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    Vin&Cie,

             l'espace de liberté

 

 

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Un peu de douceur, de convivialité, de plaisir partagé, dans ce monde de brutes...

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Lundi 30 juin 2014 1 30 /06 /Juin /2014 00:09

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Mon ami Daniele de Michele, dit Don Pasta, est beau, ça c’est à l’attention de mes jeunes amies ; il adore Charly Parker, ça c’est pour mes vieux copains ; c’est le roi de la parmigiana, bien lourde, celle de sa grand-mère qui tenait au corps, ça c’est pour Claire ;  c’est une belle âme, vigoureuse et soucieuse des gens de peu, ça c’est pour les repus de la Toile, bedonnant, pontifiant sur les bons produits paysans authentiques tout en restant le cul sur leur chaise confortable.

 

 

Les 3 photos de Daniele sont signées Lorenzo Cuppini© 


Daniele, dans son récent spectacle pour l’exposition « l’art fait ventre » à l’Espace Cardin, nous a régalés de musique, un trio magique, percutant, habité – les musiciens: Raffaele Casarano au sax et Marco Bardoscia à la contrebasse, et Zamua le chanteur moitié sarde moitié du burundais (voir vidéo) et à la régie vidéo Margot Lançon – de ses extraordinaires dons de conteur. Road-movie d’images, de musique live, de la geste de la main qui fait et du cœur qui dit. Loin de ces affreux gastronomes, de ces diseurs de plat sans âme.


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Hasard de mes lectures, le lendemain, en déjeunant face à la mer (le bassin de la Villette) je découvrais un texte de Giovanni Verga le plus grand écrivain vériste italien qui parle si bien « des vaincus de la vie »


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Dans sa nouvelle Rêverie il fait dire à une belle dame qui, passant en train près d’Aci-Trezza, avait déclaré « Je resterais bien un mois ici ! » et qui n’y était restée que 48 heures :


« Je ne comprends pas comment on peut vivre ici toute une vie. »


Le narrateur impitoyable répond « C’est une chose singulière ; mais peut-être n’est-ce pas un mal qu’il en soit ainsi – pour vous et pour tous les gens de votre espèce. Cette poignée de baraques est habitée par des pêcheurs, « gens de mer », disent-ils, comme d’autres diraient « gens de robe », lesquels ont la peau plus dure que le pain qu’ils mangent, quand ils mangent, car la mer n’est pas toujours aussi aimable que le jour où elle caressait vos gants… Aux jours sombres, en effet, elle écume et gronde,  il faut se contenter de la regarder du rivage, les bras croisés ou couché à plat ventre, ce qui est préférable pour qui a le ventre creux. Ces jours-là, il y a foule à la porte de l’auberge, mais sur le zinc, les grosses pièces ne résonnent pas souvent et les gosses qui pullulent dans la contrée, à croire que la misère est un parfait engrais, poussent des hurlements et se griffent comme s’ils avaient le diable au corps. »


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Autre temps, temps lointain, profondeur de l’Histoire me dira-t-on, mais qui en dit long sur ces femmes et ces hommes « accrochés » à une terre ou à une mer si peu nourricière. Pas si lointain tout de même pour qu’on ne l’oublie, qu’on ne la ripoline pour faire oublier les « horreurs lisses » du monde moderne si propre sur lui.


Plutôt que de gémir, gésir, de regretter, il faut agir, faire que les câpres de Pantelleria de mon ami Don Pasta existent, que ceux pour qui la terre est si basse puisse continuer de vivre debout. Ça ne dépend que de nous !

 

La parole est au poète car le poète à toujours raison :


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Il faut sauver les câpres de Pantelleria… patrimoine d’Italie, du monde…  de tout l’univers…

Car tout le monde sait que ce sont les meilleures…

Mais ces plantes ont gagné avec l’homme la bataille la plus compliquée…

La sélection darwinienne…

De telle sorte qu’une fleur magnifique s’épanouisse pour rendre chaque chose plus belle…

 

Il les récoltait dans le vent…. fort… les câpres

Les mains rapides….

Un changement continue de position… car on a toujours un risque de trop plier son dos…

Et on risque de plier son dos pour toujours…

 

Il me disait que plus personne ne veut le faire… que plus personne veut que ses fils passent la vie à plier leur dos… à risquer de se le casser pour toujours…

 

Ce n’est pas facile lorsqu’on est des guerriers qui défient le vent… de savoir que soi-même et ses fils risquent d’avoir le dos plié.

 

Mieux vaut ne plus faire ça…

 

Personne n’achète plus les câpres!

 

Mieux vaut plier le dos à une économie folle… se plier en deux pour mieux prier le bon dieu qui nous aide à chercher un travail pour nos fils…

 

Mieux vaut que les câpres deviennent  fleur pour un jour …

On se reverra l’année prochain pour un autre jour de beauté...

 

Mais vous savez…

Ces gens connaissent l’élixir pour une longue vie…

Vous savez ce que veut dire garder pour l’éternité la beauté d’une fleur?

