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Samedi 22 novembre 2014 6 22 /11 /Nov /2014 00:09

Le fromage c’est d’abord la forme… le moule, une « forme »… la déformation du mot initial le formage… la langue italienne a conservé la morphologie première du mot : formaggio…


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Alessandra Pierini, génoise par son père et émilienne par sa mère, est à Paris l’une des plus sûre référence de ce que l’Italie nous offre d’excellence liquides et solides. Que du bon accompagné d’un large sourire, d’une connaissance profonde de ce qu’elle nous propose dans son épicerie, la voix chante, Alessandra prend le temps de raconter, d’expliquer. C’est rare en ce temps de gens pressés, oublieux de tout ce représente d’amour et de minutieux travail, l’intelligence de ce que fait la main, ces fromages, ces vins, ce lard de Colonatta, ces câpres de Pantelleria, l’or liquide de l’huile d’olive… Dans sa nouvelle caverne d’Ali-Baba, à l’ombre des hauts murs de l’église Notre-Dame de Lorette, 4, rue Fléchier, Alessandra est plus encore qu’auparavant l’ambassadrice de l’Italie de cette Italie que j’aime, celle qui me donne le sourire.


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Pour le chroniqueur que je suis Alessandra Pierini est du pain béni car elle écrit des Petits Précis de la gastronomie italienne : tel son Parmigiano aux éditions du Pétrin.

 

L’enfance à Vesta, à l’heure du déjeuner, la maman d’Alessandra l’appelait « Ale vieni a lavari le mani e gratta il parmigiano ! » Râper le parmesan n’était pas un jeu, gare aux doigts ! Mais, comme tout travail mérite salaire, la jeune gourmande lorsqu’elle atteignait la croute, la crosta di formaggio abbrustolita, la croute toastée du parmesan c'était l'extase. Les goûts premiers de la petite enfance forment le socle du goût.


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Alessandra conte bien, elle laisse place à notre propre imaginaire : la latteria de son grand-père à Gênes, les 8 jolies rousses, vacche rosse, broutant l’herbe  des alpages de Vesta avant de donner leur lait pour faire le parmesan : 600 litres pour faire une meule de 35 kilos, le coltello a mandorla, une sorte de poinçon en forme de goutte pour couper le fameux formaggio. Notre Alessandra malgré sa constitution fluette une meule de parmesan ne lui fait pas peur : traduction elle sait entamer une meule de 35 kg avec un long coltello a mandorla.


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Le prince des formaggio a forgé ses lettres de noblesse dans une longue histoire qu’Alessandra nous relate en la reliant à celle d’aujourd’hui, le Parmigiano Reggiano « est le fer de lance de l’économie laitière italienne (13% du lait produit sur le territoire sert à sa production), ainsi qu’une valeur bancaire innovante. Dans les coffres-forts de certaines banques italiennes, les meules de parmesan sont entreposées tels des lingots  d’or en échange de financements. Ce système unique en son genre permet aux producteurs de contracter des prêts, les meules de parmesan leur servant de garanties. Dans ces coffres-forts aménagés, les meules sont ainsi déposées deux ans en garantie – le temps requis de l’affinage – avant leur mise en vente par leur propriétaire. »


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Mais l’Italie aurait pu être privée de son prince puisque le parmesan a bien failli devenir français… C’est l’histoire de Jean-Baptiste Huzard, vétérinaire et membre de la Société Royale d’agriculture fondée par Louis XV. Je vous laisse découvrir le dénouement de cette histoire vraie dans le petit opus d’Alessandra.


Comme en Italie tout fini par des tortelli (tortelli di patate e parmigiano di San Nicola), Alessandra nous donne quelques recettes où le Prince di formaggio est un merveilleux compagnon.


Rappelons que, 10 ans avant que ne s’achève le grand siècle, en 1690, dans son Dictionnaire universel, Antoine Furetière, écrivait « Quant au fromage de Parme, c’est-à-dire le parmesan, voici bien naturellement aussi l’Italie mise en vedette qui, de tout temps, fut très prisée en matière de fromage. »


Cambacérès, duc de Parme, eut droit à une épigramme hostile :


Le duc de Parme déménage ;

Plus d’hôtel, plus de courtisan ;

Monseigneur mange du fromage ;

Mais ce n’est pas du parmesan…

 

* Manger du fromage pour le peuple : être mécontent, rager, pester…

 

Alessandra qui est aussi Française de cœur conseille, entre autre, pour accompagner le Prince « un verre de champagne non dosé ». Comme elle a raison !

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Vendredi 21 novembre 2014 5 21 /11 /Nov /2014 00:09

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Belle découverte en sortant d’une belle rencontre au Chat Noir rue JP Timbaud, la librairie Libralire 116 rue Saint Maur. En devanture deux livres de nouvelles de Stig Dagerman chez Maurice Nadeau. J’entre et je tombe nez à nez avec Yves Camdeborde, sous le trait de Jacques Ferrandez, panier empli de légumes à la main en compagnie de ses «Frères de terroirs».


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Je feuillette à peine : j’achète !

