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             l'espace de liberté

 

 

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Un peu de douceur, de convivialité, de plaisir partagé, dans ce monde de brutes...

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Bonne journée à tous, ceux qui ne font que passer comme à ceux qui me lisent depuis l'origine de ce blog.   

 

 

 

 

 




 

Mercredi 25 juin 2014 3 25 /06 /Juin /2014 00:09

Ils ont osé !


« Après de nombreuses années d’approche, de discussions, de réticences, de caresses verbales, de « si jamais », de « pourquoi pas », de « on verra, mais laissez-moi le temps… », soit de « fréquentation » comme disait les Vaudois, la Fondation Finale de Lausanne et le Musée de la vigne et du vin – Château d’Aigle ont fait le pas…


Eros-Bacchus, une exposition et un livre ( chez Humus) à consommer sans modération. »

 

Signé Nicolas Isoz, conservateur du Musée de la vigne et du vin – Château d’Aigle.


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« Le langage du vin est le français. La langue de la littérature érotique est aussi le français. Non pas qu’il n’existe ailleurs des vins magnifiques ou  des récits libertins captivants, mais il se trouve que, pour des raisons historiques et de terroir, c’est l’Hexagone qui, au fil des siècles, a développé, sur une telle amplitude, une culture du vin et de l’amour. »


Signé Michel Froidevaux, commissaire de Eros Bacchus.

 

C’est tout pour aujourd’hui, il fait beau, il fait chaud, c’est le temps d’Eros dans les rues de Paris alors comprenez-moi j'ai mieux à faire que de m'échiner sur ma grimoire.

 

Cependant afin d'exciter vos ardeurs je vous offre 3 clichés pris au hasard de l’ouverture du livre catalogue de l’exposition Eros Bacchus.


Rassurez-vous je reviendrai puiser à pleines mains dans les trésors cachés de ce gros livre coquin.


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Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Mardi 24 juin 2014 2 24 /06 /Juin /2014 10:00

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« Cousin, cousine » c’est un film français réalisé par Jean-Charles Tacchella, sorti en 1975 et prix Louis Delluc.


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Ce matin, puisque je vois la vie en rose, je ne vais pas vous faire mon cinéma, vous faire un remake de l’affaire Cousin et de la défense de nos belles appellations d’origine contrôlée contre les usurpateurs du Nouveau Monde, des émergeants…


Je n’ai jamais contesté cette défense, bien au contraire, nous l’avons renforcée lorsque nous avons fait du ménage dans les textes de nos AOC sous Rocard 1er Ministre (loi du 2 juillet  1990 link


Bref, il me semble assez facile d’aller chercher des poux dans l’abondante tignasse du placide Olivier Cousin et je lui propose, à l’image de son inventif confrère Thomas Carteron propriétaire récoltant dans le Golfe de Saint Tropez qui a créé LA TROP® La première bière rosée de Provence « un mariage entre le raisin et la bière. Une belle alliance qui rappelle la fraîcheur d’une bière et la délicatesse et la légèreté d’un vin rosé de Provence. Une bière maltée innovante qui doit sa couleur à l’ajout des Tanins et des arômes caractéristiques de SYRAH », de créer une bière rosée d’Anjou : LA GABERNET®


Après ça rien ne s’opposera à une rosée de Champagne, une rosée d’Alsace, une rosée de Bordeaux, une rosée du Jura, une rosée de Bourgogne, une rosée du Languedoc, une rosée du Roussillon… Suffira de suivre la marche à suivre de la provençale :


« Pour créer cette nouvelle recette,  à mi-chemin entre la bière et le rosé, les Créateurs de vins de Provence C&D Saint Tropez, dans le Golfe de St-Tropez ont souhaité substitué le sucre de betterave, traditionnellement utilisé en brasserie, par du Moût de Raisin Concentré, une matière première sucrante issue du raisin. »