 

C’est la métaphore des câpres!


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Câpres de Pantelleria au sel chez RAP link

 

Presque fleurs… on les met dans le sel… on les tuent…

 

Elles resteront toujours amères...

 

Ce n’est qu’après… quand on les posera dans la marmite entre les ingrédients…

Que toute la douceur de la fleur sera dégagée

Toutes ces douceurs gardées dans le temps…

Apparemment perdues… et offertes aux autres…

 

Sacrifice pour la beauté de tous…

 

Voilà pourquoi il faut sauver les câpres de Pantelleria

 

Elle, presque fleur, tuée dans le sel…  pour qu’elle reste fleur toute la vie

 

Métaphore des vies sucrés-salés où il est bien pour chacun d’accepter de vivre…

 

Car la félicité dure juste un instant… la vie, elle, dure une vie entière…

 

Et les douceurs... Il est bien qu’on apprenne à les garder dans le temps…

 

Comme les câpres de Pantelleria

 

Daniele c’est mon ami, lui est né dans les Pouilles, le talon de la botte italienne, il évoque à tout propos sa grand-mère, Nonna Chiarina de Otranto, 90 ans, sa sauce tomate d’ici, son huile d’olive, sa parmigiana ; et moi né dans ma Vendée crottée je vous bassine souvent avec feu ma mémé Marie. Nous sommes frères de cœur et de fidélité.


Pour les petits nouveaux sur ce blog Daniele et moi nous sommes connus grâce à Wine Sound System: Francis Boulard&Nina Simone, Amy Winehouse&Olivier de Moor, Léonard Cohen&Patrick Baudouin link et Vin populaire : un Bag-in-Box de vin naturel de la coopé d’Estézargues pour se chauffer avant un concert de Tom Waits link

 

En prime je vous conseille  :


1-      de visionner la très belle vidéo de la Signora Giovanna c’est en dialecte mais les images parlent d’elle-même, à voir absolument par les fondus de pasta.


2-      D’écouter une valeur sûre qui monte Zamua

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Dimanche 29 juin 2014 7 29 /06 /Juin /2014 07:00

Nous vivons, ces temps-ci, en politique une période exceptionnelle, riche, ça grouille dans le terreau en décomposition, le moindre vermisseau, la moindre vermicelle, j’ose tout ce matin, se tortille, s’agite, tente de se frayer  son chemin pour se singulariser, exister. C’est le temps de la médiocrité. Comme le fait remarquer méchamment la grosse enflure lubrique de DSK, à propos de la moitié des ministres du gouvernement Valls, ce sont des « brêles ». Pour avoir  fréquenté le susdit, au temps où il tenait amoureusement par la main Anne Sinclair, sur un canapé de l’hôtel de Matignon, dans le bureau du directeur de cabinet du futur défunt Pierre Bérégovoy, Hervé Hannoun, nous attendions les résultats du  vote sur Maastricht, je me souviens avoir souscrit au jugement sans appel de mon Ministre « C’est un danseur mondain ! » Je n’ai jamais été ébloui par les analyses de DSK, et moins encore convaincu de son sens de l’Etat à l’heure des choix. Grand phraseur, bardé de communicants habiles, mais aussi de brêles, il a su, et il saura encore, profiter de la médiocrité de la concurrence pour renforcer son image de grand expert compétent. DSK, homme habile savait recruter les meilleurs à son cabinet, tel le très catho et intègre François Villeroy de Galhau, pour se nourrir de leurs analyses et les restituer avec le plus bel aplomb en les sauçant de politique. Ce n’est pas une critique, bien au contraire, un bon ministre, homme de passage, de décision, doit savoir faire bosser les autres, en extraire le meilleur, être un bon chef d’orchestre. Pour en revenir aux brêles, l’ex-procureur Bilger, qui  exhibe  une cravate pelle à tarte d’un kitch affirmé, nous livre une analyse que je ne suis pas loin de partager. « Le citoyen passionné par la politique que je suis éprouve en effet l'impression qu'il y a trop d'amateurs pour trop peu de professionnels.


Cette tendance a été amorcée sous Nicolas Sarkozy et il me semble qu'il existe là une étrange et paradoxale continuité entre la droite et la gauche. Sans se pousser du col, il n'était pas outrecuidant de s'estimer hier aussi capable que certains ministres et de se sentir aujourd'hui aussi fiable et compétent qu'une partie du gouvernement.


C'est d'ailleurs l'un des problèmes récents de notre démocratie. Qu'il y ait rien moins qu'un gouffre entre tel ou tel citoyen et plusieurs serviteurs de l'Etat peut apparaître comme l'expression d'une heureuse égalité républicaine mais l'amateurisme au pouvoir de nombre de ceux-ci renforce la dérision, voire le mépris dont la société accable souvent injustement la classe politique.