 

Sébastien Lapaque, l’homme de tous les bons coups, l’ami de Marcel Lapierre link dans sa préface est limpide  « Frères de terroirs link est un bande dessinée qui donne faim et soif. Ce livre refermé, on a envie de s’éloigner des grandes villes pour partir à la découverte d’une France rurale disparue des statistiques. Yves Camdeborde a l’art de s’y faire des amis, Jacques Ferrandez celui d’en restituer les couleurs. »


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Comme c’est Lapaque qui a présenté Jacques Ferrandez à Yves Camdeborde et que la dédicace de son livre « Chez Marcel Lapierre » Stock est « pour Yves et Claudine Camdeborde » il ne me restait plus qu’à vous présenter quelques planches de « La mémoire du Beaujolais »


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Jeudi 20 novembre 2014 4 20 /11 /Nov /2014 00:09

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Qu’écrire sur le Beaujolais Nouveau qui n’ait déjà été écrit ?


-         Égrener les souvenirs des grands anciens : Fallet, Carmet, Brassens and Co.link


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-         Regretter les grosses fiestas dans les cafés avec petit tonneau et parigots. Se lamenter sur les beaux jours à jamais disparus ou presque.


-         Vanner le goût de banane ?


-         Manquer de respect à celui par qui le Beaujolais Nouveau est arrivé ?


-         Taper sur Cdiscount et ses grosses ficelles ?


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-         Charrier Borloo retiré des autos ? 


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-         Demander au sieur Dupont de refaire sa soirée Beaujolais Nouveau dans les locaux de la rédaction du Point ?


-         Mieux encore exhiber le Taulier nu comme en 2012 ?


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Non, comme je suis rabat-joie je vais parler des chiffres, la foutue réalité :


-         105 000 hectolitres hl en beaujolais nouveau contre 120 000 hl en 2013 et de 60 000 hl en beaujolais-villages nouveaux contre 77 000 hl l’an dernier.


-         « Nous sommes sur la base d’un recul de 30 000 hectolitres. Un volume manquant qui correspondrait à une chute supérieure à 10 % ! En 2013, la France n’avait connu qu’une légère érosion (-0,73 %), quand l’export cédait déjà près de 10 %. « Avec la vente à la propriété, nous étions à 230 000 hl au total, soit -4,86 % par rapport à 2012. » En 2014, la région ne pourra sauf miracle que déplorer des chiffres largement inférieurs. Bruno Mallet, vice-président d’Inter Beaujolais à la tête de la maison de négoce Aujoux.


-         « Prix moyen à l’achat de 217,80 euros pour les beaujolais nouveaux et de 226,50 euros pour les beaujolais-villages nouveaux. A titre de comparaison, la campagne s’était achevée en 2013 sur un prix moyen de 220,48 euros pour les beaujolais nouveaux. »


« C’est une surprise, tous les voyants étaient au vert. Je ne m’attendais pas une baisse de cet ordre-là » affirme Bruno Mallet


« Il semble que le phénomène s’essouffle. Il n’y a plus l’engouement d’il y a dix ou quinze ans. C’est dommage car nous avons un super millésime, aussi bien sur le plan qualitatif que quantitatif » regrette un vigneron dans Le Patriote.


« Tout n’est pas perdu, la région dispose d’un formidable potentiel avec des vins et des paysages superbes, mais il y a parfois de quoi être en colère. On doit faire du business et nous ne sommes pas bons. On ne sait plus communiquer. » ajoute-t-il ?


Sainte Communication priez pour nous qui avons recours à vous !


Étonnement d'un négociant et constat désabusé d'u nvigneron de base c’est dans la logique d’un phénomène, celui du Beaujolais Nouveau qui, victime de son succès planétaire, s’est inversé faute d’avoir su et voulu maîtriser la dégradation de son image, l’érosion de ses clients historiques sur le marché domestique, et l’irruption d’une nouvelle génération à la recherche d’authenticité et de naturalité.


Le temps des grands flux de vrac dépotée par la GD est derrière vous vignerons du Beaujolais, l’heure est venu de revenir à des cuvées plus vigneronnes, plus rock-and-roll, plus populaire a sens premier. Le mouvement est bien amorcé par toute une nouvelle génération de vignerons qui redonnent une âme au Beaujolais avec son gai Gamay.


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Dans tout Paris aujourd’hui le Tout-Paris des larges soifs va hanter les antres des cavistes. Ce sera la fête, une vraie, avec de la musique aux Papilles link, de la bonne humeur et du cœur chez le Grand Philippe au Lieu du Vin link et bien sûr dans le terrier du Lapin Blanc link où nos belles : la Claire aux doigts d’argent et la Gaëlle qui a de la musique plein le cœur, nous régalerons du Bojolo de notre Téo, le beaujolais nouveau de Raphael Champier et du Lapin de 6 semaines le Muscadet du jovial et sympa Jérémie Mourat et de son acolyte Jérémie Huchet, du Domaine de La Chauvinière.link

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Mercredi 19 novembre 2014 3 19 /11 /Nov /2014 15:00

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Je suis de ceux qui portent, depuis fort longtemps, une étiquette politique dans le dos, visible sans être ostentatoire. N’exerçant pas le métier de journaliste mais chroniquant au jour le jour je suis toujours surpris par ceux qui se déclarent apolitique pour mieux avancer, du moins le croit-il, masqués afin de plaire au plus grand nombre et surtout aux versatiles.


