berthomeau

Mardi 1 juillet 2014 2 01 /07 /Juil /2014 13:00

Quitte à passer pour un VC, vieux je le suis, con c’est à vous d’en juger, je reste très sensible à la dureté du travail manuel dans les champs, dans les vignes et je supporte difficilement ceux qui l’idéalise, tout comme ceux qui ne s’en préoccupe pas.


C’est dans mon ADN de petit vendéen, souvenir des femmes, ma tante  Valentine, mémé Marie, maman, qui « allaient aux champs » se coltiner les travaux pénibles : bêchage, sarclage ou repiquage ou vendanges… en pleine chaleur link


À l’école d’agriculture de la Mothe-Achard nous avions, tous les matins, été comme hiver, 3 heures de travaux manuels dans notre emploi du temps. Faner à la fourche, tailler la vigne, curer et brosser les vaches, biner dans le potager, ôter les adventices dans les parterres… ce n’était pas pour de rire, c’était dur… j’avais 12 ans … la terre était basse, elle l’est tout le temps…  le froid tranchant, les doigts gourds…  et même si la Vendée n’est pas la Bretagne, la marée y apporte aussi son lot de pluie…


L’évocation de ce temps qui semble englouti n’a pas pour but de faire pleurer dans les chaumières ou les lofts de l’est parisien, mais pour rappeler à ceux qui, à juste raison, désirent trouver ou  retrouver de bons produits authentiques que leur production exige souvent le recours au travail manuel et que celui-ci reste ce qu’il a toujours été : difficile et peu gratifiant.


Pas sûr que beaucoup d’entre nous rêvent de voir leurs enfants prendre le chemin des champs, des vergers ou des vignes, alors qui et à quel prix ?


La pénibilité il en est beaucoup question en ce moment, pas simple mais rien ne sont pires que les bons sentiments pour affronter le sujet des « petits maillons » de la chaîne indispensable mais si peu considérés.


Alors, suite à l’évocation par mon ami Daniele de la cueillette des câpres à Pantelleria link je vous propose de belles photos des mains du cueilleur :


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« Il les récoltait dans le vent…. fort… les câpres

Les mains rapides….

Un changement continue de position… car on a toujours un risque de trop plier son dos…

Et on risque de plier son dos pour toujours…

 

Il me disait que plus personne ne veut le faire… que plus personne veut que ses fils passent la vie à plier leur dos… à risquer de se le casser pour toujours…

 

Ce n’est pas facile lorsqu’on est des guerriers qui défient le vent… de savoir que soi-même et ses fils risquent d’avoir le dos plié. »

 

 

Mieux vaut ne plus faire ça…


« Pour travailler sous le commandement de Tobia* on y laissait non seulement la première peau mais aussi un peu celle d’en dessous, il fallait se maintenir à leur pas à eux trois*, et ces trois-là marchaient comme trois bœufs sous le même joug… » Beppe Fenoglio Le mauvais sort


Chronique « Ce n’est rien, ce n’est que le vin qui est allé le toucher au cœur » link


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Mardi 1 juillet 2014 2 01 /07 /Juil /2014 00:09

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Mes chers lecteurs,


Catherine est une vaillante, elle de celle qui fait, et elle le fait bien. Femme de plume, excellente journaliste, curieuse et pertinente – c’est dans ce statut où nous nous sommes rencontrés suite à mon rapport de 2001 – elle a décidé de devenir  vigneronne dans le Languedoc. Installée, depuis 2005, elle exploite maintenant 4 ha de vignes à Saint-Drézéry et Montaud.


Saint-Drezery-facon-Force-tranquille (1)

 

Afin de financer d’indispensables investissements, Catherine a créé en 2012 un Groupement foncier agricole (GFA) ce qui lui a permis notamment la plantation de vignes et la construction d’une remise.


Un GFA est une société de propriété foncière (une SCI version agricole) et n’a donc pas d’activité d’exploitation. Le GFA La Carbonelle compte à ce jour 34 associés, dont Catherine qui en est la gérante et la fermière vigneronne, et à ce titre, verse chaque année aux associés, au prorata des parts détenues par chacun, un fermage, c’est-à-dire un loyer, à ce jour converti en bouteilles.

