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Dimanche 28 décembre 2014 7 28 /12 /Déc /2014 00:09

« Bienvenue au pays du muscadet », indique un panneau à l’entrée du village Le Landreau, dans le vignoble, à une trentaine de kilomètres au sud-est Nantes, où vivent paisiblement 3 000 âmes. C’est là qu’habitait Virgile Porcher, dans une petite maison non loin du centre, depuis deux ans avec son ami Gaëtan, danseur également. »


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Virgile Porcher, fauché par une camionnette folle au marché de Noël de Nantes, qui a succombé à ses blessures « Ceinturon de cow-boy, chapeau Stetson noir, cravate texane et santiags aux pieds, « il était heureux quand il dansait » témoigne Iliade. Et il donnait du bonheur aux gens à travers la danse. « C’était toute sa vie. Il était très professionnel. Il avait la danse dans la peau. Il aimait ça, raconte Iliade, les sanglots dans la voix. Il avait une telle joie de vivre. C’est moche ce qui lui est arrivé, ainsi qu’à ses proches. »


Stéphanie LAMBERT dans Ouest-France, avec justesse et humanité,  raconte la mort brutale et forcément injuste d’un innocent. link


Alors moi le vieux baby-boomer, né en 1948, je lui dédie ces extraits de « Nous les enfants de 1948» de Capucine Vignaux consacré au be-bop et aux beatniks des années 50. Je sortais à peine du berceau.


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« Les jeunes d’alors sont bien décidés à s’amuser et à profiter de la vie. Survivre, ils l’ont déjà fait : maintenant c’est de vivre qu’il s’agit. Et ce, au rythme du jazz de la Nouvelle-Orléans, du boogie-woogie (« buji-wouji » pour les plus vieux) et du be-bop. Ils montent de petites formations, ménageant à  chacun un solo et improvisant avec audace. Mais la jeunesse jazzy est partagée…


-         Les sages ceux qui écoutent le « Panorama du jazz américain » de Sim Copans sur Paris-Inter,


-         Les « sauvages » qui y voient une « musique libre » et qui ont saccagé l’Olympia.


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« Le be-bop, on l’écoute avec un sérieux confinant à la déférence, ou bien on le danse en couple, vêtu de blue-jeans et baskets. Les filles sont parfois en jupe ample ou bien droite, longue et fendue jusqu’aux hanches. Pour les conservateurs, le jazz n’est pas une musique sensuelle  mais « sexuelle », et ses artistes n’arrivent pas à la cheville des musiciens classique […]


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« Il faut vivre vite car « si tu t’imagines, fillette fillette xa va xa va durer toujours la saison des za, la saison des za, saison des amours […] ce que tu te goures… » Chantait Gréco d’après le poème de Queneau. Lemarque et Mouloudji prêtent leur voix à Prévert, Queneau et Vian […] Au club Saint-Germain, au tabou, au Flore, on cache moins son homosexualité, et on ne respecte sûrement pas l’ordonnance de 1949 interdisant aux hommes de danser ensemble. »


Vous avait-il parlé de son souhait de donner ses organes ?


ESTELLE PORCHER sa sœur : Pas à moi, mais il en avait parlé à l’une de ses proches amies. Cette volonté d’aider, ça lui ressemble tellement. Il est mort, mais quelqu’un va vivre grâce à lui. L’hôpital de Nantes nous a dit que seulement 39 personnes avaient donné leurs organes cette année. C’est cette image qu’il faut garder de lui, quelqu’un prêt à tout pour aider les autres. Virgile était un trésor.


Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Samedi 27 décembre 2014 6 27 /12 /Déc /2014 00:09

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Cette question extraite de la bible française du cartoon américain : les dessins du célèbre The New Yorker : la France et les Français vus par nos grands alliés étasuniens, que nous taxons assez facilement d’être arrogants, dominateurs, acculturés, au-delà de son ironie est très significative de l’image des vins français, celle de grands vins inaccessibles au commun des mortels.  


Cette question posée, à un brave restaurateur, par un couple d’étasuniens middle-class, débarqué dans notre vieux pays dans les années 60, peut paraître dépassée aujourd’hui en ce temps de mondialisation « heureuse » avec l’irruption des vins dit du Nouveau Monde qui ont démocratisés l’approche du vin.


Indéniablement les vins de marque australiens, chiliens, américains, privilégiant le cépage, la régularité, l’uniformité, ont créé, en Grande-Bretagne et aux USA, de nouveaux consommateurs, mais pour autant cette accessibilité du vin n’a guère modifié l’image du vin français, bien au contraire.


La césure entre les grands vins français, ou présumé tels, aux prix pharaoniques, et les autres, a amplifié et déformé plus encore cette image. Nous restons un pays d’une minorité de vins élitistes dominant une vaste plaine où se côtoient des vins excellents, souvent mal valorisés, et des vins sans grand caractère écoulés en grande majorité sur le territoire national, à prix modestes, par ce qu’il est convenu d’appeler la GD. La dilution et l’ambiguïté de nos AOC est la marque majeure de l’évolution des 25 dernières années.


