux ennemis qu'ils doivent en permanence surveiller : le sable, qui sous l'effet du vent se déplace et peut former des dunes, et l'eau salée, qui, si elle atteint les racines de la vigne, la trucide sans l'ombre d'un remords. Tout autour sont exploités en effet les marais salants, et ce n'est pas tout à fait par hasard si les anciens propriétaires de Listel s'appelaient La Compagnie des salins du Midi ! »  la suite ICI link


(3)  Troisième et dernière partie aujourd’hui sur Le Point.fr Jacques Dupont

 

Dieu que j‘adore ces chroniques écrites par un autre où je n’ai rien à faire…

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Vendredi 27 juin 2014 5 27 /06 /Juin /2014 00:09

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Desproges est une institution, pour preuve on le dégaine pour se démarquer des hordes ordinaires qui sont légion en ce temps de Coupe du Monde.


Sur Face de Bouc et sur Twitter c’est le temps de la bêtise ordinaire, bien lourdingue, bien grasse, universelle…


Dans sa « Chronique de la haine ordinaire » du 16 juin 1986 « À mort le foot » concluait :


« Quand j'étais petit garçon, je me suis cru longtemps anormal parce que je vous repoussais déjà. Je refusais systématiquement de jouer au foot, à l'école ou dans la rue. On me disait : «Ah, la fille !» ou bien : «Tiens, il est malade», tellement l'idée d'anormalité est solidement solidaire de la non-footabilité. Je vous emmerde. Je n'ai jamais été malade. Quant à la féminité que vous subodoriez, elle est toujours en moi. Et me pousse aux temps chauds à rechercher la compagnie des femmes. Y compris celles des vôtres que je ne rechigne pas à culbuter quand vous vibrez aux stades. »


Presque 30 ans après les femmes s’y s'ont mises et la bêtise ordinaire est unisexe.


Les réseaux sociaux se vautrent dans l’outrance et la bêtise ordinaire.


Il y a outre dans outrance et, comme chacun le sait ou pas, plein comme une outre signifie bourré comme un coing, beurré comme un petit Lu, saoul comme un Polonais…


En effet, en novembre 1808 les forces françaises sont arrêtées au col de Somosierra, dernier bastion espagnol sur la route de Madrid, défendu par 8000 hommes avec 20 canons. Après plusieurs attaques infructueuses, Napoléon décide d'y envoyer les chevau-légers polonais de la Garde, au nombre de 150, sous les ordres de Jan Kozietulski. Au bout de quelques minutes de combat les Espagnols sont défaits.


Napoléon, admiratif, aurait alors dit: « Il faut être saoul comme un Polonais pour accomplir cela. »


Une autre version dit que les maréchaux français, voulant minimiser le rôle des Polonais, indiquaient que ceux-ci étaient ivres. Napoléon leur aurait alors répondu: « Et bien la prochaine fois messieurs, soyez saouls comme des Polonais ».


Mais revenons à l’outrance :


À outrance, à toute outrance, jusqu’à l’excès.


Excès : degré qui est au-delà des bornes habituelles.


Les bornes « Quand les bornes sont dépassées il n'y a plus de limite » le sapeur Camenber, Pierre Dac, Georges Pompidou…


No Limit !


Après des années de tolérance amusée de la pochtronerie ordinaire les grands chefs du vin se sont convertis à la modération à la consommation responsable.


« La consommation de boissons alcoolisées, même avec excès, était vue d’un œil bienveillant, pour autant que les acteurs soient de sexe masculin »


Nous vivons dans le temps du « politiquement correct » qui est sans aucun doute la plus belle expression de l’hypocrisie collective.


« Au risque de choquer : modération et tolérance ne sont guère mes tasses de thé … j'suis tendance bon vivant et accueillant... » link


Le bien-vivre ne signifie pas à l’évidence se retrouver souvent le nez dans le caniveau ou au-dessus de la cuvette des chiottes, les bons vivants ne sont pas des pochtrons, ni même des avinés  journaliers, mais des gens savent faire la fête et pour qui le vin est le meilleur allié de la convivialité. Mais pour autant arrêtons de jouer aux mijaurées outragées la consommation excessive de vin conduit à l’alcoolisme.


