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Dimanche 30 mars 2014 7 30 /03 /Mars /2014 00:09

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Les mots n’ont plus de valeur, ils sont galvaudés quand j’entends l’une des 2 candidates à la mairie de Paris, celle qui se présente dans mon XIVe arrondissement, se laisser aller à proclamer : « J’appelle Paris à l’insurrection démocratique. Le peuple de Paris, fidèle à sa tradition libre et rebelle… »


 

Elle fait fi de la mémoire de cette ville qui a été profondément transformée à partir des années cinquante, avec de grands travaux d’enlaidissements tout au long des années 60 et 70, « qui reprendront sur un autre mode, moins catastrophique sous Mitterrand » dixit Régine Robin dans Le Mal de Paris chez Stock.


 

Je suis 100% Modiano.

 

 

Les déambulations, les errances, les rêves éveillés, les remémorations de ses personnages d’un Paris englouti, m’ont fait mettre mes pas dans leurs pas dès mon arrivée dans la capitale. Il a été mon guide.


 

Mon imaginaire s’est nourri à sa source, Les boulevards de ceinture, Café perdu, Fleurs de ruine, Livret de famille


 

«  Je me suis assis avec lui à une terrasse de café. C’était en juin. On n’avait pas encore creusé la tranchée du périphérique qui vous donne une sensation d’encerclement. Les portes de Paris, en ce temps-là, étaient toutes des lignes de fuites, la ville peu à peu desserrait son étreinte pour se perdre dans les terrains vagues. Et l’on pouvait croire encore que l’aventure était au coin de la rue… » Fleur de Ruine Seuil page 103


 

« Nous nous engagions avenue de la Porte-des-Ternes dans le quartier qu’on avait éventré pour construire le périphérique. Une zone comprise entre Maillot et Champerret, bouleversée, méconnaissable, comme après un bombardement. » Livret de famille Gallimard page 21.


 

Je vous propose de lire, en ce jour de changement d’heure, ce texte qui est sur ma table de travail, simple matériau de mon chantier d’écriture.


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Montparnasse

 

 

Montparnasse, le terminus, la vieille gare de l'Ouest, sentait le sapin. Elle vivait ses derniers jours car bientôt les promoteurs et les bétonneurs allaient l'araser, l'enfouir, damer son empreinte pour couler le socle du plus haut phallus pompidolien, la Tour, bite d'amarrage plantée loin des effluves de l'Atlantique, totem des ambitions pharaoniques des nouveaux friqués, doigt d'honneur pointé au flux de bagnoles craché par la future pénétrante Vercingétorix.


 

Tout devenait possible, les vannes s'ouvraient, le fric dégoulinait, on jetait un tablier de bitume sur les quais de la Rive droite, on charcutait le futur Chinatown, on excavait le ventre de Paris, on décidait d'édifier Beaubourg, les derniers feux des années dites glorieuses rougeoyaient.


 

Qui aujourd'hui se souvient de Christian de la Malène, de la Garantie Foncière, du Patrimoine Foncier, de Gabriel Aranda, de Robert Boulin, des petits et gros aigrefins, des prête-noms, des stipendiés, des corrupteurs et des corrompus, des fortunes météoriques, de cette cohorte de personnages troubles dont on aurait cru qu'ils sortaient d'un film de Claude Sautet ? A vrai dire, pas grand monde, sauf moi devant l'écran de mon ordinateur, dans un hôtel miteux à deux pas de la gare Saint-Lazare.


 

Mon arrivée gare Montparnasse me reconnectait violemment avec Paris, cette pute fardée, soupe au lait, délurée et populacière, dangereuse, que la grande écrémeuse immobilière, tournant à plein régime, vidait de son petit peuple et des nouveaux venus. Cap au nord, toujours plus loin dans les champs de betteraves, empilés. Montparnasse où je m'échouais ne serait bientôt plus le bassin déversoir des crottés de l'Ouest, filles et garçons, émigrés de l'intérieur, bonniches et manœuvres, rien que des bras.


 

Les cafés du bord des gares, même au petit matin, puent la sueur des voyageurs en transit. Ils sont crasseux de trop servir. Les garçons douteux. Les sandwiches mous. La bière tiède et les cafés amers. Dans le nôtre, les croissants rassis et le lait aigre, allaient bien aux ongles noirs et aux cheveux gras du serveur. Les effluves froids et graillonneux de croque-monsieur rehaussaient le charme gaulois du patron : bedaine sur ceinture et moustache balai de chiottes. Depuis l'instant où j'avais posé le pied sur le quai je distillais un coaltar épais. Tout ce gris, ce sale, cette laideur incrustée, loin de m'agresser, m'enrobaient d'un cocon protecteur. Ma bogue se refermait et j'appréciais.