Accessible :


Se dit de quelque chose (produit, service, loisir, etc.) que l'on peut s'offrir.


Se dit de quelque chose (livre, œuvre, art) que l'on peut comprendre.


Qui sont donc les classes moyennes ?


« Le concept de classes moyennes est vague. Les « classes moyennes supérieures » sont le plus souvent des couches aisées rebaptisées « moyennes » dans les années 2000 pour profiter des politiques de baisses d’impôts. Un grand nombre de commentateurs considèrent qu’une personne seule dont le revenu mensuel après impôts s’élève à 3 000 euros appartient au groupe moyen, alors qu’elle figure parmi les 10 % les plus favorisés.


Pour clarifier le débat, l’Observatoire des inégalités reprend le découpage suivant, identique à celui utilisé par le Credoc : les 30 % les plus démunis composent les catégories « modestes ». Les 20 % les plus riches composent les catégories « aisées ». Les classes « moyennes » se situent entre les 30 % les plus démunis et les 20 % les mieux rémunérés. Elles représentent 50 % de la population.


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Sans simplifier à l’extrême il m’est possible d’écrire que les classes moyennes françaises ont les moyens de s’offrir de bons vins (notion très subjective s’il en est mais qui recouvre une réalité objective de l’offre française de vin) mais que le problème essentiel tient à leur compréhension du vin.


Au risque de me faire enguirlander par les journalistes, critiques, blogueurs patentés du vin, je constate que la grande majorité d’entre eux ne s’adresse qu’aux amateurs, aux initiés, seuls 3% d'entre eux affirment bien maîtriser la connaissance du vin, quand 26% répondent assez et a l'opposé, 43% disent ne pas s'y connaître du tout. L'image du vin reste toujours élitiste puisque parmi les sondés qui maîtrisent la question, 43% sont cadres ou relèvent de professions libérales, contre 20% d'employés et 16% d'ouvriers. Outre cette différence sociale, le vin reste l'apanage des hommes, avec 33% de répondants qui savent ce dont ils parlent, contre 75% de femmes qui n'y connaissent rien.


C’est bien joli de se féliciter de la belle image globale du vin en France comme le fait Vin&Société mais il me semblerait plus pertinent de se pencher sur la réalité de l’offre des vins français, de ne pas se contenter de vivre sur le capital de notoriété d’une minorité bien dotée.


En France il est de bon ton de railler les grandes écoles dont sortent nos élites mais il n’empêche que dans le monde du vin la mode est aux Master Class…


Et si en 2015 nous étions un peu consuméristes dans le monde du vin français pour le rendre accessible à tous ceux qui peuvent se l’offrir en fonction de leurs moyens ?


Vœu pieux sans aucun doute…

 

Christopher Weyant link

 

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Vendredi 26 décembre 2014 5 26 /12 /Déc /2014 00:09

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Ma mère était une excellente cuisinière au quotidien comme pour les grandes occasions : son beurre blanc, ses vols au vent, ses tartes… À Noël, bien évidemment, elle nous préparait une bûche.


Ce qui me fascinait dans la préparation de la bûche c’était le moment, ô combien délicat, où maman roulait le biscuit de génoise, qu’elle venait de tartiner d’une crème au beurre. Une fois l’opération effectuée c’était plus ludique : la couverture de la buche, à l’aide d’une douille chemin de fer, d’une fine couche de la crème au beurre chocolatée. Puis, venait la phase artistique : tracer des nervures pour faire genre écorce, poser la base d’une branche sciée, dessiner aux deux extrémités l’écorce de la bûche, enfin placer les petits champignons en meringue puis enfin le nain avec sa scie.


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De la bien belle ouvrage même si au final la bûche de maman n’était pas d’une grande légèreté (la crème au beurre) mais, en ces temps d’après restrictions, nos mères avaient la hantise de bien nous nourrir.


Maintenant nous consommons. Bien sûr la crise fait que « les Français dépenseront globalement moins cette année pour les fêtes de Noël mais ils vont préserver leurs budgets gastronomie et jouets, a déclaré mardi la secrétaire d'Etat au Commerce et à l'Artisanat Carole Delga, au micro de France info.


Le budget global pour les dépenses liées aux fêtes de fin d'année est plutôt en baisse, de l'ordre de 4%," a indiqué la secrétaire d'Etat.


En revanche, pour tout ce qui est nourriture et jouets, c'est une progression. Il y aura certainement une hausse de plus de 3% des ventes de jouets », a-t-elle annoncé, en ajoutant que les produits made in France recevaient un bon accueil, notamment les jouets fabriqués dans le Jura.

Les traditions ne se perdent pas tout à fait mais du côté de la bûche de Noël, du moins à Paris, nous assistons à une surenchère des « pâtissiers stars » Pierre Hermé en tête. C’est une inflation de créations que vous pouvez découvrir en ouvrant le lien ci-contre Le Top des bûches de Noël 2014 des Chefs Pâtissiers à Paris link


Inflation aussi sur les prix avec une mention toute particulière à Pierre Hermé  avec Bûche de Noël 2014 by Pierre Hermé «Solstice d’hiver» Edition limitée à 55 exemplaires Tarif : 140 € à partir de 12 personnes.