« Le vin peut relever l’âme, mais il peut bousiller le foie et il est aussi responsable d’un fléau tel que l’alcoolisme.

L’amour peut bonifier l’âme, mais il est aussi coupable de maux comme le crime passionnel, la violence conjugale, la maltraitance des enfants. »


Michel Froidevaux, commissaire de l’exposition Eros Bacchus.

 

Le trop de jusqu’à l’excès me fait penser au petit plaisir subversif de Jean-Pierre Marielle dans le film culte de Bertrand Blier CALMOS « L’intérêt, avec le sucre, c’est que ça donne de remarquable caries, surtout le soir… Ça macère toute la nuit et ça attaque bien l’émail… »


La « gestion » de nos excès relève de la sphère privée me direz-vous à juste raison sauf qu’au nom de notre santé, de son coût lorsqu’elle se détériore la puissance publique vient y mettre son grand nez pour nous dicter de « bonnes pratiques »… Nous sommes cernés par une communication nutritionnelle très incantatoire et hypocrite puisqu’elle se résume à faire dérouler des bandeaux sous les publicités des grandes marques de bouffe et de boissons.


Le vin, boisson alcoolisée, est cerné par 2 géants : les multinationales de la bière et celles des spiritueux et il est bien difficile de faire entendre sa petite musique.


Tout l’enjeu pour le monde du vin dans sa communication, face aux hygiénistes et aux pouvoirs publics, consiste à sortir de l’ambiguïté d’une approche bien trop globale, trop culturelle, trop autocentrée sur les bons vins, les vins chers qui sont si chers aux critiques, posture qui ne tient pas assez compte d’une réalité économique et sociale incontestable : dans la GD le vin reste encore une boisson alcoolisée peu couteuse.


Nier la réalité ne change pas la réalité, le vin est une boisson alcoolisée comportant des risques qui ne doivent être ni niés, ni exagérés. Les modes de consommation ont lourdement évolués mais plutôt que de continuer à nous auto-congratuler ou à nous vivre comme des citadelles assiégées par les hygiénistes essayons d’être plus convaincants auprès de l’opinion publique.


Un conseil, prenez le temps d’écouter ce que disent sur ce sujet les mères de familles, y compris lorsqu’elles sont vigneronnes, vous réviserez sans doute votre façon d’aborder la perception de certains de nos comportements…

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Jeudi 26 juin 2014 4 26 /06 /Juin /2014 00:09

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Même si ça vous paraît un peu désuet je trouve ça très beau et, à mon sens, en le déclamant à la Malkovich, avec le vouvoiement, « Que vos seins soient pour moi comme des grappes de vigne… » c’est d’un érotisme torride.


C’est dans la Bible, Le Cantique des Cantiques, ce qui m’évitera de me faire taxer par les prudes et les culs pincés de pornographe.


À propos de pruderie, Face de Bouc et Instagram prohibent les photos de poitrines dénudées alors qu’une décision de justice du 7 juillet 1992 dans l'Etat de New York a reconnu ce droit aux femmes, au nom de l'égalité. «Aucune mesure de maintien de l'ordre» ne doit donc être prise contre «des individus, homme ou femme, qui se montrent en public sans vêtement au-dessus de la ceinture»


Alors, pour dénoncer cette censure Robyn Graves et Michelle Lytle, les créateurs de la marque The TaTa Top viennent de lancer lance un maillot de bain « effet seins nus »


Couleur chair, la particularité du bikini réside dans les deux faux tétons dessinés à l’endroit dédié.  Le « breast bikini » donne ainsi une impression de seins nus.

 

Le maillot aux seins nus est devenu une sorte de symbole de la campagne #freethenipple, « libérez le mamelon » (selon le mot-dièse utilisé sur Twitter)


Donc ce matin je vous offre :


1-     Une vieille chronique  de septembre 2008 « Plaidoyer en défense de la grappe de raisin » link


2-   L’extrait du Cantique des Cantiques 4 :7-10


LUI :

« Que tu es belle, que tu es charmante ô mon amour,

sources de délices !