 

Quand je me suis enfourné dans la bouche du métro, la glue poisseuse des mal-éveillés giclant de toute part m’a dégluti, absorbé, digéré. Des fourmis aveugles, programmées, progressaient en files denses, se croisaient sans se voir. Porté par elles, dissous puis coagulé, étron parmi les étrons, je prenais place dans le troupeau. Ce grouillement souterrain, malodorant, informe, chaîne de résignés, de regards vides, bizarrement me rassurait. La quête têtue et empressée du bétail à se fondre, à n'être qu'anonyme, correspondait bien à mes aspirations du moment.


La face plate de la rame Sprague débouchant du tunnel, comme j’étais en tête de ligne venait s'immobiliser dans un crissement aigu de freins à ma hauteur. La rame dégueulait ses encagés sous les regards impatients de ceux qui allaient les remplacer. Le chef de train, un long vouté, dominait la masse, et sa tronche renfrognée sous sa casquette ridicule ressemblait à un bouchon balloté par la houle. Tout autour de moi, les corps cherchaient des espaces, des mains agrippaient les hampes centrales, sans un mot, têtes baissées, les moutons trouvaient leur place dans la bétaillère. Le signal sonore couinait. Les loquets des portes claquaient. La rame s'ébranlait. Mon allergie pour le métro venait de naître.


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Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Samedi 29 mars 2014 6 29 /03 /Mars /2014 10:00

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J’adore tailler des bavettes en prenant mon café au café qui vend le journal car les meilleures langues du village y défilent et ça vaut largement Fesse de Bouc.


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Justement, l’autre matin, jeudi, il faisait très beau, et j’ai dit au Alain, au Jean-Luc et au François qu’étaient là comme par hasard – je ne donne pas les noms car j’suis discrète – que depuis que la petite Isabelle était venue faire la belle chez le Norbert Le Forestier ça balançait grave, comme dit ma petite-fille, et qu’y faudrait tout de même que le Compadre vienne plus souvent y faire un tour avec sa mobylette bleue à siège biplace. L’est pas très partageux le César que j’ai dit « pourrait faire faire un petit tour dans le vignoble du bas à l’Isabelle le 1er avril, ça plairait sûrement à ses nouveaux copains… »


Y’se sont bidonnés.


« Vous ne savez pas…


En chœur y z’ont répondu : « Non…


« C’est dans un canard, tout ce qu’y a de sérieux, Challenges, y disent dans la rubrique Indiscrétions que notre Norbert, qui ne doute jamais de rien, « souhaitait convaincre l’INAO (Institut National de l’Origine et de la Qualité) de se joindre à sa plainte en diffamation contre #VinoBusiness »


-        C’n’est pas vrai… qui se sont esclaffés ces hypocrites.


-        Mais si, mais si que j’ai rétorqué sans me démonter, même que notre Isabelle, qu’a pas sa langue dans sa poche, ça vous le savez, a enfoncé le clou « Il semblerait – tout au moins jusqu’à présent - que le service juridique de l’INAO ne s’y soit pas risqué… Au fait, qui est à la tête du service légal de ce noble institut ? Véronique Fouks, épouse de Stéphane Fouks, grand manitou d’Havas! La boîte de com. de renommée internationale qui gère désormais la communication de crise de ce pauvre Hubert… » qu’elle a dit.


-        Le Norbert y se prend pour DSK…  


Là je ne vous dit pas qui a dit ça mais on peut s’en douter.


On en était à notre énième café, c’était pire qu’à la buvette de l’Assemblée, lorsque j’ai reçu un sms, ben oui j’suis connecté, c’n’est pas interdit à la profession que je sache, qui me disait que nos 2 deux gars, le Jacques et l'Olivier, qui s’étaient plains des malheurs fait à leurs postérieurs à la dégustation des flacons de Saint- Émilion link, y sulfataient sec du côté de la salle de dégustation de Larrivet-Haut-Brion « qui domine le parc et le petit étang où quelques canards profitent du retour du soleil pour se raconter des histoires d'oies (les canards considèrent les oies comme nous, les Belges, sans savoir que les oies et les Belges en font de mêmes). »


Après avoir souligné que le Dupont l'avait du style, mes 3 larrons z’ont fait silence, car c’était du lourd, de quoi percer le bronze même d’une cloche consacrée.


