berthomeau

Samedi 28 juin 2014 6 28 /06 /Juin /2014 00:09

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Est-ce l’effet FranceAgrimer Jérôme Despey, depuis sa dunette, nous avait promis un plan de longue vue pour éclairer la stratégie du secteur-clé qu’est le vin.


Cap 2025, ils n’ont pas osé se contentant d’évoquer les perspectives à l’horizon 2025.


La gestation fut longue et difficile, en chambre, veillée comme du lait sur le feu par la fine fleur du monde du vin.


Qui s’en attribuera la paternité et la maternité, je ne sais mais Anne Haller, qui semble être la marraine, nous affirme que « Les débats ont été assez intenses au sein du Conseil Spécialisé, mais on est bien arrivé à un consensus : en mai le plan stratégique a été voté, dans sa rédaction actuelle, à l'unanimité (sans abstention, ni vote contre)


Je n’ai jamais eu beaucoup de goût pour le consensus, souvent mou, tout le contraire de choix clairs qui seuls sont porteurs d’action.


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La stratégie est, et reste, un art militaire qui ne s’accommode pas des petits arrangements entre amis et qui ne supporte bien évidemment pas l’évitement des sujets qui fâchent.


Gouverner c’est choisir !


Tout le reste n’est que piètre littérature qui ne troublera guère les générations futures.


73 mesures, et pourquoi 80, ça nous aurait permis de faire un jeu de mots à  2 balles sur les 4 vins : le rouge, le blanc, le rosé et le nature.


32 pages, Dieu que c’est long ! Confus, sans hiérarchie, ennuyeux. link


Du souffle messieurs !


Ça sent la technostructure, l’externalisation, un plan stratégique n’est pas un catalogue balayant un peu tout pour faire plaisir à tout le monde et ne déplaire à personne, mais un travail sur soi-même permettant d’intérioriser ce qui unit, ce qui rend fort, entreprenant. Se mettre en mouvement, osons le mot gagner ! Gagner ou regagner des parts de marché.


Y z’auraient dû consulter Dédé, notre Deschamps national qui a su coacher sa bande de loustics d’une main de maître, lui faire partager ses choix, ses options stratégiques, mettre les egos dans la poche et retourner les éternels râleurs de Français.


Quel que soit le résultat qu’obtiendra son équipe, et d’ailleurs qu’importe, il a choisi, il a bâti, il a fait que l’avenir soit ce que l’on fait.


« Point n'est besoin d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer. »

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Vendredi 27 juin 2014 5 27 /06 /Juin /2014 00:09

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Desproges est une institution, pour preuve on le dégaine pour se démarquer des hordes ordinaires qui sont légion en ce temps de Coupe du Monde.


Sur Face de Bouc et sur Twitter c’est le temps de la bêtise ordinaire, bien lourdingue, bien grasse, universelle…


Dans sa « Chronique de la haine ordinaire » du 16 juin 1986 « À mort le foot » concluait :


« Quand j'étais petit garçon, je me suis cru longtemps anormal parce que je vous repoussais déjà. Je refusais systématiquement de jouer au foot, à l'école ou dans la rue. On me disait : «Ah, la fille !» ou bien : «Tiens, il est malade», tellement l'idée d'anormalité est solidement solidaire de la non-footabilité. Je vous emmerde. Je n'ai jamais été malade. Quant à la féminité que vous subodoriez, elle est toujours en moi. Et me pousse aux temps chauds à rechercher la compagnie des femmes. Y compris celles des vôtres que je ne rechigne pas à culbuter quand vous vibrez aux stades. »


Presque 30 ans après les femmes s’y s'ont mises et la bêtise ordinaire est unisexe.


Les réseaux sociaux se vautrent dans l’outrance et la bêtise ordinaire.


Il y a outre dans outrance et, comme chacun le sait ou pas, plein comme une outre signifie bourré comme un coing, beurré comme un petit Lu, saoul comme un Polonais…


En effet, en novembre 1808 les forces françaises sont arrêtées au col de Somosierra, dernier bastion espagnol sur la route de Madrid, défendu par 8000 hommes avec 20 canons. Après plusieurs attaques infructueuses, Napoléon décide d'y envoyer les chevau-légers polonais de la Garde, au nombre de 150, sous les ordres de Jan Kozietulski. Au bout de quelques minutes de combat les Espagnols sont défaits.