Le monde du vin compte très peu de journalistes au sens habituel de cette profession, certains exercent au mieux des possibilités des moyens qui leur sont donnés la profession de critiques. Et puis, il y a les « carambouilleurs », carambouille étant pris ici au sens d’escroquerie intellectuelle, de poudre aux yeux.


Critiques ? Journalistes ? Marchands de vins ? Crédibilité... s’interrogeait à propos de B&D aujourd'hui sur Twitter Antoine Gerbelle de la RVF.


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Capture d'écran de Twitter et réponse du bedeau d'Hubert...

J'ai rêvé ou j'ai pris ce tacle imbécile pour nous ?

 

Il n’y a pas de sot métier disait souvent ma grand-mère mais en faire plusieurs à la fois dans la même sphère d’activité peut aboutir à un étrange mélange des genres flirtant avec le conflit d’intérêts que l’on envoie si souvent dans les gencives de nos politiques.


Libre à eux, leur crédibilité telle qu’évoquée par Antoine Gerbelle se jauge à l’aune de ceux qui le leur accorde. Loin de moi de me draper dans la morale ou d’en donner des leçons. Ce n’est pas mon problème. Ce qui est mon problème c’est d’en recevoir par cette engeance qui se drape soudain dans la tunique de journaliste à  la déontologie impeccable et surtout indemne de tout présupposé idéologique.


Vieux procédé de la meilleure eau stalinienne : déconsidérer son interlocuteur pour mieux se préserver de la critique.


Je fais partie, selon l’un des plus beaux spécimens de la critique à la française, des « amis blogueurs » d’Isabelle Saporta, car je suis, note-t-il, d’une sensibilité proche de la sienne et je suis par ce fait même adoubé d’un brevet de compétence et d’honnêteté professionnelle.link


Dont acte ! Je goûte avec délice le sel d’une telle démonstration, c’est jouissif.


Mais ce que j’apprécie par-dessus tout c’est la chute de ce cher homme dont la modestie est bien connue de tous « L’investigation, la vraie, est une trop noble chose pour qu’on la confie à des Narcisses (des deux sexes, je précise) de la dénonciation ou à des idéologues qui confondent en permanence l’information qui ne néglige aucun fait et le combat politique qui fait qu’on ne choisit que ceux qui l’arrangent. »


Merci c’est beau !

 

C'est grandiose !

 

À encadrer dans mes cabinets à côté de mon ancienne carte tricolore de membre du cabinet de Michel Rocard. Idéologue je suis, idéologue je reste, mon combat sur mon espace de liberté est un combat politique que je revendique et j’assume. Mon vrai bonheur est dans cette distance qui me permet de contempler ce petit monde du paraître gonflé de vanité et de suffisance… Je jouis ce qui, à mon âge, vaut bien de me fendre d’une chronique.


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Mercredi 19 novembre 2014 3 19 /11 /Nov /2014 00:09

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Le paquet est lourd. Je n’ai rien commandé. J’ouvre : c’est la XIXe édition du Féret « Bordeaux et ses vins » l’édition du  Bicentenaire 1814-2014.


Je suis fier d’en être destinataire.


Mais qu’en faire ?


En premier lieu la consulter pour colmater mes profondes lacunes sur la vigne et le vin de Gironde.


Chroniquer ensuite !


Sur qui ?


Je feuillette page à page et je tombe page 1229 sur Saint-Émilion et sa région ; ma région de prédilection : j’y ai tant d’amis.


Pour soutenir la conversation avec Jacques Dupont, grand arpenteur de terroir, je me plongeais dans le terroir.


Je note : la topographie de la région de Saint-Émilion est très tourmentée… La main de Dieu sans doute !


La carte géologique montre « une très grande diversité des sols et des sous-sols due à l’érosion. »


-         1934 1 étude de R et A de Villepigue distingue 5 types de sous-sols et de sols : argilo-calcaire, silico-calcaire, silico-argileux, sableux, sablo-graveleux et terres franches alluvionnaires dites de « palus »…


-         1979 « les grands types de sols viticoles de Pomerol et Saint-Émilion » M. Guilloux, J.Duteau et G.Seguin distingue au moins 5 types de sols dont des sols superficiels sur calcaire à astéries (Ausone, Canon, etc.) ou les sols établis sur les croupes formées par les alluvions gravelo-sableuses quaternaires de l’Isle (Figeac, Cheval Blanc, etc.)… Là le Jacques Dupont va me prendre enfin au sérieux.


-         1982 le Pr Enjalbert discernait pour Saint-Émilion 5types principaux de terrains : le plateau calcaire, les côtes et « pieds de côtes », les graves anciennes, les sables anciens et les sols argilo-graveleux.