Ta taille est souple comme un palmier

et tes seins ressemblent à des grappes.


J’ai dit : je veux monter à la cime de ce palmier,

j’en saisirai les rameaux !


Que tes seins soient pour moi

comme les grappes de la vigne,

et ton haleine comme la fleur parfumée

des pommiers ! »

 

ELLE :


« Que ta bouche me verse un vin généreux,

oui, un vin qui coulera que pour mon bien-aimé,

et qui rafraîchira nos lèvres à l’heure du sommeil ! »


3-   Une p’tite photo du maillot de bain « effet seins nus »


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Mercredi 25 juin 2014 3 25 /06 /Juin /2014 10:00

J’adore les enchaînements fluides, rien à voir avec les chaînes du SM, mais rythmés à la  manière d’un bon vieux rock and roll dansé avec une partenaire qui se laisse mener par une simple impulsion du poignet.


Je m’explique.


Hier, dans le beau geste du semeur je lance sur la Toile une proposition pour sortir Olivier Cousin des rets de ses pairs, regroupés en pack derrière l’INAO, pour défendre la pureté de nos belles origines. Pensez-donc, s’il venait à l’idée d’un gars de la Napa Valley de baptiser son cabernet d’En Joue afin de capter la notoriété de cette belle appellation.


L’après-midi, à 17h22, que vois-je s’afficher sur l’écran de mon IPhone ma tronche de cake face à un titre alléchant du POINT  « Avec la Trop, la pression monte en zone AOC » signé par Jacques Dupont. J’ouvre et je lis « L'affaire Cousin inspire le blogueur Jacques Berthomeau, qui lui conseille de se lancer dans la production d'une bière un peu spéciale... » link


J’en rosis de plaisir.


Ce matin place à ces coquins de Suisses.link


Philippe Margot, citoyen suisse et fidèle lecteur nous indique que l’Exposition Eros Bacchus link est ouverte depuis le mai 2014 pour se terminer le 28 février 2015


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Négligemment avant de prendre ma douche je feuillette l’opus Eros Bacchus et je tombe en arrêt face aux décapsuleurs.


« En général plat, le décapsuleur se construit autour de son orifice, de sa bouche métallique qui va venir croquer le fourreau métallique qui clôt le flacon…


L’acte de décapsuler, de procéder donc au décapsulage fait peut-être quelque part écho à l’acte de dépuceler. D’où sans doute le désir d’accompagner ce décapuchonnage de sons plus tonitruants…


Le décapsuleur a été parfois un vecteur d’excitation de l’imaginaire érotique… »


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Nos amis suisses n’ont pas peur des mots mais, n’étant pas encore gagnés par le naturisme, je me dois de leur signaler que pour eux, lorsqu’ils font de la mousse, pour leurs Pet’nat le décapsuleur est exigé.


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Du côté de la future bière rosée d’Anjou La Gabernet® j’invite les esprits inventifs à laisser libre cours à leur créativité. Dans le langage moderne ça s’appelle un produit dérivé.


 Bonne journée et large soif comme dirait Roger…  


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Mercredi 25 juin 2014 3 25 /06 /Juin /2014 00:09

Ils ont osé !


« Après de nombreuses années d’approche, de discussions, de réticences, de caresses verbales, de « si jamais », de « pourquoi pas », de « on verra, mais laissez-moi le temps… », soit de « fréquentation » comme disait les Vaudois, la Fondation Finale de Lausanne et le Musée de la vigne et du vin – Château d’Aigle ont fait le pas…


Eros-Bacchus, une exposition et un livre ( chez Humus) à consommer sans modération. »

 

Signé Nicolas Isoz, conservateur du Musée de la vigne et du vin – Château d’Aigle.


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« Le langage du vin est le français. La langue de la littérature érotique est aussi le français. Non pas qu’il n’existe ailleurs des vins magnifiques ou  des récits libertins captivants, mais il se trouve que, pour des raisons historiques et de terroir, c’est l’Hexagone qui, au fil des siècles, a développé, sur une telle amplitude, une culture du vin et de l’amour. »


Signé Michel Froidevaux, commissaire de Eros Bacchus.