Napoléon, admiratif, aurait alors dit: « Il faut être saoul comme un Polonais pour accomplir cela. »


Une autre version dit que les maréchaux français, voulant minimiser le rôle des Polonais, indiquaient que ceux-ci étaient ivres. Napoléon leur aurait alors répondu: « Et bien la prochaine fois messieurs, soyez saouls comme des Polonais ».


Mais revenons à l’outrance :


À outrance, à toute outrance, jusqu’à l’excès.


Excès : degré qui est au-delà des bornes habituelles.


Les bornes « Quand les bornes sont dépassées il n'y a plus de limite » le sapeur Camenber, Pierre Dac, Georges Pompidou…


No Limit !


Après des années de tolérance amusée de la pochtronerie ordinaire les grands chefs du vin se sont convertis à la modération à la consommation responsable.


« La consommation de boissons alcoolisées, même avec excès, était vue d’un œil bienveillant, pour autant que les acteurs soient de sexe masculin »


Nous vivons dans le temps du « politiquement correct » qui est sans aucun doute la plus belle expression de l’hypocrisie collective.


« Au risque de choquer : modération et tolérance ne sont guère mes tasses de thé … j'suis tendance bon vivant et accueillant... » link


Le bien-vivre ne signifie pas à l’évidence se retrouver souvent le nez dans le caniveau ou au-dessus de la cuvette des chiottes, les bons vivants ne sont pas des pochtrons, ni même des avinés  journaliers, mais des gens savent faire la fête et pour qui le vin est le meilleur allié de la convivialité. Mais pour autant arrêtons de jouer aux mijaurées outragées la consommation excessive de vin conduit à l’alcoolisme.


« Le vin peut relever l’âme, mais il peut bousiller le foie et il est aussi responsable d’un fléau tel que l’alcoolisme.

L’amour peut bonifier l’âme, mais il est aussi coupable de maux comme le crime passionnel, la violence conjugale, la maltraitance des enfants. »


Michel Froidevaux, commissaire de l’exposition Eros Bacchus.

 

Le trop de jusqu’à l’excès me fait penser au petit plaisir subversif de Jean-Pierre Marielle dans le film culte de Bertrand Blier CALMOS « L’intérêt, avec le sucre, c’est que ça donne de remarquable caries, surtout le soir… Ça macère toute la nuit et ça attaque bien l’émail… »


La « gestion » de nos excès relève de la sphère privée me direz-vous à juste raison sauf qu’au nom de notre santé, de son coût lorsqu’elle se détériore la puissance publique vient y mettre son grand nez pour nous dicter de « bonnes pratiques »… Nous sommes cernés par une communication nutritionnelle très incantatoire et hypocrite puisqu’elle se résume à faire dérouler des bandeaux sous les publicités des grandes marques de bouffe et de boissons.


Le vin, boisson alcoolisée, est cerné par 2 géants : les multinationales de la bière et celles des spiritueux et il est bien difficile de faire entendre sa petite musique.


Tout l’enjeu pour le monde du vin dans sa communication, face aux hygiénistes et aux pouvoirs publics, consiste à sortir de l’ambiguïté d’une approche bien trop globale, trop culturelle, trop autocentrée sur les bons vins, les vins chers qui sont si chers aux critiques, posture qui ne tient pas assez compte d’une réalité économique et sociale incontestable : dans la GD le vin reste encore une boisson alcoolisée peu couteuse.


Nier la réalité ne change pas la réalité, le vin est une boisson alcoolisée comportant des risques qui ne doivent être ni niés, ni exagérés. Les modes de consommation ont lourdement évolués mais plutôt que de continuer à nous auto-congratuler ou à nous vivre comme des citadelles assiégées par les hygiénistes essayons d’être plus convaincants auprès de l’opinion publique.


