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Mercredi 9 juin 2010 3 09 /06 /2010 00:09

Dans le style « je ne veux voir qu’une seule tête », et « nous sommes tous égaux face à la vie que l’on vit » se fixer comme objectif une bonne moyenne bien compacte obtenue par un diviseur qui ne veut rien dire c’est jeter de la poudre aux yeux pour mieux masquer son impuissance. En l’occurrence ici il s’agit des objectifs nutritionnels prioritaires définit par le PNNS 1et2 concernant la consommation d’alcool par les français.

 

Je cite « Diminuer la consommation annuelle d’alcool à moins de 20 g par jour (PNNS1), de 20% par habitant afin de passer en dessous de 8,5 l/an/habitant (PNNS2) »

« Repère boissons : ne pas dépasser par jours 2 verres de vin de 10cl pour les femmes et 3 verres pour les hommes. »

 

Tout ça est beau et rassurant comme l’objectif d’un Plan mais est-ce avec de tels indicateurs globaux que l’on fait progresser le niveau de la santé de nos concitoyens. En effet, le vieil adage : « qui trop embrasse mal étreint » garde en la matière toute sa pertinence.

 

La stratégie est un art militaire. Lorsque l’état-major dresse un plan de bataille il doit tenir compte des forces en présence, les siennes et celles d’en face, de la nature du terrain, de la météo, de la logistique, du moral des troupes... avant de définir une stratégie. Celle-ci se situe, avec de multiples variantes, entre 2 types de choix : défendre ou attaquer. En clair, et de façon un peu sommaire, soit concentrer ses forces sur ses points faibles pour ne pas reculer, soit tout miser sur ses points forts pour progresser.

 

Dans le domaine de la Santé Publique il semble que l’état-major de la Direction Générale de la Santé, flanquée d’une myriade de représentants de l’Administration et des Etablissements publics de l’Etat (51 membres) ait élaboré « un programme ambitieux » mais que « la gouvernance et l’organisation ne sont pas à la hauteur des enjeux ». En clair, tout ce beau monde bichonne sur le papier un beau PNNS mais pour sa mise en oeuvre plus personne, ou presque, est en capacité d’appliquer et de contrôler ce qui se passe sur le terrain.

 

Mais qu’est-ce donc ce PNNS ?

 

Pour faire dans l’ironie facile je répondrai qu’en France nous n’avons pas de pétrole mais nous avons le Plan National Nutrition Santé 1 et 2 : que le monde entier nous envie*, fils adultérin du Gosplan et d’une belle part de la matière grise des beaux esprits qui ont si bien appréhendés et gérés la pandémie H1N1, forme fort indigeste du Gloubiboulga cher à Casimir, dont le petit peuple avachi devant son téléviseur, ingurgitant force de pizzas et de sodas, ne retient que le gimmick « manger, bouger... » inscrit sur le bandeau déroulant qui défile lorsque des bienfaiteurs de notre santé, tels Coca Cola et Mac Do font de la pub à la télé.

 

Plus sérieusement (accrochez-vous car c’est du sabir administratif pur sucre) :

 

« Le PNNS  est un programme de santé publique qui propose une politique nutritionnelle à travers le double prisme de la tradition culinaire française d’une alimentation qui rime avec plaisir et patrimoine gastronomique, et la santé et du bien-être au regard des risques de survenue de certaines maladies, comme certains cancers, le diabète et l’obésité compte tenu des déséquilibres nutritionnels, liés à la fois à des excès dans l’alimentation et à un environnement marqué par une augmentation des comportement sédentaires et au manque d’activité physique.

Le PNNS s’inscrit dans un système de représentation qui va de la sphère privée à la sphère publique, mettant en jeu l’histoire individuelle et le mode de vie de chacun, avec une très grande diversité des comportements alimentaires observés dans un contexte où les valeurs culturelles, l’environnement économique et social pèsent sur les politiques publiques.  

Si le PNNS, au terme de ses deux programmes, s’appuie sur un consensus sur la définition des repères nutritionnels, dont il a permis de diffuser les références, il lui a été difficile de définir avec succès une politique nutritionnelle généraliste, qui tienne compte par ailleurs des différentes populations cibles en fonction de leur âge (les jeunes et les personnes âgées), ou de leur niveau socio-économique (les populations en situation de pauvreté ou de précarité).

