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Lundi 25 août 2014 1 25 /08 /Août /2014 09:00

Une fois n’est pas coutume, profitant du sujet de ma chronique du jour sur la pintade de la Dombes je vais faire une rapide incursion dans l’actualité politique du week-end qui, comme ça n’a pu vous échapper, s’est concentrée dans la Bresse haut-lieu de l’excellence de notre volaille nationale.


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Je partage sans restriction le point-de-vue de Bruno Le Maire mon ancien Ministre :


« Si Arnaud Montebourg et Benoît Hamon avaient un peu de dignité, ils démissionneraient. Si Manuel Valls et François Hollande avaient un peu d'autorité, ils les renverraient. »


Ce faisant je ne prends pas parti sur le fond du débat car ce n’est pas le lieu mais, face au spectacle lamentable donné par les petits coqs du PS, j’apprécierais que notre cher Président renvoie tout ce petit monde devant les électeurs, ça permettrait de remettre l’ensemble de la classe politique face à la réalité tout comme nous les électeurs à nos responsabilités.


Gouverner c’est choisir !


La cohabitation aurait du bon, elle pacifierait une opinion déboussolée et morose en obligeant nos décideurs publics à assumer leur discours démagogique.


C’est mon opinion et je la partage.


Bonne journée d’automne à vous


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Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Lundi 25 août 2014 1 25 /08 /Août /2014 00:09

La Pintade de New-York, de Paris, de Berlin, de Madrid, est une femme qui n'a rien d'une bécasse. link


La pintade de la Dombes est une pintade grise ou commune Numida meteagris élevée dans la belle région de la Dombes.


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Sa chair est tendre et maigre, ce qui ne peut que plaire à la pintade urbaine adepte des régimes minceur.


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Elle nous vient d'Afrique où elle vit à l'état sauvage sur une grande partie de ce continent. La pintade de Numidie, ou pintade casquée, est la plus répandue des 4 catégories de pintades, toutes africaines. Elle peuple l'intégralité du continent au sud du Sahara, sous la forme de sous-espèces guère différentes les unes des autres.


À l'état sauvage « pendant les heures les plus chaudes de la journée, elle se repose et ne s'active que lorsque la chaleur diminue. Ses courtes ailes ne lui permettent pas de voler sur de grandes distances ; elle préfère marcher ou courir et vole seulement pour se percher le soir ou bien pour échapper à un danger. »


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La pintade est chiante :


-         Elle cacabe ou craille en permanence ;


-         Elle est farouche : au moindre bruit inhabituel et à la moindre agitation, elle s'enfuie et panique ;


-         Elle est bagarreuse ;


-         Elle vole.


J’adore les pintades !


À la broche, rôtie sans autre adjuvent que leur graisse. Peau croustillante, goût fumé, j’atteins la volupté...


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Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Mercredi 20 août 2014 3 20 /08 /Août /2014 00:09

Une fois n’est pas coutume, je vais quelque peu éreinter un livre que je viens d’acheter et, pire encore, j’en ai fait l’acquisition alors qu’après l’avoir feuilleté il m’est tombé des mains, façon de parler.


Explications :


Passant devant le MK2 quai de Loire dimanche dernier j’ai fait une halte à sa librairie pour faire une petite provision de livres : je suis comme les filles avec les fringues et les chaussures je ne peux pas m’en empêcher. Donc je rousinais entre les rayons bien achalandés et je glissais dans ma besace un Leonardo Sciascia « La corde folle » et le dernier roman de FOG l’ex-boss de notre Jacques Dupont. Au dernier moment, alors que je me rendais à la caisse, dans le dernier virage, mon regard acéré tombait sur le titre engageant « Mémoires culinaires&alcoolisées » d’un moche petit bouquin placé tout en bas du rayon.


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Vous connaissez tous mon amour pour les petits livres mais là celui-ci était gros, cartonné et luisant, donc impossible à glisser dans sa poche, et avait des faux airs d’une édition condensée des recettes faciles de Françoise Bernard.


Je m’en saisis et je le feuillette.


Dès la première page que lis-je ?


« Tout le monde a connu, connaît ou j’espère connaîtra un bon restaurant. Un endroit où tout est à son goût, où on se sent bien de la bave au grenier (…)


« Je vous souhaite de tout beurre (…)


« À un moment, cela a été gastronomique pour quelqu’un, du guide Michelin ou un simple qui damne (…)


1 jeu de mot par page ça va, 2 ça va, 3 bonjour les dégâts…


En effet tout le bouquin en est truffé : style en-poulet, décor-hommes, vous n’avez pas bu la tasse jusqu’à l’hallalihisto-rillettes… balle au sandre…


À aucun moment notre Paganini du jeu de mots ne faiblit, il en rajoute des louches avec des aphorismes culinaires de son cru :


-         L’enfer, c’est les hôtes.