« Nous dégustons les pessac-léognan non classés et classés. Quelques absents, notamment Pape Clément de Bernard Magrez et les différents crus de la famille Cathiard, à commencer par Smith-Haut-Lafitte. Ils boudent. Ils ne sont pas les seuls. Gérard Perse (Pavie), plus récemment Hubert de Boüard (Angélus) font de même. C'en est même amusant de constater combien tous ces gens qui s'affichent comme des grands libéraux, citent Sénèque ou Tocqueville, ne supportent pas les contraintes, dénonceraient le totalitarisme pour peu qu'une réglementation les dévierait de leur chemin sacré d'entrepreneur et se montrent intolérants dès qu'on se livre à la critique. Ce sont de farouches partisans de la liberté, y compris celle de la presse qui trace la frontière entre la démocratie et les régimes autoritaires, mais pas dans leur jardin. C'est dans l'air du temps : le patron d'un journal est un comploteur quand il n'entrave pas la capacité d'investigation de ses journalistes... » link 


Si ce n’avait pas été aussi tôt dans la matinée je crois que nous aurions sabré le champagne…


Affaires à suivre…


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Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Mercredi 26 mars 2014 3 26 /03 /Mars /2014 10:00

 

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Comme je me suis glissé dans la peau de Norbert Le Forestier, c’est mon côté John Malkovich, en écrivant le 24 février qu’il avait « été piégé comme un vulgaire gibier par une gourgandine en jupons. » j’ai décidé ce matin de montrer au bon peuple que, même une modeste concierge de village, a des lettres et des références qui lui permettent de coucher sur le divan un hobereau, qui n’est même pas sur le plateau, pour percer ses pensées les plus intimes. 


« La libertine ivrogne, elle, en use à peu près ainsi : elle s’arrange pour boire d’abord plusieurs verres de vin afin qu’on la sente sur elle. Puis elle sort dans la rue, prend la démarche de celle qui est prise de boisson et cherche son premier pâturage parmi les hommes  qu’elle rencontre. Quand elle en voit un qui lui semble apte à lui procurer ce qu’elle désire, elle le suit jusqu’à ce qu’il arrive dans un chemin peu fréquenté. À ce moment, elle l’aborde en face, lui donne un grand coup de poing sur la poitrine, le saisit par le collier. Puis elle chancelle comme les gens ivres jusqu’au dégorgement. Et elle lui crie :


- Toi, un tel…


Elle lui lance n’importe quel nom, comme si elle le confondait avec un autre sous l’emprise de la boisson.


- Traître ! Perfide ! continue-telle. Tu as aimé une telle, comme si elle était meilleure que moi. Tu as cru que je ne le saurais pas, tu as multiplié devant moi les faux serments… Par Dieu, je ne vais laisser aucun vêtement sur toi sans le déchirer sur-le- champ.


- Elle s’agrippe alors à ses habits et les tire, jusqu’à ce qu’il dise enfin :


- Femme, ne fais pas cela ! Tu te trompes sur mon identité.


- Dès qu’elle entend ces mots, elle prend une attitude embarrassée, brisée, comme si elle allait s’évanouir, puis elle chancelle et dit :


- Ô mon frère, couvre d’un voile décent ce que Dieu a caché. Je suis ivre.


Elle s’éloigne alors en marchant péniblement, tombant sur le sol et se relevant à plusieurs reprises. L’homme la voit dans cet état et ne tarde pas à la convoiter. Il se dit : »Voilà une occasion à ne pas manquer. C’est une proie toute prête… on peut la manœuvrer comme on veut ». Il s’empresse donc de l’accompagner chez lui. Elle commence par refuser :


- Non, je ne trahirai pas mon ami ! Si je ne t’avais pas confondu avec lui, je ne t’aurais pas abordé.


L’autre s’entête dans son projet, poussé par la convoitise et le désir. Finalement, il offre à la femme beaucoup plus que le prix normal. »

 

Ahmad Al-Tifachi (XIIIe s.)

 

Les délices des cœurs éditions Phébus

 

Traduction de René Khawam


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Lundi 24 mars 2014 1 24 /03 /Mars /2014 10:00

 

 

De source sûre, c’est même une source autorisée comme on le dit au Quai d’Orsay, nuitamment, la semaine passée, une grosse cloche en chocolat, qui s’était « égarée » au cours de son périple en direction de Rome, volait dans les ruelles du village en mode furtif. Pour une raison que les enquêteurs du BEA assistés des plus fins limiers de la brigade de gendarmerie de Saint-Emilion n’ont pu à ce jour élucider, elle s’est écrasée sur la vitrine de la crémerie du sieur François des Ligneris aspergeant de chocolat ce lieu impie où trônait un livre sacrilège d’une certaine Isabelle Saporta.

 

Avant même que l’aurore ne fut levée, Norbert Le Forestier faisait parvenir à l’AFP un communiqué précisant que la dite cloche ne s’était pas échappée de son troupeau et que, bien évidemment, il déclinait toute responsabilité dans ce badigeonnage chocolaté. Son bedeau préféré, qui trainait ses guêtres dans les châteaux d’à côté, se fendait lui aussi d’un petit poulet, qui n’était pas de Loué link « Quoi qu’en pense telle ou telle idiote en quête du quart d'heure warholien de célébrité, Bordeaux est un monde de civilisation avancée. Je viens d’y passer quatre jours parfaits, de chais en châteaux, de RG en RD, loin des étouffements de la pollution mal gérée, au soleil retrouvé. C’était bien. Revue de détail. »


Dans les cafés du village, les accoudés se perdaient en conjectures :


-         N’était-ce pas un raid prémédité ?