 

C’est tout pour aujourd’hui, il fait beau, il fait chaud, c’est le temps d’Eros dans les rues de Paris alors comprenez-moi j'ai mieux à faire que de m'échiner sur ma grimoire.

 

Cependant afin d'exciter vos ardeurs je vous offre 3 clichés pris au hasard de l’ouverture du livre catalogue de l’exposition Eros Bacchus.


Rassurez-vous je reviendrai puiser à pleines mains dans les trésors cachés de ce gros livre coquin.


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Mardi 24 juin 2014 2 24 /06 /Juin /2014 10:00

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« Cousin, cousine » c’est un film français réalisé par Jean-Charles Tacchella, sorti en 1975 et prix Louis Delluc.


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Ce matin, puisque je vois la vie en rose, je ne vais pas vous faire mon cinéma, vous faire un remake de l’affaire Cousin et de la défense de nos belles appellations d’origine contrôlée contre les usurpateurs du Nouveau Monde, des émergeants…


Je n’ai jamais contesté cette défense, bien au contraire, nous l’avons renforcée lorsque nous avons fait du ménage dans les textes de nos AOC sous Rocard 1er Ministre (loi du 2 juillet  1990 link


Bref, il me semble assez facile d’aller chercher des poux dans l’abondante tignasse du placide Olivier Cousin et je lui propose, à l’image de son inventif confrère Thomas Carteron propriétaire récoltant dans le Golfe de Saint Tropez qui a créé LA TROP® La première bière rosée de Provence « un mariage entre le raisin et la bière. Une belle alliance qui rappelle la fraîcheur d’une bière et la délicatesse et la légèreté d’un vin rosé de Provence. Une bière maltée innovante qui doit sa couleur à l’ajout des Tanins et des arômes caractéristiques de SYRAH », de créer une bière rosée d’Anjou : LA GABERNET®


Après ça rien ne s’opposera à une rosée de Champagne, une rosée d’Alsace, une rosée de Bordeaux, une rosée du Jura, une rosée de Bourgogne, une rosée du Languedoc, une rosée du Roussillon… Suffira de suivre la marche à suivre de la provençale :


« Pour créer cette nouvelle recette,  à mi-chemin entre la bière et le rosé, les Créateurs de vins de Provence C&D Saint Tropez, dans le Golfe de St-Tropez ont souhaité substitué le sucre de betterave, traditionnellement utilisé en brasserie, par du Moût de Raisin Concentré, une matière première sucrante issue du raisin. »


« Equilibrée, gourmande et fraîche, la TROP contient une eau de source, d’une qualité exceptionnelle, qui apporte un profil franc et équilibré. Et c’est tout en finesse que les tanins structure les arômes naturels fruités de ce doux breuvage pour stabiliser sa robé rosée, également d’origine naturelle. » 


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Mardi 24 juin 2014 2 24 /06 /Juin /2014 00:09

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Le rouleau compresseur du rosé compresseur pilonne le macadam parisien avec le lancement à Paris intra-muros sur 500 faces, du 11 au 17 juin, d’une campagne d’affichage qui pour la 1ère fois, couvrira l’ensemble du territoire… En effet, après les 6 jours de Paris 82 agglomérations de plus de 100 000 habitants seront couvertes sur la période allant du 30 juin au 27 juillet.


« Pour un total de 4 000 faces. Cette présence renforcée sur l'ensemble du territoire français  est une prise de parole d'envergure pour l'image des Rosés de Provence. »


« Rappelons que la Provence est la 1ère  région en France productrice de vins rosés AOC avec 141 millions de bouteilles, soit 35% de la production nationale. »

 

Un plan média de 650 000 € mixant affichage extérieur, presse écrite et radio.


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Modeste niveau de bruit médiatique, part de voix modeste, nous sommes dans le secteur du vin qui n’a pas beaucoup de moyens financiers à consacrer à la publicité


30 s de pub en prime time sur TF1 ça coûte entre 60 000 et 185 000 € (avant le match Suisse-France)


Merci Michèle Barzach et Claude Evin réunis.