-         Le sel est le sodium du peuple.

-         L’homme est un rot pensant.

-         Farcir c’est pourrir un peu.

-         On ne parle pas la louche pleine.


C’est très vieux potache, c’est parfois drôle « l’agriculture, c’est important mais ça ne mange pas de pain », « Jean d’Ormesson  suit un régime. Il a déjà perdu beaucoup de livres » mais aussi un peu pipi caca « Le monde appartient à celui qui se lève du pot » et souvent tiré par les cheveux « À Venise, deux catégories de citoyens font fortune : les gondoliers et les cons d’tauliers. »


Entre Parigot Pétasse et Sang-froid Simon, on sature, on demande grâce, on se dit que l’on va offrir ce bouquin à son pire ennemi.


Attention tout n’est pas bon à jeter, il y a de belles citations originales, notre homme est cultivé, des histoires intéressantes c’est un gastronome classique, tout le contraire de votre serviteur. Ce qui signifie que mon avis sur ce livre traduit une forme d’allergie vis-à-vis de son approche de la table et du bien-vivre.


Alors me direz-vous, pourquoi avoir dépensé 18€ pour le tailler ensuite en pièces ?


Ma réponse n’est pas très glorieuse : tout bêtement parce que Philippe Mestat l’auteur est Ingénieur civil des Ponts&Chaussées, directeur de recherche au Ministère de l’écologie et, qu’en rêve, je le voyais faire porter son opus à notre chère Ségolène Royal, sa Ministre, avec bien sûr une belle dédicace où, avec son goût immodéré des jeux de mots, il lui en ferait un sur le Chabichou.


Je concède que ce livre pourrait plaire à certains d’entre vous adorateurs de contrepèteries ou de plaisanteries de fin de banquet, je ne suis pas sectaire.


Reste qu’un homme qui aime le Chablis de Dauvissat ne saurait être complètement mauvais « Tranquillité, tradition et vieux bois. Chez Dauvissat, on remplace les fûts quand il faut, jamais avant. Autant dire que le fût neuf n’est pas pour aujourd’hui. Le bois ne se boit pas, ses senteurs doivent faire corps avec le vin et non lui donner du corps. L’important est de produire un vin bien portant. Pas de chimie, pas de précipitations, que de la biodynamie calme »


« Le fruit est dans la bouteille, cachetée à la cire jaune. L’or, toujours l’or. Il n’y en aura pas pour tout le monde. Ce vin est un must. Il aime la compagnie des crustacés, des débits de poisson* et ne rechigne pas face aux huîtres. Avec ce vin, on est jamais seul… »


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Et, dans son chapitre « Comment draguer les demoiselles ? » link notre fabricant de ponts et de chaussées nous livre une belle façon de faire :


-         « Achetez des demoiselles de Guilvinec chez votre poissonnier pré-ferré*. De grosses langoustines vivantes. Bien roulées avec des carapaces pleines, fermes, des anneaux brillants, blancs et rouges. Prenez la douzaine pour la donzelle, cela fera autour du kilo pour des moyennes grosses…


-         « Ouvrez des bouteilles de chablis : c’est pour boire et manger !


-         « Remplissez une bassine de chablis. Selon vos moyens, versez un magnum, une bouteille ou une demie. Complétez avec de l’eau si cela vous dit : un peu, beaucoup, très peu. Ajoutez : sel, poivre, thym, laurier, oignons. Faire bouillir à feu vif jusqu’à observer de gros bouillons.


-         « Plongez alors les langoustines une par une, rapidement. Attendez deux, trois minutes selon la grosseur des bêtes et le frémissement du bouillon. Le temps de la perfection bouillie…


-         « Pêchez les langoustines  à l’écumoire. Égouttez. Dressez en plat pour le service…


-         « Faire fondre du beurre salé dans une petite casserole pour napper après décorticage…


-         « Armé d’une pique, décortiquer à chaud les bestioles, déguster l’intérieur des queues et fracassez les pattes avec une pince à homard. Mâcher et boire en silence. Laissez-vous envahir par les saveurs. Fermez les yeux si vous voulez. Vous en avez pour un moment à savourer du bonheur à l’étal brut*…