 

Catherine jusqu’ici vinifiait et hébergeait ses vins chez une collègue vigneronne à Saint Mathieu de Treviers. Celle-ci  ayant besoin de toute sa cave pour les vendanges 2015, notre vaillante vigneronne s’est très normalement posé la question : dois-je construire ma cave ?


Comme vous vous en doutez il ne s’agit pas d’une décision que l’on prend à la légère, c’est pour Catherine une haute marche à franchir. Mais, comme bon sang ne saurait mentir, Nicolas, l’aîné de ses fils, prépare un BTS viticulture-œnologie en alternance, la décision relevait de la pure nécessité.


Alors notre Catherine qui n’a pas les deux pieds dans le même sabot s’est démenée pour trouver un terrain afin d’y ériger une cave à son goût.


Le projet existe, bien ficelé et lors de notre AG du GFA du 14 juin Catherine nous a proposé d’accompagner son investissement. J’étais présent.

cave-catherine3.jpgcave-catherine2.jpg

 

J’en suis, bien sûr, mais eut égard à la plus grande surface financière  que représente la construction d’une cave de vinification, il faut recruter de nouveaux associés.


A ce jour, la valeur d’une part est de 500€ et donne droit, tant que l’on en reste propriétaire, à une allocation de trois bouteilles, soit une rémunération de 4,2%.


La rémunération des parts pourra aussi se faire en numéraire au taux annuel de 2,5% à partir de 4 parts.


On peut faire l’acquisition d’une ou plusieurs parts. Les associés du GFA bénéficient par ailleurs de tarifs sur l’achat des vins.

 

Catherine évalue les besoins de financement de ce projet à 150 000€ dont 80 000€ par augmentation du capital, soit 160 parts. Cette ouverture et augmentation du capital financera notamment l’acquisition d’une parcelle (avec vue à 380° sur le Mont Aigoual et le Pic Saint Loup) sur laquelle sera enfoui et construit le bâtiment et plantée une vigne (petite). Le complément viendra par emprunt bancaire que  Catherine remboursera en tant que fermière exploitante et qui viendra en apport en capital.


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Pour mener à bien ce projet, Catherine travaille avec un architecte, un expert-comptable, une structure de soutien aux projets agricoles, Terres vivantes, et le notaire de Sommières, Jean-Louis Daire. Du sérieux, j’ai pu le vérifier le 14 juin.


Mais au-delà des purs aspects techniques et financiers, son projet est en totale cohérence avec la manière dont Catherine travaille ses vignes et ses vins, c’est-à-dire dans le strict respect de l’environnement. Une partie du bâtiment sera enterrée, l’autre largement ventilée afin de réduire au strict minimum la consommation d’énergie et de récupérer au maximum l’eau de pluie.


L’entrée dans le GFA de la Carbonelle est une acquisition foncière, et donc passe par un notaire.


Le GFA lui-même est régi par des statuts que  Catherine  vous transmettra volontiers sur demande.


Le GFA se réunit tous les ans en assemblée générale, laquelle se finit comme dans Astérix, c’est convivial et laisse la place à de larges soifs au milieu des vignes.


Les souscriptions sont ouvertes jusqu’au 31 juillet 2014. Les fonds seront libérables par étapes, dont 50 000 euros début août afin de financer l’acquisition de la parcelle, l’étude de sol, préalable indispensable au dépôt du permis de construire, et une avance des honoraires de l’architecte et de l’ingénieur structure.


Catherine répondre  bien sûr aimablement à toutes vos questions.

 

Catherine Bernard

Gérante et fermière du GFA La Carbonelle

06 83 03 35 55

courriel : cb.castelnau@wanadoo.fr


Calendrier de l’ouverture et de l’augmentation du capital du GFA La Carbonelle

 

Les pièces et chèques doivent parvenir au notaire au plus tard le 4 août en mentionnant bien GFA La Carbonelle.

 

Le premier appel de fond aura lieu le 13 août à hauteur de 60 000€.

 

Le second appel de fond aura lieu au début de l’année 2015.

 

 

Quelques chroniques du Taulier pour vous permettre de mieux connaître Catherine.