La quadrature du cercle : les ministres doivent être comme nous et à la fois mieux que nous. On en est de plus en plus loin. »


Cette semaine nous avons eu droit, entre autre joyeuseté, à une belle palette de brêles  de la droite bête, dans le torchonnet de la droite dure, Valeurs  Actuelles (sic) : le  fou du Puy, l’ex-garde des sots, le petit maquereau venu de chez Le Pen et, cerise sur le gâteau, Guaino le fou du roi. J’adore l’entame de Valeurs Actuelles « La droite est morte, vive la droite ! ». Avec un Front national devenu premier parti de France, une gauche aux abois et une UMP en ruines, l’heure est à la révolte. Quatre ténors de l’opposition lancent en exclusivité un appel au sursaut de la droite. Tout y est dans les éléments de langage : des ténors, mieux vaut en rire qu’en pleurer, 4 petits couteaux en déshérence et bien sûr l’exclusivité : qui d’autre que ce torchonnet aurait accepté cet appel au « sursaut », peut-être le Figaro ? La suite vaut aussi son pesant de grandiloquence grotesque « Comme les trois mousquetaires, ils sont quatre. Ils assistent, impuissants, à la chute vertigineuse de l’UMP, minée par ses divisions et plombée par les affaires. Ils ont vu, au soir des européennes, les mines tristes des ténors de leur parti s’étonner des résultats du FN, tout en appelant à une alliance avec le centre. Ils entendent chaque semaine leurs militants pleurer une droite disparue, incapable d’assumer un projet pour la France. Alors ils se rebellent. »


Des rebelles en peau de lapin : « Rachida Dati, l’ex-ministre qui n’en peut plus de taire son opposition à un projet européen honni par une majorité d’électeurs. Il y a Henri Guaino, cloué au pilori pour avoir critiqué cette ligne « eurobéate », traqué par les juges pour avoir outragé l’un d’entre eux, dernier défenseur d’un gaullisme depuis longtemps abandonné par la droite. Il y a Guillaume Peltier, ostracisé pour avoir défendu, dans la veine de « la France forte » de Nicolas Sarkozy, une Droite forte qui s’assume en ne s’embarrassant plus de ses complexes. Et il y a Laurent Wauquiez, lui aussi passé à tabac par le microcosme médiatique pour avoir tiré des leçons du discrédit européen et proposé le protectionnisme, le retour à l’Europe des Six, la défense des racines chrétiennes de l’Europe et la sortie de l’espace Schengen. » On sent passer un souffle fort face à « l’alliance improbable d’une égérie de l’intégration réussie, d’un poète égaré en politique, d’un jeune loup assoiffé de campagnes et d’un brillant cerveau surdiplômé, qui fut ministre à 35 ans. » Des prêt-à-tout qui ce « sont réunis dans les bureaux de Rachida Dati, à la mairie du VIIe arrondissement. Pour dire leur opposition à une UMP « centrisée », coupée des réalités et fâchée avec ses électeurs. Tous les quatre veulent dessiner les contours d’une vraie révolution de l’UMP. Ils livrent aujourd’hui leur plaidoyer pour une «droite des valeurs». C’est beau comme de l’emphase, que nos quatre brêles se rassurent, ça va faire plouf et puis rien. Même qu’en tant qu’appeaux, ces vermisseaux feraient fuir la fraie qui, qu’ils se rassurent, préfèrera toujours  l’original à ses médiocres copies. Allez, nous partons avec ma chérie au bar de la Marine boire un petit coup à la santé des brêles qui, en bon argot, sont des nuls, des bons à rien, des blaireaux.

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Roman
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Dimanche 29 juin 2014 7 29 /06 /Juin /2014 00:09

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Notre Michel l’a bien dit Guy :


« Tu es parti bien vite, en blaguant jusqu’au dernier moment, et sans souffrir. C’est intelligent et ça te ressemble… »


Du Rocard pur sucre.


Yves Colmou, l’homme de l’ombre du Michel et maintenant de notre Premier Ministre a raison :


« … Guy était un joueur. Mais armé du droit, c’était un joueur qui savait construire sa chance


Merci  Guy de tes paroles post-mortem qui te ressemblent tant et qui me vont si bien à moi, ton discret ami, compagnon des nuits de 1981 au Palais Bourbon, nos macarons du petit matin, voisin de bureau galerie Sully au 78 rue de Varenne où toi le parisien revendiqué, au look décalé, tu as si bien réussi. Tes biddies qui ont fait des trous  à mes pulls toujours au même endroit. Ce déjeuner avec Claire et Dominique Lavanant que tu me demandas d’organiser pour les initier au vin.


Merci de m’avoir donné ce billet d’excuse, comme toi je n’ai que peu de goût pour les funérailles et les cérémonies d’hommages.


Toi, grand prof de droit constitutionnel, fidèle à ta Fac de Nanterre, les hommages que t’ont rendu de hautes personnalités, des confrères, lors du colloque tenu au Conseil constitutionnel le 20 avril 2014 tu les méritais grandement.


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J’y étais invité, je n’y suis pas  allé même si j’aurais eu plaisir d’y croiser beaucoup d’amis et tout particulièrement notre Michel. La raison est intime mais je sais que Guy aurait approuvé mon choix car il se fondait sur un clin d’œil à notre complicité.