-         Une cloche clone de drone ?


-         À quand des gousses d’ail pour éloigner l’esprit malin tapi dans ce livre impie ?


-         Allait-on voir s’organiser un gigantesque autodafé ?


Isabelle Saporta interviewée par France 3 Aquitaine pour une fois temporisait « À moins que ce ne soit tout simplement une incitation à faire du lèche vitrine...? Qui sait… »


César Compadre, arrivé à mobylette, une bleue biplace, se perdait dans les ruelles et rentrait bredouille privant ainsi Sud-Ouest d’un cliché qui aurait fait la joie de Face de Bouc. Imaginez le titre « François des Ligneris et la Chocolaterie »


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J’ose la formule, après cet incident, les poulets sont sur les dents car leurs collègues des Renseignements Généraux les ont informé que le 1er Avril, le sieur des Ligneris organisait dans sa librairie une soirée dédicace du livre impie en présence de la pourfendeuse des chais des nouveaux pharaons.


La « bacchanale » infernale, grande orgie attentatoire « à la civilisation avancée » chère au chroniqueur mondain, est programmée de 18h30 à 20h30 avec, pour les happy few, et y’en aura des tonnes, un dîner dans la foulée où il sera de bon ton de faire carillonner les oreilles de Norbert le Forestier.


Que faire ?


Что дѣлать ?


Comme le disait ce brave Vladimir Ilitch Oulianov Влади́мир Ильи́ч Улья́нов dit Lénine Ле́нин…


-         Organiser un périmètre de sécurité avec fouille au corps pour confisquer les cocktails Molotov chocolatés ?


-         Mobiliser un escadron de la CRS 27 ?


-         Assigner à résidence le sieur deux groins ?


-         Demander à Mgr Ricard de dépêcher l’exorciste départemental sur les lieux pour extirper le malin ?


-         Faire interdire la manifestation pour cause de Carème ?


À l’heure où j’écris cette chronique depuis ma loge, des gens bien informés, et ils sont légion à Saint-Emilion, la seule décision qu’ont prises les autorités c’est de faire appel à nouveau à la commission indépendante composée de grands professionnels du vin, non bordelais, pour prévenir tout conflit d'intérêts, afin qu’elle fasse passer un examen sur  dossier à tous les invités. Les résultats seront bien évidemment certifiés par Qualisud et le Bureau Veritas.


Une gorge profonde vient de glisser sous ma porte une vieille enveloppe sur le dos de laquelle une main mal assurée a griffonné qu’il se chuchotait que les sieurs Dupont Jacques et Bompas Olivier envisageaient de se déplacer dans un char à bancs rembourrés tiré par deux chevaux pour montrer leur profond attachement au respect de l’environnement.


Programmation musicale pour la soirée du 1er avril :


-         Olivia Ruiz - La Femme Chocolat

-         les p’tits pains au chocolat de Joe Dassin

-         LA CHANSON CHOCOLAT - Les Enfantastiques

 

Affaires à suivre… Et je précise que ce n’est pas un poisson d’avril…

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Lundi 24 mars 2014 1 24 /03 /Mars /2014 00:09

Cette petite annonce est l’œuvre d’Horace Courvoisier l’un des 4 vignerons les mieux cotés du canton de Genève venus au Japon pour présenter leurs nectars. « Ils réalisaient avec ce voyage au Japon une belle percée sur le marché asiatique »


Invités à dîner par Tanaka Kanta, « un riche industriel, qui habitait le dernier étage d’une tour de Tokyo », ils dégustent les sushis les plus succulents du monde servis sur une femme table. « Ils se pâmèrent longtemps, notamment sur la chair translucide et si subtile du fugu, présenté en sashimi sur le pubis ébène de la jeune femme. »


« On buvait du saké froid, mais aussi du pinot gris de Jacques-Auguste Gros, du sauvignon d’Horace Courvoisier, un assemblage de Bastien Achard et du marc d’Armand Vuagnat. Tanaka Kanta avait acheté plusieurs centaines de bouteilles de leurs productions. »


Nos 4 larrons vont voir leur vie érotique bouleversée par cet étrange dîner qui aurait plu à Emmanuel Giraud.


J’ai choisi, Bastien Achard « qui était fort timide, et qui n’avait jamais connu de femmes d’aussi près … » et qui au court de ce repas « jouissait pour le troisième fois dans son pantalon. »


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Je ne vais pas bien sûr déflorer toute l’histoire mais Bastien qui, depuis l’âge de 5 ans nourrit pour Suzanne Schöller, la fille du douanier fribourgeois, un amour fou, « le dimanche qui suivit son retour du Japon, à seize heures sonnantes… » prenant son courage à deux mains, frappait chez l’élue de son cœur un bouquet de roses rouges à la main.


