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    Vin&Cie,

             l'espace de liberté

 

 

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Mercredi 9 juillet 2014 3 09 /07 /Juil /2014 00:45

Vous me connaissez, depuis j’ai quitté ma loge de Saint-Émilion pour me lancer dans la littérature, j’écris un roman  d’amour, il m’arrive de repenser au bon temps où des gorges profondes glissaient dans ma boîte aux lettres des infos de derrière les tonneaux.


Bref, hier au soir, alors que je tricotais devant la télé, où les grands gars d’Angela, qu’avaient sorti nos pioupious au tour précédent, mettaient une musette à des brésiliens qui semblaient jouer avec des sabots, voilà t’y pas qu’on m’appelle sur Skype.


Je pose mon ouvrage et je décroche.


Qu’apprends-je ?


« Nouveau : des restaurants poursuivent leurs clients qui osent les critiquer. Il faut dire qu’ils trouvent des juges pour leur donner raison. » L'avocat-blogueur Maître Eolas s'étonnait hier soir de la décision du Tribunal de Grande Instance de Bordeaux le 30 juin dernier, qui a condamné en référé la blogueuse « L'Irrégulière » à 1500 € à titre de provision sur dommages et intérêts et 1000 € de frais de procédure (article 700 du code de procédure civile), pour une critique d'un restaurant du Cap Ferret (33).


Ce restaurant avait peu apprécié un post de « L'Irrégulière » titré « L’endroit à éviter au Cap-Ferret » suivi du nom de l'établissement (l'article a depuis été retiré mais est toujours disponible en cache ici link  ) publié en août 2013, et qui apparaissait en première page de Google lorsqu'on tapait le nom du restaurant. Le papier déplorait notamment la désorganisation du service dans l'établissement et l'attitude de la patronne des lieux, qualifiée de « diva ». « Tout ça pour deux apéritifs... à quoi tiennent les guerres » concluait le post, en référence à une sombre histoire d'apéritifs arrivés en même temps que le plat principal (que la blogueuse avait donc renvoyé).


La fin de l’embrouille ICI link


Y’a pas à dire que je me dis notre ex-président a de bonnes raisons d’être vénère, c’est à croire que du côté du TGI de Bordeaux ça devait pioncer en référé.


Franchement, la chronique ne casse pas 3 pattes à un canard, de plus commander des apéros, pire du pastis, au Ferret ce n’est vraiment pas classe et râler parce qu’il n’y a pas de cacahuètes c’est le summum du mauvais goût. 


« Bref. On nous apporte notre vin (froid !) » note la blogueuse, mais que fait le CIVB ?


Si ça vous chante, et si vous vous aventurez au Ferret, allez donc faire la bise à la patronne et donnez-lui le bonjour du Taulier, p’tète qu’elle vous offrira l’apéro ?

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Il Giardino

Adresse : 

71 Bis Boulevard Plage Cap Ferret, 33970 Lège-Cap-Ferret, France
05 56 60 65 22

 

Par JACQUES BERTHOMEAU
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Mardi 8 juillet 2014 2 08 /07 /Juil /2014 10:30

J'écrivais en août 2013 : faut-il mutualiser le risque de grêle ?


En juillet de 2014 plus que jamais la réponse est OUI.


La grêle est un risque assurable qui n’entre pas dans le cadre de loi de 1964 sur les calamités agricoles. Contrairement aux fruits des arbres fruitiers dont la valeur marchande peut être évaluée dans l’état, le raisin destiné à la vinification n’est ni remplaçable dans le cas des AOP (sauf sous conditions dans les grands bassins génériques) ni vraiment indemnisable. L’assurance compense la récolte perdue et assure la trésorerie, mais l’absence de vin pénalise les exploitations, tout particulièrement les vendeurs directs qui ne peuvent honorer leurs ventes auprès de leurs acheteurs habituels.


L’assurance grêle est donc coûteuse pour un retour en cas de sinistre qui n’est pas à la hauteur des sommes engagées sur le long terme. En conséquence beaucoup de vignerons ne s’assurent pas ou ne s’assurent plus, ce qui a pour conséquence de renchérir le coût de l’assurance-grêle du fait de la faiblesse de l’assiette.


Je ne suis pas un spécialiste de l’assurance et je ne vais pas m’aventurer sur une terra incognita. Cependant je me permets de suggérer aux grands dirigeants de nos organisations viti-vinicoles, de concert avec les pouvoirs publics, de mettre sur le chantier la question de la mutualisation de l’assurance grêle en la rendant obligatoire comme l’assurance habitation ou automobile ce qui élargirait l’assiette et permettrait de faire baisser son coût. Coût supplémentaire (à évaluer) certes mais qui permettrait à l’ensemble de la vigne France d’être mieux armée face aux rudesses du climat qui mettent en danger un nombre de plus en plus important de vignerons. Les CVO sont obligatoires alors pourquoi ne pas l’envisager pour couvrir un risque économique qui s’avère de plus en plus fréquent.