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Mais laissons-là ces basses considérations pécuniaires pour souligner que nos rosés de Provence ont une stratégie de communication très provenance, je n’ose pas écrire IGP car je me ferais allumer par les grands-prêtres des AOC devenues AOP. Et pourtant, sur ce sujet fort intéressant d’une bonne adaptation de l’offre à chaque segment de marché un certain Olivier Nasles, ponte du CN de l’INAO, provençal pur sucre, a livré du côté d’Aix quelques réflexions bien plus ébouriffantes que ce que je pourrais écrire.


D’ailleurs ce cher Olivier, fidèle lecteur, pourrait venir s’expliquer à la barre du Taulier. En effet, 35% des volumes nationaux de rosés, quid de la valeur d’ailleurs, ça ne fait qu’une force de frappe somme toute légère lorsqu’il est question d’affronter le grand large.


Pour celui-ci, moi-même, las des réflexions et des propositions de « longue vue » sic qui vont être remises au Ministre pour éclairer d’une lumière crue et drue le futur des vins Français, le temps est à la chanson. Normal, c’est l’été avec journée de la musique obligatoire.


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La vie en rose


« Tout commence en 1945 quand Édith rejoint, à la terrasse d’un café, Marianne Michel, une bonne copine elle aussi chanteuse qui se plaint auprès de son amie de ne pas rencontrer le succès. Marianne n’est pas venue seule. Elle est avec son nouveau fiancé qui tape tout de suite dans l’œil d’Édith. Pour consoler Marianne, Piaf griffonne sur un coin de table : « Quand il me prend dans ses bras/ qu’il me parle tout bas / je vois les choses en rose. » Marianne lui fait remplacer « les choses » par « la vie ». Quelque temps plus tard, Édith lui donne la chanson qu’elle trouve trop mineure pour son répertoire et lui pique son fiancé. Mais Marianne fait un tabac dans les cabarets avec cette Vie en Rose… Vexée de son erreur de jugement, la môme lui reprend son cadeau et l’enregistre le 9 octobre 1946. Quant au fiancé, l’histoire ne dit pas si elle l’a rendu… »

 

In Miscellanées à l’usage des gens heureux (ou désirant le devenir) Agnès Michaux&Anton Lenoir chez Autrement 12€


Univers impitoyable… Amour, amitié, des mots si beaux pour être chantés, vivre est une autre affaire.


Pour nos amis du CIVP, je signale que « Ian Fleming, le dad de James Bond 007, aimait beaucoup cette chanson  d’amour heureux : il y fait référence, tout d’abord dans le premier Bond, Casino Royale, puis  dans le quatrième, Diamonds Are Forever, lorsque son héros préfère changer le disque car la chanson lui évoque trop de « souvenirs douloureux. »

Notre grand ami Norbert Le Forestier, grand James Bondien devant l’éternel, côtoie sur les bancs du CN de l’INAO un éminent provençal qui a fait partie des sages classificateurs de Saint-Émilion, pourrait le briffer, pourrait le conseiller : une bouteille de rosé de Provence au bar de la piscine dans un Bond 007, ça pourrait faire un succès…

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Lundi 23 juin 2014 1 23 /06 /Juin /2014 10:00

« N’ayez pas peur d’être heureux,

c’est juste un bon moment à passer » Romain Gary


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Retweeté par Jim Budd 


« J’suis heureux »


par Jacques DEBRONCKART (1969)

 

J’ai la télé, les deux chaînes et la couleur

 J’ai ma voiture et la radio à l’intérieur

 Mon log’ment qui prend tous les jours de la valeur

 Et l’espoir de gravir l’échelon supérieur

 J’ suis HEUREUX.

 Une femme et deux fils qui n’obéissent guère

 A Chatou une résidence secondaire

 Le barbecue l’été, le feu de bois l’hiver

  Et pendant le mois d’août je me dore à la mer

 J’ suis HEUREUX.