Je dois vous avouer que ces compositions esthétisantes ne me font pas saliver et ne me donne pas envie de casser ma tirelire pour quelques bouchées de bûche de Noël.


Comme je n’ai guère la main pâtissière renouveler les gestes de maman pour faire sa bûche ne me tente pas. Alors, que faire ?


Chercher une bûche qui lui ressemblerait.


Je l’ai trouvé, dans son esprit chez Philippe Conticini à la Pâtisserie des Rêves  rue du Bac à quelques tours de roue de chez moi.


Il l’a baptisé : LA BÛCHE VINTAGE link


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« Avec son allure rappelant la bûche traditionnelle de notre enfance, cette création de Philippe Conticini est désormais un rendez-vous incontournable. Crème aux marrons, biscuit moelleux à la pâte de marron, nuage de crème chantilly, base croustillante à la vanille et fleur de sel, marron doux, compotée acidulée de griottes et « craquounet » à la fleur de sel. »


Vous allez me dire que je ne suis pas à une contradiction près car cette bûche, dans sa substance, n’a strictement rien à voir avec la buche de maman. La réponse est évidemment oui mais ce qui comptait pour moi c’était l’esprit, le geste de revisiter la bûche traditionnelle de Noël et ça Conticini le fait admirablement bien. Sa bûche dite vintage est d’une légèreté absolue, elle a fait l’unanimité.


Si Conticini est un grand pâtissier il lui faudra prendre des cours de logistique pour l’année prochaine : la distribution des commandes rue du Bac a relevé de l’improvisation proche du foutage de gueule : 1 heure d’attente face à de braves jeunes gens perdus dans un classeur bordélique. Le gag c’est que les clients qui n’avaient pas passé commande étaient servis, eux. Seul bon point, l’extrême patience des gens mais, pour le moins, Philippe Conticini nous doit autre chose que des plates excuses.

 

Mais la bûche de Noël d'où vient-elle ?


« Bien avant de devenir le dessert que nous connaissons du repas de Noël, la bûche allumée dans la cheminée en cette nuit merveilleuse exprime, dans toutes les traditions européennes, une mosaïque de croyances et de coutumes.


Elle était destinée à se consumer pendant trois jours mais l’idéal était qu’elle puisse tenir douze jours, pendant les douze nuits critiques consécutives, jusqu’à l’Epiphanie qui célèbre la venue des Mages à Bethléem. En Allemagne, on l’appelle « Christbrand », alors qu’en Italie elle est « il ceppo », pour devenir « Yule log » dans les pays anglo-saxons, « kerstblock » en Flandre, « cachofio » en Provence, « chuquet » en Normandie ou bien « cosse » dans le Berry. » link


« La date de naissance du dessert qui a permis de continuer à célébrer symboliquement ce rituel varie selon les sources : certains évoquent sa création vers 1834 par un des ouvriers pâtissiers de La Vieille France à Paris, d'autres son invention vers 1945 par un pâtissier de la société Colibri et quelques-uns la tradition d'un « gâteau roulé de Noël » dans la région Poitou-Charentes depuis le 19ème siècle. »


Avec ma bûche vintage  le brut nature Cumières 1er cru de Georges Laval s’imposait !


Georges Laval

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Jeudi 25 décembre 2014 4 25 /12 /Déc /2014 00:09

Le Père Noël je n’y ai jamais cru car, chez moi, dans ma Vendée profonde, profondément imprégnée par la religion catholique, il n’était permis de croire qu’au Petit Jésus, et lui j’y ai cru jusqu’à un âge  avancé qui ferait sourire mes petits-enfants.


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Enfant de la paix, baby-boomer, né au milieu d’un siècle qui a connu deux guerres mondiales, l’Holocauste, Hiroshima et Nagasaki, je n’ai jamais porté les armes, et, abrité derrière le rideau de fer et le mur de Berlin, je n’ai connu que la guerre froide fondée sur l’équilibre de la terreur l’apocalypse nucléaire, et les dernières guerres coloniales : l’Indochine et l’Algérie qui impliquaient des proches surtout la dernière où mon grand-frère fut appelé du contingent.


Les guerres d’aujourd’hui, mêmes celles qui ne portent pas toujours ce nom,  sont un peu plus lointaines, images vues à la télévision, oubliées pour certaines, porteuses pour d’autres de peurs, en nos espaces de paix, par crainte du terrorisme.


Nous vivons donc, nous les Français, européens d’une Union que beaucoup disent exécrer, depuis beaucoup d’années, dans un espace de paix mais, loin s’en faut, nous ne sommes pas en paix ni avec nous-mêmes et ni avec les autres.


Et pourtant certains de nos concitoyens ont peur.


La peur, la peur de l’autre, des autres, des peurs réelles ou fantasmées exploitées, et ces peurs me font peur car elles me font douter que nous soyons, au XXIe siècle, devenus des citoyens adultes.