 

La chronique ICI link

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Mardi 8 juillet 2014 2 08 /07 /Juil /2014 00:09

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Rien n’est pire sur un sujet sensible que d’entonner des couplets horrifiés, outrés, sans avoir pris la peine d’étudier et de mesurer la portée d’une mesure.


L’alcool au boulot ne se réduit pas aux pots dans les bureaux ! Certains chroniqueurs, journalistes, blogueurs réduisent la France à un pays de bureaucrates. C’est assez symptomatique de notre état d’esprit face à ceux qui travaillent encore de leurs mains au dehors : les agriculteurs, les travailleurs du bâtiment… et en usines.


Même si ça déplaît à certains : l’alcool, quel que soit sa provenance, est un facteur de risque très important.


Je parle en connaissance de cause.


Pendant 3 ans j’ai assumé les fonctions de « patron » du site de Gennevilliers pour le compte de la Société des Vins de France, 600 salariés dont les ouvriers et ouvrières des chaînes d’embouteillage et  de conditionnement, des caristes, et 125 chauffeurs-livreurs. Donc grosso-modo 70 % du personnel.


Des alcooliques il y en avait comme dans tout groupe humain avec dans le cas d’espèce un facteur aggravant : le produit a portée de mains.

 

Dans le domaine de la sécurité des travailleurs j’avais une obligation de résultat et je savais pertinemment qu’en cas d’accident je serais tenu pour responsable. Hormis la responsabilité juridique il y a aussi celle qui relève de sa conscience personnelle.


Je puis vous assurer que ce fut pour moi et mon encadrement un souci quotidien que de lutter contre les prises d’alcools en des points clandestins, au bar du local syndical (le petit jaune, nous étions filiale du groupe Pernod-Ricard), le vin à la cantine… J’ai dû, à la demande de son épouse, avec l’appui de la section CGT dont il était membre, licencier un technicien de l’entretien qui mettait sa vie et celle des autres en danger.


Aucun accident n’est survenu au cours de ces 3 années (nous travaillions en 2 postes, et celui de nuit était de tous les dangers) mais vous comprendrez mon irritation de lire la prose de certains qui n’ont jamais mis les pieds dans une usine et qui poussent des cris d’orfraies sur un sujet aussi grave.


En effet, pour les fameux pots dans les bureaux le nouveau décret ne change rien car il indique que les entreprises françaises peuvent désormais « restreindre la consommation de boissons alcoolisées » dans les locaux de leurs établissements. »


Pouvoir n’est pas devoir !


Les chefs d’entreprise pourront, et beaucoup le feront pour entretenir une bonne ambiance au travail, autoriser l’organisation de pots.


C’était déjà le cas.


Comme le  décrypte Michel Ledoux, avocat au cabinet Ledoux et associés « Ce décret est une réponse au Conseil d’Etat qui, dans un arrêt de novembre 2012, avait interdit, en référence au Code du travail, les interdictions générales et absolues d’alcool au travail ».


En effet jusqu’ici, survivance de la gamelle des travailleurs manuels, « Aucune boisson alcoolisée autre que le vin, la bière, le cidre et le poiré n’était autorisée sur le lieu de travail », se contentait en effet de préciser le Code du travail.


Quels en étaient les conséquences pour l’employeur ?


En matière de sécurité, celui-ci a une obligation de résultat. C’est-à-dire qu’il doit prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé de ses salariés.


En tant qu’employeur, vous pouviez édicter des règles plus strictes que celles prévues par le Code du travail. Ainsi, vous pouviez encadrer, restreindre l’introduction et la consommation d'alcool, voire l'interdire totalement en le précisant dans le règlement intérieur (ou une note de service à défaut de règlement intérieur).


Mais comme le précisait une décision du Conseil d’Etat, ces restrictions aux libertés individuelles et collectives introduites dans le règlement intérieur devaient être justifiées par la nature de la tâche à accomplir, proportionnées au but recherché.


Les restrictions ou l’interdiction générale et absolue d’alcool au travail devaient être notamment justifiées par des impératifs de sécurité, une situation de danger ou de risque.


Michel Ledoux   précise que « Cette évolution va dans le sens de l’histoire, estime maître Ledoux. Ce texte s’inscrit en outre dans le cadre de la jurisprudence de la Cour de cassation, qui impose à l’employeur une obligation de prévention de résultat de lutter, le plus en amont possibles, contre tous les risques professionnels. »


Avec ce nouveau décret les limitations et les interdictions devront être proportionnées au but recherché… notamment prévenir un risque d’accident, protéger la santé et la sécurité des travailleurs qui, par exemple, occupent des postes où la consommation d'alcool n'est pas sans risque (conducteur, travail en hauteur, manipulation de produits dangereux, etc.)


Je rappelle que la prise d'alcool dans un contexte professionnel est surtout constatée pour les professions les plus pénibles physiquement : bâtiment, agriculture, manutention et les professions en rapport avec le public…


Le Moniteur des TP écrit :


« Donner aux employeurs les moyens d’assumer l’obligation de sécurité de résultat pour protéger la santé et la sécurité des salariés. C’est l’objectif du décret du 1er juillet 2014, qui permet aux entreprises de limiter voire d’interdire, dans le règlement intérieur, la consommation d’alcool au travail. Une mesure qui devrait réjouir les DRH du BTP, dont certains se désolaient de ne pouvoir modifier leur règlement intérieur en ce sens.