Un conseil, prenez le temps d’écouter ce que disent sur ce sujet les mères de familles, y compris lorsqu’elles sont vigneronnes, vous réviserez sans doute votre façon d’aborder la perception de certains de nos comportements…

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Mercredi 25 juin 2014 3 25 /06 /Juin /2014 10:00

J’adore les enchaînements fluides, rien à voir avec les chaînes du SM, mais rythmés à la  manière d’un bon vieux rock and roll dansé avec une partenaire qui se laisse mener par une simple impulsion du poignet.


Je m’explique.


Hier, dans le beau geste du semeur je lance sur la Toile une proposition pour sortir Olivier Cousin des rets de ses pairs, regroupés en pack derrière l’INAO, pour défendre la pureté de nos belles origines. Pensez-donc, s’il venait à l’idée d’un gars de la Napa Valley de baptiser son cabernet d’En Joue afin de capter la notoriété de cette belle appellation.


L’après-midi, à 17h22, que vois-je s’afficher sur l’écran de mon IPhone ma tronche de cake face à un titre alléchant du POINT  « Avec la Trop, la pression monte en zone AOC » signé par Jacques Dupont. J’ouvre et je lis « L'affaire Cousin inspire le blogueur Jacques Berthomeau, qui lui conseille de se lancer dans la production d'une bière un peu spéciale... » link


J’en rosis de plaisir.


Ce matin place à ces coquins de Suisses.link


Philippe Margot, citoyen suisse et fidèle lecteur nous indique que l’Exposition Eros Bacchus link est ouverte depuis le mai 2014 pour se terminer le 28 février 2015


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Négligemment avant de prendre ma douche je feuillette l’opus Eros Bacchus et je tombe en arrêt face aux décapsuleurs.


« En général plat, le décapsuleur se construit autour de son orifice, de sa bouche métallique qui va venir croquer le fourreau métallique qui clôt le flacon…


L’acte de décapsuler, de procéder donc au décapsulage fait peut-être quelque part écho à l’acte de dépuceler. D’où sans doute le désir d’accompagner ce décapuchonnage de sons plus tonitruants…


Le décapsuleur a été parfois un vecteur d’excitation de l’imaginaire érotique… »


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Nos amis suisses n’ont pas peur des mots mais, n’étant pas encore gagnés par le naturisme, je me dois de leur signaler que pour eux, lorsqu’ils font de la mousse, pour leurs Pet’nat le décapsuleur est exigé.


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Du côté de la future bière rosée d’Anjou La Gabernet® j’invite les esprits inventifs à laisser libre cours à leur créativité. Dans le langage moderne ça s’appelle un produit dérivé.


 Bonne journée et large soif comme dirait Roger…  


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Mardi 24 juin 2014 2 24 /06 /Juin /2014 10:00

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« Cousin, cousine » c’est un film français réalisé par Jean-Charles Tacchella, sorti en 1975 et prix Louis Delluc.


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Ce matin, puisque je vois la vie en rose, je ne vais pas vous faire mon cinéma, vous faire un remake de l’affaire Cousin et de la défense de nos belles appellations d’origine contrôlée contre les usurpateurs du Nouveau Monde, des émergeants…


Je n’ai jamais contesté cette défense, bien au contraire, nous l’avons renforcée lorsque nous avons fait du ménage dans les textes de nos AOC sous Rocard 1er Ministre (loi du 2 juillet  1990 link


Bref, il me semble assez facile d’aller chercher des poux dans l’abondante tignasse du placide Olivier Cousin et je lui propose, à l’image de son inventif confrère Thomas Carteron propriétaire récoltant dans le Golfe de Saint Tropez qui a créé LA TROP® La première bière rosée de Provence « un mariage entre le raisin et la bière. Une belle alliance qui rappelle la fraîcheur d’une bière et la délicatesse et la légèreté d’un vin rosé de Provence. Une bière maltée innovante qui doit sa couleur à l’ajout des Tanins et des arômes caractéristiques de SYRAH », de créer une bière rosée d’Anjou : LA GABERNET®


Après ça rien ne s’opposera à une rosée de Champagne, une rosée d’Alsace, une rosée de Bordeaux, une rosée du Jura, une rosée de Bourgogne, une rosée du Languedoc, une rosée du Roussillon… Suffira de suivre la marche à suivre de la provençale :