Incorrigible notre cher ingénieur « le lent goût des langoustines », « l’iode à l’amour » il décrète « une femme est belle quand elle a bu du chablis. Et vous aussi… »

 

Et pendant ce temps-là je rêve qu’un de mes IPEF : Ingénieur des Ponts, des Eaux et des Forêts, se risque à nous pondre un petit opus coquin sur nos beaux produits de terroir, après tout ils savent tout aussi bien construire des routes et des chemins que notre Ingénieur des Ponts mais en plus ils savent distinguer le bon grain de l’ivraie, eux…


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Bonne drague, bon appétit et large soif de chablis… « Pattes de loup » de Thomas Pico et « le vendangeur masqué » d’Alice et Olivier de Moor.


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Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Mardi 19 août 2014 2 19 /08 /Août /2014 00:09

Comme j’ai beaucoup écrit, trop ironiseront certains, en 2007, en faisant référence au vin populaire, pas celui qui trônait sur la table chaque jour, de consommation courante ou de gros VDQS comme le Corbières ou même des AOC tel le Côtes-du-rhône de comptoir en litre  étoilé, mais le vin bouché du dimanche. Précision d’importance, il ne s’agissait pas pour autant de vins fins, mais de vins de belle provenance mais au statut aussi flou qu’indéterminé. Des rouges essentiellement, « déclassés » disait-on, achetés à des VRP, voyageant en fût et mis en bouteille chez l’habitant.


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Pas la fine fleur des AOC bien évidemment ainsi j’écrivais : « Pour nos pères, un bon vin, devait être vieux, tuilé, précisaient-ils. Le vin bouché par eux ou par d'autres, couché dans la pénombre de la cave, sa bouteille se nimbant de poussière et de toiles d'araignée, se bonifiait disaient-ils.


Plus c'était vieux plus c'était bon. Combien de bouteilles nazes ai-je vu ainsi déboucher, la couleur était belle : très pelure d'oignon, et mon père disait, pour nous rassurer, qu'il était madérisé.


Bref, le socle de l'excellence du bon vin de France pour monsieur Tout le Monde - bien évidemment je n'englobe pas dans ce vaste cercle, le Cercle raffiné et restreint des connaisseurs, dont certains, du côté de la Sorbonne, s'apparentent aux Précieuses Ridicules - c'est le chenu, le mature, le sage, celui qui a jeté sa gourme et qui, dans la sérénité du grand âge, donne sa pleine mesure.


Alors, les vins ordinaires pour jouer au grand se paraient des charmes tranquilles de la vieillesse. Pour preuve, le dernier survivant de cette lignée, le Vieux Papes, reste la référence de ces consommateurs baptisés par la statistique : les réguliers. Quand on puise dans le stock des vieilles étiquettes on y découvre une profusion de vieillards : Vieux Ceps, Vieille Treille, Vieil Ermite, Vieux Logis, Vieux Moulin, Vieille Réserve, Vieil Ermite, les Vieux Pampres, les Vieux Fagots, Vin des Aïeux, Vieille Souche, Le Vénérable, et pour finir j'ai même découvert le Vin Vieux des Coteaux (c'était un vin de coopérative).


Mais la vieillesse ne suffisait pas forcément à asseoir la réputation du vin quotidien, très souvent les nectars se voulaient royaux, ou impériaux, ou s'anoblissaient. Par bonheur, notre chaîne nobiliaire qui recèle des déclinaisons : prince, duc, comte, vicomte, baron, marquis, et si on y ajoute les chevaliers, les connétables, les troubadours, donnait, et donne encore, aux marqueteurs une inspiration inépuisable. Nous avons coupé la tête de notre roi, aboli les privilèges, vendus les châteaux comme Biens nationaux, mais le bon peuple reste fasciné par la particule et le titre nobiliaire.


Restait aussi à côté du sabre, le goupillon : nos étiquettes de vin aimaient aussi se parer de moines rubiconds, car n'en déplaise à notre éminent Pitte, dans les monastères on ne produisait pas que des nectars pour gosiers de riches. Tout ce passé, que certains voudraient occulter sous l'étrange prétexte que le vin était alors une boisson, pèse très lourd, aussi bien en positif qu'en négatif, dans la perception que nous-même avons eu du vin. Dans une certaine mesure, l'irruption des AOC nous a dédouané : boire moins, boire mieux et c'est cette vision un peu repentante, parfois élitiste, que nous avons transmis à la génération de nos enfants. »


Ce monde est presque totalement englouti, adieu les réguliers et leurs cubis, vive les occasionnels ! Pour autant, la vieillesse n’est point un naufrage dans le nouveau monde des amateurs de vin puisque le fin du fin de nos jours est de se délecter dans les milieux bien sous tous les rapports de vin issus de vieilles vignes.