Le secteur est d’ailleurs concerné en première ligne. D’après une étude de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) de 2012 sur les consommations de substances psychoactives en milieu professionnel, le BTP arrive en tête pour l’alcool. Ainsi, 32,7 % des actifs de la construction boivent six verres ou plus, lors d’une même occasion, au moins une fois par mois. »


Défendre une juste cause, et j’en suis depuis fort longtemps, n’autorise pas à proférer des contre-vérités ou à jouer les hypocrites. Dans le cas présent ceux qui crient que c’est une victoire des prohibitionnistes se trompent et pire ils leur donnent des armes pour nous traiter d’irresponsables.


Il aura toujours et encore des pots au boulot, à chacun de prendre ses responsabilités, qui peut s’en plaindre ?


Pas moi !

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Lundi 7 juillet 2014 1 07 /07 /Juil /2014 00:09

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Le Miroir à deux faces est un film français réalisé par André Cayatte, sorti en 1958 avec deux monstres sacrés du cinéma français : Michèle Morgan et Bourvil. « Tardivet, petit professeur besogneux, personnage mesquin, épouse par la voie des petites annonces Marie-Josée, dont le physique est disgracieux. Victime d'un accident de la route, Tardivet est soigné par le docteur Bosc, célèbre chirurgien esthétique. Bosc, ayant vu sa beauté cachée, opère Marie-José. La transformation est totale. Devant cette femme devenue trop belle et qu'il ne considère plus comme la sienne, Tardivet amer et haineux, tue le docteur Bosc au moment où Marie-José voulait refaire sa vie… »


Ce petit chapeau, dans la plus belle veine de la minute culturelle du Taulier, est là pour m’éviter de me faire accuser de basher Bordeaux, ses vins pas son maire qui lui se fait tancer par l’inénarrable Guaino.


En effet, que lis-je sous la plume de César Compadre grand visiteur de châteaux ? Publié le 02/07/2014


«Patient au bord de l'asphyxie cherche médecin urgentiste pour lui sauver la peau. » Voilà l'annonce qui pourrait se trouver au chevet du lit des primeurs, des malades bordelais obligés de rentrer à l'infirmerie. « Jamais une campagne n'a été aussi mauvaise. Mon business a fondu de 50 %. Si nous n'avons pas un beau millésime en 2014, faisant envie aux amateurs, je mets la clef sous la porte », assure un professionnel chevronné de la place bordelaise, plaisantant à peine sur son avenir.


En effet, les indicateurs sont passés ce printemps au rouge (la période d'achat s'écoule d'avril à juin). La mécanique est enrayée. L'offre des 200 vins de l'élite concernés par ce système de mise en marché qui n'existe qu'en Gironde (à cette échelle) n'a presque pas trouvé preneur. Choux blanc. »

 

La suite ICI link


Le même jour, sur le blog « Côtés quartiers » par Ixchel Delaporte journaliste à l’Humanité sous le titre Au pied des grands crus poussent les raisins de la misère je lis :


« La vigne, ça détruit. Ma mère s’est fait opérer plusieurs fois. Je connais, c’est très dur. Mais, je n’ai pas le choix, il va falloir que je dépose des CV dans les châteaux. Je calcule tout au centime près : essence, loyer et nourriture… Je me prive en permanence», lâche Emilie, fille de viticulteurs, native de Lesparre-Médoc. C’est dans cette petite ville située au cœur de la presqu’île du Médoc que commence le « couloir de la pauvreté ». Un territoire baptisé par l’Insee, la CAF et la MSA (Mutuelle de santé agricole) qui s’étend de la pointe du Médoc jusqu’à Agen, sur plusieurs départements bordant la Garonne et ses affluents. Ce couloir, qui alterne petites villes et zones rurales, a la particularité d’abriter une population faiblement qualifiée et peu rémunérée, soumise aux contrats saisonniers. Qu’il s’agisse de la vigne, soit près de 80 % de l’activité économique, ou du tertiaire, tous les voyants sont au rouge. Entre 2010 et 2013, le nombre de personnes percevant le RSA socle est passé de 90 000 à 98000. Résultat : plus d'un Aquitain sur huit vit sous le seuil de pauvreté, l’équivalent de moins de 950 euros disponibles par mois. Sur les 226 jeunes suivis par la mission locale à Lesparre et Gaillan-en Médoc, 41 % sont sans qualification et seuls 32 % possèdent le permis de conduire. « Ici on peut être sûr d’avoir du travail toute l’année avec la vigne, mais il faut le permis. Or, la plupart des jeunes n'ont pas les moyens de payer 1500 euros. La question de la mobilité est centrale dans une région où il n'y a qu'un train qui relie à Bordeaux et où les bus ne relient pas les villages entre eux », témoigne Vina Seedoyal, conseillère emploi. »

 

L’intégrale de la chronique ICI link


Compadre écrit « Avec la mise en marché du millésime 2013, l’élite du Bordelais vit la plus noire campagne primeur de son histoire. Un système malade de ses excès qu’il faudrait réformer »


Delaporte écrit « Le Médoc est une région enclavée. Certains jeunes n'ont jamais mis les pieds à Bordeaux. Et puis, il y a un côté seigneur ici... Qui aurait intérêt à ce que les ouvriers agricoles fassent plus d'études ? Sûrement pas les propriétaires des châteaux... ».