« Ce qui nous fait peur, dit Boris Cyrulnik, c'est l'idée que nous nous faisons des choses, bien plus que la perception que nous en avons. » Mais qu'est-ce que la peur, au fond, sinon, au départ, un signal de notre instinct animal devant le danger Cette peur-là nous sauve la vie. Le problème, avec l'humain, c'est qu'il a une imagination débordante... Le psychiatre préféré des Français nous dit comment cette imagination doit être apprivoisée, après qu'elle nous ait littéralement servi de force initiatrice. » link


-         Question : Et que dire lorsque la peur n'est plus le fait d'un individu, mais d'un groupe, voire d'une société tout entière ?


 

-         B. C. : Quand la peur envahit un groupe, elle a un bénéfice liant. Si on partage la même haine, la même peur de cet étranger qui n'a pas les mêmes croyances que nous, on va être liés.


 

La haine et la peur sont aussi liantes que l'affection. Car la peur et la haine, comme l'amour, sont des affects. Sur le plan social, la haine a même souvent un effet liant supérieur à l'amour. Partager un amour n'est pas facile, il faut être d'accord sur bien des choses. En revanche, si par bonheur on a la haine du même, alors là on ne discute pas... On peut facilement se retrouver dans ce partage négatif.


 

-         Question : Peut-il y avoir des sociétés qui dérapent dans l'angoisse ?... non pas une agressivité contre un ennemi affirmé, comme le nazi durant la guerre, mais une angoisse sourde contre un ennemi impalpable, l'inquiétude de sociétés trop bien nourrie par exemple et qui ont peur qu'on touche à leur beefsteak...


 

B. C. : Tout à fait ! Cela rejoint ce que nous disions tout à l'heure par rapport à la situation de l'enfant surprotégé. On a alors la peur de perdre, qui est pulvérisante, fragmentante... un peu comme le nourrisson dans sa peur du manque. C'est tout à fait différent de la peur de l'étranger, du différent, où l'on repère l'objet et où l'on peut avoir une stratégie adaptative.


Dans la peur du manque, nous sommes bien plus proches de l'angoisse, ce qui me fait dire que « plus on est nantis plus on est anxieux ! »

 

Nous sommes le jour de Noël alors, comme cadeau, je vous offre un conte La peur de Guy de MAUPASSANT parut le 23 octobre 1882 dans le journal Le Gaulois. link

 

 

Un extrait :


-         Permettez-moi de m'expliquer ! La peur (et les hommes les plus hardis peuvent avoir peur), c'est quelque chose d'effroyable, une sensation atroce, comme une décomposition de l'âme, un spasme affreux de la pensée et du cœur, dont le souvenir seul donne des frissons d'angoisse. Mais cela n'a lieu, quand on est brave, ni devant une attaque, ni devant la mort inévitable, ni devant toutes les formes connues du péril : cela a lieu dans certaines circonstances anormales, sous certaines influences mystérieuses en face de risques vagues. La vraie peur, c'est quelque chose comme une réminiscence des terreurs fantastiques d'autrefois. Un homme qui croit aux revenants, et qui s'imagine apercevoir un spectre dans la nuit, doit éprouver la peur en toute son épouvantable horreur.

 

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Mercredi 24 décembre 2014 3 24 /12 /Déc /2014 00:09

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Edgard Félix Pierre Jacobs, plus connu sous le nom d'Edgar P. Jacobs, né le 30 mars 1904 à Bruxelles, est, comme son nom ne l’indique pas, belge.  Créateur de la série des Blake et Mortimer, il fut un des collaborateurs d'Hergé belge lui aussi.


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Ses héros, sir Francis Blake et le professeur Philip Mortimer, sont anglais car inspirés de « deux amis peintres de l’artistes : Jacques Van Melkebeke pour Mortimer et Jacques Laudy pour Blake » sont des anglophiles avérés.


« Le premier connaît sur le bout des doigts les grands classiques de la littérature anglophone Edgar Allan Poe, R.L. Stevenson, H.G. Welles, A. Christie ; le second correspondait dès l’âge de 13 ans avec l’illustrateur anglais Arthur Rakham – « le dessinateur sorcier » – et apprit à fabriquer les cornemuses chez les frères Ross à Édimbourg. »


« On sait combien Jacobs influença Hergé, le créateur de Tintin dont il fut un proche collaborateur : rigueur dans le travail, sens absolu du  détail, réflexion profonde dans l’élaboration du storytelling, probité créatrice enfin, sont des qualités qu’Hergé et Jacobs partageaient en même temps qu’une indéfectible amitié. »


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« L’un et l’autre étaient de joyeux bons vivants qui ne refusaient jamais le bon vieux whisky que leur ami Laudy faisait venir spécialement d’Écosse. »


Signé : Didier Pasamonik dans son Introduction à l’album de Claire Dixsaut « les cocktails de Blake et Mortimer 30 drinks terriblement british » éditions La Maison 19,90€.


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Comme je suis So British tendance Turnbull&Asser et emplit d’une belgitude profonde tendance Arno… je vous propose, puisque le champagne doit beaucoup à nos voisins anglais, le cocktail Le collier de la Reine.