« Equilibrée, gourmande et fraîche, la TROP contient une eau de source, d’une qualité exceptionnelle, qui apporte un profil franc et équilibré. Et c’est tout en finesse que les tanins structure les arômes naturels fruités de ce doux breuvage pour stabiliser sa robé rosée, également d’origine naturelle. » 


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Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Mardi 24 juin 2014 2 24 /06 /Juin /2014 00:09

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Le rouleau compresseur du rosé compresseur pilonne le macadam parisien avec le lancement à Paris intra-muros sur 500 faces, du 11 au 17 juin, d’une campagne d’affichage qui pour la 1ère fois, couvrira l’ensemble du territoire… En effet, après les 6 jours de Paris 82 agglomérations de plus de 100 000 habitants seront couvertes sur la période allant du 30 juin au 27 juillet.


« Pour un total de 4 000 faces. Cette présence renforcée sur l'ensemble du territoire français  est une prise de parole d'envergure pour l'image des Rosés de Provence. »


« Rappelons que la Provence est la 1ère  région en France productrice de vins rosés AOC avec 141 millions de bouteilles, soit 35% de la production nationale. »

 

Un plan média de 650 000 € mixant affichage extérieur, presse écrite et radio.


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Modeste niveau de bruit médiatique, part de voix modeste, nous sommes dans le secteur du vin qui n’a pas beaucoup de moyens financiers à consacrer à la publicité


30 s de pub en prime time sur TF1 ça coûte entre 60 000 et 185 000 € (avant le match Suisse-France)


Merci Michèle Barzach et Claude Evin réunis.


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Mais laissons-là ces basses considérations pécuniaires pour souligner que nos rosés de Provence ont une stratégie de communication très provenance, je n’ose pas écrire IGP car je me ferais allumer par les grands-prêtres des AOC devenues AOP. Et pourtant, sur ce sujet fort intéressant d’une bonne adaptation de l’offre à chaque segment de marché un certain Olivier Nasles, ponte du CN de l’INAO, provençal pur sucre, a livré du côté d’Aix quelques réflexions bien plus ébouriffantes que ce que je pourrais écrire.


D’ailleurs ce cher Olivier, fidèle lecteur, pourrait venir s’expliquer à la barre du Taulier. En effet, 35% des volumes nationaux de rosés, quid de la valeur d’ailleurs, ça ne fait qu’une force de frappe somme toute légère lorsqu’il est question d’affronter le grand large.


Pour celui-ci, moi-même, las des réflexions et des propositions de « longue vue » sic qui vont être remises au Ministre pour éclairer d’une lumière crue et drue le futur des vins Français, le temps est à la chanson. Normal, c’est l’été avec journée de la musique obligatoire.


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La vie en rose


« Tout commence en 1945 quand Édith rejoint, à la terrasse d’un café, Marianne Michel, une bonne copine elle aussi chanteuse qui se plaint auprès de son amie de ne pas rencontrer le succès. Marianne n’est pas venue seule. Elle est avec son nouveau fiancé qui tape tout de suite dans l’œil d’Édith. Pour consoler Marianne, Piaf griffonne sur un coin de table : « Quand il me prend dans ses bras/ qu’il me parle tout bas / je vois les choses en rose. » Marianne lui fait remplacer « les choses » par « la vie ». Quelque temps plus tard, Édith lui donne la chanson qu’elle trouve trop mineure pour son répertoire et lui pique son fiancé. Mais Marianne fait un tabac dans les cabarets avec cette Vie en Rose… Vexée de son erreur de jugement, la môme lui reprend son cadeau et l’enregistre le 9 octobre 1946. Quant au fiancé, l’histoire ne dit pas si elle l’a rendu… »

 

In Miscellanées à l’usage des gens heureux (ou désirant le devenir) Agnès Michaux&Anton Lenoir chez Autrement 12€


Univers impitoyable… Amour, amitié, des mots si beaux pour être chantés, vivre est une autre affaire.