« Pour créer cette nouvelle recette,  à mi-chemin entre la bière et le rosé, les Créateurs de vins de Provence C&D Saint Tropez, dans le Golfe de St-Tropez ont souhaité substitué le sucre de betterave, traditionnellement utilisé en brasserie, par du Moût de Raisin Concentré, une matière première sucrante issue du raisin. »


« Equilibrée, gourmande et fraîche, la TROP contient une eau de source, d’une qualité exceptionnelle, qui apporte un profil franc et équilibré. Et c’est tout en finesse que les tanins structure les arômes naturels fruités de ce doux breuvage pour stabiliser sa robé rosée, également d’origine naturelle. » 


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Samedi 21 juin 2014 6 21 /06 /Juin /2014 09:00

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Chevauchant sur ma flèche d’argent je suis tombé nez à nez avec l’Anjou.

 

« Expressif mais tout en finesse, il est équilibré » m’indiquait-on avec pour chaque mot une explication


1-     Expressif : vin offrant des arômes bien marqués.

2-     Finesse : désigne un vin élégant et présentant des arômes subtils.

3-     Équilibré : vin présentant une harmonie entre toutes les composantes et les saveurs.


Comme je venais ces jours passés de tartiner des « horreurs » sur la Fédération Viticole d’Anjou à propos de l’affaire Olivier Cousin je me suis dit mon coco faut que tu fasses quelque chose pour qu’on ne t’accuse pas d’anjou bashing.


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C’est simple : j’aime l’Anjou et j’en bois.


Pour être plus précis j’aime l’Anjou de mes copains Patrick Beaudouin et Jo Pithon entre autres « Chacun sa route, chacun son chenin… passeur de terroir… l’Anjou white is back… Sacré Tonton David! » link  mais je n’ai pas beaucoup d’affinité avec le Cabernet d’Anjou « Le Taulier serait-il un gars berné d’Anjou ? » link


Très bien cette réclame mais, chemin faisant, je me suis dit des Anjou y’en a beaucoup.


J’ai cherché et j’ai trouvé chez CONFRERIE DES FINS GOUSIERS D'ANJOU toutes les appellations de l’Anjou. link


Y’en a une tapée et je n’ai pas eu le courage de les compter.


J’ai tout de même appris au passage qu’il existait un Anjou gamay.


Pour en terminer j’ai bien noté que la campagne pour l’Anjou était signé LES GROS MOTS


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J’en ai pris bonne note et j’en  ferai bon usage pour le grand profit des plaideurs menaçants… 


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Mercredi 18 juin 2014 3 18 /06 /Juin /2014 00:09

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Comme le chantait Gabin, « je sais », je sais que je vais me faire de nouveaux amis si tant est que certains d’entre eux ne me vouaient pas déjà aux gémonies.


Le tribunal correctionnel d’Angers a rendu, le 4 juin dernier, un jugement plutôt équilibré dans l’affaire Olivier Cousin. Tout en le relaxant pour bon nombre d’infractions à l’étiquetage (logo femme enceinte, numéro de lot...), le tribunal l’avait condamné pour usurpation d’appellation, mais en le dispensant de peine.


L’important, au regard de la protection juridique des appellations d’origine, était donc reconnu, affirmé. Le principe était donc sauf, protégé par le bouclier de la loi.


Sauf que, dans notre beau pays, les Procureurs aiment les sanctions, la fameuse exemplarité de la peine afin de dissuader d’éventuels contrevenants. Pour le sieur Yves Gambert, procureur de la République d’Angers, « les contraventions étaient établies ». Elles auraient donc dû déboucher sur des sanctions.


Ce n’est pas très finaud mais de la part d’un procureur ça peut se comprendre.


Mais là où les bras m’en tombent c’est que les parties civiles en première instance, l’Inao et la Fédération viticole de l’Anjou le seront également en appel. Cette dernière, ODG pour l’AOC Anjou notamment, demandera des « dommages et intérêts a minima et souhaite que la cour d’appel d’Angers confirme le jugement d’usurpation de l’appellation. »


Plus bêtes qu’eux tu meurs !


Pour l’INAO c’est carton rouge. Pourquoi un tel acharnement, il faudra que l’on m’explique ses fondements juridiques. Sans railler je ne vous trouve pas très performant sur ce terrain depuis quelques temps. 