Les différentes parties prenantes que sont les acteurs institutionnels, administrations, collectivités territoriales, les acteurs économiques (producteurs du monde agricole, IAA, restauration collective) ou les partenaires associatifs et aussi les sociologues et chercheurs, souscrivent dans l’ensemble au constat que la nutrition s’impose comme un enjeu de santé publique, mais restent partagés sur la part qui revient à chaque déterminant. Pour certains, la régulation des comportements alimentaires collectifs doit être privilégiée, alors que pour d’autres la responsabilité de chacun dans son mode de vie est primordiale. Chacun s’accorde néanmoins à reconnaître des facteurs d’environnement que sont la politique d’aménagement urbain comme la politique de transport, les équipements sportifs, mais aussi l’organisation de la restauration scolaire, la qualité nutritionnelle des aliments, ou leur prix. »

Herculéen !

 

Ça donne, accrochez vos ceintures, pour le PNNS1 de janvier 2001 :

-         9 objectifs nutritionnels prioritaires

-         9 objectifs spécifiques qui ont une approche populationnelle

-         des principes généraux (le choix alimentaire individuel est un acte libre, le PNNS prend en compte la triple dimension biologique, symbolique et sociale de l’acte alimentaire...)

-         6 axes stratégiques.

 

Le PNNS 2 de 2006-2010 lui :

-         conserve les 9 objectifs nutritionnels prioritaires

-         élargit à 10 les objectifs spécifiques

-         énonce 10 principes généraux (dont le bannissement de toute stigmatisation des personnes)

-         comprend 4 plans d’action.

 

Je sens que vous frisez l’indigestion et que vous filez tout droit vers une surcharge pondérale mais désolé je dois aller au bout du bout.

 

D’abord pour vous informer des moyens financiers mis en œuvre : « L’essentiel des crédits publics (environ 15 millions d’€ par an) mis à disposition de ce programme sont de fait attribués à l’INPES (environ 10 millions d’€ par an) en charge des actions de communication visant à faire connaître et à décliner les principaux repères nutritionnels ainsi que les bonnes pratiques alimentaires tant vers le grand public, que les filières professionnelles, que du monde socio-éducatif et de la santé. »

 

En langage simple : l’essentiel des crédits passe dans la Com !

 

A noter « que l’INPES reconnaît en outre que le risque de confusion entre le message sanitaire et le produit promu, un problème soulevé par l’UFC Que Choisir avant la mise en place des bandeaux. En effet, cette association avait montré dès 2006 qu’après la visualisation d’un spot télévisé pour les céréales riches en sucres avec le bandeau d’information « Pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé » 68 % des adultes sondés pensaient que le fabriquant vantait l’équilibre nutritionnel de son produit. »

 

Attention, je n’écris pas que tout est bon à jeter dans les « bonnes intentions » des promoteurs des PNNSS 1 et 2, je me contente de souligner comme le font les auditeurs de l’IGAS et du CGAER – mes citations sont extraites de leur rapport d’avril 2010 – qu’ « il est regrettable qu’à la lecture du programme ne transparaisse aucune tentative, sinon de hiérarchisation, du moins de définition d’un ordre de priorité, ou à minima de mise en valeur, de certaines problématiques par rapport à d’autres »

 

Pour prouver mon esprit éminemment constructif je vais poser une question de fond aux concepteurs du PNNS et faire une suggestion d’action ultra-prioritaire.

 

Ma question : « à plusieurs reprises il est souligné que l’alimentation tient une place originale et centrale dans la culture de notre pays. Le formidable patrimoine gastronomique et culturel dans ce domaine, la place particulière des terroirs dans nos références identitaires, la richesse et la diversité de notre offre alimentaire, la puissance de l’agro-industrie nationale, les enjeux économiques qui y sont liés constituent un alliage particulier et fort dont aucune politique publique ne saurait faire abstraction. »

Fort bien, même si le lien que vous faite entre notre patrimoine gastronomique et la puissance de notre industrie agro-alimentaire ne clarifie pas l’approche de la question que je vous pose : ne pensez-vous pas que, comme le soutiennent des scientifiques, « Le Bien Vivre à la française le meilleur remède contre le développement de l'obésité » ? http://www.berthomeau.com/article-30650904.html

 

Ma suggestion d’action ultra-prioritaire : En partant du constat que certains secteurs de notre agriculture souffrent, plus particulièrement : les fruits et légumes, viande bovine et ovine, une partie du secteur laitier et que parallèlement le secteur de la restauration collective, plus particulièrement les cantines scolaires et les restaurants universitaires, se trouvent confronté au dilemme entre le prix et la qualité nutritionnelle et gustative des produits offerts, la mise en place, comme aux USA, d’un système préférentiel d’achats de ces produits pour les gérants de ces structures, permettrait tout à la fois de soutenir le prix de ces produits, et donc de rémunérer plus justement les producteurs, tout en apportant à nos enfants et à nos jeunes une alimentation plus saine et plus équilibrée à un prix abordable par le plus grand nombre.