Et puis « peu à peu, ils déballèrent ce désir si longtemps réfréné au fond de leurs cœurs et qui parfois, lorsqu’il bouillonnait trop fort, ne trouvait qu’un assouvissement stérile en se répandant dans le vide. Mais, à passé minuit, quand ils finirent par évoquer la vieille paire de bottes en plastique bleu et le vieux tire-bouchon en manche de cep, Bastien Achard et Suzanne décidèrent enfin que le futur devait être rempli. Ils se jetèrent nus l’un dans l’autre avec une passion telle que les voisins s’en souviennent encore. »


Les 3 autres lurons vignerons vécurent, eux aussi leur histoire post-Japon et «Jacques-Auguste Gros, Horace Courvoisier et Bastien Achard se retrouvèrent à la fête des vendanges de Russin. Ils buvaient une bouteille de chardonnay au coin du bar de la grange à Jacquot. Jacques-Auguste Gros parla du temps qui n’avait pas été favorable cette année. Horace Courvoisier expliqua ses démêlés avec l’administration fiscale cantonale et Bastien Achard fit l’éloge de son viognier. Ils se remémorèrent ensuite les grandes étapes de leur voyage au Japon. Ils plaisantèrent comme de vieux camarades de chambrée en évoquant le repas chez Tanaka Kanta… »


Mais où était donc le 4e vigneron Armand Vuagnat ?


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Vous le saurez en lisant le petit opus coquin de Germano Zullo illustré par Albertine, publié aux éditions Humus « Une bonne longueur en bouche » link


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Dimanche 23 mars 2014 7 23 /03 /Mars /2014 00:09

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Qu’est-ce donc que cette bizarre dénomination ?


Décomposons :


-         Dans le langage politiquement correct, les gens qui font le ménage, dans les bureaux, sont dénommés agent ou technicien de surface. « Un technicien de surface, agent d'entretien, agent d'entretien et maintenance ou agent de propreté et d’hygiène, souvent également appelé homme de ménage (ou femme de ménage si c'est une femme), est un salarié chargé du nettoyage de locaux collectifs des secteurs tertiaire et industriel. »


-         Médiatique :


Sens 1 : des médias.

Sens 2 : rendu populaire grâce aux médias.


Pourquoi une telle association ?


Tout bêtement parce qu’un blogueur grand cireur de pompes, plein de fureur, a évoqué auprès de l’attachée de presse d’un grand éditeur parisien, Albin Michel, sa surface médiatique, afin d’obtenir un service de presse d’un livre brulot. Le même aux temps glorieux d’ebuzzing, classement des blogs de vin, trépignait lorsqu’il se retrouvait dans les profondeurs de ce palmarès fruit d’un algorithme stupide.


Qu’est-ce donc que la surface médiatique ?


C’est dans la bouche de cette immense personnalité, phare du monde du vin, à la fois une notion quantitative : le nombre de ses lecteurs, et qualitative : sa capacité à influencer ceux qui le lisent.


L’influence, nous y voilà !


En septembre 2010 j’ai commis une chronique sur le sujet De l’influence : court traité à l’attention de ceux qui pensent que j’en ai...


« Je suis furax !


Non je ne suis pas un chroniqueur influent !


Si c'était vrai ça se saurait du côté du 78 rue de Varenne...


J’ai trop roulé ma bosse en des lieux dit de pouvoir pour avoir une telle prétention.


Je ne suis qu’une chiure de mouche sur la Toile !


Je ne suis qu’un petit chroniqueur indépendant qui s’amuse à ouvrir des brèches, des fenêtres sûr, rien de plus, rien de moins !


Comme je suis tout sauf modeste ne voyez pas dans cette colère un exercice de fausse modestie destiné à ce que vous protestiez du contraire.


Ceux qui décident, ou qui sont censés décider, se tamponnent largement de mes opinions, de mes humeurs ou de mes propositions. Ils ont mieux à faire que d’être révérant à mon égard ou de m’accorder un quelconque crédit […]


Tout cela est fort insignifiant, écume du jeu social, sans échange monétaire qui ferait déboucher l’influence sur le « trafic d’influence » qui n’est pas mon sujet du jour car il relève lui des tribunaux. Mon propos touche au théâtre du paraître, au miel des tribunes, des invitations, des déjeuners au château, ce merveilleux plaisir de voir son nom cité, en bien évidemment, dans les journaux, à l’encens de ceux qui vous font comprendre que vous êtes quelqu’un d’important, à l’ivresse d’un passage sur un plateau de télévision... j’en passe et des meilleures. Dans notre petit monde du vin je suis toujours émerveillé en contemplant ce spectacle… » link


Je n’ai rien à retrancher ni à ajouter mais je ne puis m’empêcher de remettre une petite couche sur la surface médiatique supposée de certains :


1-     Le monde du vin, des amateurs de vin, est un petit monde bien étroit qui ne pèse guère dans l’univers des médias (les tirages de la presse spécialisée sont misérables et les grands médias ne lui accordent qu’une petite place, loi Evin ou calcul d’audience bien compris) ;


2-   Les spécialistes  du vin ne s’adressent bien évidemment qu’aux amateurs du vin sans chercher à étendre le domaine du vin, ce qui a pour effet de créer une caisse de résonnance entre soit qui n’atteint qu’un niveau de bruit médiatique que l’on peut qualifier de bas bruit.