-         Décembre 1989, Cornelis Van Leuwen publiait la carte des sols des vignobles de Saint-Emilion accompagnée d’une notice explicative de 92 pages.


Je note à cette occasion qu’aucune étude exhaustive n’a été réalisée sur la dimension des salles de réception, le nombre de passages dans un film d'un GCC, la localisation des aires pour la pose d’hélicoptères et la nomenclature du chic vestimentaire des hôtesses.


Ne comptez pas sur moi pour vous parler du classement, c’est un sujet qui fâche en haut lieu.


En revanche je me suis permis de faire quelques notations :


-         Le Féret s’inspire de la typologie d’Enjalbert : plateau calcaire, côtes et pieds de côtes, graves et sables anciens et sables anciens et sols sablo-graveleux récents.


-         Pour les 4 grands classés A : Ausone, Pavie et Angélus sont  classés dans côtes et pieds de côtes et Cheval Blanc en graves et sables anciens.


 

-         L’ordre, qui n’a rien d’alphabétique, Ausone, Pavie et Angélus, est le fait du Féret et non pas de mon mauvais esprit.

 

 

-         Du plus petit en ha jusqu’au plus gros et le nombre de tonneaux : 900l soit 1200 cols soit 100 caisses :


Ausone : 7,25 ha et 24 tonneaux


Angélus : 27 ha et 83 tonneaux


Pavie : 35 ha et 76 tonneaux


Cheval Blanc : 39 ha et 133 tonneaux.

 

-         La surface rédactionnelle dans le Féret en cm2 :


Ausone : 252 cm2


Pavie : 226 cm2


Cheval Blanc : 144 cm2


Angélus : 112 cm2


-         Conduite de la vigne :


Ausone : agriculture biologique et biodynamie


Pavie : lutte raisonnée


Cheval Blanc : lutte raisonnée


Angélus : lutte raisonnée

 

-        Les conclusions du Féret :


Pour Ausone : «  les héritiers de madame Cécile Vauthier continuent son œuvre et voient leurs efforts couronnés de succès. Les ceps centenaires produisent un vin qui  s’est depuis longtemps déjà placé à la tête des grands vins de Saint-Émilion, de Bordeaux, et des plus grand vins de France.

Le commerce mondial, de nos jours, lui accorde une forte prime sur tous les autres vins de la région.

Faveur et reconnaissance, parfaitement justifiées, par les anciennes bouteilles de ce cru merveilleux qui ont conservé leur sève et leur fraîcheur après plus d’un siècle. Privilège accordé à des vins qui possèdent, année après année, toutes les qualités et la magie de ceux issus de la petite dizaine de crus de Bordeau reconnus par la planète. »


Pour Pavie : « À la dégustation, les vins de château Pavie se caractérisent par une grande concentration, beaucoup de puissance et d’intensité. « Il s’agit d’un premier cru, et à ce titre, destiné à entrer dans l’histoire de Bordeaux. Pavie est un vin qui doit donner du plaisir dans dix, vingt, trente ans. »

L’immense potentiel du château Pavie a été sublimé par l’arrivée de Gérard Perse. Désormais au sommet de la hiérarchie de Saint-Émilion, 1er Grand Cru Classé A lors du  dernier classement de Saint-Émilion de 2012, Pavie est également un lieu magique à  découvrir. »


Pour Cheval Blanc : « Ici, des générations d’hommes qui se transmettent un savoir-faire rare perpétuent le style de Cheval Blanc selon les qualités propres à chaque millésime grâce à un travail méticuleux et quotidien. On peut évoquer la précision du geste artisanal car ici rien n’est systématique, tout est adaptation quotidienne au rythme de la nature et à  ce qu’elle offre chaque année.

Ainsi, avec de l’audace, un style engagé et un respect manifeste de son histoire, Cheval Blanc se projette résolument vers l’avenir. »


Pour Angélus : « Aujourd’hui Hubert de Boüard de Laforest et son cousin Jean-Bernard Grenié – la septième génération – se partagent les responsabilités du château : Hubert de Boüard met sa formation d’œnologue au service du cru et le représente à travers le monde, alors que Jean-Bernard Grenié gère et administre la propriété.

Héritiers des privilèges d’Angélus et d’un souci permanent de  la perfection, ils ont pour ambition de maintenir le château  Angélus au meilleur niveau des Premiers Crus classés de Saint-Émilion. »


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Merci à Bruno Boidron pour cet envoi qui va me permettre d’élever mon bas niveau sur Bordeaux et ses vins et me permettre de me mesurer aux cadors de la profession…

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Mardi 18 novembre 2014 2 18 /11 /Nov /2014 00:09

Innovation, innovation, tel est le mot d’ordre au sein de la rédaction de la RVF pour capter l’intérêt languissant des lecteurs vieillissants ! Classer les vins c’est bien beau mais ça ne suffit pas au sieur Lubot le DG délégué du groupe Marie-Claire, faut du people les cocos !


Alors nous avons eu droit aux 200 personnalités de l’année et au Grand Prix des hommes de l’année pour animer le Mondovino de l’hexagone.