 

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Lundi 23 juin 2014 1 23 /06 /Juin /2014 00:09

Fait beau, Paris ne sent pas bon le sable chaud, pas envie de faire du vélo, je ne suis pas écolo, rien qu’un parigot qui garde le souvenir de sa terre, ses pâtis cernés de hautes haies et qui, contrairement aux gentils bobos, qui aiment tant les fleurs et les petits oiseaux de carte postale, sait bien qu’il n’y a ni retour en arrière, ni retour à la terre, celle de la fine couche d’humus, mais de nouvelles manières de s’en occuper, de s’en préoccuper.


Fait chaud, envie de ne rien faire, de zapper la chronique de demain lorsque survient sur l’écran vert de mon farniente Les « médecins de la terre » Lydia et Claude Bourguignon que Sylvie Caillat de Rue 89 a rencontré.


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Pour les lecteurs qui ne sont pas du sérail « Claude Bourguignon a appris la microbiologie des sols dans les années 70, à une époque où une chaire y était dédiée à l’Institut national d’agronomie.


«  A Agro Paris Tech aujourd’hui, on apprend la mort de la terre – les pesticides – mais pas la vie de la terre. C’est une des grandes caractéristiques des périodes de décadence : l’incompétence généralisée. »


Les Bourguignon se sont rencontrés à Dijon, où la fille d’immigrés italiens avait appris l’agronomie en cours du soir. Claude y était devenu ingénieur d’Etat après avoir grandi à Paris.


Ensemble, ils ont participé à la fondation de l’école d’agrobiologie de Beaujeu, précurseur notamment de la biodynamie, cette technique qui utilise les énergies pour stimuler la vie du sol et la santé des plantes. »


« Quand j’ose les traiter de pessimistes (ndlr la journaliste), ils me répondent que les paysans d’aujourd’hui préfèrent acheter de la nourriture au supermarché plutôt que de manger leurs produits, qu’ils disent à leurs enfants de ne pas devenir agriculteurs à leur tour, et que c’est l’un des métiers « les plus compliqués et les moins valorisés de la planète ».


Intéressant, donc susceptible de vous intéresser chers lecteurs : c’est ICI link 



Claude Lydia BOURGUIGNON, mort des sols = mort... par pourunmondemeilleur

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Dimanche 22 juin 2014 7 22 /06 /Juin /2014 08:50

Que dire, qu’écrire, sur nos élites politico-économiques, qui ne ressemble pas à un constat d’écœurement face à leur suffisance, leur connivence, leur indécence, leur entre soi. Tout chez eux confine à la médiocrité, se résume en une absence de vision, à une conception affairiste du monde. Xavier Bertrand, l’assureur de Saint-Quentin, pendant que son ancien mentor s’offrait une petite conférence à Monaco à 100 000 euros, résumait pourtant avec méchanceté, l’arme des faibles, le sentiment général des bons Français : « La politique de Sarkozy n'a pas été à la hauteur ». Et pourtant, le nabot Duracell, flanqué de sa demeurée, s’en donnait à cœur joie face à un parterre des pires suceurs de fric du XXIe siècle les mecs du groupe d'audit Deloitte venus se payer, façon de parler, une bonne tranche de plaisir à  Monte-Carlo. Franchement s’ils ne sont pas capables, chaque jour que Dieu fait, de se tenir informer de l’état du monde, d’avoir une vision de son devenir, pour en être réduit à écouter des conneries dignes du café du commerce, proférée par un gus qui n’est même pas capable d’assumer la gestion de sa dernière campagne électorale, c’est affligeant, désolant, à la hauteur de là où est tombé notre vieux pays. Deux perles à 1000 euros pièce, en français de cuisine : « Le G20, c'est pas pour critiquer, mais il ne prennent aucune décision » « En général, on ne prend pas un leader qui voit moins loin, moins vite... Enfin, ça dépend... Il y a des pays... » Et ils ont tous ricanés les débiles en col blanc. Pour en finir avec la pige de ce haut personnage, une dernière, à 2000 euros, « Dans mon couple avec Carla c'est beaucoup plus simple, il n'y a pas de consensus, si Carla est d'accord, je suis d'accord. C'est un système beaucoup plus rapide ». De Gaulle n’en aurait même pas voulu pour assurer le comique des armées. Pour autant, hormis Juppé le coincé, à l’UMP si c’est avec des calibres aussi minables que celui de Xavier Bertrand qu’ils veulent endiguer l’irrésistible retour du nouveau Badinguet, ils ne sont pas sorti de l’auberge.