Le Miroir à 2 faces de Bordeaux ?


On va m’objecter : l’Humanité, ce sont les rouges le couteau entre les dents, la CGT, mais du côté de Sud-Ouest et du visiteur médical César Compadre qu’est-ce-donc ?


Comme le disait ce bon Mgr Marty, avec son accent rouergat : « je m’interroge ? »


Je reste dubitatif sur la santé et la pérennité du « modèle bordelais », si tant est qu’il en existât un, et j’aimerais que l’on me dise où est passé le plan Bordeaux.


Merci par avance.

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Dimanche 6 juillet 2014 7 06 /07 /Juil /2014 07:00

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Pour ma génération de soixante-huitard non révisés, l’amer Michel, le ci-devant  Michel Debré, Premier ministre de la toute nouvelle Ve République dont il venait de rédiger la Constitution, constitua l’une de nos têtes de turc favorite. Il était le fils aîné de Robert Debré, un ponte de la médecine hospitalo-universitaire, fondateur de la pédiatrie moderne et créateur des CHU, dont le nom est maintenant apposé sur un grand hôpital pour enfants posé au bord du périphérique. Pour nous le seul Debré sortable était Olivier Debré, le grand artiste peintre. L’homme à l’entonnoir du Canard Enchaîné a produit deux faux-jumeaux : Bernard et Jean-Louis Debré. Le premier est chef du service d'urologie à l'hôpital Cochin où il opéra de la prostate François Mitterrand, député de Paris, il n’a pas sa langue dans sa poche ; le second Jean-Louis, chiraquien pur sucre, auteur de polars, a baigné dans le RPR jusqu’aux oreilles, a été Ministre de l’Intérieur sous Juppé et il occupe en ce moment le très prestigieux poste de Président du Conseil Constitutionnel. Les deux faux-jumeaux ne s’aiment guère mais ils partagent la même aversion pour le petit Nicolas dont le nez bouge lorsqu’il regarde les Français dans les yeux à la télé… Ils l’ont taclé, si je puis m’exprimer ainsi, sévèrement, sans prendre de gants, si ce n’est ceux de boxe, sur les sujets qui fâchent tant notre ancien président qui passe son temps à écouter Carla, à faire des conférences pour des gros euros et dans les locaux de notre basse police qui le traite comme elle le fait pour tous les pékins, pas très bien.


Commençons donc par le Bernard qui a accablé l'ancien président de la République à propos de l’affaire Bygmalion. Pour lui il ne fait aucun doute que Nicolas Sarkozy était au courant des dépassements de sa campagne et que c'est même « sa faute » si ceux-ci ont explosé. D’ailleurs, toujours selon lui, l'ancien chef de l'Etat s'emportait à chaque évocation du sujet par ses proches. « C'est un homme qui est pétulant, plein de vigueur. C'est ça qui donne le danger. Quand il a fait sa campagne, on lui disait « Mais attends Nicolas, on dépasse ! ». Ce à quoi il aurait répondu: « M'en fous ! Qu'est-ce que ça veut dire ? Tu veux que je sois pas élu, tu veux que je sois battu? » Et Bernard Debré de poursuivre : « C'était impossible de gérer donc il était au courant, c'est de sa faute bien entendu. Mais je dis simplement est-ce que les Français voudront, si l'on voit que sa campagne électorale a dépassé non pas de 400 000 euros comme le disait le Conseil constitutionnel, mais de 17 millions, est-ce qu'on va pouvoir dire après tout il était président de la République, il a contrevenu à la loi ». Moqueur, le Bernard conclut à propos de son éventuel retour à la présidence de l'UMP. « Il est tellement au-dessus des autres que l'on se demande s'il n'est pas sur la planète mars »


Du côté de Jean-Louis c’est bien plus rude car bien argumenté :


En effet, lorsque le nouvellement rasé de près affirme aux Français les yeux dans les yeux :


« Il n’y a jamais eu le moindre système de double facturation. Que les 17 millions qu’on prétend dépendre de ma campagne qui auraient été cachés, c’est une folie. Personne, jamais, ne peut imaginer que les enquêteurs du Conseil constitutionnel ou de la commission des comptes de campagne soient passés au travers. »


Faux, répond Jean-Louis Debré: le Conseil constitutionnel n'a pas *enquêté* sur les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy, mais s'est seulement chargé de valider, ou d'invalider une décision de la Commission nationale de Contrôle des comptes de Campagne (CNCCFP) :


« L'ancien président de la République a indiqué dans son intervention 'les enquêteurs du Conseil constitutionnel'... Nous n'avons pas des enquêteurs, nous n'avons pas de pouvoir de police judiciaire, nous ne pouvons pas faire de perquisitions, des saisies !