Ma proposition n’a rien d’irréaliste et que les grisouilloux de la sacro-sainte « concurrence » de Paris ou de Bruxelles ne viennent pas me chanter leur chanson sinon je sors ma sulfateuse.

Fort bien me direz-vous, et la dose prescrite, vous l’avez zappée ! C’est vrai mais vous aurez la suite au prochain numéro car là il faut que je pose mon stylo...

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Dimanche 6 juin 2010 7 06 /06 /2010 00:09

« Sous le soleil exactement... » il cognait enfin comme un Vulcain frustré ce diable de fils adultérin de Zeus. Quoi de plus fortifiant que la montée du soleil au zénith, réécriture du mythe égyptien du cycle du jour, le combat Rê chaque nuit contre « les forces du chaos », celle du rampant le serpent Apophis, pour le soleil réapparaisse, tiré de la gangue de la nuit. Triomphe du monde d’en haut, de la lumière sans qui la photosynthèse n’existerait pas. Poussée de vie, de vert, la vigne sur les coteaux d’Issy-les-Moulineaux s’éclatait, et moi après un bon repas à la Guinguette du Chemin des Vignes en compagnie d’Yves Legrand sous ma chemise de coton mercerisé je suais en cherchant les meilleurs angles pour mon petit vigneron bien pâlichon.

Le pauvre, toute une vie passée debout, certes au milieu de plantes vertes, au 9ième étage d’un immeuble sis boulevard St Jacques, il s’ennuie parfois de cette réclusion. Bien sûr, il ne se plains jamais vu que dans sa jeunesse éternelle il trônait au beau milieu de ses petits camarades dans une vitrine des Grands Boulevards. Imaginez sa frustration de voir défiler tout au long des jours que Dieu fait plein de belles filles court vêtue, rieuses, enjôleuses, sans jamais pouvoir sauter le pas pour les inviter au cinéma. Vous me connaissez, je suis bon prince, je m’étais donc promis, dès que la vigne retrouverait ses couleurs vert tendre, de lui offrir une expédition au Chemin des Vignes dans la commune du fumeur de Havane. Mais le soleil niaisait, la chape des nuages nous enserrait dans le gris et mai filait dans l’ennui. Et puis, juin venu, me fiant aux météorologues, je prenais rendez-vous ce mercredi pour le repas de midi avec l’ami Yves.

Le jeunot allait donc se payer une belle séance photo dans les vignes des coteaux d’Issy-les-Moulineaux. Je le vêtais en vigneron du dimanche, le plaçais sur la banquette arrière de ma petite auto, fallait voir le regard ébahi de mes voisins dans le parking de l’immeuble : « barjot ce Berthomeau... », Cap sur la Petite Ceinture. Déjeuner dehors sous les charmilles, de bons plats, de bons vins, une conversation qui roule : que du bonheur ! Le temps était venu de me glisser dans la peau de Robert Doisneau. La lumière était belle. Tout en haut du coteau, à espace régulier, passait ce drôle de métro baptisé RER : express régional qui en général se paye des pannes, des grèves et qui pue. Je grimpe. Je le place. Sous son impavidité de façade le jeune vigneron s’anime. Il existe. Le voilà.

Si vous n’êtes pas au conclave du Grenache, et si vous avez une minute à perdre, guidez mon choix du futur bandeau qui orne le frontispice de mon blog en désignant le cliché qui a votre préférence.(de 1 à 11)

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Samedi 5 juin 2010 6 05 /06 /2010 00:09

Le poulet du dimanche il faut en causer le samedi car il faut aller l'acheter. Bien sûr dans l’imaginaire des Français la poule au pot, du paillard et populaire Henri IV, occupe une place de choix mais c’est plutôt un plat d’hiver. Lorsque les beaux jours reviennent – ils sont à la peine cette année – et que les pommes de terre nouvelles se pointent un vrai bon poulet lourd élevé à l’ancienne, rôti doucement à la broche, se révèle un beau plat du dimanche.

C’est bien beau Berthomeau mais le vrai poulet de ferme, picorant dans l’aire, libre comme l’air, c’est de l’histoire ancienne m’objecterez-vous ? J’en conviens aisément même si ce genre de volatile se dégotte encore dans des basses-cours comme celle des Macaire à Selles (c’était au temps de ma présidence du Calvados, j’y avais une petite maison sous les pommiers).