Je vois déjà des sourires se dessiner sur certaines lèvres, vraiment ce Taulier est un VC « plus une vigne est vieille plus elle donne sa quintessence, loin des pulsions de la jeune sève, du démon de midi de la force de l’âge, elle a la sagesse de ses vieilles racines… »


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Vieillevigne vient du latin "vetula vinea" (vieille vigne).

 

Moi je veux bien tout ce qu’on veut mais j’aimerais que l’on me dise à partir de quel âge une vigne est vieille ?


Je souhaiterais au-delà de ce seuil où, loin de prendre sa retraite, elle donnerait le meilleur d’elle-même, qu’on m’indiquât tout bêtement son âge. Ce serait plus honnête, ça me permettrait de faire des comparaisons entre vieilles.


Mais, qu’est-ce au juste que la vieillesse d’une vigne ? N’est-ce qu’une question d’âge seulement, le mode de vie, c’est-à-dire la conduite de la culture de ces vignes tout au long de leur vie, n’est-il pas tout aussi important ? Une vieille vigne hyper productive fourbue est-elle un gage d’excellence ? Je ne sais pas, mais ce que je sais c’est sous les bons sentiments se cachent souvent des réalités pas forcément bonnes à dire.


Sous-jacente à cette notion de vieilles vignes se niche la question de leur productivité, quand on est vieux on produit peu, le petit rendement est au bout des vieilles vignes. Mais est-ce là le nirvana de l’authenticité ? Je ne sais, tout ce que je souhaite c’est que l’on m’explique, que l’on sorte du flou, de l’ambiguïté, afin que la vieillesse ne se réduise pas à un nouvel argument de séduction pour ceux qui pensent que c’était mieux avant.


Entendez-moi bien je n’ai rien contre la préservation, la sauvegarde des vieilles vignes, bien au contraire, mais l’inflation de la mention « vieilles vignes » sur les bouteilles participe à ce que j’ai qualifié de dilution de la notion d’appellation car j’ai le sentiment que l’âge de la vieillesse dans les vignes aurait, contrairement à nous les humains,  plutôt tendance à régresser.


Ne m’engueulez pas pour mon ignorance, éclairez-moi plutôt pour que, sans pour autant fixer un âge pour la retraite des vignes, la mention « vieilles vignes » ne soit pas galvaudée car dans notre monde mondialisé le nouveau vieilli vite…  

 

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Vendredi 15 août 2014 5 15 /08 /Août /2014 00:09

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Hier sur Twitter Jacques Dupont le sage – oui, oui, vous ne rêvez-pas notre Jacques Twitte depuis sa Basse-Bourgogne où il s’use les yeux, mais ça repose son nez, sur les ultimes lignes de son Spécial Vins du Point – « tous les indicateurs sont dans le rouge. Encore une attaque contre le vin ! »


 Et pendant ce temps-là Michel Smith concède « Je sais, je sais : je suis un « chieur » de première. Je devrais mettre un peu d’eau dans mon vin. Mais que voulez-vous, un rien m’emporte. Et c’est pour cette raison que bien des attachées de presse ne m’invitent plus dans leurs sauteries. Comme je les comprends…


Tant mieux, d’ailleurs, car je ne m’en porte pas plus mal…


Tout ça pour proclamer, à la manière d’un héros de Molière « Avant que de parler, prenez-moi ce mouchoir ! - Comment ? - « Ôtez-moi ces bouteilles d’eau que je ne saurais voir ! »


Et moi dans tout ça je sens le gaz !


Qui suis-je ?

 

Où vais-je ? 

 

Comment vais-je me faire entendre dans le monde impitoyable des réseaux sociaux ?

 

Dois-je comme le petit bedonnant taper sur la GD à bras raccourcis ou comme les naturistes me vouer corps et âme à la promotion du vin nu ?


Non, ce matin j’ai décidé de faire un blanc !


Ça fera plaisir à mes détracteurs qui rêvent que je sois soudain atteint du syndrome de la page blanche.


Désolé vous faites chou-blanc mes cocos !