2013 un couple de beaux hommes : Gérard Perse&Hubert de Boüard de Laforest décrochait la timbale.


2014 un couple inattendu : Audrey Bourolleau et Joël Forgeau pour Vin&Société remportait la coupe.


Cependant l’innovation de l’année 2014 fut, sans conteste, la création d’un nouveau prix celui récompensant le blog de l'année, et ce fut, pour son site La Pinardothek, Sandrine Goeyvaerts qui décrocha le titre envié par toute la blogosphère de winebloggueuse de l'année.


Alors, comme s’interrogeait déjà Lénine, « Que faire ? » pour qu’en 2015 la belle cérémonie des Césars du Vin Français sorte du petit cercle confiné des amateurs de vins ?


Je tairais le nom de celui qui, au sein de la rédaction, a suggéré 2 noms qui ont fait du bruit dans le Landerneau du vin en cette année 2014 finissante : Isabelle Saporta avec son brûlot VinoBusiness et Emmanuel Giboulot pour son front du refus face à la cicadelle.


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Il y eut un grand blanc, profond et puissant, un ange est passé. Même que certains ont imaginé que ce couple infernal postula au podium suprême. Quel buzz ! Un coup à se faire le Petit Journal de Canal+, des reprises dans la presse internationale, une vraie tuerie comme disent les jeunes.


I have a dream!


Imaginez une seule seconde la tête de notre cher Hubert ?


Inimaginable, impensable, un truc à se mettre encore notre cher Stéphane Fouks sur le dos…


Nul n’osa rebondir sur cette infernale suggestion mais le ver était dans le fruit, le mal était fait, ne pas profiter d’une telle aubaine serait contraire à une saine gestion des réseaux sociaux, doper les ventes languissantes.


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Depuis, ça phosphore sec du côté d’Issy-les-Moulineaux afin de trouver un nom de baptême à un nouveau prix et, comme j’ai l’âme d’un bon samaritain, ce matin je lance un appel à suggestion.


Chers lectrices, chers lecteurs ouvrez les vannes de votre imagination !


Pour ma part j’ai bien ma petite idée sur la question mais, vu ma cote de popularité du côté du sieur Lubot de Marie-Claire, ce serait tuer dans l’œuf le clou du grand prix 2015 des hommes de l’année…


Affaire à suivre…


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Lundi 17 novembre 2014 1 17 /11 /Nov /2014 00:09

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Je n’y suis pas allé cette année vu le traitement de bétail entassé que les organisateurs avaient réservé l’an dernier à la piétaille. La vente ne m’a pas manqué, c’est toujours un peu lassant et surtout depuis le grand show de Lucchini ses successeurs sont riquiqui et tombent dans une surenchère qui n’est pas à la hauteur d’une vente de charité. Ça sent le biseness à plein nez.


Moi ce que j’aimais le jour de la vente c’était la conférence de presse salle des pôvres. On s’y gelait gentiment les glaouis mais on se réchauffait en écoutant Louis-Fabrice Latour officier au pupitre, virtuose, négociant jusqu’au bout de ses analyses, un vrai bourguignon, dévidant des chiffres, des hausses, des baisses, des pays, des pourcentages, des millésimes, formant des vœux, des souhaits, cravate style Valls de guingois, du grand art quoi ! Moi qui ne prends jamais de notes j’étais comme à l’opéra et je me sentais capable de restituer la partition de tête comme on dit.


Mais le boss du négoce bourguignon a passé la main à un jeunot, certes plein de promesses, mais un peu trop manager à l’américaine à mon goût. Je n’ai donc aucun regret. Je suis resté au chaud à écrire mes petites chroniques.


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Louis-Fabrice loin du pupitre me semble bien songeur sur cette photo.

 

 

D’un œil distrait je surveillais les infos sur la vente depuis le compte Twitter de François Desperriers le gentil stakhanoviste bourguignon de l’information, lorsqu’une de mes gorges profondes balançait sur mon mail une bombe : Claude Chevallier, le boss du BIVB montait sur ses grands chevaux, accusait Christie’s d’orchestrer la flambée des prix…


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Du lourd quoi !


Et pendant ce temps-là Albéric Bichot faisait le beau auprès d’Adriana après s’être offert le tonneau de charité pour 220 000 euros !


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« Cela ressemble à une déclaration de guerre. Moins de 48 heures avant la 154e Ventes des Vins des Hospices de Beaune, Claude Chevalier, le Président du bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne, interrogé par Creusot-infos et Le Parisien / Aujourd’hui en France, a décidé de mettre le feu : «Je sais que je ne vais pas me faire que des amis, mais ce n'est pas grave, j'assume...»


Depuis quelques années, les prix des pièces mises aux enchères, ont flambé de façon irraisonnée. Une flambée des prix constatée depuis l’ouverture sur le monde que la maison Christie’s a offert, il est vrai, à la vente des vins des Hospices.


Les négociants et les professionnels du vin bourguignon ont perdu la main. De 2009 à 2013 le prix moyen d’une pièce a plus que doublé, en passant de 6189 euros à 12.868 euros l’année dernière. +100% en quatre ans, cela ne peut pas se justifier de façon rationnelle et certainement pas au nom de la qualité.