Du côté de la Fédération viticole de l’Anjou c’est  de la connerie pur sucre – faut dire qu’ils aiment tant la chaptalisation – elle fait appel pour des dommages et intérêts a minima, c’est-à-dire qu’elle ouvre à nouveau la porte des médias nationaux à Olivier Cousin.


Bravo les artistes, l’Anjou vous en sera éternellement reconnaissant.

 

Putain, c’est encore un mauvais coup d’Evin !

 

Le dessin est de Desclozeaux...

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Lundi 16 juin 2014 1 16 /06 /Juin /2014 00:09

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« Ce qui importe c’est d’être disposé à penser par soi-même et à se dire ce qu’on pense. Beaucoup ne le sont pas, soit que la vie les ait trop mal traités, soit qu’on leur ait trop souvent répété qu’ils n’étaient que des gens ordinaires, et qu’ils en sont venus à croire qu’ils n’avaient rien d’intéressant à dire.


À ceux qui doutent d’eux, […] à travers toute l’histoire des gens parfaitement ordinaires ont brusquement énoncé les plus stupéfiantes déclarations lorsqu’ils ont trouvé le courage. Le courage est ce qui compte avant tout. »


Theodore Zeldin, de la conversation, page 29


Le prêt à penser…


Blogueur haut-parleur…


Tous ensemble, tous ensemble…

Je copie-colle…


Tu post…


Ils twitte…


Nous retwittons…


Crédibilité…


Journaliste, critique, vous avez dit journaliste, critique…


Degré zéro…


Si vous avez lu sur ces 3 sujets des chroniques originales je suis preneur.


Merci par avance.

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Vendredi 13 juin 2014 5 13 /06 /Juin /2014 09:01

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Chiche !


Sortez les sortants !


Tous dans le même sac, tous pourris, c’est plus simple et plus commode pas besoin de faire du tri sélectif.


Faisons table rase et confions les rênes de notre vieux pays aux petits coqs de Face de Bouc !


Pourquoi se priver de tant et tant de compétences accumulées, couchées sur les lignes des réseaux sociaux, ressources inutilisées, gaspillées, ça ne peut plus durer confions le gouvernail de notre bateau ivre à ces forces vives autoproclamées !


D’où viennent-elles, qu’ont-elles fait, peu importe : elles ont la clé de 12 pour tout réparer, alors au cambouis les aligneurs de mots !


Faut se salir les mains, se payer la versatilité de nos concitoyens.


À l’œuvre, fini les pia-pia-pia, l’ironie à deux balles, les rodomontades, l’heure est à l’action : c’est au pied du mur qu’on juge le maçon…


Pas de problème comme vous faites tout bien et que vous avez toujours tout bon, pas de souci comme on dit aujourd’hui.


Comme au poker : moi je veux voir !


Allez, allez, ne jouez pas les timides, vous nous avez assez abreuvé de vos jugements à l’emporte-pièce pour ne pas saisir l’opportunité qui vous est offerte de nous sortir de l’ornière. Comme chacun sait notre vieux pays est facile à gouverner à condition d’enfin confier sa direction à des gens compétents, désintéressés et courageux.


Tout le profil de vous les va-de-la gueule des réseaux sociaux.


Mais à ce propos, les autres, ceux embarqués dans la charrette, d’où venaient-ils ?


Étaient-ils tombés du ciel ?


L’offre politique n’est-elle pas totalement fabriquée par la demande politique : le bulletin de vote va tout naturellement depuis bien des années qu’aux faiseurs de promesses. Pour se faire élire il faut flatter.


Le corbeau et le renard !


Alors s’en prendre au système politique, monstre indistinct, c’est faire bon marché de ce que les citoyens en ont fait.


Nous sommes le système : nos élus sont à notre image. Le miroir n’a rien de déformant.


Mais, pas de souci, en notre vieux pays, vient toujours le temps des hommes providentiels qui, à la schlague, remettent le bon peuple dans le bon chemin.


Et, puisque nous sommes au XXIe siècle, pourquoi se priver de puiser dans le vivier fécond des réseaux sociaux. La nouvelle élite est là, à portée de mains, puisons sans retenue, irriguons notre terroir politique de cette nouvelle sève vive et féconde.