- 3 questions à Jacques Berthomeau par Catherine Bernard link


- L’acidité selon Catherine Bernard « Dans les vignes » link


- Catherine Bernard ne fait rien comme les autres : elle coiffe ses vignes…link

 

Je remercie par avance celles et ceux qui en seront, ça nous permettra de nous rencontrer lors de la prochaine AG du GFA de la Carbonelle...

 

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Samedi 28 juin 2014 6 28 /06 /Juin /2014 11:38

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André Deyrieux, qui voue sa vie à l’œnotourisme, toujours bien informé, nous alarme « Or, si Edonys TV a, dès le début, reçu nombre de soutiens, ils sont restés moraux. La filière n’a pas su voir quel outil de promotion s’offrait à elle. Aujourd’hui, la petite chaîne s’essouffle financièrement. Et si on parle de « filière », c’est qu’une dernière lettre circulaire a été adressée le 14 mai à tous les « éminents représentants du vin », malheureusement sans aucune réponse à ce jour. »


Suis un peu vénère, eu égard à ma large « surface médiatique », à mes anciennes fonctions de petit rapporteur, de notre passé commun, même si tu fus un temps membre d’un groupuscule néo-mollétiste qui conchiait mon Michel, t’aurais pu me mettre en copie de ta lettre circulaire.


Ceci dit, t’as eu raison d’envoyer une lettre circulaire aux grands mamamouchis du vin ou supposés tels car comme tu le sais mieux que moi : ils tournent en rond, ils tournent en rond, vu que la plupart n’ont jamais vendu le moindre litron. Pour preuve leur énorme plan stratégique à l’Horizon 2025 en 73 mesures.


Je sais que tu n’as pas un goût prononcé pour les fonctionnaires mais ces gars-là, professionnels de la profession, sont pires que les ronds de cuir dont je suis. Rappelle-toi : « le haut-fonctionnaire parisien ». Je peux leur envoyer mon relevé de retraite : 5 caisses…


Bref, mon cher Jean-Michel que j’aime bien, ta chaîne est dans le potage et tu te démènes pour l’en sortir. Je connais ta pugnacité mais si j’ai un conseil à te donner : ne soit pas petit bras, 120 000 €, pour eux c’est l’épaisseur du trait, demande-leur une brique ça les réveillera après leur sieste postprandiale suite au petit banquet de la salle à manger de FranceAgrimer.


Je suis mauvaise langue, je sais mais je les connais comme si je les avais fait, avec l’argent des autres ils sont très bons pour coucher les millions de subventions ou des bonnes CVO.


Vu ma cote élevée auprès de cette coterie je ne te propose pas mes services pour t’en sortir mais sache que je suis, cher Jean Mimi, de tout cœur avec toi.


Ce n’est qu’un début, continuons le combat !


Amitiés


Le Taulier


La chaîne est ici : www.edonys.tv

 

La filière vin enterre sa chaîne link


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Samedi 28 juin 2014 6 28 /06 /Juin /2014 00:09

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Est-ce l’effet FranceAgrimer Jérôme Despey, depuis sa dunette, nous avait promis un plan de longue vue pour éclairer la stratégie du secteur-clé qu’est le vin.


Cap 2025, ils n’ont pas osé se contentant d’évoquer les perspectives à l’horizon 2025.


La gestation fut longue et difficile, en chambre, veillée comme du lait sur le feu par la fine fleur du monde du vin.


Qui s’en attribuera la paternité et la maternité, je ne sais mais Anne Haller, qui semble être la marraine, nous affirme que « Les débats ont été assez intenses au sein du Conseil Spécialisé, mais on est bien arrivé à un consensus : en mai le plan stratégique a été voté, dans sa rédaction actuelle, à l'unanimité (sans abstention, ni vote contre)


Je n’ai jamais eu beaucoup de goût pour le consensus, souvent mou, tout le contraire de choix clairs qui seuls sont porteurs d’action.


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La stratégie est, et reste, un art militaire qui ne s’accommode pas des petits arrangements entre amis et qui ne supporte bien évidemment pas l’évitement des sujets qui fâchent.


Gouverner c’est choisir !


Tout le reste n’est que piètre littérature qui ne troublera guère les générations futures.


73 mesures, et pourquoi 80, ça nous aurait permis de faire un jeu de mots à  2 balles sur les 4 vins : le rouge, le blanc, le rosé et le nature.