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-         Achetez sur la Toile des perles pour cocktail link et link


-         Dans une flute versez 2 cl de sirop d’orange sanguine puis les 12 cl de champagne frappé.*


-         Ajoutez au moment de servir 1 cuillérée de perles de framboise.


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* Ne frappez pas votre champagne avec un gourdin, ni un Bourdin d’ailleurs, plongez-le jusqu’au bas du goulot dans un seau, prévu à cet effet, empli de glaçons.


* Ne vous frappez pas aussi pour choisir votre champagne : confiez-vous aux Jacques !


-         Le stakhanoviste du Point link


-         Le ramier de l’espace de liberté plutôt naturiste sur consultation personnelle exclusivement.

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Mardi 23 décembre 2014 2 23 /12 /Déc /2014 00:09

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Les saillies de Churchill sont célèbres, normal de la part d’un homme qui déclarait « les paroles sont les seules choses qui durent »


Elles fusaient, « d’innombrables idées jaillissaient quotidiennement de son cerveau, y compris dans la baignoire où il aimait travailler… »


Roosevelt notait férocement « cent idées par jour dont trois ou quatre de bonnes. Le malheur, c’est qu’il ne sait pas lesquelles. »


Entêté jusqu’à perdre parfois le sens des réalités, à l’âge de 24 ans il écrivait à sa mère « Je cède très souvent à la tentation de faire plier les réalités pour les adapter à mes phrases. »


« Exubérant et gâté, puéril et enfantin, aimable et féroce, curieux mais têtu comme une mule, travailleur et généreux mais vaniteux et déterminé à occuper le devant de la scène… Churchill était tout cela à la fois. » Dominique Enright qui a réuni les textes cités traduits par Hélène Hinfray « les sautes d’humour de Winston Churchill » chez Payot 12€


Churchill

 

« Ce qui caractérise un grand homme, c’est sa capacité à laisser une impression durable aux gens qu’il rencontre » déclara un jour Churchill. Sans contestation il fait partie  des hommes « plus grands que nature »


S’applique à merveille à beaucoup d’intervenants sur Face de Bouc


« Monsieur le député ne devrait pas produire plus d’indignation qu’il peut décemment en contenir. »


À un membre du Parlement qui l’interrompt sans cesse.


Une des plus célèbres :


« Personne ne prétend que la démocratie soit parfaite ou infaillible. Pour certains, c’est même la pire forme de gouvernement si l’on excepte toutes les autres formes à avoir parfois essayées. »


Sur le parti conservateur… quand il en était membre (ndlr il faut aussi membre du parti libéral)


« C’est un groupe de messieurs tout ce qu’il y a de respectables, braves et honnêtes, qui sont prêts à de grands sacrifices au nom de leurs opinions, mais qui n’ont pas d’opinions. Ils seraient prêts à mourir pour la vérité, si seulement ils savaient à quoi elle ressemble. »


Anticommuniste un jour anticommuniste toujours !


« Tenter d’entretenir de bonnes relations avec un communiste, c’est comme faire la cour à un crocodile : on ne sait jamais s’il faut le chatouiller sous le menton ou lui taper sur la tête ; quand il ouvre la bouche on se demande s’il essaie de sourire ou s’il s’apprête à vous dévorer. »


Rosse


« Il compte parmi ces orateurs dont on dit fort justement : « avant de se lever, ils ne savent pas ce qu’ils vont dire ; pendant qu’ils parlent, ils ne savent pas ce qu’ils disent ; et quand ils se rassoient, ils ne savent pas ce qu’ils ont dit. »

À propos de Lord Charles Beresford, amiral et député conservateur

 

Réaliste

 

« Les oiseaux morts ne tombent pas du nid »

Comme on lui fait remarquer que sa braguette est ouverte.

 

Toujours rosse

 

« Mr Chamberlain aime les travailleurs : il aime les voir travailler. »

À propos du libéral Joseph Chamberlain père d’Austen Chamberlain ministre des Affaires Étrangères et prix Nobel de la paix en 1925

 

Encore très rosse


« Nous savons qu’il possède, plus qu’aucun autre, le don de faire tenir un maximum de mots dans un minimum de réflexion. »


À propos du Premier ministre travailliste Ramsay MacDonald

 

Féroce mais lucide


« Un vieux secrétaire de mairie qui regarde les affaires européennes par le mauvais bout de la conduite d’égout municipale. »

« Vous aviez le choix entre la guerre et le déshonneur. Vous avez choisi le déshonneur et vous aurez la guerre. »


À propos de Neville Chamberlain, Premier Ministre conservateur et signataire des accords de Munich en 1938

 

Vachard


« Imbattable dans la défaite, imbuvable dans la victoire. »

À propos du maréchal Montgomery of Alamein


Méchant


« C’est un homme modeste qui a de nombreuses raisons de l’être. »

À propos du travailliste Clement Atlee qui en 1945 lui succéda comme Premier ministre.