J’attends avec impatience la venue au 78 rue de Varenne d’un des plus prolifiques chroniqueurs de la blogosphère. Il montera avec satisfaction les marches de l’hôtel de Villeroy sous les hourras. Une ère nouvelle s’ouvrira.


Du terroir profond montera un cri unanime : enfin !


Eu égard à la surface médiatique du nouveau récipiendaire le Ministère s’étendra de l’Agriculture au Commerce jusqu’à l’Artisanat…


Et le vieux cheval de retour que je suis, réformé, inutile, en promenant ses petits-enfants au square égrènera ses souvenirs du temps où servir l’Etat, après avoir réfléchi au Club Jean Moulin, était un honneur, une fierté…


Je crois qu’à ce moment-là je rendrai mon poireau sur canapé

 

Allez, allez, chers amis liker, faites le buzz, l’essentiel est là pour nos petits coqs de Face de Bouc : tenter d’exister…

 

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Jeudi 12 juin 2014 4 12 /06 /Juin /2014 09:13

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Samedi prochain je descends – les parisiens descendent toujours, alors que le reste de la France monte à Paris – dans l’Hérault.

 

Raison : voyage d’affaires, donc la discrétion est de mise.


Dimanche plutôt que de regagner mes pénates du XIVe, avec la petite auto de location, j’ai décidé de me plonger dans les profondeurs du vignoble.


Aucun programme, l’anti voyage de presse, je vais baguenauder.


Si ça vous dit de tailler une petite bavette avec moi faites-moi signe.


Voilà c’est dit.

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Mardi 10 juin 2014 2 10 /06 /Juin /2014 00:09

« C’est l’histoire d’un mec », comme le disait Coluche, qui monte à vélo dans le XXe, à la mairie, place Gambetta, pour récupérer au guichet de la PP son nouveau passeport biométrique et sa nouvelle carte d’identité sur lesquels il affiche sa tronche de cake genre bagnard tout juste évadé d’Alcatraz.


Faisait chaud, le mec l’avait soif et un chouïa faim alors il se dit que ce serait bien de faire une p’tite halte dans un p’tit caboulot où tu manges et tu bois bien sans te ruiner. Alors il consulte son GPS d’intérieur et se dit qu’il va passer tout près des Bricoles chez Céline au 43 rue Servan. link


Alors, ni une ni deux, il oriente sa flèche d’argent sur le bon cap et débarque à bon port dans un mouchoir de poches. Tartare de betterave, fusilli courgettes-fèves et une mousse de rhubarbe arrosé d’un verre de blanc.


Comme le mec l’est curieux son regard acéré dépiaute le tableau des vins proposés et, même si c’est écrit en tout petit il tombe en arrêt sur un nom Claire Rivier


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Alors le rouge lui monta au front, non qu’il fût pris de boisson, mais parce que remontait en sa mémoire un courrier de Claire datant de fin 2012 où elle lui faisait part, qu’avec François  ils avaient repris l'exploitation en direct d'un petit domaine du cru Régnié. « Notre site : link peut t'en donner une idée. »  avait-elle ajouté.


« Si tu as l'occasion de passer dans notre région, tu es le bienvenu à la maison ou sinon on pourrait se voir à Paris lors de nos passages périodiques. Il y a plus de 20 ans que nous ne nous sommes pas vu et donc les sujets de discussion seront nombreux


Amicalement


Claire et François »


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Les jours et les jours sont passés et… me voilà face à la bouteille de Régnié de Claire et François


Faut que je vous raconte, car bien sûr le mec oublieux c’est moi :


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Claire et François c’est Constantine, la coopération civile pour Claire et François et militaire pour moi. Nous logeons dans les bâtiments de la SONATIBA (en l’Algérie de Boumediene il n’y a que des SON’ des sociétés nationales : pour qui Sonelgaz faisait partie des blagues échangées avec nos amis algériens). Avec François, économiste, nous nous ennuyions ferme à la Fac d’Aïn El Bey et décidions d’aller proposer nos services au recteur Abdelak Berheri, le recteur de l'Université de Constantine. Ainsi, avec nous et d’autres, naîtra le CURER (Centre Universitaire d’études et de réalisations) en 1973-74. Ce « jeune et sémillant recteur de l’université de Constantine » selon le mot d’Armand Frémont - Directeur scientifique au CNRS qui fut coopérant visiteur à l’université de Constantine –