Pour nos amis du CIVP, je signale que « Ian Fleming, le dad de James Bond 007, aimait beaucoup cette chanson  d’amour heureux : il y fait référence, tout d’abord dans le premier Bond, Casino Royale, puis  dans le quatrième, Diamonds Are Forever, lorsque son héros préfère changer le disque car la chanson lui évoque trop de « souvenirs douloureux. »

Notre grand ami Norbert Le Forestier, grand James Bondien devant l’éternel, côtoie sur les bancs du CN de l’INAO un éminent provençal qui a fait partie des sages classificateurs de Saint-Émilion, pourrait le briffer, pourrait le conseiller : une bouteille de rosé de Provence au bar de la piscine dans un Bond 007, ça pourrait faire un succès…

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Lundi 23 juin 2014 1 23 /06 /Juin /2014 10:00

« N’ayez pas peur d’être heureux,

c’est juste un bon moment à passer » Romain Gary


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Retweeté par Jim Budd 


« J’suis heureux »


par Jacques DEBRONCKART (1969)

 

J’ai la télé, les deux chaînes et la couleur

 J’ai ma voiture et la radio à l’intérieur

 Mon log’ment qui prend tous les jours de la valeur

 Et l’espoir de gravir l’échelon supérieur

 J’ suis HEUREUX.

 Une femme et deux fils qui n’obéissent guère

 A Chatou une résidence secondaire

 Le barbecue l’été, le feu de bois l’hiver

  Et pendant le mois d’août je me dore à la mer

 J’ suis HEUREUX.


 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Lundi 23 juin 2014 1 23 /06 /Juin /2014 00:09

Fait beau, Paris ne sent pas bon le sable chaud, pas envie de faire du vélo, je ne suis pas écolo, rien qu’un parigot qui garde le souvenir de sa terre, ses pâtis cernés de hautes haies et qui, contrairement aux gentils bobos, qui aiment tant les fleurs et les petits oiseaux de carte postale, sait bien qu’il n’y a ni retour en arrière, ni retour à la terre, celle de la fine couche d’humus, mais de nouvelles manières de s’en occuper, de s’en préoccuper.


Fait chaud, envie de ne rien faire, de zapper la chronique de demain lorsque survient sur l’écran vert de mon farniente Les « médecins de la terre » Lydia et Claude Bourguignon que Sylvie Caillat de Rue 89 a rencontré.


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Pour les lecteurs qui ne sont pas du sérail « Claude Bourguignon a appris la microbiologie des sols dans les années 70, à une époque où une chaire y était dédiée à l’Institut national d’agronomie.


«  A Agro Paris Tech aujourd’hui, on apprend la mort de la terre – les pesticides – mais pas la vie de la terre. C’est une des grandes caractéristiques des périodes de décadence : l’incompétence généralisée. »


Les Bourguignon se sont rencontrés à Dijon, où la fille d’immigrés italiens avait appris l’agronomie en cours du soir. Claude y était devenu ingénieur d’Etat après avoir grandi à Paris.


Ensemble, ils ont participé à la fondation de l’école d’agrobiologie de Beaujeu, précurseur notamment de la biodynamie, cette technique qui utilise les énergies pour stimuler la vie du sol et la santé des plantes. »


« Quand j’ose les traiter de pessimistes (ndlr la journaliste), ils me répondent que les paysans d’aujourd’hui préfèrent acheter de la nourriture au supermarché plutôt que de manger leurs produits, qu’ils disent à leurs enfants de ne pas devenir agriculteurs à leur tour, et que c’est l’un des métiers « les plus compliqués et les moins valorisés de la planète ».