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Jeudi 14 août 2014 4 14 /08 /Août /2014 00:09

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Et pourtant sur l’étal du poissonnier si l’on organisait un festival de mochetés la raie ne serait pas élue miss « délit de sale gueule ». En effet, la tronche de la lotte « mi-crapaud mi-dents de la mer » comme l’écrivait en 2008 le blogueur « cuisine de la mer qui reconnais que les lottes avaient « une bouille un peu ingrate, avec leur mufle prévu pour aspirer les proies qu'elles attirent en brandissant au-dessus de la gueule une manière de canne à pêche, au bout de laquelle flotte un leurre comme un petit poisson, que le prédateur moyen va tenter de s'approprier, dès qu'il approche, il est gobé »


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Donc  le jour qu’il est revenu avec cinq têtes de lottes, qu’il a soigneusement disposées sur le muret de pierre à la porte de la cuisine, où « il a semé quelques galets avec l'espoir qu'y pousse une plage.  Même le chat a eu la trouille, il est prudemment resté perché sur un rebord de fenêtre » pendant qu'il s’expliquait avec ces trophées.


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Bref si la lotte ne décroche pas le pompon de la mocheté c’est tout simplement parce que le poissonnier ne présente d’elle que sa queue et ses joues qui sont, pour ces dernières, le meilleur de sa chair. Une soupe de joues de lotte c’est un must ! link


Mais je ne suis pas là pour tresser des lauriers aux joues de la lotte mais pour vous causer de la gueule de la raie.


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Signification : Avoir  visage laid, désagréable


Origine : Expression française familière servant de formule injurieuse qui s'appuie sur une comparaison courante entre face et fesses. En effet, la raie a une tête peu sympathique mais l'expression a été prise à ses débuts pour décrire une tête extra plate.


Selon d'autres interprétations, la gueule de raie serait tout simplement un type de nœud dans la marine mais le sens reste le même car une tête de raie ou de nœud reste un visage aussi laid. »


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« Les raies appartiennent au groupe des chondrichtyens, les poissons cartilagineux. Ces animaux magnifiquement adaptés à la vie sur le fond, sont du point de vue évolutif, des requins aplatis.


Les raies sont des poissons aplatis mais ne sont pas des poissons plats.


Il ne faut pas confondre les raies avec d'autres poissons au corps plat, notamment les espèces désignées par le terme commun poissons plats comme la sole ou la plie.


Raies et requins sont inclus dans le groupe des chondrichtyens, qu'on appelle plus communément les poissons cartilagineux, par opposition aux poissons osseux, ce dernier groupe comprenant la majeure partie des espèces actuelles, tels le bar, la carpe ou encore la truite.


De fait, il existe près de 30 000 espèces de poissons osseux de par le monde alors qu'on ne compte qu'un peu plus de 800 espèces de poissons cartilagineux.


Les poissons cartilagineux ont pourtant une origine beaucoup plus ancienne, et ont prospéré par le passé, avant d'arriver à la richesse spécifique actuelle, beaucoup plus modeste. D'un point de vue évolutif, une raie n'est rien d'autre qu'un requin aplati, suite à des millions d'années d'évolution. Il faut dire que les chondrichtyens existent depuis 450 millions d'années, le temps et la sélection naturelle ont pu faire leur oeuvre. » La suite ICI link


« Sur les côtes françaises on trouve près de 20 espèces, notamment la raie bouclée, la raie brunette, la raie étoilée, le pocheteau gris, la raie lisse, la raie pastenague, la torpille marbrée, la raie fleurie, la raie radiée, la raie circulaire, la raie douce et la raie mêlée.


Au bourg-pailler nous ne consommions que de la raie bouclée et surtout pas de la raie pissouse qui est la raie fleurie dégageant une forte odeur d’ammoniac. Improprement mémé Marie dénommait plie la raie d’où l’origine du titre de cette chronique. Et bien entendu Gilles de Rais, dit Barbe Bleue, sodomite, pédophile et tueur en série pendu le 26 octobre 1440 sur la prairie de l'île de Biesse à Nantes (je note ça car le vieux château détruit de la Mothe-Achard appartenait à Gilles Rais) n’a rien à voir avec la choucroute.link


Mode de vie :


« Les raies vivent posées sur le fond et évoluent au ras du fond. Souvent posées ou enfouies sur le sables ou autres fonds plats, les raies respirent en captant l’oxygène par les fentes branchiales situées sur leur face ventrale blanche. Elles ne s’interdisent pas une virée en surface pour se saisir d’une proie. Leurs proies principales sont les crustacés (crabes) et les poissons. Les raies s’alimentent surtout la nuit et se reposent dans la journée. Parmi les raies qui longent les côtes françaises, certaines disposent d’un dard qui envoie un venin (très) douloureux voire mortelle (raie Pastenague). Attention donc de ne pas vous piquez lors de la capture d’une telle raie. Les raies ont une croissance lente et leur maturité sexuelle arrive tardivement. »


La raie, une espèce menacée : link


Enfin pour terminer je vous propose une recette politically incorrect : l’aile de raie au beurre noir… link


Pour faire passer le beurre noir je ne peux que faire confiance à un blanc qui porte avec joie et fraîcheur une belle acidité. La liste est ouverte !