3-   Le résultat est bien évidemment que la surface médiatique des « influents du vin » se confond avec un petit cercle de copains ou d’obligés : « passe-moi le sel Norbert je te passe la poivrière… »


De l’utilité donc du métier d’agent de surface médiatique dans le petit monde du vin : faire le ménage (je n’ai pas écrit des ménages) sans glisser la poussière sous le tapis me semble un job plein d’avenir sur la blogosphère et sur les réseaux sociaux où le premier crétin venu se prend pour le futur prix Pulitzer…

 

Ci-dessous, un bel exemple de prétention du fameux plumitif doté d'une grande surface médiatique :

 

« Quoi qu’en pense telle ou telle idiote en quête du quart d'heure warholien de célébrité, Bordeaux est un monde de civilisation avancée. Je viens d’y passer quatre jours parfaits, de chais en châteaux, de RG en RD, loin des étouffements de la pollution mal gérée, au soleil retrouvé. C’était bien. Revue de détail. »

 

 

 

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Samedi 22 mars 2014 6 22 /03 /Mars /2014 00:09

La plainte : « Nous sommes bien entendu opposés aux actions de vengeance personnelle... Mais nous ferions bien volontiers une petite exception pour l'architecte qui a réussi à persuader les responsables viticoles de Saint-Émilion que l'art de la dégustation était compatible avec la torture. Car c'est bien de cela qu'il s'agit, quand pour goûter 70 vins il convient de passer plusieurs heures assis sur des chaises inspirées de celles des roto faneurs d'autres fois, quand la traction animale régnait dans nos campagnes... Un supplice qui n'est sans doute pas près de cesser puisque par définition, ces « sièges » en acier risquent d'avoir une durée de vie supérieure à bien des bouteilles du millésime 2013. » link


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Selon les premiers éléments de l’enquête d'une commission indépendante composée de grands professionnels du vin, non bordelais, pour prévenir tout conflit d'intérêts, corroborés par deux organismes certificateurs extérieurs, Qualisud et Bureau Veritas (interview du directeur de l'INAO) link, il ne semble pas que Norbert Le Forestier soit à l’origine de l’agression caractérisée contre le postérieur du sieur Dupont Jacques et de celui de son compère Bompas Olivier. Certains mauvais esprits du village, et ils sont légions, ironisent sur le côté douillet du bas-bourguignon et de son compagnon d’infortune.


En tout début d'après-midi, le Syndicat des fabricants de roto-faneurs et autres matos terroiriste français s’insurgeait contre la contre-publicité faite par les 2 fabulistes à la qualité du matériel made in France. Arnaud Montebourg a lui aussi déclaré que cet acte antinational ne l’étonnait guère de la part du Point.


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Consultée au téléphone par le Président de la commission indépendante, devenue prudente comme une tribu de Sioux, Isabelle Saporta a déclaré qu’elle n’avait pas osé, de peur des foudres de Norbert Le Forestier et de son redoutable hallebardier, faire état de cet acte de torture caractérisé. À la veille du scrutin municipal certains « résistants » se sont réunis nuitamment dans un garage pour envisager des mesures de rétorsion contre les hauts dirigeants de l’ODG saint-émilion.


La présidente du club du 3e âge, « les tricoteuses du terroir », a proposé à son Conseil d’administration, dans un but d’apaisement, de mettre en fabrication deux coussins en coton mercerisé bourré de crin afin de préserver le confort des 2 beaux culs des 2 beaux nez (ne pas confondre avec les faux-culs aux faux nez). Pour l’heure la décision a été mise en délibéré car une minorité souhaitait broder une cloche sur chaque coussin et la majorité des bigotes désirait qu’ils fussent bénis par l’archevêque de Bordeaux&Bazas.(Silver Bell) link (culs bénis bien sûr).


 Claire 2181

 

Dernière minute, l’Amicale des anciens repentis de la STASI, tient à préciser qu’aucun de ses membres n’a donné de tuyaux pour poser des micros à qui vous savez… L'intéressé se les ait laissé poser à l’insu de son plein gré.