Alors, jusqu’à quand les prix vont-ils continuer de flamber ? C’est la question que se posent les membres de l’interprofession et les négociants un peu dépités par des années d’augmentation.


«Trop c’est trop» s’alarme Claude Chevalier le président du BIVB (bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne). «Dimanche on attend de la stabilité au niveau des cours, si on ne veut pas affoler les marchés», déclare-t-il tout d’abord, interrogé par nos soins. Un discours en forme de refrain car répété tous les ans. »


La suite ICI La suite ICI link

 


Le torchon brûle ! « On n’est donc pas loin du divorce entre l’interprofession et la maison Christie’s »


«Il faudra sans doute arriver à deux ventes. Une privée ouverte au monde entier et à toutes les enchères même les plus folles. Et une vente publique dans le respect des traditions» déclare Claude Chevallier.


Pour un non-initié il peut paraître étrange que l’équivalent de 200 000 bouteilles pèse lourdement sur la fixation des prix de 200 millions de cols. La vente fut très longtemps un signal pour le marché, est-ce toujours le cas ? Certes l’on peut comprendre le souci de « l’interprofession de vouloir envoyer un signe fort de stabilité, en tout cas de fin des hausses. Les déréférencements sont trop nombreux pour que le frein à la hausse des prix soit impératif. » note un fin analyste du marché.


Quant à l’aspect caritatif  du produit des ventes la seule bonne question à se poser, hors le tonneau de charité dont le produit de la vente va à des associations, c’est : est-ce que l’hôpital de Beaune en tire le meilleur profit pour ses patients ?


Si les Bourguignons ont besoin d’un médiateur le boss du BIVB, et son ange-gardien du négoce Louis-Fabrice Latour, savent où me trouver. Ils me lisent au quotidien. J’ai connu pire situation par le passé. J’attends le coup de fil !

 

Crédit photos :

 © Aurélien Ibanez, Bourgogne Live Production, Creusot-infos et infos-Dijon

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Dimanche 16 novembre 2014 7 16 /11 /Nov /2014 07:00

La vengeance est un plat qui se mange froid. L’impétueux, l’éruptif, le petit agité ne s’est pas précipité, plutôt que de céder au désir, qui a dû être grand, d'attaquer Fillon, de le tuer, il a préféré réserver ses coups à l'Élysée, et, à travers son secrétaire général, à François Hollande. Ainsi a-t-il trouvé enfin, à quelques jours du congrès qui doit le porter à la présidence de l'UMP, un terrain sûr : l'unité du parti, thème toujours assuré du succès dans un mouvement politique, surtout au moment où la division y est reine. Ses adversaires politiques au pouvoir et ses frères ennemis de l'opposition ne pouvaient pas mieux s’y prendre pour le remettre en selle. Amère leçon d’une histoire de corne cul, cette affaire Jouyon  « Tapez vite, tapez vite! Jean-Pierre, tu as bien conscience que si vous ne tapez pas vite, vous allez le laisser revenir. Alors agissez! » Le problème n'est pas que Fillon ait tenu ces propos autour d’une bonne table, mais qu'aux yeux de certains de ses « amis » de l'UMP il aurait pu les tenir, tant les rapports entre lui et talonnettes agité se sont dégradés au fil du temps. S'il ne l'a pas fait, sans doute l'a-t-il pensé trop fort. Le mal est fait. « C’est du pain bénit  pour le petit Iznogoud, qui ne peut que se draper dans sa dignité outragée, parler de bain de boue en pensant à la rivière de sang qu’il provoquera lorsqu’il accrochera au croc de boucher ceux qui lui ont manqué. Xavier Bertrand le «bon à rien», le «petit assureur», le «médiocre», l’ingrat, pose la bonne question «À force de critiquer tout le monde, une question se pose: qui est-ce qu'il aime, à part lui?» La cruauté est la marque de fabrique de Sarkozy. Il attend son heure pour éliminer ceux qui encombrent son résistible retour. Et Jean-Pierre Jouyet dans cette affaire quel rôle joue-t-il celui de Gaston Lagaffe ou celui d’« un personnage intrigant » qui «manipule tout le monde» ? Mon groin de vieux fouineur me fait pencher du second terme de l’alternative. Jouyet entretien des relations « troubles » avec la droite et avec sa vraie fausse manœuvre il donne des gages à Sarkozy. « François Fillon m’a fait part de sa grave préoccupation concernant l’affaire Bygmalion. Il s’en est déclaré profondément choqué (...) Il a également soulevé la question de la régularité du paiement des pénalités payées par l’UMP pour le dépassement des dépenses autorisées dans le cadre de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy »


Qu’il l’ait dit ou non à ce tordu de Jouyet, lors de ce fameux repas, Fillon a raison de craindre le blitzkrieg du petit nabot. Sûr de lui, ce type ne pratique que ce genre de stratégie : il créé des brèches, s’enfourne dans les failles de ses adversaires, bouscule, renverse et occupe la position gagnée. Face à une telle frénésie il faut avoir des nerfs. Attendre. Le laisser se couper de ses lignes arrière, faire que l’intendance ne suive pas, et de le voir ainsi risquer de manquer de carburant. Sarko a besoin d’avoir en face de lui un adversaire réactif sur qui taper à bras raccourci. L’esquive, l’évitement, sont la seule défense qui fasse que ses coups fusent dans le vide. Juppé l’a compris. Le petit le sent et ça l’énerve alors il fait des rodomontades « il sera élu président de la République en 2017 car c'est simple. « Hollande est mort » « Fillon, c'est fini », et Alain Juppé, idem, même si ça se voit moins : « On me dit que la primaire sera difficile face à Juppé. Qu'on le dise, qu'on le répète, ça m'arrange ! Juppé, c'est le candidat de la gauche et des journalistes. On verra s'ils iront voter Juppé à la primaire. » Ben oui mon lapin Duracell survitaminé, cause toujours tu ne nous intéresse pas car y’a que Juppé ne parait décidé à se laisser enfermé dans le système Sarkozy. Dans son entretien accordé aux « Inrocks », il assume ce que Sarkozy ne veut pas assumer. « Sans ambiguïté, et sans drague des militants sympathisants du mouvement catho-pétainiste de la Manif pour tous, Juppé énonce clairement que la loi instituant le mariage pour tous ne sera pas abrogée, qu'il maintiendra l'accès à la PMA tel qu'il est encadré aujourd'hui et que le régime juridique français de la GPA restera l'interdiction. Juppé ne promet pas de faire ce qui existe déjà, comme Sarkozy, et il s'offre même le luxe de se prononcer pour l'adoption par des couples de même sexe. Là où Sarkozy tergiverse depuis un mois, cachant la réalité de ses intentions auprès des fans de militants/sympathisants de la Manif pour tous qui fréquentent ses meetings, les entourloupant avec un discours dont le sous-titre est suffisamment homophobe pour les rendre hystériques comme ils aiment, Juppé va droit au but, ce qui a été fait ne sera pas défait, prenant ce même courant de pensée à rebrousse-poil. Bref, Juppé ouvre son jeu au centre droit, centre gauche, à vitesse maximum, le tout dans le journal de la branchitude de gauche. Autrement dit, Juppé fait objectivement l'impasse sur le soutien de la Manif pour tous et ses hordes de militants et sympathisants sur-mobilisés. »


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Ma cote était au zénith dans la Grande Maison comme à Matignon, j’étais l’homme de la situation. Pour autant je ne changeais en rien ma façon de vivre. « Émilie c’est toute ma vie, c’est mon rayon de lumière, je suis sur mon petit nuage et je n’ai pas l’intention de le quitter » avais-je répondu au petit cercle politique du catalan qui me pressait de m’installer rue de Varenne. Ça les avait un peu surpris mais pas vraiment étonnés, Émilie avait fait une forte impression sur le Premier. Sous la couette elle lisait Winter Journal  de Paul Auster. J’aimais ses pieds nus. Un de mes collègues  des VO me téléphonait pour me demander d’accompagner Manuel Valls lors de sa visite ce vendredi à la coopérative la Chablisienne. Ma réponse le laissa pantois « Je ne peux pas j’accompagne Émilie à son jardin sur les toits… Dis au boss de bien tenir son verre par le pied…» Je nourrissais Émilie de fromages ; elle adorait les fromages. Avec elle je vivais dans une sorte d’apnée amoureuse, incapable que j’étais d’exprimer ce que je ressentais. Tout en elle m’allait. J’envoyais un e-mail au PM citant Max Weber qui, le premier, fait état d'une éthique de responsabilité. À méditer et à utiliser « Dans de nombreuses démocraties matures, un homme politique empêtré dans tant de scandales, dont les plus fidèles collaborateurs ou soutiens politiques sont aux prises avec la justice dans des proportions là encore sans doute jamais atteintes, ne pourrait pas prétendre exercer à nouveau la fonction suprême. A défaut de l'être pénalement, Nicolas Sarkozy s'est en quelque sorte rendu moralement inéligible ». En cliquant sur envoi je pensais « Émilie je l’aime » et c’était la première fois qu’un tel sentiment m’habitait vraiment.

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Roman
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Dimanche 16 novembre 2014 7 16 /11 /Nov /2014 00:09

Non je ne suis pas né à Marseille…


Non, je n’ai jamais affirmé que les sardines bouchaient l’entrée du Vieux Port…


Oui Antoine Aréna je barbotte dans les eaux chaudes de la Corse du Sud loin de Patrimonio.


Oui fille altière de la Castagniccia je fais trempette avec les barracudas  à Tiuccia…


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Certes, ils sont tout petits mais lorsque je plonge les barracudas sont là bien au chaud…


« Poisson du large et chasseur redoutable, le barracuda s’approche des côtes au début de l’été...