Donc pour l’urbain moyen il ne reste plus qu’à se replier soit sur les marchés forains, soit chez un bon volailler pour tenter d’acheter un poulet « à l’ancienne » avec le risque de se faire fourguer une bestiole rebaptisée de ferme avec tous ses attributs : cou, tête et pattes (poulet effilé) comme seuls marqueurs de son origine. Le bon et seul critère c’est le POIDS, en effet un poulet lourd d’au moins 2,8 kg a de forte chance d’avoir pris le temps de se faire une belle carcasse et de se couvrir d’une chair bien ferme. Pour ma part, quand je veux dénicher un poulet difficile à trouver ailleurs : une Géline à pattes noires, une Coucou de Rennes par exemple je file vers le rayon volailles de la Grande Epicerie du Bon Marché qui est très bien achalandé. Ce n’est pas donné mais rapporté au plaisir dans l’assiette « Le Poulet du Dimanche » de 2,815 kg que j’ai acheté pour 6 bons mangeurs ça fait du 4 euros la part.

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« Le Poulet du Dimanche » est une marque de Vallégrain www.vallegrain.com qui dans le Perche, Coudray au Perche 28330, fait surtout dans le cochon mais aussi dans la volaille. Abattu entre 16 à 19 semaines il est né et élevé dans le Perche, dispose d’un parcours extérieur, mange une alimentation fabriquée à la ferme : 100% d’origine végétale, sans antibiotique ni facteur de croissance. Dès la 4ième semaine d’engraissement son alimentation à 75% minimum est composée de céréales entières. Pour la cuisson : four à 180° et au moins 2 heures.

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Comme accompagnement j’ai choisi la Pomme de Terre Nouvelle de l’Ile de Ré : une AOC avec une production de 3 500 tonnes, 35 producteurs. La délimitation de l’aire d'appellation : seules les pommes de terre récoltées sur les parcelles ou parties de parcelle des cantons d'Ars-en-Ré et Saint-Martin-en-Ré, peuvent prétendre à l'appellation « Pomme de Terre de Primeur de l'Ile de Ré ». Sur les 900 hectares de l’aire délimitée d’appellation, 300 ha sont disponibles, et 150 sont réellement travaillés, pour permettre la rotation des cultures. Un cahier des charges précis et rigoureux pour encadrer la culture et la récolte des pommes de terre : choix des variétés, préparation des plants, densité de semis, conduite culturale raisonnée, rendement à l'hectare (de 19 à 25 tonnes/ha, soit un rendement 50% moins élevé que celui des pommes de terre de conservation), taux de matière sèche et calibre des pommes de terre, conditionnement à l'intérieur de l'aire d'appellation.

Saisie dans sa peau au beurre salé la patate nouvelle de l’Ile de Ré est presqu’aussi bonne que la Bonnotte de Noirmoutier (voir ma chronique « Mesclun de l’Océan aux Bonnottes de Noirmoutier confites et le vin qui va avec… » http://www.berthomeau.com/article-31458784.html mais je suis un peu chauvin. Je viens, pour mon déjeuner, de me régaler de la cuisse et de l’avant-cuisse de mon « Poulet du Dimanche » avec ses petites rhétaises nouvelles : absolument grand, un vrai délice, chair onctueuse, peau craquante, alliance de la ponte iodée des patates sur fond de beurre salé avec le muscle ferme du poulet baladeur. Pour un billet de 5 euros la portion ça reste un plaisir du dimanche abordable. Et si vous avez un chien, lui aussi se régalera des beaux os du volatile du Perche (ça le changera de ses croquettes aseptisées Duquesne-Purina).

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Pour le service du vin bouché je confie mes intérêts au dénommé Michel Smith un es-dégustateur de haut vol, qui s’est aventuré dans ma Vendée natale sans mon bon de sortie. Il a beaucoup à se faire pardonner le bougre : oser me traiter de Chouan, écrire que les vins de Vendée font figures de « bibines à touristes », qu’ils font tristes mines avec pour principal défaut la dureté mise trop facilement sur le compte de la « typicité ». Typicité, il a osé écrire typicité (lire chroniques : « C’est typique »  http://www.berthomeau.com/article-1930747.html « I’m the nightmare: Me  Gilbert Collard en charge du dossier typicité des vins d'AOC ? »  http://www.berthomeau.com/article-27189213.html « Paroles simples d'une vigneronne bourguignonne sur la typicité... »http://www.berthomeau.com/article-20762234.html ). Mais, en bon Vendéen que je suis, comme je sais confesser mes lacunes, je lui cède avec plaisir la souris. Vous pouvez suivre ses choix c’est un gars qu’a de la bouteille et qui goûte les joies de la Nouvelle Star.