Affaires à suivre…



Edith Piaf & Les Compagnons de la Chanson... par alize2006

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Jeudi 20 mars 2014 4 20 /03 /Mars /2014 10:00

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Aujourd’hui je suis Bourguignon et, bien sûr, fier de l’être. Je traîne mes guêtres du côté de Beaune, de Savigny-les-Beaune, du Clos Vougeot, dégustateur indépendant et insignifiant mais toujours présent pour flairer les bons coups, ceux qui se boivent en priorité.


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Le vent  a soufflé sur Paris, les particules fines se sont envolées et aujourd’hui c’est le printemps dont j’ai glané quelques signes avant-coureurs en me baladant fièrement sur ma flèche d’argent.


Les VOICI : salivez, gorgez vous de soleil et de produits frais, buvez bon


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Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Mercredi 19 mars 2014 3 19 /03 /Mars /2014 00:09

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La seule évocation de la proposition d’un vin nature peut provoquer des boutons dans la population des hauts dégustateurs patentés.


Mais à quoi ça sert un haut dégustateur patenté ?


À écrire des commentaires et à noter des vins pour que des amateurs les lisent.


Fort bien, mais les autres buveurs, l’immense majorité des consommateurs de vin ils sentent le gaz ?


La réponse est oui et tout le monde s’en satisfait, y compris les blogueurs.


Oui mais les hauts dégustateurs patentés vont m’objecter que du côté des vins nus ça n’a aucune espèce d’importance vu que ce sont là des vins de bobos.


Objection votre honneur comme le disent les lawyers dans les séries américaines !


En êtes-vous si sûr ?


Bien sûr que non dans la mesure où madame et monsieur tout le monde n’a guère la voix au chapitre : t’as pas vu un sondage dans la RVF sur cet important sujet ?


Non, mais y’a jamais de sondages dans la RVF z’ont pas les moyens.


Pour pallier ce manque grave je vous propose un test original : la démonstration par la méprise.


Je m’explique. C’est une histoire authentique.


Dans le réfrigérateur 2 bouteilles de blanc attendent sagement : l’une pour être convoyée vers un dîner en banlieue, l’autre pour être dégustée par le Taulier.


La première est un excellent blanc de Provence de facture traditionnelle Grand Boise ; la seconde est un vin nature italien Litrozzo.


Le samedi soir, l’une des bouteilles est prélevée dans le réfrigérateur pour être convoyée vers le dîner en banlieue. Précision, les futurs consommateurs de cette bouteille ne sont pas des amateurs de vin mais des consommateurs normaux qui aiment qu’un repas entre amis soit arrosé d’un bon vin.


Bref, dirait Pépin, le lendemain le verdict est tombé dans l’oreille du Taulier « Dis-donc il était super bon ton vin blanc. Nous nous sommes vraiment régalés… »


Étonné, votre Taulier va inspecter l’intérieur du réfrigérateur. Qu’y trouve-t-il ? La bouteille de Grand Boise qui n’a pas fait le voyage en banlieue.


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Morale de l’histoire : « des consommateurs normaux qui aiment qu’un repas entre amis soit arrosé d’un bon vin ont apprécié et se sont régalés d’un vin nature… »


La démonstration par la méprise vaut tous les baratins boursouflés de certains hauts dégustateurs patentés…


Qu’en pensez-vous, vous ?


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Mardi 18 mars 2014 2 18 /03 /Mars /2014 00:09

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De mon temps de concierge parisienne, avant les digicodes, on disait un pas de porte, maintenant y disent un « hub » du côté de Saint-Émilion. Au début je n’ai pas très bien compris pourquoi mais très vite mon petit doigt m’a dit que là-bas, depuis qu’une certaine Saporta avait craché dans le bouillon et séduit puis trahi le Grand Jurat, tout devait passer par lui afin de recevoir son Nihil Obstat.


Bref, moi qui ne suis qu’une cancanière née, qui fait ses délices des ragots les plus gratinés, j’ai donc décidé de tenir un « hub » officiel de tout ce qui se raconte au village.


Ben oui j’en avais un petit peu marre des potes de Norbert Le Forestier – ne pas confondre avec Maxime – qui peuvent tout se permettre, même d’insulter un auteur parce que c’est une nénette, et surtout de me faire dire ce que je n’ai jamais écrit.


« Vos gueules les mouettes ! » que  je leur dit.


Et de leur appliquer à ces plats courtisans la célèbre saillie d’Éric Cantona  « Quand les mouettes suivent un chalutier, c’est qu’elles pensent qu’on va leur jeter des sardines. »


Comme de bien entendu, toute « gorge profonde » bien informée est la bienvenue pour alimenter mon « hub » saint-émilionnais, discrétion assurée il n’est pas écrit buisson sur mon front.


Je vous propose donc le N°1 de mon « HUB »


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No consultant via JM.Quarin chronique 168


Jean-Marie Quarin fait partie de ceux qui ont parlé à Isabelle Saporta. Je m’inquiète pour lui, va-t-il être excommunié ?