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Le barracuda ou « bécune, brochet de mer »


Clairin Deïnes ancien pêcheur du Brusc Var écrit :


« Le brochet de mer, ici ça s’appelle la bécune. Il a la tête du brochet, un petit peu le corps. On le prend surtout quand il pleut à terre. Dans le golfe, il y a un « gour » où il y a un ruisseau qui déverse. De suite, quand il pleut, l’eau est un peu douce. Ça finit par se mélanger mais quand ça arrive, c’est là que tu risques de marquer* de bécunes.


Malgré tout, c’est pas un poisson de roche. Il vivrait dans des fonds plutôt mous. Il n’y a pas de poissons de race. Tout fond fait son poisson… »


Jean Marty pêcheur sous-marin acquiesce :


« Le barracuda, j’en attrape de temps en temps mais c’est plutôt l’été, ça ; l’hiver on les voit pas. Je le vois là où il y a des rejets d’eau douce. Au parc de la Cride, là où il y a la falaise à l’Aïgue-Douce, tu as une source mais elle s’est tarie, hein… Avant, quand tu passais, tu te mettais à côté, presque  ça te poussait ; maintenant, tu sens presque plus rien. Avec le masque tu n’as plus le trouble, tu sais, quand l’eau douce se mélange à l’eau de mer. »


«  À peine piégé, le brochet de mer est brillant, très rigide, l’œil noir vif. Avec le temps, il pâlit et se ramollit. C’est un poisson excellent avec peu d’arêtes, et beaucoup plus goûteux que son homologue d’eau douce. Il s’apprête de multiples façon : au court bouillon, grillé, frit, au four, à l’étouffée ou même en aïoli ou en couscous. »


Toute ma science sur le barracuda je la tire d’un livre plein de ressources « Poissons histoires de pêcheurs, de cuisiniers et autres… » d’Élisabeth Tempier chez Libre&Solidaire.


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« Notre littoral est encore peuplé de ces petits bateaux artisans qui larguent l’amarre bien avant l’aube pour aller piéger quelques poissons dont nous avons oublié parfois les noms et les saveurs. Réglés sur la nature, plus familiers de leur jardin maritime que nos règles sociétales, héritiers souvent de codes archaïques si ce n’est primitifs, ces hommes singuliers nous dévoilent un univers coloré, fortement emprunt d’humanité, aux antipodes des images médiatiques de ravageurs d’océans… »


« Le pêcheur en sa barque trace au petit jour des lignes effacées, contours de notre histoire, et la mer restitue toutes ces figures de proue qui glissent sur l’eau salée comme l’encre sur le papier »

 

* marquer : réussir une pêche


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Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Samedi 15 novembre 2014 6 15 /11 /Nov /2014 00:09

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Que va-t-il encore nous pondre ce matin ? La modestie n’étant pas son fort comment peut-il s’aventurer sur ce terrain qui n’est vraiment pas le sien. Je vous le concède sans aucune restriction. La fausse modestie est le début de l’orgueil et n’a rien à voir avec l’humilité.


Dans notre vocabulaire châtré il est peu courant de faire référence aux humbles aux gens modestes, aux gens de peu. Et pourtant, il est un héroïsme du quotidien qui vaut beaucoup mieux que celui de nos héros modernes.


Cette courte introduction pour vanter le génie des promoteurs des cépages modestes.


Avec ce qualificatif ils suggèrent une forme d’effacement pudique, d’humilité, de simplicité, je n’ose écrire dans notre monde du vin de sobriété…


Ils ne roulent pas des mécaniques ces cépages modestes mais dans l’ombre ils constituent une forme de résistance au paraître uniformisé de notre société post-moderne. Les combats obscurs sont les plus beaux, l’armée des ombres, le Saint-Côme, le fel, le bernadou, le noual, le mouyssaguès, le Négret de Banhars, le Négret de la Canourgue, le Brunq noir, le malpé, le baral, le moural, le tarabassié, le valdiguié pissaïre, le négret du Tarn, le douce noire, le romorantin, le prunelart, le chouchillonx cépages oubliés, menacés de disparaître face à la domination de grands cépages internationaux qui ne représentent qu'une infime partie de la biodiversité de la vigne.


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Les Rencontres des cépages modestes, à Saint-Côme d'Olt, en Aveyron, sont l’anti-bling-bling, diamétralement opposées à ce qui se passe à la même époque à la Villa d’Este, le soi-disant Davos du vin plein de paillettes, de gens présumés importants. Le plus drôle dans cette symétrie c’est que la presse nationale, et même internationale, donne un bon écho aux modestes dédaignant les hauts placés. Ça devrait donner à réfléchir aux sponsors.


Pour les 4e Rencontres, dans la mesure où mon grand âge ne me permet plus de me transporter dans des contrées reculées pour assister à des débats où je serais à la peine eu égard à mon allergie native aux questions techniques, j’ai confié mes intérêts au sieur Jacques Dupont du Point qui aime beaucoup la vie au grand air.link


Comme c’est as de la vidéo voilà ce qu’il m’a rapporté et en bonus Conférence sur les cépages de l'Isère et du Gier :



Quatrièmes "rencontres des cépages modestes" par LePoint

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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