Lorsqu'il y a un an nous avons instruit l'affaire, c'est moi qui signais les lettres pour demander des précisions à telle ou telle personne. Bref, ne présentons pas le Conseil comme il n'est pas. Nous ne sommes pas la police judiciaire, première précision.


Jean-Louis Debré n'en a pas terminé. Il poursuit :


« On laisse entendre que nous aurions vérifié l'ensemble des comptes de la campagne de l'ancien président de la République. Non ! Ce n'est pas exact !


Nous avions été saisis du recours de monsieur Sarkozy lui-même, qui contestait la décision de la Commission Nationale des comptes de campagne aux termes desquels il avait dépassé le plafond des dépenses autorisées, et n'avait pas le droit au remboursement forfaitaire. Nous n'avons examiné que les griefs de monsieur Sarkozy, nous n'avons pas examiné tout le compte. Et nous avons simplement dit que les griefs qu'il évoquait pour contester la décision de la CNCC étaient inopérants.

 

Nous n'avons pas validé les comptes, nous avons simplement validé la décision de la Commission nationale de contrôle qui avait constaté qu'il avait dépassé les plafonds autorisés. »


Jean-Louis Debré, ancien juge lui-même, ne goûte guère  la mise en cause de la juge Claire Thépaut link parce qu’elle appartient au syndicat de la magistrature, classé à gauche. Le président du Conseil constitutionnel estime en tout cas que ce n'est surement pas cela qui l'empêchera de faire correctement son travail :


« Le législateur a admis la liberté syndicale dans la magistrature. Attention à tous ces arguments que tout le monde peut s'envoyer dans la figure. Je connais bien les magistrats, j'ai été magistrat, vous pouvez avoir vos opinions et essayer de rechercher la meilleure justice possible.


Tout le monde n'est pas militant de tout, à droite comme à gauche. Si on conteste la justice. Je veux bien qu'on conteste une décision de justice, qu'on critique une décision de justice. Qu'on fasse appel. Quand on n’est pas content de son juge, il y a des procédures.


Mais on ne livre pas à l'opinion publique comme ça ce slogan, « allez, c'est une affaire de juges ». Non, il y a un procureur de la République, il y a des institutions, il y a des garanties, un Conseil supérieur de la magistrature. Faisons en sorte que la justice soit sereine. Je connais beaucoup de magistrats qui ont des idées politiques, je peux vous garantir que lorsqu'ils instruisent, ils instruisent en fonction du droit et de la recherche de la vérité. »

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Roman
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Dimanche 6 juillet 2014 7 06 /07 /Juil /2014 00:09

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À l’heure où j’écris cette chronique, au petit matin du 4 juillet, je ne sais quel sera le destin de l’équipe de Belgique et de celle de France, mais ce que je sais c’est que l’odieux Schumacher, le gardien de but de la RFA, devrait boucler sa grande gueule, tout comme tous celles et ceux qui profitent d’une compétition pour jouer dans le bac à sable de Face de Bouc à plus chauvin-chauvine tu meurs ! 


Ceci écrit j’adore les moules de bouchot, les belges versus Arno et j’ai décidé de faire de la provoc culturelle à la Marcel Broodthears.


1-      La culture paléolithique : l’éclade !


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« Comment est-ce que tout ça a commencé ? Pourquoi les hommes ont-ils abandonné leur alimentation identique à celle des animaux, à base de produits bruts et crus. La cuisson des aliments, qui est attestée en même temps que les premiers vestiges de l’apprivoisement du feu il y a grosso modo 500 000 ans, est-elle venue en tant que premier acte culturel touchant à la nourriture, ou est-ce la fermentation ? »


Rien n’est certain, ce qui l’est c’est que l’éclade picto-charentaise elle est une méthode de cuisson à l’étouffée remontant à la nuit des temps.


« Le mot éclade est une francisation approximative du mot saintongeais éguiade que l'on aurait pu mieux traduire par aiguillade.


Les moules doivent être dressées verticalement (pointes vers le haut) et en spirale sur une planche de bois (au centre de laquelle on a parfois planté quelques clous). Il est aussi commode de poser les quatre premières moules horizontalement en croix, puis on intercale les autres verticalement en comblant les trous et en les serrant bien afin qu'elles ne s'ouvrent pas à la cuisson.


On recouvre ensuite d'une bonne épaisseur d'aiguilles de pin, auxquelles on met le feu, qu'on active à l'aide d'un carton (traditionnellement un calendrier des postes) pour également disperser les cendres à la fin de la cuisson. L'opération peut être renouvelée jusqu'à cuisson satisfaisante des moules (environ 10 minutes).


L'éclade est également parfois connue par les anciens localement sous le nom de « terrée » car à l'origine les moules étaient disposées sur la vase séchée (terre) des marais et recouvertes de tiges de fèves desséchées. Une variante intermédiaire existe dans l'île de Ré qui consiste à recouvrir au préalable la planche de glaise. »


2-      Les moules de Marcel Broodthears

 

J’ai découvert Marcel Broodthears lors de l’exposition au musée du jeu de Paume en  1992.