32 pages, Dieu que c’est long ! Confus, sans hiérarchie, ennuyeux. link


Du souffle messieurs !


Ça sent la technostructure, l’externalisation, un plan stratégique n’est pas un catalogue balayant un peu tout pour faire plaisir à tout le monde et ne déplaire à personne, mais un travail sur soi-même permettant d’intérioriser ce qui unit, ce qui rend fort, entreprenant. Se mettre en mouvement, osons le mot gagner ! Gagner ou regagner des parts de marché.


Y z’auraient dû consulter Dédé, notre Deschamps national qui a su coacher sa bande de loustics d’une main de maître, lui faire partager ses choix, ses options stratégiques, mettre les egos dans la poche et retourner les éternels râleurs de Français.


Quel que soit le résultat qu’obtiendra son équipe, et d’ailleurs qu’importe, il a choisi, il a bâti, il a fait que l’avenir soit ce que l’on fait.


« Point n'est besoin d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer. »

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Vendredi 27 juin 2014 5 27 /06 /Juin /2014 00:09

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Desproges est une institution, pour preuve on le dégaine pour se démarquer des hordes ordinaires qui sont légion en ce temps de Coupe du Monde.


Sur Face de Bouc et sur Twitter c’est le temps de la bêtise ordinaire, bien lourdingue, bien grasse, universelle…


Dans sa « Chronique de la haine ordinaire » du 16 juin 1986 « À mort le foot » concluait :


« Quand j'étais petit garçon, je me suis cru longtemps anormal parce que je vous repoussais déjà. Je refusais systématiquement de jouer au foot, à l'école ou dans la rue. On me disait : «Ah, la fille !» ou bien : «Tiens, il est malade», tellement l'idée d'anormalité est solidement solidaire de la non-footabilité. Je vous emmerde. Je n'ai jamais été malade. Quant à la féminité que vous subodoriez, elle est toujours en moi. Et me pousse aux temps chauds à rechercher la compagnie des femmes. Y compris celles des vôtres que je ne rechigne pas à culbuter quand vous vibrez aux stades. »


Presque 30 ans après les femmes s’y s'ont mises et la bêtise ordinaire est unisexe.


Les réseaux sociaux se vautrent dans l’outrance et la bêtise ordinaire.


Il y a outre dans outrance et, comme chacun le sait ou pas, plein comme une outre signifie bourré comme un coing, beurré comme un petit Lu, saoul comme un Polonais…


En effet, en novembre 1808 les forces françaises sont arrêtées au col de Somosierra, dernier bastion espagnol sur la route de Madrid, défendu par 8000 hommes avec 20 canons. Après plusieurs attaques infructueuses, Napoléon décide d'y envoyer les chevau-légers polonais de la Garde, au nombre de 150, sous les ordres de Jan Kozietulski. Au bout de quelques minutes de combat les Espagnols sont défaits.


Napoléon, admiratif, aurait alors dit: « Il faut être saoul comme un Polonais pour accomplir cela. »


Une autre version dit que les maréchaux français, voulant minimiser le rôle des Polonais, indiquaient que ceux-ci étaient ivres. Napoléon leur aurait alors répondu: « Et bien la prochaine fois messieurs, soyez saouls comme des Polonais ».


Mais revenons à l’outrance :


À outrance, à toute outrance, jusqu’à l’excès.


Excès : degré qui est au-delà des bornes habituelles.


Les bornes « Quand les bornes sont dépassées il n'y a plus de limite » le sapeur Camenber, Pierre Dac, Georges Pompidou…


No Limit !


Après des années de tolérance amusée de la pochtronerie ordinaire les grands chefs du vin se sont convertis à la modération à la consommation responsable.


« La consommation de boissons alcoolisées, même avec excès, était vue d’un œil bienveillant, pour autant que les acteurs soient de sexe masculin »


Nous vivons dans le temps du « politiquement correct » qui est sans aucun doute la plus belle expression de l’hypocrisie collective.