Car comme toi je suis fidèle, un fidèle.


Comme l’a souligné ton grand ami Olivier  Duhamel : fidélité en politique « il ne s’y inséra qu’avec et pour Michel Rocard. Il la quitta dès que celui-ci perdit toute perspective de revenir au sommet de l’Etat. »


« Guy était de gauche, mais pas égalitariste, liberté oblige. Il était profondément attaché à la méritocratie républicaine, laquelle, bien que déclinante, lui avait donné  sa chance. Qu’une beurette atteigne l’excellence l’enthousiasmait.


Je reviens Guy sur ton texte lu au cimetière de Montmartre le 3 juin 2013 :


« Voici donc réunis les gens que j’ai aimés, sans qu’aucun ne puisse me reprocher ma propre absence, que je serai le premier à regretter. Comme vous savez, j’ai toujours refusé les célébrations dont j’aurais pu être le centre, anniversaires, décoration ou autres, car ça m’aurait mis mal à l’aise. Cette fois-ci, c’est bien autour de moi que vous êtes rassemblés, et j’y suis d’autant plus sensible que je ne peux, pour le coup, en ressentir la gêne.


Certains, sans doute, n’auront pas pu, voire pas voulu, venir. Je le comprends d’autant mieux que j’ai moi-même toujours eu tendance à éluder ce genre de rencontres pour lesquelles je n’avais aucun goût (…) »


« J’ai toujours été chanceux, très chanceux, heureux, très heureux. Ma chance première est d’avoir très tôt perçu, sans trop savoir comment, la vanité et l’absurdité de la vie puis, du coup, de m’être décidé à en profiter au maximum. Plutôt raisonnable par nature, d’autres diraient tiède, j’ai même été à l’abri des passions dévorantes, celles dont on est par définition esclave, des enthousiasmes ou des abattements, excessifs dans les deux cas, ce qui aide à bien vivre (...) »


« Bref, soyez sincèrement contents pour moi. Je suis mort comme j’ai vécu : heureux, et heureux grâce à vous. »


Il ne s’agit que d’un extrait bien sûr mais j’y trouve mes marques et je me dis que chroniqueur sur la Toile je vais m’atteler à un au-revoir tout aussi optimiste.


Pour l’heure je glisse mes lignes dans les mots de Michel Rocard


« Guy mon ami, mon complice de haute proximité, ta trace est forte, bien marquée indélébile. Elle est finalement beaucoup plus imposante que ne pouvait le laisser croire ce personnage gai, plein de drôlerie et de simplicité que nous fûmes nombreux à aimer côtoyer.


En fait tu mettais ton immense science du droit au service de l’art de vivre en commun en humanité. Sur ce chemin la gauche a encore à faire, toute la France au demeurant.


Tu vas nous manquer.


Salut Guy. »


Guy tu étais plus jeune que moi, né en 1951 et tu le resteras éternellement puisque tu nous as quitté à l’âge de 62 ans alors que moi je vais atteindre mes 66 ans dans quelques jours.


Ton ami Olivier Duhamel a eu les mots les plus beaux « Les larmes ne donnent pas d’encre. Quarante ans que nous vivions amis. Amis absolus, à s’appeler jour ou nuit, pour un oui de question juridique, pour un non d’interrogation de vie, ou l’inverse. Nous déjeunions tous les trois une fois par mois, et blaguions sur qui écrirait le premier la nécrologie de l’autre… »


Ta passion de la liberté Guy t’a fait suivre le conseil de Jacques Duhamel – le père d’Olivier qui fut Ministre de l’Agriculture puis de la Culture – de se « doter d’un filet de sécurité garantissant le boire et le manger, juste pour rester libre… »


Professeur d’Université tu étais donc fonctionnaire Guy, et fier de l’être. Permets-moi de dédier cette fierté à la cohorte  des sots qui passent leur temps sur les réseaux sociaux à conchier les fonctionnaires.


Tu étais un bon vivant Guy et oui tu nous manques vraiment…

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Samedi 28 juin 2014 6 28 /06 /Juin /2014 11:38

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André Deyrieux, qui voue sa vie à l’œnotourisme, toujours bien informé, nous alarme « Or, si Edonys TV a, dès le début, reçu nombre de soutiens, ils sont restés moraux. La filière n’a pas su voir quel outil de promotion s’offrait à elle. Aujourd’hui, la petite chaîne s’essouffle financièrement. Et si on parle de « filière », c’est qu’une dernière lettre circulaire a été adressée le 14 mai à tous les « éminents représentants du vin », malheureusement sans aucune réponse à ce jour. »


Suis un peu vénère, eu égard à ma large « surface médiatique », à mes anciennes fonctions de petit rapporteur, de notre passé commun, même si tu fus un temps membre d’un groupuscule néo-mollétiste qui conchiait mon Michel, t’aurais pu me mettre en copie de ta lettre circulaire.