« Moi aussi, je me suis demandé si je ne pouvais pas vendre quelque chose et réussir dans la vie. Cela fait un moment déjà que je ne suis bon à rien. Je suis âgé de 40 ans. »


Je roulais vers mes 44 ans.


Il m’a ouvert les yeux, dégrossi « l’écrivain dit presque tout pour être compris. Dans la peinture, il s’établit comme un pont mystérieux entre l’âme des personnages et celle des spectateurs… » Eugène Delacroix dans son journal.

 

Un de sestableaux devint ma référence : La Malédiction de Magritte (Les nuages 1966)


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Et puis moi né dans un pays de moules, où la conchyliculture occupe les deux baies, celle du nord : Bouin qui fait face à Noirmoutier, et celle du sud : l'Aiguillon qui surplombe l'île de Ré, ses moules me fascinèrent. link


Je vous en offre un plateau, pour le vin lorsque vous voudrez bien vous remettre aux commentaires ça nous permettra d’étancher nos larges soifs !


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Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Samedi 5 juillet 2014 6 05 /07 /Juil /2014 00:09

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« Pourquoi appelle-t-on les pois « petits » lorsqu'ils sont frais ? Pourquoi appelle-t-on les pois « cassés » quand ils sont secs ? Pourquoi appelle-t-on les pois « gourmands » quand on en mange la cosse ? »


Réponse de Guy Savoy


« Parce que le pois a ses secrets que le dictionnaire ne connaît pas. »


Avant le 1er octobre 1968, la publicité de marques était interdite à la télévision mais 3mn chaque jour étaient dévolues à des campagnes collectives pour des secteurs de l’économie française à encourager.


Ainsi, en 1966, des producteurs de petits pois se sont offert une page de réclame avec Pipiou, un oisillon  qui répétait à l’envie : « On a toujours besoin de petits pois chez soi ».


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Notre ex, fondu de télé, à son arrivée à l'Elysée, en mai 2007, s’en est souvenu puisqu’il compara les magistrats à «des petits pois» ayant «la même couleur, le même gabarit et la même absence de saveur».


Ça permet aujourd’hui à l’indestructible Jean-Pierre Elkabbach de s’interroger à propos de la énième séquence judiciaire de notre ex sur le retour : « Est-ce la revanche des petits pois » ?


Pauvre petits pois réduits à l’appertisé, la boîte de conserve des fonds de placard, celle que l’on ouvre en dernier recours pour accompagner tout et n’importe quoi.


Le plus drôle dans cette histoire de petits pois mis en boîtes (vous appréciez je l’espère toute la saveur de mon allusion) c’est que suite à la campagne « On a toujours besoin de petits pois chez soi » les ventes ont d’abord décollées puis chutées. En effet le spot ne disait pas de manger les petits pois et les Français encore traumatisés par les tickets de rationnement les ont conservés précieusement et n’en n’ont pas racheté…


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Il faut réhabiliter le petit pois qui vient directement du champ, frais !


L’industriel, normalisé, appertisé, venu des plaines du Nord, même s’il reste le roi du garde-manger, doit laisser la place à l’authentique, à l’originel, le savoureux, le raffiné, celui que l’on achète en cosses au marché.


Celui qu’on écosse !


J’écosse, tu écosses, il écosse, nous écossons, vous écossez…

 

Guy Savoy se fait poète « Ce qui me plaît, dans l'écossage c'est que, à peine commencé, l'esprit s'évade immédiatement et la tête est libre de penser, de rêver. »


« Écosser une livre de petits pois, c'est entreprendre un voyage intérieur d'un bon quart d'heure (mais si vous souhaitez voyager plus longtemps, vous pouvez ralentir la vitesse de l'écossage !) Et lorsque tous les petits grains vert tendre sont sortis des cosses, plongez vos mains dans ce gros tas, la sensation physique est délicieuse et, après avoir voyagé en terres lointaines, vous vous transportez dans le bac à sable. Le petit pois a plus d'un tour dans son sac ! »


Alors qu’attendez-vous ?


Vous les aimez comment les petits pois frais ?


-          En classique jardinière avec carottes, petits navets, pommes de terre nouvelles et feuille de laitue, cuit à la vapeur.


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-          Avec le risotto où vous pouvez utiliser les cosses pour faire le bouillon  afin de nourrir le riz.


-          Le navarin d’agneau


Et avec ça vous boirez quoi ?


Une cuvée du Président ?

 

* Pour une fois le Nicolas dont il est question ici n'est pas le cher bedeau de Norbert le Forestier...


Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Vendredi 4 juillet 2014 5 04 /07 /Juil /2014 00:09

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« C’est dans les communautés émigrées ou colonisées, alors que l’identité est devenue précaire, qu’il devient important de préserver les racines culturelles et les traditions. La culture culinaire en fait partie… »


Affirmation de soi par la mise en avant de pratiques alimentaires qui se différencient le plus fortement des habitudes ou des goûts des colonisateurs, ou du pays d’émigration, Marie-Claire Frédéric dans Ni cru ni cuit histoire et civilisation de l’aliment fermenté chez Alma éditeur, apporte de l’eau à mon moulin : dans la mondialisation notre culture culinaire constitue bien plus qu’un simple élément de résistance à l’uniformisation, elle est une source très importante de création de valeur pour un pays comme le nôtre.