 « Avec d’autres amis nous avons ouvert une bouteille d’Ausone 1990, à l’expression rigide (noté 15 // 87). Je me souviens très exactement de ma dégustation de ce vin avant et après sa mise en bouteilles. Il brillait par ses nuances et sa complexité. Je ne les retrouve plus. Je parlais librement cette semaine avec Alain Vauthier (il n’a pas fait ce vin) de cette modification de comportement. Au milieu des années 1990, il a commencé à comprendre qu’il fallait ouvrir les caves d’élevage dans le calcaire et non pas les fermer comme on cherche à le faire dans les chais de surface. Pour lui l’hygrométrie faisait baisser le degré d’alcool. Aujourd’hui, il va même jusqu’à chauffer cette cave naturelle, la déshumidifie et se méfie terriblement de toutes les manipulations du vin faites à basse température à cause de la dissolution d’oxygène et le risque de perte aromatique.


Dans cette approche pointe un fait nouveau : la remise en cause de l’expérience communément admise, celle des voisins ou des confrères, pour identifier ce qui fait sens dans la qualité de son propre vin. Dans un monde du vin très industrialisé comme celui de Bordeaux, qui doit répondre à tant d’attente, demandons-nous comment peut exister le temps de l’observation, celui qui induit une conduite particulière et adaptée à son cru. C’est probablement dans cet esprit que Pierre Olivier Clouet, jeune dirigeant technique de Cheval Blanc aime à dire : « à Cheval Blanc, il n’y a pas de consultant ». Sous-entendu, nous devons bâtir notre expérience et faire fi des conseils standardisés et des recettes. Voilà un fait nouveau. »


La fausse-noblesse, noblesse d'apparence via une « gorge profonde » 


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« Un certain Norbert du Bois de la Broussaille est allé chez son voisin qui a une ferme avec toutes sortes d’animaux. Il était invité pour la tue-cochon et les préparatifs culinaires qui s’en suivent. En arrivant il a bien vu le cochon avec sa petite queue en tire-bouchon et son groin-groin.


Puis il y a eu le meurtre de l’animal. Ils ont alors procédé au découpage et commencé à faire les jambons, les boudins, les pâtés, etc.


Combien de bouteilles ont été bues durant la journée, personne ne le saura…


Le soir quand, tant mâle que mal, il est parti pour rentrer chez lui, il était ivre, il voyait double…


C’est ainsi qu’il a vu que le porc avait deux groins !


Avant de repartir Norbert a buté dans la poubelle et l’a renversée. Il a alors balbutié à son voisin :


-        T’inquiètes donc pas, j’essuie partout


Extrait de l’Encyclopédie de la fosse noblesse&associés dans la collection « Un pour tous, tous purin »


En ventre chez tous les blogueurs à part ayant pognon sur cru »

 

 

« Pierre-Marie Dioudonnat, né en 1945, est un écrivain, historien prosopographe, et éditeur français, spécialiste de l'histoire des noms de famille.


« Le nom de Pierre-Marie Dioudonnat est étroitement associé à son Encyclopédie de la fausse noblesse et de la noblesse d'apparence, qui recense de la manière la plus exhaustive possible les nombreuses familles françaises dont le patronyme actuel présente une apparence nobiliaire sans avoir, en fait, jamais appartenu au Deuxième Ordre (sous réserve de la preuve du contraire). On parle désormais du Dioudonnat, comme on dit le Valette ou le Bottin.


Le Dioudonnat recense les familles qui ne sont pas de noblesse française à titre de noblesse d'apparence. S'intéressant à la seule noblesse d'origine française, le Dioudonnat ne considère que les familles non reconnues comme telles par l'ANF, en considérant toutefois les différences existant entre les familles de noblesse inachevée, les familles dont certains membres ont été qualifiés d'écuyers sous l'Ancien Régime, les familles d'ancienne bourgeoisie et les familles en mal de reconnaissance sociale...


«  Pour tuer des hommes, on commence par les priver de nom. Exister, c’est avoir un nom. En changer, c’est modifier la substance de son identité. »


Portes  Ouvertes d’exception à Saint-Emilion du  1er au 4 mai


Le Taulier mon hébergeur a  reçu cette invitation « Le weekend du 1er au 4 mai, les viticulteurs de Saint-Emilion ouvrent leurs portes de leurs châteaux »


Bravo qu’il m’a dit mais il ne faudrait pas qu’il y ait aussi des châteaux aux portes fermées pendant ces 4 jours-là. Prière de faire suivre à Norbert et à ses frères, le Taulier exige la montgolfière car comme le dit un châtelain du coin bien doté à l'humour corrosif « Si la Dordogne déborde, Angélus risque fort de devenir une première crue... »


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Affaire à suivre comme l’on dit dans les prétoires… 


Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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