Les Français


« Pour le meilleur ou pour le pire, les Français ont vraiment été maîtres chez eux ; ils ont construit comme ils l’entendaient sur les ruines de l’Ancien Régime. Seulement, ils ont du mal à aimer ce qu’ils ont fait. »


Jeux de mots anglais


« En 1943, Churchill envoya Anthony Eden en mission pour engager la Turquie dans la guerre aux côtés des Alliés.


Eden : Progress slow. What more can I tell Turkey ? (Pu d’avancées. Que puis-je dire de plus à la Turquie?)


Churchill : Tell them Christmas coming ! (dites-leur que Noël approche!)

 

Les femmes


« Pendant une réception au Canada, Churchill se trouvait assis à côté d’un pasteur méthodiste très collet monté quand une jeune et accorte serveuse s’approcha avec un plateau de verres de sherry. Elle en offrit d’abord à Winston, qui se servit, puis se tourna vers le pasteur.


Celui-ci offusqué qu’on lui fit une proposition aussi diabolique, déclara :


« Jeune fille, je préfèrerais commettre l’adultère plutôt que de boire de l’alcool ! »


Churchill rappela alors la serveuse :


« Mademoiselle, revenez, je ne savais pas qu’on avait le choix ! »


Pour faire plaisir à Jacques Dupont


« On raconte  que, lorsque Churchill devint ministre de la Marine en 1911, une société de tempérance lui demanda de reconsidérer cette tradition qui veut que l’on baptise un navire en cassant une bouteille de champagne sur sa coque.


« Mais madame, répondit Churchill à la porte-parole du groupe, cette sacro-sainte coutume de la Royal Navy est au contraire un magnifique exemple de tempérance. Le navire commence par une gorgée d’alcool, et ensuite il reste à l’eau toute sa vie. »


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Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Lundi 22 décembre 2014 1 22 /12 /Déc /2014 00:09

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Ce qui suit n’est pas le fruit de ma plume mais de celle d’un vigneron-blogueur qui a pignon sur rue depuis quelques millésimes.


Ce texte m’interroge, conforte certaines de mes observations sur la tendance qui se dessine et se confirme, mais, comme je ne suis, je l’ai toujours été d’ailleurs, rien qu’un vieux buveur assis éloigné de ce genre de salon, plutôt que de me livrer à son exégèse, je préfère le soumettre à votre réflexion.


Ce texte est extrait, 2 paragraphes, d’une chronique d’Hervé Bizeul « À la mode pour Noël : Lumbersexuel et sa copine country » chronique dans son intégralité ICI link


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« Lors de mon dernier voyage à Bordeaux… je frémissais de bonheur tant les effluves du changement sont désormais sensibles, bien que non encore apparentes. Bien sûr, certains ne bougeront pas, ne bougeront jamais. Sur le salon, on pouvait voir encore quelques croque-mort terrifiants, en costume noir, véritables zombi du vin, excédés d’être obligés d’être un dimanche ici, à verser des verres de vins à des clients pour lesquels ils n’avaient que du mépris, les jugeant, à leur âge, à leur mine, à leurs vêtements n’avoir « pas les moyens », et je ne parle pas seulement d’argent… Je suis fasciné que certains croient encore que le langage non verbal n’existe pas, que l’on vient chercher sur un salon de ce type simplement du vin, des notes ou des leçons, alors que l’immense majorité des visiteurs venaient chercher des émotions, du plaisir et du contact humain. Et qu’ils se sont fait souvent mépriser. Que l’on confonde encore la pauvreté et le fait de n’avoir pas d’argent est très significatif. La pauvreté, la vraie, elle est émotionnelle. Et elle est à plaindre. 


Bon, dans le vin, cela va mettre un moment pour que certains vignerons, négociants et journalistes comprennent que les attentes et les goûts ont changé, que l’on veut du mûr mais désormais du frais, que l’on veut boire et non confiturer, que le vin se boit et ne se déguste pas seulement, ensemble et dans la joie et non pour impressionner les autres avec un marqueur social. Que le vin, dès qu’il atteint un certain prix, doit désormais avoir du sens, créer du lien, faire sortir des whooaww de tout votre être et même parfois, des larmes (tu te connaitras, mon amie, merci…). Mais tout cela est en marche, cela me semble très clair. »

 

 

NB : le titre de  cette chronique n'engage que moi bien sûr...

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Dimanche 21 décembre 2014 7 21 /12 /Déc /2014 07:00