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Mercredi 13 août 2014 3 13 /08 /Août /2014 09:30

J’aime les femmes, j’aime la femme, et ce matin la disparition de Lauren Bacall, dont l’élégance et la classe naturelles resteront immortelles par la magie du cinéma, m’inspire une simple réflexion : pour aimer il faut admirer. Tous les clichés véhiculés sur les femmes par les mâles un à un s’effondrent, se délitent, jaunissent pour aller rejoindre les poubelles de l’Histoire.


Ça me plaît !


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-         Inoubliable Lauren Bacall dans le « Port de l’angoisse » avec Humphrey Bogart le futur homme de sa vie.


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« Née le 16 septembre 1924 dans le Bronx à New York, de son vrai nom Betty Joan Perske, elle était la fille unique d'immigrants juifs roumano-polonais, de la famille de l'ancien président israélien Shimon Peres. A 15 ans, la jeune fille s'inscrit à l'American Academy of dramatic arts de New York mais, faute d'argent, ne suit les cours que pendant un an.

 

Elle survit d'un emploi d'ouvreuse, s'essaie au théâtre et devient mannequin. Avec sa silhouette longiligne, sa chevelure crantée et sa classe folle, elle a d'abord conquis l'univers du papier glacé, faisant même la couverture du prestigieux magazine de mode Harper's Bazaar en 1943.

 

C'est grâce à cette photo qu'elle a été remarquée par la femme du cinéaste Howard Hawks, lequel lui offre ensuite à 19 ans de partager l'affiche du « Port de l'angoisse » avec celui qui était déjà une star confirmée: Humphrey Bogart. Lauren Bacall connaît alors un succès immédiat. Voir les vidéo et surtout la dernière...


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-         Grande première sur la planète mathématique : une femme s'invite parmi les quatre lauréats de l'une des récompenses scientifiques les plus réputées, la médaille Fields, considérée comme le Nobel de la discipline.

 

Mercredi 13 août, Maryam Mirzakhani, 37 ans, iranienne et professeur à Stanford aux Etats-Unis, a été primée à Séoul (Corée du Sud) lors du 27e congrès international quadriennal des mathématiques, devant près de 5 000 participants. Elle partage cet honneur avec le Franco-Brésilien Artur Avila, le Canadien Manjul Bhargava et l'Autrichien Martin Hairer. link


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-         « Je pensais que ce n'était pas fait pour les femmes »


Denis Charvet, ancien trois-quarts centre de l'équipe de France de rugby

 

« Des femmes en crampons... Comme beaucoup de rugbymen, il n'y croyait pas. La semaine dernière pourtant, Denis Charvet a allumé son poste de télévision, histoire de jeter un œil sur ce Mondial disputé en région parisienne au cœur de l'été. Il est resté scotché devant France - Galles. Une découverte. Une révélation. link »

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Mercredi 13 août 2014 3 13 /08 /Août /2014 00:09

Un soir que je rousinais chez le grand Cuq, le Philippe du Lieu du Vin, un caviste comme je les aime, un Aveyronnais au grand cœur, et que, comme à mon habitude, je furetais dans son capharnaüm de belles bouteilles je suis tombé nez à nez avec une bouteille de vin de table 2007 du Clos Massotte signée par Pierre Nicolas Massotte à Trouillas dans les Aspres des Pyrénées-Orientales.


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Je questionnais le tenancier du Lieu du Vin : « comment as-tu connu ce Massotte ? » Sa réponse évoqua un jeune homme passionné et des vins qui lui plaisaient. Deux photos et dans l’un des coins encombré de ma pauvre tête une question « quel rapport entre ce Massotte là Pierre Nicolas et le mien : Pierre ? » Trop d’indices le lieu, les prénoms et bien sûr le nom…

 

Trouillas, les Aspres, que de souvenirs du temps où j'arpentais les Pyrénées-Orientales pour l'une de ces missions de médiateur...


Restait que Pierre Nicolas était naturiste.