« Au risque de choquer : modération et tolérance ne sont guère mes tasses de thé … j'suis tendance bon vivant et accueillant... » link


Le bien-vivre ne signifie pas à l’évidence se retrouver souvent le nez dans le caniveau ou au-dessus de la cuvette des chiottes, les bons vivants ne sont pas des pochtrons, ni même des avinés  journaliers, mais des gens savent faire la fête et pour qui le vin est le meilleur allié de la convivialité. Mais pour autant arrêtons de jouer aux mijaurées outragées la consommation excessive de vin conduit à l’alcoolisme.


« Le vin peut relever l’âme, mais il peut bousiller le foie et il est aussi responsable d’un fléau tel que l’alcoolisme.

L’amour peut bonifier l’âme, mais il est aussi coupable de maux comme le crime passionnel, la violence conjugale, la maltraitance des enfants. »


Michel Froidevaux, commissaire de l’exposition Eros Bacchus.

 

Le trop de jusqu’à l’excès me fait penser au petit plaisir subversif de Jean-Pierre Marielle dans le film culte de Bertrand Blier CALMOS « L’intérêt, avec le sucre, c’est que ça donne de remarquable caries, surtout le soir… Ça macère toute la nuit et ça attaque bien l’émail… »


La « gestion » de nos excès relève de la sphère privée me direz-vous à juste raison sauf qu’au nom de notre santé, de son coût lorsqu’elle se détériore la puissance publique vient y mettre son grand nez pour nous dicter de « bonnes pratiques »… Nous sommes cernés par une communication nutritionnelle très incantatoire et hypocrite puisqu’elle se résume à faire dérouler des bandeaux sous les publicités des grandes marques de bouffe et de boissons.


Le vin, boisson alcoolisée, est cerné par 2 géants : les multinationales de la bière et celles des spiritueux et il est bien difficile de faire entendre sa petite musique.


Tout l’enjeu pour le monde du vin dans sa communication, face aux hygiénistes et aux pouvoirs publics, consiste à sortir de l’ambiguïté d’une approche bien trop globale, trop culturelle, trop autocentrée sur les bons vins, les vins chers qui sont si chers aux critiques, posture qui ne tient pas assez compte d’une réalité économique et sociale incontestable : dans la GD le vin reste encore une boisson alcoolisée peu couteuse.


Nier la réalité ne change pas la réalité, le vin est une boisson alcoolisée comportant des risques qui ne doivent être ni niés, ni exagérés. Les modes de consommation ont lourdement évolués mais plutôt que de continuer à nous auto-congratuler ou à nous vivre comme des citadelles assiégées par les hygiénistes essayons d’être plus convaincants auprès de l’opinion publique.


Un conseil, prenez le temps d’écouter ce que disent sur ce sujet les mères de familles, y compris lorsqu’elles sont vigneronnes, vous réviserez sans doute votre façon d’aborder la perception de certains de nos comportements…

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Mercredi 25 juin 2014 3 25 /06 /Juin /2014 10:00

J’adore les enchaînements fluides, rien à voir avec les chaînes du SM, mais rythmés à la  manière d’un bon vieux rock and roll dansé avec une partenaire qui se laisse mener par une simple impulsion du poignet.


Je m’explique.


Hier, dans le beau geste du semeur je lance sur la Toile une proposition pour sortir Olivier Cousin des rets de ses pairs, regroupés en pack derrière l’INAO, pour défendre la pureté de nos belles origines. Pensez-donc, s’il venait à l’idée d’un gars de la Napa Valley de baptiser son cabernet d’En Joue afin de capter la notoriété de cette belle appellation.


L’après-midi, à 17h22, que vois-je s’afficher sur l’écran de mon IPhone ma tronche de cake face à un titre alléchant du POINT  « Avec la Trop, la pression monte en zone AOC » signé par Jacques Dupont. J’ouvre et je lis « L'affaire Cousin inspire le blogueur Jacques Berthomeau, qui lui conseille de se lancer dans la production d'une bière un peu spéciale... » link


J’en rosis de plaisir.


Ce matin place à ces coquins de Suisses.link


Philippe Margot, citoyen suisse et fidèle lecteur nous indique que l’Exposition Eros Bacchus link est ouverte depuis le mai 2014 pour se terminer le 28 février 2015


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Négligemment avant de prendre ma douche je feuillette l’opus Eros Bacchus et je tombe en arrêt face aux décapsuleurs.