 

-Domaine du Lux En Roc, Jean-Pierre Richard (Tél. 02 51 90 56 84), à Brem-sur-Mer. Superbe blanc de chenin et Grolleau 2009 à 5,50 €, harmonieux et long.

 

-Domaine Aloha, Samuel Mégnan (Tél. 06 31 29 55 05), à Vairé. Joli rouge «Belharra»2007 à 80 % cabernet sauvignon, le reste en pinot noir.

 

-Domaine La Rose St-Martin, Denis Roux www.larosestmartin.fr ) à Brem-sur-Mer. Rouge 2009 « L’Estran », très sur le fruit (7 €) et à boire frais.

 

-Domaine La Borderie, Laure Paupion (Tél. 06 08 48 06 93), à Brétignolles-sur-Mer. Chouette rosé 2009 « Pierre Rouge » (6,90 €) poivré et très expressif en bouche.

 

-Domaine Saint-Nicolas, Thierry et Antoine Michon www.domainesaintnicolas.com , à Brem-sur-Mer. Intense, complexe, fin et minéral rouge 2007 « Le Poiré », entièrement basé sur de vieilles vignes de négrette (21 €), mais aussi un « Reflets » rouge 2009 pour les grillades entre copains (9,50 €, pinot noir à 50 %, gamay et cabernet franc

 

Merci Michel, moi qui suis un grand flemmard j'affirme qu'on n'est jamais aussi bien servi que par les autres surtout quand l'autre est un ami... 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Jeudi 3 juin 2010 4 03 /06 /2010 00:09

« Le rosé ne connaît pas la crise ! » proclame « Terre de Vins », c’est tout juste si le troupeau des suiveurs de tendance n’entonne pas en chœur : « La vie en rose » d’Edith Piaf. Décliné en rosé, gris, œil de perdrix, claret, blush, pelure d’oignon… de saignée, de macération, de soif... le vainqueur par KO des grisouilloux de la Commission prend des allures de starlettes sur la Croisette de Cannes. Afficher son rosé est du dernier chic : même que le très « prout, prout, ma chère... venez donc baver devant les clichés de mon intérieur in the Luberon » Côté Sud, se paye le luxe dans son numéro hors-série d’été de proclamer un rosé « pur jus de Grenache » de la DO Terra Alta : MÁS AMOR comme étant un des vins de l’été 2010.  

Je ne résiste pas au plaisir de vous livrer l’acte de naissance de ce MÁS AMOR « C’est un petit paysan des montagnes catalanes, né sur les balcons de l’Èbre, ce fleuve majestueux qui fend comme une orange la péninsule ibérique. MÁS AMOR est la rencontre d’un terroir et d’un désir : concilier, marier la vérité, la fraîcheur virgilienne de cette appellation d’altitude qu’est la DO Terra Alta à l’énergie, à la soif de liberté de Barcelone. » Bravo l’artiste, mais j’avoue que la plume de Ramón Sender avec son « Requiem pour un paysan espagnol » chez Attila  m’a elle vraiment émue.

 

Mais de l’autre côté des Pyrénées pour ne pas être en reste d'une enluminure, sous le titre très post-Libé : « Rosé n’est pas coupé » l’éditorialiste de Terre de Vins a la plume légère : « Les idées reçues reposent souvent sur une simplicité d’observation. Si nous savons tous que les garçons ne naissent pas dans les choux mais qu’ils y restent parfois, il est facile d’imaginer que le vin rosé consisterait en un mélange de vin rouge et de vin blanc. Certes, ce n'est pas absurde, en témoigne le succès des champagnes rosés ! Cependant, le rosé jouit d’une toute autre histoire, plus intime, plus passionnelle parfois, et s’il ne naît pas forcément dans les mains d’une femme, il s’élabore précisément selon une étreinte mesurée ou un contact plus ou moins prolongé. Le rosé serait alors un équilibre, une nuance de teinte et une harmonie de saveur, un trait d’union autour d’une table. Comme les hirondelles pour le printemps, il annonce l'été, le soleil, les terrasses, le bord de mer, les piques niques et les barbecues. Un avant-goût des vacances. »

 

Il faut oser ce pur style à l'eau de rose avec une touche empruntée à MP Lannelongue du Nouvel Obs, un coup de blush   les filles !

 

Et puis, puisque nous sommes à la veille du Mondial de Football sous la houlette des omniprésents B&D un match des rosés de Provence et du Languedoc-Roussillon, les plus grandes régions productrices de ce vin en France, est organisé. N’en jetez plus je suis au bord de l’Over-Rose.