Le temps passa et puis, comme chez moi rien ne se perd, dimanche soir dernier j’ai envoyé un petit courrier à Pierre Massotte fidèle lecteur et à l’occasion contributeur sur mon blog.


La réponse est venue dans la nuit. Je la reproduis car j’apprécie sa franchise et un grand respect d’un père pour les choix de son fils. C’est une belle histoire, une histoire vraie qui devrait être méditée par certains petits urbains donneurs de leçons.


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Bonsoir Monsieur Jacques.

 

Pierre Nicolas est notre fils.


Après avoir travaillé chez CEGETEL comme ingénieur technico-commercial pendant quelques années il a éprouvé le besoin de faire baisser sa ‘tension’ et a opté pour un retour à la nature.


IL a donc passé un Brevet de « reprise d’exploitation agricole », passé quelques mois à Bordeaux , puis 5 mois en Australie, dans des wineries.


Et... s’est lancé, il y a 10 ans environ.


Sur le plan pratique, nous avons 40 Ha de vignes (GFA Massotte); il en a sélectionné une huitaine  avec Syrah, Grenache blanc et noir, Cinsault, muscat, mourvèdre, etc.


 Il a un très bon nez/palais : Il a eu plusieurs récompenses (Coup de cœur au Hachette), sélectionné par Andreas Larsson meilleur sommelier du monde, etc.


Mais la récompense est pour lui une occasion de s’étalonner,... par forcément pour développer du business.


On pourrait le regretter un peu, mais c’est un pur et j’en suis fier.


Comme les gens du Village étaient incommodés par l’odeur nauséabonde des vins en fermentation, on a donc construit une cave moderne de 400 m2 sur la route de Thuir.


C’est là qu’il élabore ses vins : nature, nature, nature.... aussi bien que le faisaient nos ancêtres sinon de manière plus proche encore des pratiques soutenables.


J’en tremble parfois car :


- dans la vigne on joue sur les défenses naturelles de la nature.


- lors des vinifs, le but est de travailler avec les levures indigènes, sans sulfites, etc.


- Les macérations doivent être douces, longues, ... pas de pompe, tout en gravité, foulage au pied, etc.


Important : il a la foi. Je crois qu’il se plait et dans le monde un peu particulier ou nous vivons, c’est une sorte de démarche en rupture.

 

Quant à moi, je cultive le reste de la propriété en mode ‘raisonné (cette année : 4 traitements) et j’apporte à la Cave Coopérative ‘Sud Roussillon” à Trouillas.


Mais... j’ai trop écrit et je vous prie de m’en excuser.


Très cordialement.

 

Pierre MASSOTTE


Allez donc faire un tour sur le site du Clos Massotte link et si vous n’y allez pas visionnez ce diaporama link il en vaut la peine.

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Jeudi 7 août 2014 4 07 /08 /Août /2014 09:30

vos_gueules_les_mouettes.jpg

 

J’aurais pu titrer « vos gueules les mouettes ! » mais j’ai préféré faire référence à l’écrivain Maurice Clavel qui le 13 décembre 1971 devait débattre avec Jean Royer maire de Tours dans l’émission « A armes égales ». Un passage où il évoque les relations ambiguës de Georges  Pompidou avec la Résistance est coupé au montage du film introductif. Il considère que c’est de la censure et lance sa célèbre tirade. Pierre VIANSSON-PONTE dans LE MONDE tranche : « Il était d’une rare maladresse de censurer, fût-ce d’un mot, le pourfendeur de la censure ».


Référence outrancière me direz-vous, la réponse est oui car nos petits résistants de salon, à la mode Nossiter, les anars qui bouffent chez Passard, les révolutionnaires en peau de lapin, me gonflent parfois même si j’ai de la sympathie pour certains. J’ai pris le parti de la liberté de plume de Michel Smith et non celui du Tariquet. Bien évidemment je suis au banc des accusés, les procureurs me taxent de vouloir faire du buzz. De la part de certains d’entre-eux c’est plus que risible vu leur constance à aborder des sujets qui se voudraient provocants mais qui sont insignifiants. Moi je me contente d’écrire au fil des jours en regardant la réalité en face, même lorsqu’elle me déplaît, stakhanoviste pour le vieux Gillois, plein de contradictions pour les pioupious du bac à sable : oui et je les assume depuis toujours, et pour ne rien vous cacher ça m’amuse de ne pas me laisser enfermer dans la bonne case. J’ai le cuir très dur et un grand bout de ma vie derrière moi, rien à prouver, rien à vendre…


Bref, je relaie la chronique du jour de Michel Smith :

 

Dictature du goût et devoir d’informer

 

07/08/2014 par Les 5 du Vin      

 

« Ils imposent, dictent, professent, décrètent… et ils indisposent.