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Mais ne mettons pas la charrue avant les bœufs ce livre est une somme de 420 pages que je viens tout juste de commencer à lire.


Ce matin, c’est une histoire contée dans l’Introduction, qui fait partie de la mythologie du Far West américain, celle de ces « chercheurs d’or qui faisaient lever leur pâte à pain contre leur cœur... »


Étonnant, non, aux USA dans cette « jeune nation où l’aseptisation de la nourriture est érigée en norme au point d’interdire sur son sol des aliments fermentés étrangers, possèdent néanmoins dans leurs légendes fondatrices une référence à un produit fermenté. »


« Le « pain français au levain de San Francisco », San Francisco surdough French bread, fait partie du patrimoine culturel de la ville au point qu’un musée lui est consacré. La ville possède également un institut du pain, la seule école consacrée à la boulangerie artisanale sur tout le territoire américain où les boulangeries sont pour la plupart industrielle… »


L’auteur note avec humour qu’il faut relativiser le terme de boulangerie artisanale aux USA : les 3 plus anciennes de San Francisco emploient plus de 1000 personnes et cuisent 60 millions de pains.


D’où vient donc ce levain français ?


Version 1 : « Il serait issu d’un levain apporté de France par Isidore Boudin, boulanger de son état, venu en 1849 des confins de la Bourgogne et du Jura. Il faisait partie des forty niners venus chercher fortune au moment de la ruée vers l’or. Il trouva la fortune en boulangeant, mais sans avoir découvert un gramme d’or. Selon la version de la légende, son levain aurait acquis un goût particulier parce que le jeune boulanger avait dû la rafraîchir sans pouvoir cuire le pain durant les mois de la traversée. Toutes les cultures actuelles du levain de San Francisco seraient issues de cette première pâte-mère venant de France… »


L’auteur juge cette version peu probable mais pour elle l’histoire est symbolique « il fallait que cette première pâte-mère provienne de France »


Version 2 : Isidore Boudin aurait simplement transmis le savoir-faire français de la boulangerie et utilisé le levain local tel qu’il était déjà cultivé par les chercheurs d’or.


Ceux-ci « ne pouvaient pas (et ne voulaient pas) utiliser la nouvelle poudre à lever issue de la chimie pour faire le soda bread, rapide à préparer car sans temps de fermentation. Ce produit ne supportait pas l’humidité constante de leur vie en plein air auprès des rivières aurifères ou  dans les mines. »


Levure indigène vous avez-dit levure indigène !


« Ce levain, unique en son genre, réellement autochtone, à la saveur acidulée, s’est avéré composé de plusieurs sortes de bactéries lactiques, dont certaines qu’on ne trouve qu’en cet endroit du monde au climat brumeux particulier, et qu’on a baptisées Lactobacillus sanfranciscensis. La symbiose spéciale de ces bactéries associée à des levures indigènes, fait que la saveur acide du levain se retrouve dans la pâte finale. »


« Les prospecteurs, qui n’avaient pas le temps de chasser ou de pêcher, gardaient leur pâte à pain dans un sac de cuir attaché à leur cou ou à leur ceinture, et enfermé dans leur chemise tout au long  de la journée, afin qu’elle soit bien au chaud, protégée des températures polaires des contrées nordiques. Ils la faisaient cuire le soir au campement en ayant pris soin de garder une portion de la pâte pour ensemencer la fournée suivante… »


La boulangerie Boudin existe toujours à San Francisco, elle est située dans le district de Richmond au coin de 10e Avenue et du Geary Boulevard link


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« Elle a bâti jalousement sa réputation sur l’affirmation que son levain serait toujours issu de la seule et unique souche de celui de 1849, cultivé de manière continue… »


« Il aurait même été sauvé du grand tremblement de terre de 1906, par Louise Boudin, la veuve d’Isidore qui eut la présence d’esprit de le transporter dans un seau en bois juste  avant de s’échapper avec ses employés de la boulangerie en flammes… »


« Il fallait que le levain fût considéré comme une chose précieuse pour qu’on songe à le sauver avant tout autre bien en de telles circonstances… »


« La légende était née »

 

J’aime les légendes !

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Jeudi 3 juillet 2014 4 03 /07 /Juil /2014 00:09

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Je n’en suis pas revenu.


J’ai relu  3 fois le message.


Les bras m’en sont tombés.


Cher Monsieur,


Nous nous sommes rencontrés il y a quelque temps à Paris, via ...


Je vous contacte pour vous proposer d'organiser un dîner ou une dégustation (nom de la société)… pour des particuliers fortunés.  