Intéressant, donc susceptible de vous intéresser chers lecteurs : c’est ICI link 



Claude Lydia BOURGUIGNON, mort des sols = mort... par pourunmondemeilleur

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Dimanche 22 juin 2014 7 22 /06 /Juin /2014 08:50

Que dire, qu’écrire, sur nos élites politico-économiques, qui ne ressemble pas à un constat d’écœurement face à leur suffisance, leur connivence, leur indécence, leur entre soi. Tout chez eux confine à la médiocrité, se résume en une absence de vision, à une conception affairiste du monde. Xavier Bertrand, l’assureur de Saint-Quentin, pendant que son ancien mentor s’offrait une petite conférence à Monaco à 100 000 euros, résumait pourtant avec méchanceté, l’arme des faibles, le sentiment général des bons Français : « La politique de Sarkozy n'a pas été à la hauteur ». Et pourtant, le nabot Duracell, flanqué de sa demeurée, s’en donnait à cœur joie face à un parterre des pires suceurs de fric du XXIe siècle les mecs du groupe d'audit Deloitte venus se payer, façon de parler, une bonne tranche de plaisir à  Monte-Carlo. Franchement s’ils ne sont pas capables, chaque jour que Dieu fait, de se tenir informer de l’état du monde, d’avoir une vision de son devenir, pour en être réduit à écouter des conneries dignes du café du commerce, proférée par un gus qui n’est même pas capable d’assumer la gestion de sa dernière campagne électorale, c’est affligeant, désolant, à la hauteur de là où est tombé notre vieux pays. Deux perles à 1000 euros pièce, en français de cuisine : « Le G20, c'est pas pour critiquer, mais il ne prennent aucune décision » « En général, on ne prend pas un leader qui voit moins loin, moins vite... Enfin, ça dépend... Il y a des pays... » Et ils ont tous ricanés les débiles en col blanc. Pour en finir avec la pige de ce haut personnage, une dernière, à 2000 euros, « Dans mon couple avec Carla c'est beaucoup plus simple, il n'y a pas de consensus, si Carla est d'accord, je suis d'accord. C'est un système beaucoup plus rapide ». De Gaulle n’en aurait même pas voulu pour assurer le comique des armées. Pour autant, hormis Juppé le coincé, à l’UMP si c’est avec des calibres aussi minables que celui de Xavier Bertrand qu’ils veulent endiguer l’irrésistible retour du nouveau Badinguet, ils ne sont pas sorti de l’auberge.


Mais bon, du côté de Bygmalion, bienheureuse coupe du Monde de football qui rejette dans l’ombre une histoire qui normalement devrait renvoyer le nabot à se contenter de suivre les concerts de bobonne. Confier à nouveau les clés du pays à un leader qui n’assume pas la responsabilité de sa propre maison équivaut à se préparer des lendemains qui chantent. Les Français sont tout à fait capables d’en arriver là c’est ce qui fait leur charme de Gaulois. La versatilité du peuple est inépuisable : vilipendé hier tu peux être acclamé le lendemain ou l’inverse : rappelons-nous ce « brave Pétain ». Pour les bleus en short c’est du pareil au même : il leur a suffi de gagner, qui plus est avec panache, pour  reconquérir  le cœur du petit peuple. Comparaison n’étant pas raison, la seule certitude qui me reste chevillée au corps c’est que nous n’avons pas en magasin de nouveaux talents politiques pour accomplir ce retournement. Quand on voit chez les parlementaires socialistes la cécité des élus dit rebelles par rapport à ce qu’ils croient représenter dans l’opinion en dit plus long qu’un long discours. Ils ne sont que le fruit du quinquennat qui a amplifié l’inutile dualité de l’exécutif et l’illusion du poids des parlementaires dans les décisions. Tout le monde est dans le même fourgon que le Président et sera débarqué sans ménagement avec lui si tel est son destin. Pendant que j’y pense, ça ne vous questionne pas qu’un aussi grand homme que notre ex-Président est pour porte-flingue un Brice Hortefeux et une Nadine Morano ? Par charité chrétienne je n’évoquerai pas les amis de toujours les Balkany, les biens-élus de Levallois, bons Français. Mais n’est-ce pas là l’essentiel : être élu quitte à prendre toutes les libertés avec les règles, s’assoir  dessus, les violer, péter tous les plafonds de dépenses : la fin ne justifie-t-elle pas les moyens. Au fait, on n’entend plus parler du gourou d'extrême-droite qui enregistrait à l’insu de son plein gré ?