 

Je sais, les ravis de la crèche vont protester « Jamais content ce Berthomeau ! » Inexact, j’estime que mon engagement ancien pour le rosé, longtemps tricard, ringard, me permet d’ajouter ma touche perso au tableau rose bonbon que nous livrent les gros consommateurs d’encarts publicitaires.

 

1ier Tableau : Le camping des Flots Bleus d’Arcachon, Franck Dubosc, alias Patrick Chirac, son Marcel « rose fluo », sa phrase culte « y’a plus de Benco », son maillot « moule-bite » ça fait 5 470 000 entrées en France, ce qui nous vaut un Camping 2. Respect ! Sans vouloir faire de parallèle osé c’est un peu ce qui arrive à notre star du moment le rosé.

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2ième Tableau le Rosé vu par Peter Mayle le plus méridional des Anglais, bien connu du côté de Bonnieux, fait Chevalier de la Légion d’honneur en 2002, pour coopération et francophonie, dans son dernier roman « Château l’Arnaque » chez NiL.

Sam* servit le vin dont la robe, d’une couleur plus soutenue que celle des vins pâles qu’on aimait à L.A, était assortie au rose du saumon fumé des sandwiches. Il leva son verre au soleil, prit une gorgée et la garda un instant en bouche. Un vrai goût d’été. Après une matinée passée avec l’aristocratie du vin, cette boisson simple, humble, et cependant agréable, lui apporta un changement rafraîchissant. Pas de long pedigree, pas de millésime historique, pas de complications et pas d’étiquette affichant un prix extravagant. Aussi Sam ne s’étonnait plus que ce fut la boisson favorite en Provence. »

·        Sam, enquête pour le compte du Cie d’Assurances yankees sur le vol chez un richissime avocat californien de la plus belle collection de GCC bordelais. Il est à Marseille et il mange un sandwich sur la terrasse ensoleillée de la Samaritaine, de l’autre côté du Port.

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3ième Tableau : Blue Ocean Strategy ou la Stratégie de l’Océan Bleu

« Blue Ocean Strategy » est un livre de stratégie d’affaires publié en 2005 et écrit par Wan Chan Kim et Renée Mauborgne de l’INSEAD. La stratégie de l’Océan Bleu consiste à orienter son business vers un segment peu concurrentiel afin d’utiliser au mieux ses ressources et faire des marges plus importantes. Au lieu de foncer dans le tas, de se précipiter là où sont tous les autres concurrents, de se battre sur les mêmes segments, avec les mêmes armes : prix, qualité, etc…,  stratégie dite d’océan rouge; les auteurs du livre conseillent de se créer son propre espace vierge : l’océan bleu en innovant et en recherchant des critères totalement décalés par rapport à ceux existant.

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Rideau : avec le Vin Rosé la stratégie de l’Océan Bleu était celle qu’il nous fallait adopter il y a quelques années... maintenant nous sommes en plein dans une stratégie d’Océan Rouge. Trop tard aurait tonné Mac Arthur ! Ne voyez dans mes propos aucune malice quand j’évoque le Rouge qui est, comme chacun le sait, la seule couleur du raisin qui aille à l’authenticité de nos chers rosés, sauf en Champagne bien sûr !

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Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Mercredi 2 juin 2010 3 02 /06 /2010 00:09

Créer des liens, remailler notre vivre ensemble, créer de nouvelles adhérences, susciter des solidarités, redonner un sens à la citoyenneté, en enfonçant de minuscules coins dans les parois lisses de verre et d’acier brossé des nouveaux maîtres du monde mondialisé. Nous sommes tous, y compris nous les utilisateurs du Net, de grands dépendants des grands systèmes intégrés, le blocage du ciel par le nuage de cendres du volcan islandais nous l’a amplement démontré. Les conséquences d’un soudain affaissement, pour une raison accidentelle ou criminelle, de l’un ou de plusieurs d’entre eux, seraient considérables et entraînerait des troubles graves.

Les habitants des villes ont toujours été dépendants de leurs campagnes pour l’approvisionnement en denrées alimentaires. Sans remonter aux grandes famines, la période de l’Occupation en fut un triste et sinistre exemple. L’image des Halles, Ventre de Paris, était très parlante : c’était au cœur de la ville que les flux de victuailles venaient se déverser. Puis ce fut Rungis, les norias de camions venus du Sud mais aussi du Nord (l’effet gaz naturel/serres) accompagnant, en dépit de la loi Royer, d’abord l’irrésistible ascension de la Grande Distribution et, phénomène normal, sa concentration en une poignée de Centrales d’Achat. Les nouveaux maîtres du « Bien Manger » tiennent le haut du pavé et grimpent tout en haut du classement des Nouveaux Riches.