Ceci dit, t’as eu raison d’envoyer une lettre circulaire aux grands mamamouchis du vin ou supposés tels car comme tu le sais mieux que moi : ils tournent en rond, ils tournent en rond, vu que la plupart n’ont jamais vendu le moindre litron. Pour preuve leur énorme plan stratégique à l’Horizon 2025 en 73 mesures.


Je sais que tu n’as pas un goût prononcé pour les fonctionnaires mais ces gars-là, professionnels de la profession, sont pires que les ronds de cuir dont je suis. Rappelle-toi : « le haut-fonctionnaire parisien ». Je peux leur envoyer mon relevé de retraite : 5 caisses…


Bref, mon cher Jean-Michel que j’aime bien, ta chaîne est dans le potage et tu te démènes pour l’en sortir. Je connais ta pugnacité mais si j’ai un conseil à te donner : ne soit pas petit bras, 120 000 €, pour eux c’est l’épaisseur du trait, demande-leur une brique ça les réveillera après leur sieste postprandiale suite au petit banquet de la salle à manger de FranceAgrimer.


Je suis mauvaise langue, je sais mais je les connais comme si je les avais fait, avec l’argent des autres ils sont très bons pour coucher les millions de subventions ou des bonnes CVO.


Vu ma cote élevée auprès de cette coterie je ne te propose pas mes services pour t’en sortir mais sache que je suis, cher Jean Mimi, de tout cœur avec toi.


Ce n’est qu’un début, continuons le combat !


Amitiés


Le Taulier


La chaîne est ici : www.edonys.tv

 

La filière vin enterre sa chaîne link


Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Samedi 28 juin 2014 6 28 /06 /Juin /2014 00:09

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Est-ce l’effet FranceAgrimer Jérôme Despey, depuis sa dunette, nous avait promis un plan de longue vue pour éclairer la stratégie du secteur-clé qu’est le vin.


Cap 2025, ils n’ont pas osé se contentant d’évoquer les perspectives à l’horizon 2025.


La gestation fut longue et difficile, en chambre, veillée comme du lait sur le feu par la fine fleur du monde du vin.


Qui s’en attribuera la paternité et la maternité, je ne sais mais Anne Haller, qui semble être la marraine, nous affirme que « Les débats ont été assez intenses au sein du Conseil Spécialisé, mais on est bien arrivé à un consensus : en mai le plan stratégique a été voté, dans sa rédaction actuelle, à l'unanimité (sans abstention, ni vote contre)


Je n’ai jamais eu beaucoup de goût pour le consensus, souvent mou, tout le contraire de choix clairs qui seuls sont porteurs d’action.


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La stratégie est, et reste, un art militaire qui ne s’accommode pas des petits arrangements entre amis et qui ne supporte bien évidemment pas l’évitement des sujets qui fâchent.


Gouverner c’est choisir !


Tout le reste n’est que piètre littérature qui ne troublera guère les générations futures.


73 mesures, et pourquoi 80, ça nous aurait permis de faire un jeu de mots à  2 balles sur les 4 vins : le rouge, le blanc, le rosé et le nature.


32 pages, Dieu que c’est long ! Confus, sans hiérarchie, ennuyeux. link


Du souffle messieurs !


Ça sent la technostructure, l’externalisation, un plan stratégique n’est pas un catalogue balayant un peu tout pour faire plaisir à tout le monde et ne déplaire à personne, mais un travail sur soi-même permettant d’intérioriser ce qui unit, ce qui rend fort, entreprenant. Se mettre en mouvement, osons le mot gagner ! Gagner ou regagner des parts de marché.


Y z’auraient dû consulter Dédé, notre Deschamps national qui a su coacher sa bande de loustics d’une main de maître, lui faire partager ses choix, ses options stratégiques, mettre les egos dans la poche et retourner les éternels râleurs de Français.


Quel que soit le résultat qu’obtiendra son équipe, et d’ailleurs qu’importe, il a choisi, il a bâti, il a fait que l’avenir soit ce que l’on fait.


« Point n'est besoin d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer. »

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Vendredi 27 juin 2014 5 27 /06 /Juin /2014 18:00

Troisième  et dernier épisode de La fabuleuse histoire des vignobles de la Petite Camargue conté par notre Jacques qui ne confond pas ballets roses et flamands roses car il a connu le président André Le Troquer. Avantage des sages sur les margoulins de la Toile qui n’ont pas un beau cœur d’acier.


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Vue aérienne du Mas Listel. © DR

 

« Passé le Grau-du-Roi, ses plages assez chargées en matériel humain bronzé et son urbanisme tout autant envahissant, on est un peu surpris et désorienté. Plus de beaux immeubles en béton faïencé avec balcon du même métal donnant sur la route menant au rond-point qui conduit au port. Pas loin de la mer, terminées les villas Ker Marcel avec parasol et coin barbecue, nul parking géant où rôtissent les Mégane... »

 

La suite ICI link 


En cadeau Bonus une  dégustation de 4 vins de 4 domaines. Merci Jacques les vignerons t’en sont reconnaissants.