Je monologue beaucoup, c’est l’âge. Je lis beaucoup aussi, c’est pour apaiser mon sentiment de finitude. Je me suis acheté un tourne-disque anglais préamplifié sur lequel j’écoute à nouveau mes vieux vinyles, c’est un soupçon de nostalgie. Le soleil est revenu, me baigne, me donne à nouveau des envies d’amour. Serais-je enfin heureux ? dans une lettre à Louise Colet, Gustave Flaubert écrivait « Être bête, égoïste, et avoir une bonne santé, voilà les trois conditions pour être heureux. Mais si la première vous manque, tout est perdu. Il y a aussi un autre bonheur, oui il y en a un autre, je l’ai vu, tu me l’as fait sentir. Tu m’as montré dans l’air ses reflets illuminés, j’ai vu chatoyer à mes regards le bas de son vêtement flottant. Voilà que je tends les mains pour le saisir… » Pour moi il ne fait aucun doute que Carla est bien doté de la première condition alors que son vibrion lui possède à la dose maximale la seconde. Et pendant ce temps-là la CGT cheminots court après les excités de Sud, j’adore leurs argumentaires idéalisant la vieille SNCF avec ses wagons de 3e qui sentaient mauvais, ses contrôleurs hargneux, ses guichetiers indolents, qu’il était beau ce temps idéalisé par Jean Gabin et par la belle Résistance d’une poignée de cheminots. Service public, service du public, pas tout à fait la même chose, là encore les jeux de pouvoir, la défense du bastion priment sur tout le reste. Quand je pense que le régime spécial des retraites des cheminots a été plus encore  chargé par ce bon Président Sarkozy pour acheter la CGT lors de sa réforme des retraites je suis bien aise de faire du vélo.  « Ce que Sarkozy a pris d'une main (l'allongement), il l'a rendu discrètement de l'autre (diverses compensations, création de nouveaux échelons...). Voilà de la bonne gestion de nos déficits.

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Roman
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Dimanche 22 juin 2014 7 22 /06 /Juin /2014 00:09

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Je lis sur Face de Bouc en commentaire à propos de ma chronique Bordeaux sauvé des eaux : Bob Parker ouvre la Mer Rouge pour les gogos… link


« Allez.... une tranche de plus de Bordeaux bashing... Tout le monde s'en régale ?!


Je n'ai même pas envie de douter de la sincérité de vos écrits, mais cela ne suffit pas à m'y faire adhérer... Il y a du vrai dans ce que vous dites (un peu seulement, c'est tellement subjectif), mais il faut croire que les nuances rendent le discours moins lisible, donc on la fait courte : Bordeaux c'est, soit trop cher, soit médiocre?! Allez... nous sommes France, il y a forcément, non pas une, mais pléthore d'exceptions à la règle… »


Sauf que dans cette chronique je me contentais de relayer le commentaire d’une bordelaise posté sous un article de Terre de Vins qui me semblait bien synthétiser la réalité bordelaise…


Relayer c’est informer mais si je trouvais ce commentaire assez pertinent.

 

Mais qu’est-ce donc que basher ?

 

De l’anglais bash  frapper

 

Anglicisme : « critiquer vertement »

 

Basher : « Ce terme d'outre atlantique désigne un individu dont la vocation première est de discréditer une valeur et de dénigrer ses dirigeants dans le but de voir chuter le titre. Les bashers peuvent alors se positionner à l'achat après leur opération de bashing ou en amont, via des ventes à découvert. Les baschers manipulent volontairement les marchés via les forums en utilisant notamment le mensonge comme arme. »


Je ne suis pas un basher, j’ai même une sainte horreur des petits bashers compulsifs quasi-anonymes qui prolifèrent sur Face de Bouc.