Mais bon, du côté de Bygmalion, bienheureuse coupe du Monde de football qui rejette dans l’ombre une histoire qui normalement devrait renvoyer le nabot à se contenter de suivre les concerts de bobonne. Confier à nouveau les clés du pays à un leader qui n’assume pas la responsabilité de sa propre maison équivaut à se préparer des lendemains qui chantent. Les Français sont tout à fait capables d’en arriver là c’est ce qui fait leur charme de Gaulois. La versatilité du peuple est inépuisable : vilipendé hier tu peux être acclamé le lendemain ou l’inverse : rappelons-nous ce « brave Pétain ». Pour les bleus en short c’est du pareil au même : il leur a suffi de gagner, qui plus est avec panache, pour  reconquérir  le cœur du petit peuple. Comparaison n’étant pas raison, la seule certitude qui me reste chevillée au corps c’est que nous n’avons pas en magasin de nouveaux talents politiques pour accomplir ce retournement. Quand on voit chez les parlementaires socialistes la cécité des élus dit rebelles par rapport à ce qu’ils croient représenter dans l’opinion en dit plus long qu’un long discours. Ils ne sont que le fruit du quinquennat qui a amplifié l’inutile dualité de l’exécutif et l’illusion du poids des parlementaires dans les décisions. Tout le monde est dans le même fourgon que le Président et sera débarqué sans ménagement avec lui si tel est son destin. Pendant que j’y pense, ça ne vous questionne pas qu’un aussi grand homme que notre ex-Président est pour porte-flingue un Brice Hortefeux et une Nadine Morano ? Par charité chrétienne je n’évoquerai pas les amis de toujours les Balkany, les biens-élus de Levallois, bons Français. Mais n’est-ce pas là l’essentiel : être élu quitte à prendre toutes les libertés avec les règles, s’assoir  dessus, les violer, péter tous les plafonds de dépenses : la fin ne justifie-t-elle pas les moyens. Au fait, on n’entend plus parler du gourou d'extrême-droite qui enregistrait à l’insu de son plein gré ?


Je monologue beaucoup, c’est l’âge. Je lis beaucoup aussi, c’est pour apaiser mon sentiment de finitude. Je me suis acheté un tourne-disque anglais préamplifié sur lequel j’écoute à nouveau mes vieux vinyles, c’est un soupçon de nostalgie. Le soleil est revenu, me baigne, me donne à nouveau des envies d’amour. Serais-je enfin heureux ? dans une lettre à Louise Colet, Gustave Flaubert écrivait « Être bête, égoïste, et avoir une bonne santé, voilà les trois conditions pour être heureux. Mais si la première vous manque, tout est perdu. Il y a aussi un autre bonheur, oui il y en a un autre, je l’ai vu, tu me l’as fait sentir. Tu m’as montré dans l’air ses reflets illuminés, j’ai vu chatoyer à mes regards le bas de son vêtement flottant. Voilà que je tends les mains pour le saisir… » Pour moi il ne fait aucun doute que Carla est bien doté de la première condition alors que son vibrion lui possède à la dose maximale la seconde. Et pendant ce temps-là la CGT cheminots court après les excités de Sud, j’adore leurs argumentaires idéalisant la vieille SNCF avec ses wagons de 3e qui sentaient mauvais, ses contrôleurs hargneux, ses guichetiers indolents, qu’il était beau ce temps idéalisé par Jean Gabin et par la belle Résistance d’une poignée de cheminots. Service public, service du public, pas tout à fait la même chose, là encore les jeux de pouvoir, la défense du bastion priment sur tout le reste. Quand je pense que le régime spécial des retraites des cheminots a été plus encore  chargé par ce bon Président Sarkozy pour acheter la CGT lors de sa réforme des retraites je suis bien aise de faire du vélo.  « Ce que Sarkozy a pris d'une main (l'allongement), il l'a rendu discrètement de l'autre (diverses compensations, création de nouveaux échelons...). Voilà de la bonne gestion de nos déficits.

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Roman
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