Dans ce système, amplifié par la normalisation, laminé par le libre-service, brouillé par l’absence de toute saisonnalité, le rayon fruits et légumes est devenu une exposition de couleurs, de rondeurs, de trucs bien lisses, bien nets, sans odeur ni saveur. Comme, face à la main de fer des acheteurs, les producteurs français ont cultivé leur inorganisation, nous en sommes arrivés à la situation actuelle où, comme l’écrit Dominique Granier, les producteurs ne cueillent plus faute de quelques centimes de plus et les consommateurs aux ressources limités n’ont même pas accès à ces produits de consommation car, en dépit des proclamations des grands prêtres du moins cher que moins cher, les prix finaux restent élevés.

Alors que faire ?

Faire !

Mon espace de liberté est à la disposition de ceux qui veulent glisser ces petits coins sur les murs lisses, pour les fissurer, les lézarder, non pour les détruire mais pour qu’ils reviennent à leur fonction première : être de bons épiciers. Utopie ! Rêve debout ! Non, hommes en action comme ces sauniers de Guérande venus dans mon bureau de la galerie Sully me présenter en 1983 leur projet de redonner vie à leur métier. Que n’ai-je entendu de quolibets, vu des sourires entendus, sur ces va-nu-pieds qui osaient s’attaquer aux Grands. Presque 30 ans après, permettez-moi de mettre sous le nez des sceptiques les résultats. Et Dieu sait que le sel est un produit basique. Bref, tout cela pour vous dire que mon hôte du jour, Pierre Priolet, fait parti des Hommes en mouvement, de ceux qui ne courbent pas l’échine, de ceux qui font.

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Comme depuis plusieurs mois, la télévision ne fait pas parti de mon quotidien, non par choix mais faute de temps, la toute nouvelle notoriété de Pierre Priolet n’était pas parvenue jusqu’à moi. Et pourtant il avait réussi à remuer le cynique Ardisson. Mes contacts vauclusiens – merci Pierre L – ont remédié à mon absence de vigilance. Maintenant je sais que Pierre Priolet est agriculteur depuis 1990 à Mollégès : 13 - 15 hectares de poiriers et pommiers. C’est tout près de Cavaillon qui, dans l’esprit des Français de mon âge, rime avec melon. Lorsque je me rends dans mon refuge des Claparèdes « Salen » et que je m’arrête au marché paysan de Petit Palais le samedi je ne suis qu’à quelques encablures de chez lui. Pour l’heure notre contact reste téléphonique.

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L’homme est passionné, sincère, engagé, atypique, dérangeant. Tout son parcours professionnel se situe dans le secteur des fruits-légumes. Il sait donc de quoi il parle : de la production, de la logistique, de la distribution. Lui donner la parole, lui donner l’occasion de s’expliquer c’est apporter à sa démarche ce que vous voudrez bien donner : vos critiques, vos suggestions, votre appui, tout ce que vous voudrez. L’important, pour moi, c’est d’inscrire dans la durée ces petits riens citoyens qui nous sortent de notre immobilisme ravageur. Se prendre en main, participer au vivre ensemble, loin des défilés encadrés ou des opérations de com, c’est redonner un sens à notre difficile vivre ensemble. Notre nourriture, déifiée par les magasines chic et choc, doit aussi retrouver son sens premier par la proximité retrouvée entre ceux qui la produisent et ceux l’achètent. Travail de fourmis certes mais le père Leclerc dans son hangar de Landerneau faisait rigoler tout le monde, alors que ses héritiers se gardent bien de considérer les Priolet ou autres « empêcheurs de tourner en rond » comme des farfelus tout juste bons à faire de l’audience chez mon « grand ami » Guillaume Durand. Je laisse donc la parole à Pierre Priolet et vous rappelle qu’il sera ce soir, à 22H15, sur France 2, l’invité du susdit lors de « L’objet du scandale »

 1ière Question : Pierre Priolet sur votre site www.consommer-juste.fr  vous faites le constat que les agriculteurs-producteurs de fruits, sous la pression de la GD, de la recherche les poussant à l’extrême productivité, de la normalisation européenne vendent plus des emballages que des fruits. Vos « produits » doivent être beaux avant d’être bons. L’apparence prime sur le goût, vous cueillez des fruits pas mûrs qui sont vendus chers. Les nouvelles générations boudent les fruits frais. Face à ce triste constat que préconisez-vous concrètement ?