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Sur le blog de simohbag Médiapart j’en ai retrouvé la trace :


« Son objectif était d’inscrire l’université au cœur du développement économique, social et culturel des wilayate de l’est du pays ; notamment Constantine et Oum el Bouaghi. Une autre manière de réaliser concrètement, la réforme de l’enseignement supérieur que le regretté Seddik Benyahia venait de lancer, en fer de lance de la révolution culturelle. Un visionnaire s’il en fut.


L’action du CURER s’ordonnait à partir de projets effectivement inscrits à la nomenclature des deux wilayate et se développait sous la forme juridique de conventions précisant la nature de l’intervention du Centre.


Le CURER toucha à bon nombre de domaines, soit sous la forme d’études, soit sous celle de réalisation effective. Petite hydraulique à Djebel Ouahch, deux barrages collinaires à Sétif et Constantine, agriculture avec l’étude d’un élevage de 10.000 vaches à Djebel Ouahch; énergie solaire avec l’expérimentation de la maison solaire et d’un prototype de chauffage solaire ; programme de reboisement pour les wilayate de Constantine et d’Oum el Bouaghi, apiculture sur 21 unités apicoles, 21 variétés de miel et mise au point du catalogue des fleurs mellifères algériennes ; études d’aménagement du territoire ; architecture et urbanisme ; établissement de la carte d’amélioration des conditions de vie et de santé des populations de la région ; études de villages socialistes agricoles ; pour ne citer que ces quelques opérations parmi un plan de charge bien fourni.



Les acteurs de tous ces projets: des enseignants algériens soutenus par des coopérants de haute volée… »


Ben oui l’étude d’un élevage de 10.000 vaches à Djebel Ouahch c’était nous, surtout François, et c’est une longue histoire que je n’ai pas le temps de raconter mais qui mettait en lumière les illusions vendues par les bureaux d’études internationaux (ici des belges de Louvain je crois) à des planificateurs déconnectés des réalités de l’état de l’agriculture algérienne.


Abdelak Berheri se servit de cette étude en haut lieu à Alger, il devint par la suite Ministre de l’Enseignement Supérieur et «L’aventure du CURER prit fin avec la suppression de l’ONRS (Office National de la Recherche Scientifique) et son remplacement par un haut-commissariat à la recherche scientifique.


Pourquoi ? Magouilles et bouches cousues.


L’Algérie socialiste, l’Algérie de Houari Boumediene, laissait place à l’Algérie des réformes économiques prônées par Chadli Bendjedid. Réformes qui allaient l’arrimer au marché mondial, au FMI et à ses plans d’ajustement structurel.


Mais quelle est donc cette malédiction qui fait, qu’à chaque fois que l’on change de fusil d’épaules, on efface tout et l’on recommence.


Comme si l’on repartait de zéro. » écrit le blogueur simohbag


Je ne vais pas commenter mais l’Histoire s’écrit parfois avec une encre qui fait fi elle aussi de la réalité…


Les vaches déjà….


Bref, 40 ans sont passés, Claire et François et vous voilà vignerons à Régnié et comme il n’est jamais trop tard pour se retrouver : « faites-moi signe lorsque vous irez aux Bricoles, où votre vin est apprécié (j’en acheté une), nous partagerons le pain et le sel et votre vin qui va avec… et nous évoquerons nos souvenirs…»


Deux détails :


-          Le premier pour François, sportif aguerri, qui m’entraîna sous un cagnard d’enfer à faire du vélo dans les monts du Beaujolais, Paris est plus plat mais du vélo j’en fais depuis presque chaque jour : ma flèche d’argent.


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-          Le second pour Claire : Anne-Cécile que tu as connu bout de chou m’a fait 3 fois grand-père : Martin, Zoé et Juliette…


PS. François qui est un garçon soigneux doit avec conservé un exemplaire de notre rapport sur les vaches de Djebel Ouahch


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Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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