Le pushing-ball favori de ce petit monde étant sans contestation François Hollande


Le seul basheur que je respecte c’est Guy Birbaum d’E1 car il s’attaque aux puissants en signant ses chroniques link


Voilà c’est écrit et même je n’en bois pas au petit-déjeuner, où je suis plutôt café, j’adore le Clairet link


Jacques Dupont le bon aussi mais lui n’est pas comme moi un naturiste, il sort toujours couvert lui… link


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Carte postale éditée par Combier à Mâcon serait une des causes de l’érection de la loi dites Evin

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Samedi 21 juin 2014 6 21 /06 /Juin /2014 09:00

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Chevauchant sur ma flèche d’argent je suis tombé nez à nez avec l’Anjou.

 

« Expressif mais tout en finesse, il est équilibré » m’indiquait-on avec pour chaque mot une explication


1-     Expressif : vin offrant des arômes bien marqués.

2-     Finesse : désigne un vin élégant et présentant des arômes subtils.

3-     Équilibré : vin présentant une harmonie entre toutes les composantes et les saveurs.


Comme je venais ces jours passés de tartiner des « horreurs » sur la Fédération Viticole d’Anjou à propos de l’affaire Olivier Cousin je me suis dit mon coco faut que tu fasses quelque chose pour qu’on ne t’accuse pas d’anjou bashing.


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C’est simple : j’aime l’Anjou et j’en bois.


Pour être plus précis j’aime l’Anjou de mes copains Patrick Beaudouin et Jo Pithon entre autres « Chacun sa route, chacun son chenin… passeur de terroir… l’Anjou white is back… Sacré Tonton David! » link  mais je n’ai pas beaucoup d’affinité avec le Cabernet d’Anjou « Le Taulier serait-il un gars berné d’Anjou ? » link


Très bien cette réclame mais, chemin faisant, je me suis dit des Anjou y’en a beaucoup.


J’ai cherché et j’ai trouvé chez CONFRERIE DES FINS GOUSIERS D'ANJOU toutes les appellations de l’Anjou. link


Y’en a une tapée et je n’ai pas eu le courage de les compter.


J’ai tout de même appris au passage qu’il existait un Anjou gamay.


Pour en terminer j’ai bien noté que la campagne pour l’Anjou était signé LES GROS MOTS


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J’en ai pris bonne note et j’en  ferai bon usage pour le grand profit des plaideurs menaçants… 


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Samedi 21 juin 2014 6 21 /06 /Juin /2014 00:09

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Puisque nous sommes en pleine coupe du monde de football permettez-moi d’évoquer un système de jeu qui eut son heure de gloire au temps de l’INTER de Milan et de son emblématique entraîneur  franco-argentin Helenio Herrera : le catenaccio qui vise à asseoir l'équipe sur une solide base défensive. Le terme catenaccio provient de l'italien : « cadenas ». On l’appela aussi le béton ou le « verrou suisse »


Hier matin le journal suisse Le Matin titrait : « Plumez ce coq ! »


À l’heure où cette chronique se mettra en ligne la messe sera dite et nous verrons bien si notre gentille équipe de France où tout le monde s’aime aura rempli son contrat.


Mais revenons à la question de ce bon François Patriat jamais en reste d’une bonne question pour défendre son duché de Bourgogne où prospère la vigne sous de merveilleux Climats.


La défense des droits de plantation en voilà un beau combat à la Française : tous ensemble, tous ensemble, pour verrouiller un système qui par le passé n’a jamais fait la preuve de son efficacité, je dirais même qu’il fut une prime à la médiocrité.


Nous sommes contents d’avoir vaincu l’hydre européenne mais nous voilà renvoyé à nos contradictions nationales, incapables que nous sommes de sortir d’une logique d’un autre âge héritée  de l’opposition entre le secteur dominant des vins  de table languedocien et celui des AOC minoritaires.


Alors il faut se protéger. Se protéger de qui ? Pas des affreux, sales et méchants du Nouveau Monde ou même de certains de nos voisins. Non, tout bêtement de nous-mêmes.


Lisez bien et la question, et la réponse.