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Quand on aime on ne compte pas, pince sans rire je le dis et le redis haut et fort à M, c’est ainsi que je l’appelle maintenant, pour moi le meilleur album de l’année c’est Chaleur Humaine de Christine & The Queens ! Je l’écoute en boucle en lisant et commentant dans la marge les rapports de ma fine équipe. Sur l’écran de mon IPhone un message de M s’affiche : « j’ai envie de bulles et de cigarettes… ». Je souris dans ma barbe de 3 jours en pensant « aujourd’hui c’est jour de fête ! » La surprise est enfin arrivée. J’appelle mon VTC. Cap sur le garage, je pianote sur l’écran tactile« M on se retrouve à notre bar préféré… » C’est simple comme l’amour : je saute sur toutes les occasions de satisfaire les désirs d’Émilie et, là, c’est le cas de le dire, c’en est une belle : une superbe Saab Turbo 16 S; 175 ch accélération 0-100 km / h 8,5 secondes, vitesse maximale 217 km/h, en état quasi-neuf. Elle appartenait à un vieil aristocrate de Lamorlaye qui la bichonnait et ne s’en servait que pour aller voir sa maîtresse à Chantilly. Lorsque j’allai conclure l'achat chez lui il m’expliqua qu’il avait horreur de conduire et qu’en conséquence il appointait un chauffeur pour sa Bentley, mais, comme celui-ci cafardait tout à son épouse, pour aller « sauter », ce fut son expression, la fougueuse Anastasia, ce cher homme partait à cheval au travers de la forêt jusqu’à un garage qu’il louait à Coye-la-Forêt. C’est là que son bijou l’attendait. « Mais pourquoi vous en séparez-vous ? » lui demandais-je. Sa réponse fut sans appel « Je ne bande plus ! » Il me servait un grand verre de Lagavulin. Je le payais en liquide et en petites coupures. Avant de prendre congé je risquai « Vous n’avez pas essayé le Viagra ? » Il hochait la tête « Bien sûr que oui mais ça me faisait un tel effet que je ne débandais pas. Vous me voyez rentrer retrouver ma sainte épouse avec une trique d’étalon ? » J’en convins mais je lui promis de lui faire parvenir la référence du Viagra Rouge link . Le vieux cabotin me tomba dans les bras en me murmurant « Vous êtes un très chic type mais je dois  vous avouer que je vais plutôt changer de maîtresse. Anastasia ne me fait plus bander, c’est ça la vérité… » Pour l’heure, moi, je bichais : M aurait pour la Noël la Saab de ses rêves.


Nos agents dormants au siège de l’UMP nous abreuvaient d’infos de première main que nous nous empressions de refiler à des journalistes sûrs. Dernière en date, le fou du Puy, selon Jérôme Lavrilleux, connaissait fort bien Bygmalion. L’ancien bras-droit de Jean-François Copé raconte avoir déjeuné avec le député de Haute-Loire le 26 février, soit la veille de la parution du Point révélant l’affaire Bygmalion. Celui-ci cherchait alors à le recruter « Il faut que tu lâches Copé, il ne survivra pas à l'affaire Bygmalion » sauf que ce déjeuner a eu lieu avant que l'affaire Bygmalion n'éclate. Affaire à suivre, même si le dénommé Lavrilleux ne porte pas Wauquiez dans son cœur puisque dans une interview au Point le 5 juin dernier, il présentait le nouveau secrétaire général de l'UMP comme « une raclure ». On s’aime toujours autant à l’UMP. Même que son tout nouveau président, toujours aussi délicat, s’est fendu sitôt son élection, d’un petit speech aux 80 salariés du parti : « Il faut donner un coup de jeune dans cette maison ! Il faut rajeunir l’accueil, avec des jeunes filles souriantes et avenantes… » Les titulaires, des vieilles de 50 ans, ont apprécié. Même que certaines ont pleuré sans même que le goujat ne s’en aperçoivent. Carla devrait se méfier. Même si elle se dit « bâtarde, maso, bourgeoise et énergumène et que le courage c'est l'affaire des peureux et des angoissés » les mauvaises langues font remarquer à l’UMP, et elles sont nombreuses, que puisque « son mari ne porte pas de pyjama » la Carla n’était pas à l’abri d’un coup de tabac. Et pendant ce temps-là la cour continuait de s’amuser, le fou du Puy a, selon Hughes Ancelin, le chef de cabinet de Frédéric Péchenard, le directeur-général du parti, fait mesurer les 2 pièces qu’il a dû occuper, près de l’ascenseur de service, après que « la coqueluche montée sur échasses » l’ai viré, pour lui prouver qu’il disposait de la même surface qu’elle.


J’étais arrivé dans le bas Montreuil où les petits pavillons sont maintenant investis par des couples bobos. Le garage faisait un peu tache mais ça devait réjouir la nouvelle population qui adore tant l’authentique. Il est vrai que Paul Doutreleau, mon petit garagiste, est plus vrai que nature avec sa salopette pleine de cambouis, on se demande bien pourquoi vu que maintenant les tires sont bourrées d’électronique, sa casquette et son mégot éteint collé aux lèvres. C’est un Paganini de la débrouille. Je lui avais fait installer dans la Saab 900, noire bien sûr, d’Émie un radiosat qui lui permettrait de téléphoner en mains libres et une installation Bose top niveau  pour la musique. Il me tendait une main indemne de toute salissure. Nous bavassions mais j’indiquai à Paul que, comme j’étais un peu charrette, nous ne pourrions pas aller au bistrot d’en face nous envoyer notre habituel pastis mais que je reviendrai très vite avec Émilie. Comme Paul n’aime pas qu’on chamboule ses habitudes j’ajoutai, pour le consoler, que ma très chère et tendre Émie rêvait de devenir garagiste et qu’elle serait ravie de le rencontrer. Il bougonnait en se déridant un peu « tu m’en diras tant ce doit être une sacré nana ! » Je ne le démentais pas et le félicitais pour son beau boulot en lui refilant une belle enveloppe. Le moulin de la Saab ronronnait de plaisir. Depuis l’habitacle j’appelais M pour lui indiquer que je serais à l’heure. Elle me répondait qu’elle avait une folle envie de brandade de morue. Ma réponse l’intriguait « tu vas pouvoir faire le tour de Paris pour dénicher ta brandade… » 