Oui, les dictateurs du goût ont la manipulation facile face aux devoirs du journaliste. Bien sûr ce n’est pas le sujet du siècle, mais voilà, il me tient à cœur. Je pensais sincèrement en être débarrassé de ce de débat d’arrière-garde et d’avant-guerre-froide aux relents staliniens nauséabonds. Je croyais bien ne plus les revoir ces petits dictateurs de pacotille qui vous disent comment il faut boire, penser, rire et manger. Que nenni ! Pire que les faiseurs de régimes, ils sont bel et bien là, aussi sournois, vautrés dans leur autosuffisance, drapés de leurs certitudes, aussi présents que les maoïstes en 1968. Et quand ils se collent subitement à vos écrits telles des sangsues sur le mollet, c’est pour ne plus vous lâcher. Facebookiens au long cours, les nouveaux gourous de la toile et du vin réunis sont juges et procureurs à la fois. Leur champ de vision se règle avec des œillères de bourrins qui ne forcent qu’à aller dans une certaine direction. Laquelle ? La leur, celle du «nature», du « bio » pur et dur, celle qui conduit invariablement vers des vins que je connais, que je fréquente, que j’adore et sur lesquels j’écris depuis 30 ans. Qu’à cela ne tienne. Peu leur importe, car leur route passe aussi par le dogme, la pensée toute faite, la vision bien arrêtée. Allez, circulez, y’a rien à voir ! »


La suite ICI : link

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Vendredi 1 août 2014 5 01 /08 /Août /2014 00:09

Ma pieuse mère rêvait que j’entre au séminaire. Dans la Vendée profonde le goupillon brillait de ses derniers feux, le pays était constellé de séminaires et le célèbre Mgr Cazaux, grand défenseur  de l’enseignement libre, dépêchait dans les dites écoles un envoyé spécial, que les paysans avaient baptisés « le grand inséminateur », pour susciter des vocations. Il venait une fois par an en classe pour nous questionner hypocritement sur notre devenir professionnel. Sur de petit papier nous devions répondre à sa question. Les plus hardis, anonymement répondaient : vidangeur, les autres transcrivaient leur futur métier. Aucun de mes camarades de classe n’est entré au séminaire.


Un jour, pour voir comme au poker j’ai écrit : prêtre. Enfer et damnation, tel un vautour se jetant sur sa proie le dragueur de vocations me bombarda de sollicitations écrites. Je fis droit à l’une d’elle, toujours pour voir. C’était une retraite de 3 jours au Grand Séminaire de Luçon. J’avais 7 ou 8 ans et j’étais plutôt mignon avec mes cheveux bouclés et mon minois d’angelot. Je n’étais jamais sorti des jupes des femmes de la maison qui me bichonnaient comme un prince. Ce fut l’horreur absolue. Tout d’abord l’odeur du lieu, un étrange mélange de renfermé et de fade ; ensuite le réfectoire et son manger infâme ; enfin, la chambre individuelle haute de plafond, ce lit en fer, ses draps rêches, et cette veilleuse violette… je me sentais comme pris dans un piège sans espoir de m’échapper et je me mis à sangloter. Un jeune prêtre vint me consoler. Lui sentait l’eau de Cologne.


De retour à la maison je fis un feu de joie de la propagande au fond du jardin. Mon père passant par-là me demanda pourquoi ? Ma réponse : « j’ai envie d’aimer les filles » lui plut et il intima au clan des femmes l’ordre de me ficher la paix. Ainsi se termina en queue de poisson ma saga ecclésiastique.


Mais, tout mécréant que je sois, le travail des nonnes et des moines m’a toujours intéressé et je suis client de certains de leurs produits, fromages et confitures surtout car du côté du vin les vins d’abbayes ne sont pas, à défaut d’être surnaturels, très naturels.


img297.jpg

 

ORA et LABORA


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Si, pendant vos vacances vous ne souhaitez bronzer et manger idiot je vous conseille l’acquisition du « guide gourmand des Abbayes » aux éditions du Chêne de Nicole Masson, c’est une bible et vous pourrez ainsi être gourmand sans risquer de pêcher…


guide-abbayes.jpg

 

Lire ma chronique « Le vin des sœurs du Monastère orthodoxe de Solan en cohérence avec sa terre... comme en Bourgogne » link


Je reviendrai, à propos des fromages d’abbayes sur cet ouvrage…

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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