« En général plat, le décapsuleur se construit autour de son orifice, de sa bouche métallique qui va venir croquer le fourreau métallique qui clôt le flacon…


L’acte de décapsuler, de procéder donc au décapsulage fait peut-être quelque part écho à l’acte de dépuceler. D’où sans doute le désir d’accompagner ce décapuchonnage de sons plus tonitruants…


Le décapsuleur a été parfois un vecteur d’excitation de l’imaginaire érotique… »


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Nos amis suisses n’ont pas peur des mots mais, n’étant pas encore gagnés par le naturisme, je me dois de leur signaler que pour eux, lorsqu’ils font de la mousse, pour leurs Pet’nat le décapsuleur est exigé.


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Du côté de la future bière rosée d’Anjou La Gabernet® j’invite les esprits inventifs à laisser libre cours à leur créativité. Dans le langage moderne ça s’appelle un produit dérivé.


 Bonne journée et large soif comme dirait Roger…  


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Mardi 24 juin 2014 2 24 /06 /Juin /2014 10:00

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« Cousin, cousine » c’est un film français réalisé par Jean-Charles Tacchella, sorti en 1975 et prix Louis Delluc.


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Ce matin, puisque je vois la vie en rose, je ne vais pas vous faire mon cinéma, vous faire un remake de l’affaire Cousin et de la défense de nos belles appellations d’origine contrôlée contre les usurpateurs du Nouveau Monde, des émergeants…


Je n’ai jamais contesté cette défense, bien au contraire, nous l’avons renforcée lorsque nous avons fait du ménage dans les textes de nos AOC sous Rocard 1er Ministre (loi du 2 juillet  1990 link


Bref, il me semble assez facile d’aller chercher des poux dans l’abondante tignasse du placide Olivier Cousin et je lui propose, à l’image de son inventif confrère Thomas Carteron propriétaire récoltant dans le Golfe de Saint Tropez qui a créé LA TROP® La première bière rosée de Provence « un mariage entre le raisin et la bière. Une belle alliance qui rappelle la fraîcheur d’une bière et la délicatesse et la légèreté d’un vin rosé de Provence. Une bière maltée innovante qui doit sa couleur à l’ajout des Tanins et des arômes caractéristiques de SYRAH », de créer une bière rosée d’Anjou : LA GABERNET®


Après ça rien ne s’opposera à une rosée de Champagne, une rosée d’Alsace, une rosée de Bordeaux, une rosée du Jura, une rosée de Bourgogne, une rosée du Languedoc, une rosée du Roussillon… Suffira de suivre la marche à suivre de la provençale :


« Pour créer cette nouvelle recette,  à mi-chemin entre la bière et le rosé, les Créateurs de vins de Provence C&D Saint Tropez, dans le Golfe de St-Tropez ont souhaité substitué le sucre de betterave, traditionnellement utilisé en brasserie, par du Moût de Raisin Concentré, une matière première sucrante issue du raisin. »


« Equilibrée, gourmande et fraîche, la TROP contient une eau de source, d’une qualité exceptionnelle, qui apporte un profil franc et équilibré. Et c’est tout en finesse que les tanins structure les arômes naturels fruités de ce doux breuvage pour stabiliser sa robé rosée, également d’origine naturelle. » 


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Samedi 21 juin 2014 6 21 /06 /Juin /2014 09:00

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Chevauchant sur ma flèche d’argent je suis tombé nez à nez avec l’Anjou.

 

« Expressif mais tout en finesse, il est équilibré » m’indiquait-on avec pour chaque mot une explication


1-     Expressif : vin offrant des arômes bien marqués.

2-     Finesse : désigne un vin élégant et présentant des arômes subtils.

3-     Équilibré : vin présentant une harmonie entre toutes les composantes et les saveurs.


Comme je venais ces jours passés de tartiner des « horreurs » sur la Fédération Viticole d’Anjou à propos de l’affaire Olivier Cousin je me suis dit mon coco faut que tu fasses quelque chose pour qu’on ne t’accuse pas d’anjou bashing.


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C’est simple : j’aime l’Anjou et j’en bois.