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Vendredi 27 juin 2014 5 27 /06 /Juin /2014 10:00

En 1978 je débarquais au 232 rue de Rivoli dans les locaux  du tout nouvel Office National des Vins de Table créé, sur les vestiges de l’Institut des Vins de Consommation Courante, par le gouvernement de Jacques Chirac suite aux évènements tragiques de Montredon.


Dépoussiérer la baraque tenue par des ingénieurs passionnés de bois&plants de vigne mais peu au fait des questions économiques. Le Vin de Consommation Courante rebaptisé Vin de Table par la grâce de l’Europe déclinait, les vieux barons du Midi rouge s’accrochaient, ferraillaient, manifestaient, les CAV maniaient la mèche lente, et l’INAO vivait sa petite vie tout en haut des Champs Elysées.


Je ne vais refaire le match mais ce morceau d’histoire ne peut être ignoré si l’on veut comprendre la structuration actuelle de la production viticole et l’approche très française du marché du vin.


Le tout AOC  prenait son envol, la création des vins de pays procédait de la même logique, le grand négoce embouteilleur sur les lieux de consommation se délitait. Place aux régionaux de l’étape, essentiellement bordelais et bourguignons.


Au milieu de ce grand maelstrom il y avait LISTEL  appartenant à « La compagnie des Salins du Midi qui a développé un grand vignoble moderne, car c'étaient à la fois des industriels avec une claire notion de rentabilité et un repaire d'ingénieurs dotés d'une vision très planificatrice et mécanique : parcelles les plus grandes possibles, vastes chais de 13 mètres de large (longueur maximum des poutres), moyens techniques impressionnants, pompes, pressoirs. " C'était une société dominée par les polytechniciens, les centraliens... " Plus que Les Temps modernes de Chaplin où le travail à la chaîne constitue la condition du progrès, les " géniaux ingénieurs ", comme dit Boris Vian, s'en sont donné à cœur-joie pour inventer la nouvelle modernité rurale. »


Jacques Dupont a raison, lorsque je suis allé visiter à l’époque Listel avec Pierre Marcoux, chef du centre de Montpellier, c’est la réflexion que je lui ai fait « tout ça, pour ça… » J’y suis retourné à l’invitation d’un Yves Barsalou fasciné, au temps du Val d’Orbieu conquérant et triomphant. Là, je me suis dit « pourrait vraiment mieux faire… » et quelque temps plus tard, par la grâce du Crédit Agricole, le baron Vranken récupérait la marque.


Le process industriel de Listel ne pouvait qu’aller à un champenois, même de fraiche date, sauf que pour la vente le savoir-faire de Castel se révélait la meilleure arme pour placer Listel en GD.


Voilà pour mon petit couplet perso, mais l’essentiel est dans les 2 articles du sieur Dupont :


(1) Listel : sous les pieds de vigne, la plage


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Domaine de Jarras, parcelle du Commandeur © DR

 

« Bon, si on avait écrit en titre " La fabuleuse histoire de Listel ", avouez que vous cliquiez vers la sortie. Comme nous peut-être, d'ailleurs, avant d'y aller et de rencontrer Martial Pelatan, crinière aussi blanche que celle des chevaux de Camargue qui vivent là en liberté, le boss technique et la mémoire du lieu. Il avoue presque gêné avoir " un peu " travaillé sur l'histoire des salins et, d'une voix calme au débit qui ne s'emballe jamais, raconte sa Camargue depuis Saint-Louis et même avant » la suite ICI link


(2)  Listel, îlot de sable gagné sur la mer, ne devrait pas accueillir de la vigne, ennemie du sel.


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Listel, roubine et paysage de vigne. © DR

 

« Les responsables de Listel ont deux ennemis qu'ils doivent en permanence surveiller : le sable, qui sous l'effet du vent se déplace et peut former des dunes, et l'eau salée, qui, si elle atteint les racines de la vigne, la trucide sans l'ombre d'un remords. Tout autour sont exploités en effet les marais salants, et ce n'est pas tout à fait par hasard si les anciens propriétaires de Listel s'appelaient La Compagnie des salins du Midi ! »  la suite ICI link


(3)  Troisième et dernière partie aujourd’hui sur Le Point.fr Jacques Dupont

 

Dieu que j‘adore ces chroniques écrites par un autre où je n’ai rien à faire…

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Vendredi 27 juin 2014 5 27 /06 /Juin /2014 00:09

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Desproges est une institution, pour preuve on le dégaine pour se démarquer des hordes ordinaires qui sont légion en ce temps de Coupe du Monde.