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Roman
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Dimanche 21 décembre 2014 7 21 /12 /Déc /2014 00:09

Lassé par les niaiseries de petites mains de la Toile, qui passent leur temps à nous tartiner des hymnes au foie gras et aux liquides qui vont avec, sur les crèches politiques qui naissent en des lieux où elles n’ont rien à faire, je leur renvoie l’ascenseur : Noël c’est quoi au juste ?


C’est surtout ça !


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J’aurais pu prendre le prétexte de l’article sur les mafieux des grands crus pour m’offrir le numéro mais, pour rester dans la note hypocrite de mes consœurs et confrères qui ont volé au secours de Marie et Joseph, du bœuf et l’âne et, bien sûr du Petit Jésus, je sors mon Topor.


Lui cuisine : le cocktail anti-gueule de bois !


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« Régulièrement, le magazine de l’homme moderne, selon son slogan de l’époque, proposait des recettes pour… homme moderne.


Tous les cocktails anti-gueule de bois…


Signés Lui ancienne version !


Ces recettes signées Ned Rival ont été rééditées dans un très beau livre aux éditions de l’Épure, Lui cuisine, accompagnées de dessins de l’immense Roland Topor.


 Chaque mois, Lui.fr pioche ses préférées dans l’ouvrage, afin de vous inciter —et vous aider— à passer derrière les fourneaux pour gâter votre belle… ou vos amis.


Allez savoir pourquoi, en cette fin décembre, lui.fr a choisi… les cocktails anti-gueule de bois vus par Ned Rival et Roland Topor : link


Chez moi au Bourg-Pailler, pas de Père Noël, pas de réveillon, rien que le Petit Jésus dans la crèche familiale, et dans nos petits souliers, des cadeaux et surtout une orange enveloppée dans du papier soie…


Lâchez les paturons de l’âne, il ne vous a rien demandé et si vous continuez de l’instrumentaliser il a une spécialité qui vous remettra à votre bonne place.

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Samedi 20 décembre 2014 6 20 /12 /Déc /2014 00:09

Oiseaux-Tempête-Photo

 

Mardi en recevant mardi midi Echo d'oco la Newsletter de Natoli&coe j’ai un test Face Bouc en postant l’édito : Qu’est-ce qu’un vin à défaut ?


Vous y écriviez, cher Jean Natoli :


« Je possède trois casquettes relatives au monde du vin : œnologue, vigneron, consommateur. Sans devenir schizophrène, je note avec l’âge que la vision de chacun de ces mondes ne se recoupe pas facilement.


Du simple point de vue de la dégustation, j’observe des différences majeures de perception sur ce qu’un œnologue de ma génération appellerait un défaut. Aujourd’hui, certains défauts ne semblent plus un problème pour un nombre croissant de professionnels. Cette observation concerne évidemment en premier lieu certains vins « nature ». Ce nouveau vocable reste relativement peu précis, sociologiquement connoté et médiatiquement très couru.


La suite ICI link


Votre comparaison avec le couac ou le canard en musique m’a fortement interpelé car elle restreint le champ à la musique symphonique, le jazz et la fanfare… En quelque sorte : les grands vins, les autres un peu plus border line et les vins populaires…


Pourquoi pas mais ces références restent dans le domaine musical que vous côtoyez. Les autres sont-ils exclus du champ musical ? Des barbares !


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Je n’en si pas si sûr, ces jeunes gens boivent.

 

Boivent-ils bons ?

 

Pour eux, la réponse est oui.

 

Alors, que faire, que dire, qu’écrire ?


Surtout pas, comme je l’ai lu sur mon mur, les fourrer dans le grand sac des bobos car c’est faux.


Les rencontrer, les écouter, les entendre, échanger, les convaincre peut-être, mais surtout les prendre pour ce qu’ils sont : des nouveaux buveurs de vin… Moi je trouve ça plutôt réjouissant…

 

 

« Oiseaux-Tempête. Ce n’est donc pas que du post-rock expérimental à composante politique. Dans quelle mesure la musique peut-elle accompagner un désarroi ou une révolte ? Oiseaux-Tempête offre une réponse à la question… »



Je roule en ce moment vers Saint-Émilion pour y déjeuner avec des amis du cru. Oui, oui, j’en ai là-bas. Nous serons 12 chez Saint François d’Assises… Je n'aurai pas le nez sur mon écran pour engranger le tombereau de commentaires...


Oiseaux-Tempête // Ouroboros from Léa Neuville on Vimeo.

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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