Pour être plus précis j’aime l’Anjou de mes copains Patrick Beaudouin et Jo Pithon entre autres « Chacun sa route, chacun son chenin… passeur de terroir… l’Anjou white is back… Sacré Tonton David! » link  mais je n’ai pas beaucoup d’affinité avec le Cabernet d’Anjou « Le Taulier serait-il un gars berné d’Anjou ? » link


Très bien cette réclame mais, chemin faisant, je me suis dit des Anjou y’en a beaucoup.


J’ai cherché et j’ai trouvé chez CONFRERIE DES FINS GOUSIERS D'ANJOU toutes les appellations de l’Anjou. link


Y’en a une tapée et je n’ai pas eu le courage de les compter.


J’ai tout de même appris au passage qu’il existait un Anjou gamay.


Pour en terminer j’ai bien noté que la campagne pour l’Anjou était signé LES GROS MOTS


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J’en ai pris bonne note et j’en  ferai bon usage pour le grand profit des plaideurs menaçants… 


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Mercredi 18 juin 2014 3 18 /06 /Juin /2014 00:09

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Comme le chantait Gabin, « je sais », je sais que je vais me faire de nouveaux amis si tant est que certains d’entre eux ne me vouaient pas déjà aux gémonies.


Le tribunal correctionnel d’Angers a rendu, le 4 juin dernier, un jugement plutôt équilibré dans l’affaire Olivier Cousin. Tout en le relaxant pour bon nombre d’infractions à l’étiquetage (logo femme enceinte, numéro de lot...), le tribunal l’avait condamné pour usurpation d’appellation, mais en le dispensant de peine.


L’important, au regard de la protection juridique des appellations d’origine, était donc reconnu, affirmé. Le principe était donc sauf, protégé par le bouclier de la loi.


Sauf que, dans notre beau pays, les Procureurs aiment les sanctions, la fameuse exemplarité de la peine afin de dissuader d’éventuels contrevenants. Pour le sieur Yves Gambert, procureur de la République d’Angers, « les contraventions étaient établies ». Elles auraient donc dû déboucher sur des sanctions.


Ce n’est pas très finaud mais de la part d’un procureur ça peut se comprendre.


Mais là où les bras m’en tombent c’est que les parties civiles en première instance, l’Inao et la Fédération viticole de l’Anjou le seront également en appel. Cette dernière, ODG pour l’AOC Anjou notamment, demandera des « dommages et intérêts a minima et souhaite que la cour d’appel d’Angers confirme le jugement d’usurpation de l’appellation. »


Plus bêtes qu’eux tu meurs !


Pour l’INAO c’est carton rouge. Pourquoi un tel acharnement, il faudra que l’on m’explique ses fondements juridiques. Sans railler je ne vous trouve pas très performant sur ce terrain depuis quelques temps. 


Du côté de la Fédération viticole de l’Anjou c’est  de la connerie pur sucre – faut dire qu’ils aiment tant la chaptalisation – elle fait appel pour des dommages et intérêts a minima, c’est-à-dire qu’elle ouvre à nouveau la porte des médias nationaux à Olivier Cousin.


Bravo les artistes, l’Anjou vous en sera éternellement reconnaissant.

 

Putain, c’est encore un mauvais coup d’Evin !

 

Le dessin est de Desclozeaux...

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Lundi 16 juin 2014 1 16 /06 /Juin /2014 00:09

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« Ce qui importe c’est d’être disposé à penser par soi-même et à se dire ce qu’on pense. Beaucoup ne le sont pas, soit que la vie les ait trop mal traités, soit qu’on leur ait trop souvent répété qu’ils n’étaient que des gens ordinaires, et qu’ils en sont venus à croire qu’ils n’avaient rien d’intéressant à dire.


À ceux qui doutent d’eux, […] à travers toute l’histoire des gens parfaitement ordinaires ont brusquement énoncé les plus stupéfiantes déclarations lorsqu’ils ont trouvé le courage. Le courage est ce qui compte avant tout. »


Theodore Zeldin, de la conversation, page 29


Le prêt à penser…


Blogueur haut-parleur…


Tous ensemble, tous ensemble…

Je copie-colle…


Tu post…


Ils twitte…


Nous retwittons…


Crédibilité…


Journaliste, critique, vous avez dit journaliste, critique…


Degré zéro…


Si vous avez lu sur ces 3 sujets des chroniques originales je suis preneur.


Merci par avance.

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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