Sur Face de Bouc et sur Twitter c’est le temps de la bêtise ordinaire, bien lourdingue, bien grasse, universelle…


Dans sa « Chronique de la haine ordinaire » du 16 juin 1986 « À mort le foot » concluait :


« Quand j'étais petit garçon, je me suis cru longtemps anormal parce que je vous repoussais déjà. Je refusais systématiquement de jouer au foot, à l'école ou dans la rue. On me disait : «Ah, la fille !» ou bien : «Tiens, il est malade», tellement l'idée d'anormalité est solidement solidaire de la non-footabilité. Je vous emmerde. Je n'ai jamais été malade. Quant à la féminité que vous subodoriez, elle est toujours en moi. Et me pousse aux temps chauds à rechercher la compagnie des femmes. Y compris celles des vôtres que je ne rechigne pas à culbuter quand vous vibrez aux stades. »


Presque 30 ans après les femmes s’y s'ont mises et la bêtise ordinaire est unisexe.


Les réseaux sociaux se vautrent dans l’outrance et la bêtise ordinaire.


Il y a outre dans outrance et, comme chacun le sait ou pas, plein comme une outre signifie bourré comme un coing, beurré comme un petit Lu, saoul comme un Polonais…


En effet, en novembre 1808 les forces françaises sont arrêtées au col de Somosierra, dernier bastion espagnol sur la route de Madrid, défendu par 8000 hommes avec 20 canons. Après plusieurs attaques infructueuses, Napoléon décide d'y envoyer les chevau-légers polonais de la Garde, au nombre de 150, sous les ordres de Jan Kozietulski. Au bout de quelques minutes de combat les Espagnols sont défaits.


Napoléon, admiratif, aurait alors dit: « Il faut être saoul comme un Polonais pour accomplir cela. »


Une autre version dit que les maréchaux français, voulant minimiser le rôle des Polonais, indiquaient que ceux-ci étaient ivres. Napoléon leur aurait alors répondu: « Et bien la prochaine fois messieurs, soyez saouls comme des Polonais ».


Mais revenons à l’outrance :


À outrance, à toute outrance, jusqu’à l’excès.


Excès : degré qui est au-delà des bornes habituelles.


Les bornes « Quand les bornes sont dépassées il n'y a plus de limite » le sapeur Camenber, Pierre Dac, Georges Pompidou…


No Limit !


Après des années de tolérance amusée de la pochtronerie ordinaire les grands chefs du vin se sont convertis à la modération à la consommation responsable.


« La consommation de boissons alcoolisées, même avec excès, était vue d’un œil bienveillant, pour autant que les acteurs soient de sexe masculin »


Nous vivons dans le temps du « politiquement correct » qui est sans aucun doute la plus belle expression de l’hypocrisie collective.


« Au risque de choquer : modération et tolérance ne sont guère mes tasses de thé … j'suis tendance bon vivant et accueillant... » link


Le bien-vivre ne signifie pas à l’évidence se retrouver souvent le nez dans le caniveau ou au-dessus de la cuvette des chiottes, les bons vivants ne sont pas des pochtrons, ni même des avinés  journaliers, mais des gens savent faire la fête et pour qui le vin est le meilleur allié de la convivialité. Mais pour autant arrêtons de jouer aux mijaurées outragées la consommation excessive de vin conduit à l’alcoolisme.


« Le vin peut relever l’âme, mais il peut bousiller le foie et il est aussi responsable d’un fléau tel que l’alcoolisme.

L’amour peut bonifier l’âme, mais il est aussi coupable de maux comme le crime passionnel, la violence conjugale, la maltraitance des enfants. »


Michel Froidevaux, commissaire de l’exposition Eros Bacchus.

 

Le trop de jusqu’à l’excès me fait penser au petit plaisir subversif de Jean-Pierre Marielle dans le film culte de Bertrand Blier CALMOS « L’intérêt, avec le sucre, c’est que ça donne de remarquable caries, surtout le soir… Ça macère toute la nuit et ça attaque bien l’émail… »


La « gestion » de nos excès relève de la sphère privée me direz-vous à juste raison sauf qu’au nom de notre santé, de son coût lorsqu’elle se détériore la puissance publique vient y mettre son grand nez pour nous dicter de « bonnes pratiques »… Nous sommes cernés par une communication nutritionnelle très incantatoire et hypocrite puisqu’elle se résume à faire dérouler des bandeaux sous les publicités des grandes marques de bouffe et de boissons.


Le vin, boisson alcoolisée, est cerné par 2 géants : les multinationales de la bière et celles des spiritueux et il est bien difficile de faire entendre sa petite musique.


Tout l’enjeu pour le monde du vin dans sa communication, face aux hygiénistes et aux pouvoirs publics, consiste à sortir de l’ambiguïté d’une approche bien trop globale, trop culturelle, trop autocentrée sur les bons vins, les vins chers qui sont si chers aux critiques, posture qui ne tient pas assez compte d’une réalité économique et sociale incontestable : dans la GD le vin reste encore une boisson alcoolisée peu couteuse.


Nier la réalité ne change pas la réalité, le vin est une boisson alcoolisée comportant des risques qui ne doivent être ni niés, ni exagérés. Les modes de consommation ont lourdement évolués mais plutôt que de continuer à nous auto-congratuler ou à nous vivre comme des citadelles assiégées par les hygiénistes essayons d’être plus convaincants auprès de l’opinion publique.