Si vous souhaitez organiser un tel événement exclusif, j'apporterai le matériel de service (verres, sceaux (sic)), les échantillons de dégustation, et commenterai les millésimes servis. Nous pourrons fixer ensemble une participation pour les bouteilles servies, et je souhaiterai proposer aux personnes présentes d'acheter les millésimes dégustés s'ils le souhaitent.


Depuis 8 ans chez (nom  de la société…), j'organise et anime des dégustations et dîners pour faire découvrir et vendre nos millésimes, pour une clientèle HNWI (particuliers disposant de plus d'un million de dollars de patrimoine financier disponible, sans prendre en compte leur patrimoine immobilier).

 

« Dans le jargon financier, on les appelle HNWI. HNWI, pour High Net Worth Individuals, que l'on pourrait traduire en français par "personnes de haute valeur", s'il ne s'agissait pas d'argent. Ont droit au label HNWI ceux qui se trouvent à la tête d'actifs équivalant à au moins 1 million de dollars US, sans compter leur résidence principale et les biens de consommation. En 2006, selon une récente étude conjointe de Cap Gemini et de Merrill Lynch, ce petit club regroupait 9,5 millions de personnes dans le monde. »

Les riches, les HNWI et les ultra HNWI, par Sylvie Kauffmann LE MONDE link | 01.10.2007


Sans commentaire !


Une suggestion tout de même à mon correspondant qu’il s’adresse plutôt au bedeau de Norbert le Forestier, nouvel intronisé dans le Jurade de Saint-Émilion, il adore les mondanités ! Avec le carnet d’adresse en or massif de son ami  Grand Jurat c’est tout à fait dans ses cordes.

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Mercredi 2 juillet 2014 3 02 /07 /Juil /2014 11:00

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Une dramaturgie absolue : l'agression de Schumacher sur Battiston, l'épreuve des tirs aux buts où mon poulain le grand Max Bossis qui avait tout donné échouait...


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Max Bossis a été mon élève au lycée agricole de la Roche sur Yon. C'était un grand joueur, intelligent, infatigable, courtois, discret, un exemple... Fils de paysans de St André Treize Voies, une grande famille qui aurait pu former une équipe capable de jouer au plus haut niveau, il est pour moi le bon exemple de ce qu'était l'ascenseur social du sport avant la période fric. »


J’écrivais ces lignes en novembre 2005 alors que je venais d’acheter le Monde à l’aéroport de Séville.link


Le grand Max, c’était un grand taiseux, discret, un gars de Saint-André-Treize-Voies, une famille de footeux, des paysans, lui, comme il le confiait à un journaliste, aimait la nature « Jeune, je rêvais de football … et de m’occuper d’une réserve naturelle… » Alors qu’il jouait au FC Yonnais, un après-midi alors qu’avec d’autres élèves Max était venu bêcher dans mon jardin, je lui avais confié qu’il devrait répondre positivement à l’offre du FC Nantes. Il a passé son bac d’abord, sérieusement comme toujours.


Je sais, que Séville lui colle aux bas, il le dit un peu fataliste « Quand ils m’abordent, les gens ne peuvent s’empêcher de me parler de Séville… C’est plus fort qu’eux ! »


Ce matin ce n’est pas ce souvenir que je souhaite évoquer mais le beau jeu, celui dont m’a nourri le FCN de José Arribas.


Je n’ai pas l’âme d’un supporter, je ne braille pas, je suis intensément le jeu, je goûte j’apprécie.


Comme je l’ai écrit dans une chronique j’aime bien cette nouvelle équipe de France lorsqu’elle joue ce beau et vif football vertical comme le disait PL Basse sur Itélé.


Pour moi les drapeaux, les hymnes, ce n’est pas mon truc, je respecte mais je ne vois pas au nom de quoi certains glosent sur le fait qu’untel ou un untel n’entonne pas l’hymne national. Chacun joueur a sa façon de se concentrer, sa liberté de choix doit être respectée.


Sur Face de Bouc et Twitter les relents d’un nationalisme stupide, d’un racisme affiché, revendiqué même, me dégoûtent.


Ce n’est ni la France, ni la Belgique, ni le Brésil qui foulent la pelouse mais deux fois 11 joueurs et l’arbitre qui fait lui aussi parti  du jeu. L’irruption de la télévision, du grand écran ont profondément pollué l’esprit du spectateur. Posé le cul sur son canapé il passe son temps à contester l’arbitre. Les erreurs de celui-ci font partie du jeu. Il est cocasse  de voir Maradona, un immense joueur mais un tricheur donner des leçons de morale.


Bref, je fus joueur de basket de bon niveau, j’aurais pu faire carrière comme me le demandait André Ostric le DTN. J’ai toujours respecté les décisions de l’arbitre même lorsqu’elles me paraissaient injustes.


Pierre-Louis Basse est né à Paimboeuf dans une famille de militants communistes, moi je suis né en Vendée avec un père Mendésiste, nous partageons la même passion pour le jeu et je vous recommande « Séville 82 : France-Allemagne Le match du siècle » et son dernier «  Mes seuls buts dans la vie » chez Nil éditions.


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France-Allemagne : Ach ! Séville ! link

 

     

 

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