Lorsqu’on se veut un grand pays généraliste du pays, en prise avec l’évolution des segments de marchés porteurs, de nouvelles notoriétés, il faut être en capacité de gérer la mixité de son vignoble. Le béton, le verrou suisse c’est la prime aux situations acquises, à une gestion administrée où les grands chefs font leur cinéma à Paris pour le partage d’un gâteau.


Et ne venez pas me dire que je suis un ultra-libéral !


Tout système à besoin de respiration mais la médiocrité érigée en principe de gestion est le meilleur gage de nos futures pertes de parts de marché.


C’est dit.


LISEZ !


Question de François Patriat, sénateur de la Côte-d’Or :

 

« Monsieur le Ministre, Grâce à la mobilisation de tous pendant presque trois années, vignerons, gouvernements, parlementaires nationaux et européens, nous avons réussi à revenir sur la décision prise en 2008 sur proposition de la Commission européenne de déréguler la production de vins et de libéraliser la plantation de vigne sur tout le territoire de l’Union européenne. Cette victoire a été obtenue en grande partie grâce à la France et à votre action énergique auprès de vos collègues ministres des autres états-membres.


Pour autant le combat n’est pas terminé puisqu’il reste à arrêter les modalités d’application du nouveau dispositif d’autorisation de plantation de vignes à travers les projets d’acte délégué et acte d’exécution. Le projet d’acte délégué présenté par la Commission il y a plusieurs mois et la nouvelle version communiquée en début de semaine inquiètent beaucoup les professionnels et laisse à penser que la Commission cherche à contourner le système de régulation voté dans la réforme de la PAC. En effet, la Commission souhaite autoriser la plantation de vignes destinées à la production de vins sans indication géographique (ex. vins de table) partout y compris sur les aires de production de nos AOC et IGP (ex. vins de pays). Or dès le moment où ces vignes respecteront le cahier des charges de ladite AOC, elles pourront la revendiquer. Les syndicats d’AOC et l’INAO qui gèrent les plantations n’auront rien à dire et seront placés devant le fait accompli. La politique de régulation mise en place par les syndicats d’appellation et l’INAO pourrait ainsi facilement être contournée. Et l’on sait qu’une augmentation de quelques dizaines d’hectares peut provoquer un déséquilibre économique durable pour une AOC. Le même type de difficultés est posé avec la replantation de vigne après arrachage, il serait en effet possible d’arracher dans le Languedoc un vin sans IG et de replanter sans autorisation un vin en AOC en Bourgogne et en Champagne. Les professionnels ne sont pas opposés à la plantation de vignes destinées à la production de vins sans IG. Ils demandent simplement à ce que ces plantations soient strictement encadrées dans les zones où sont produits des vins AOC et IGP (ex vins de Pays).


Monsieur le Ministre, vous avez certes constitué une plate-forme avec 13 autres États-membres au mois de février mais cela n’a pas été suffisant pour faire entendre raison à la Commission. Que compte faire la France pour éviter que la victoire engrangée dans la réforme de la PAC soit mise à mal par le texte d’application en cours de discussion ? Comment entendez-vous rassembler à nouveau une majorité au Conseil sur cet important sujet ? »


…/…

Réponse de  Stéphane Le Foll, ministre de l’agriculture de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du gouvernement

 

« L’accord politique dégagé en juin 2013, avec le soutien des parlementaires français, sur le maintien d’un dispositif rénové d’encadrement du potentiel viticole, a constitué un revirement de la politique de dérégulation mise en œuvre depuis 2008 par l’Union Européenne dans le secteur viticole.


L’élaboration par la Commission des textes d’application (acte délégué et acte d’exécution) de ce futur régime doit viser l’application d’un dispositif harmonisé entre les états-membres tout en préservant la compétitivité du secteur ainsi que la protection des indications géographiques qui font la valeur de la filière vitivinicole française.