Un conseil, prenez le temps d’écouter ce que disent sur ce sujet les mères de familles, y compris lorsqu’elles sont vigneronnes, vous réviserez sans doute votre façon d’aborder la perception de certains de nos comportements…

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Jeudi 26 juin 2014 4 26 /06 /Juin /2014 00:09

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Même si ça vous paraît un peu désuet je trouve ça très beau et, à mon sens, en le déclamant à la Malkovich, avec le vouvoiement, « Que vos seins soient pour moi comme des grappes de vigne… » c’est d’un érotisme torride.


C’est dans la Bible, Le Cantique des Cantiques, ce qui m’évitera de me faire taxer par les prudes et les culs pincés de pornographe.


À propos de pruderie, Face de Bouc et Instagram prohibent les photos de poitrines dénudées alors qu’une décision de justice du 7 juillet 1992 dans l'Etat de New York a reconnu ce droit aux femmes, au nom de l'égalité. «Aucune mesure de maintien de l'ordre» ne doit donc être prise contre «des individus, homme ou femme, qui se montrent en public sans vêtement au-dessus de la ceinture»


Alors, pour dénoncer cette censure Robyn Graves et Michelle Lytle, les créateurs de la marque The TaTa Top viennent de lancer lance un maillot de bain « effet seins nus »


Couleur chair, la particularité du bikini réside dans les deux faux tétons dessinés à l’endroit dédié.  Le « breast bikini » donne ainsi une impression de seins nus.

 

Le maillot aux seins nus est devenu une sorte de symbole de la campagne #freethenipple, « libérez le mamelon » (selon le mot-dièse utilisé sur Twitter)


Donc ce matin je vous offre :


1-     Une vieille chronique  de septembre 2008 « Plaidoyer en défense de la grappe de raisin » link


2-   L’extrait du Cantique des Cantiques 4 :7-10


LUI :

« Que tu es belle, que tu es charmante ô mon amour,

sources de délices !


Ta taille est souple comme un palmier

et tes seins ressemblent à des grappes.


J’ai dit : je veux monter à la cime de ce palmier,

j’en saisirai les rameaux !


Que tes seins soient pour moi

comme les grappes de la vigne,

et ton haleine comme la fleur parfumée

des pommiers ! »

 

ELLE :


« Que ta bouche me verse un vin généreux,

oui, un vin qui coulera que pour mon bien-aimé,

et qui rafraîchira nos lèvres à l’heure du sommeil ! »


3-   Une p’tite photo du maillot de bain « effet seins nus »


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Mercredi 25 juin 2014 3 25 /06 /Juin /2014 10:00

J’adore les enchaînements fluides, rien à voir avec les chaînes du SM, mais rythmés à la  manière d’un bon vieux rock and roll dansé avec une partenaire qui se laisse mener par une simple impulsion du poignet.


Je m’explique.


Hier, dans le beau geste du semeur je lance sur la Toile une proposition pour sortir Olivier Cousin des rets de ses pairs, regroupés en pack derrière l’INAO, pour défendre la pureté de nos belles origines. Pensez-donc, s’il venait à l’idée d’un gars de la Napa Valley de baptiser son cabernet d’En Joue afin de capter la notoriété de cette belle appellation.


L’après-midi, à 17h22, que vois-je s’afficher sur l’écran de mon IPhone ma tronche de cake face à un titre alléchant du POINT  « Avec la Trop, la pression monte en zone AOC » signé par Jacques Dupont. J’ouvre et je lis « L'affaire Cousin inspire le blogueur Jacques Berthomeau, qui lui conseille de se lancer dans la production d'une bière un peu spéciale... » link


J’en rosis de plaisir.


Ce matin place à ces coquins de Suisses.link


Philippe Margot, citoyen suisse et fidèle lecteur nous indique que l’Exposition Eros Bacchus link est ouverte depuis le mai 2014 pour se terminer le 28 février 2015


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Négligemment avant de prendre ma douche je feuillette l’opus Eros Bacchus et je tombe en arrêt face aux décapsuleurs.


« En général plat, le décapsuleur se construit autour de son orifice, de sa bouche métallique qui va venir croquer le fourreau métallique qui clôt le flacon…


L’acte de décapsuler, de procéder donc au décapsulage fait peut-être quelque part écho à l’acte de dépuceler. D’où sans doute le désir d’accompagner ce décapuchonnage de sons plus tonitruants…


Le décapsuleur a été parfois un vecteur d’excitation de l’imaginaire érotique… »


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Nos amis suisses n’ont pas peur des mots mais, n’étant pas encore gagnés par le naturisme, je me dois de leur signaler que pour eux, lorsqu’ils font de la mousse, pour leurs Pet’nat le décapsuleur est exigé.


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Du côté de la future bière rosée d’Anjou La Gabernet® j’invite les esprits inventifs à laisser libre cours à leur créativité. Dans le langage moderne ça s’appelle un produit dérivé.


 Bonne journée et large soif comme dirait Roger…  


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