Dans ce contexte, la France a pour objectif prioritaire de limiter le risque de dévalorisation des appellations d’origine protégée et d’éviter le contournement des surfaces fixées pour les vins IGP et AOP par le biais des demandes déposées au titre des vins sans indication géographique.


Je porte les demandes suivantes concernant la future procédure de répartition des plantations entre les demandeurs individuels :


- introduire une possibilité de déclinaison régionale des critères de priorité, afin de prendre en compte les situations différentes des régions ;


- préciser la portée des critères de priorités, notamment la possibilité de prendre en compte, dans la définition des critères d’éligibilité et de priorité, le cépage qui sera planté (ainsi que des autres conditions du cahier des charges, notamment la densité de plantation).


- encadrer les replantations pour éviter tout détournement du dispositif ce qui pourrait être le cas si des vignes productrices de vins d’un segment de l’offre pouvaient être sans aucune limite replantées au titre d’un autre segment.


J’ai adressé un courrier au Commissaire Ciolos pour lui faire part des préoccupations de la France : les actes délégués ne doivent pas remettre en cause l’accord politique sur une véritable régulation du potentiel viticole.


Les discussions se poursuivent avec la Commission qui jusqu’à maintenant reste sur un texte encore très insuffisant sur les deux points majeurs pour la France : les garanties pour les AOP et IGP et l’encadrement des replantations;


Nous restons vigilants et maintenons la pression sur la Commission avec les autres états-membres qui partagent nos préoccupations et les parlementaires européens. »


 

François PATRIAT

Ancien Ministre

Sénateur de la Côte-d’Or

Membre de la
 commission des finances

Président du Conseil Régional de Bourgogne

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Vendredi 20 juin 2014 5 20 /06 /Juin /2014 10:00

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Avec un bel ensemble Jacques Dupont et moi-même avons pondu, le même jour, une chronique sur l’affaire Olivier Cousin sans nous concerter bien sûr. À la manière des limiers de la PJ nous nous sommes inconsciemment répartis les rôles : lui Jacques Dupont le bon et moi Jacques Berthomeau qui dit des gros mots.


Je ne résiste pas au plaisir de vous faire en faire bénéficier.


En effet, Jacques lui est un sage sous son chêne alors que moi je ne suis qu’un juriste dévoyé qui préfère la médiation plutôt que le procès n’en déplaise à ceux qui me donnent des leçons de droit, sans doute un quelconque avocaillon en mal  de plaidoirie.


Quant aux menaces à peine voilées, ma seule réponse est chiche !


Mais revenons à notre Dupont.


Anjou, AOC... Le double crime d'Olivier Cousin


« Le principe de fonctionnement de la provocation est simple : tu réponds et tu donnes de la visibilité au provocateur, au pire tu sombres dans le ridicule. Tu ne réponds pas et ton orgueil en prend un coup, mais le temps qui efface tout joue en ta faveur. C'est ce que chaque parent - du moins espérons-le - explique à ses enfants. C'est peut-être ce que l'INAO et les représentants des vignerons en appellation contrôlée d'Anjou n'ont pas assimilé. Rappel des faits. Olivier Cousin, vigneron barbu, chevelu, bio jusqu'au bout des sabots ("Ce n'est pas une image juste, c'est juste une image !" Jean-Luc Godard) a renoncé à réclamer pour ses vins l'AOC (ou l'AOP à la mode européenne), trouvant la réglementation trop souple ou même trop laxiste. Il rêve d'appellation contrôlée où seraient interdits, par exemple, pesticides et traitements chimiques (pour faire court). Il fait partie de cette mouvance viticole, éternelle râleuse, exigeante, certes, mais dont on peut aussi penser que d'être à la marge fait partie de l'image de marque et que le collectif, même conforme à son exigence, n'est pas vraiment le home sweet home. Ces gens-là agacent, mais ils font aussi réfléchir et parfois progresser les voisins. Du moins, quand les uns ont la volonté de faire mieux et les autres, celle de se montrer pédagos et pas uniquement méprisants. »

 

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Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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