Réponse de Pierre Priolet : Je préconise que nous devons, nous agriculteurs, retrouver les consommateurs autour de valeurs gustatives, de fraicheurs et non de valeurs visuelles.

Ma démarche est basée sur le fait, qu’aujourd’hui l’accès aux fruits et légumes est interdit à une grande partie de la population, par l’ajout de valeur, qui n’ont rien à voir avec le produit. Je pense aux emballages de plus en plus couteux, répondant à des critères de beauté et de marketing, ce qui met des prix et des marges supplémentaires à des produits pauvres. Pour vendre nos produits correspondants à ces critères, nous devons aussi faire une sélection très importante, qui renchérit encore les prix proposés à la vente.

C’est pourquoi, j’ai créé le concept : « Consommer Juste », qui permet à tous de savoir le juste prix d’une production. Ce juste prix prend en compte le prix de revient du produit, plus 30% de ce prix de revient, qui représente la rémunération et l’investissement du producteur. A ce prix on y ajoute le juste prix du transport ainsi que les frais de distribution.

Lorsque le prix du marché est bon, nous ne lui ajoutons, que les frais transports et distribution. Ainsi lorsque le consommateur va acheter, il saura que son achat est juste. Lui consommateur est respecté et il respecte le producteur.

Je préconise que les cantines scolaires mettent dans les repas des aliments frais et non des aliments déjà traités de manière industrielle, souvent insipides. Ce qui dégoûte notre jeunesse des fruits et légumes. Cela pourra permettre aussi de donner une conscience aux jeunes de la saisonnalité, élément qui a complètement disparu de l’imaginaire collectif.

2ième Question : Pierre Priolet vous avez crevé l’écran récemment : sur le site Médiapart je lis « Samedi soir, chez Ardisson à Canal, il a crevé l'écran Pierre. La télé, c'est le domaine de l'émotion et Pierre Priolet - paysan provençal en phase professionnelle terminale - en a donné de l'émotion. Même Ardisson et son cynisme gouailleur en était remué. Car Pierre a démonté avec clarté les mécanismes d'un système économique qui pousse à la mort la paysannerie française. » Vous allez être l’invité du sémillant Guillaume Durand à « l'objet du scandale » sur France 2 le mercredi 2 juin, à 22h20. Qui êtes-vous donc Pierre Priolet ? D’où venez-vous ? D’où tirez-vous cette incroyable énergie ?

 

Réponse de Pierre Priolet : Je ne suis qu’un homme éduqué, à une époque où nous pensions, que nous devions combattre l’exploitation de l’Homme par l’Homme. Ce combat a toujours été le moteur de mes actions tout au long de ma vie.

J’ai eu la chance énorme d’avoir une vie pleine et engagée aux cotés du monde agricole. Ma belle famille est composée d’agriculteurs, qui ont toujours été actifs, ont fait et font  parties des responsables dans ce monde agricole.

Après avoir vendu des pommes dans le moyen orient, j’ai été commercial d’une importante coopérative, j’ai vécu la mutation des supermarchés et des centrales d’achats. Ce monde de la distribution est devenu un monde de la finance et toutes leurs actions actuellement ne concernent qu’elle. J’ai compris que la finance n’a pas d’âme, elle est froide et sans cœur.

Après une vie de commerce j’ai eu la chance de devenir, malgré moi agriculteur, ce qui me donne le recul pour repenser notre action.

J’ai compris aussi que l’agriculture est décalée dans notre monde, car elle a besoin de temps et d’espace, ce que n’a pas la société, ni l’argent. Et je suis convaincu que le malaise du monde agricole vient de là ! Nous dépendons de notre territoire,  de la nature exclusivement et cette donnée est très importante à intégrer,  si nous voulons réfléchir à notre avenir, la nourriture n’est pas un marché comme les autres.

 

Donc mon énergie vient du fait, que je ne m’attendais absolument pas à ce qui m’arrive, mais cela me donne une responsabilité très forte de réussir, car beaucoup attendent de moi et de ce que je dis tout haut, ce que déjà beaucoup de gens disaient peut-être bien en avance, mais que personne n’entendait.

Cette énergie ne vient pas de moi, elle m’est donnée, c’est un cadeau.

 

 

3ième Question : Les grands médias, vous le savez Pierre Priolet, ont toujours besoin de nouveau pour émouvoir les foules, faire de l’audience, alors, vous aujourd’hui, qui serez remplacé demain par un autre « cri du cœur », comment envisagez-vous la suite de votre combat ? Avec qui ou contre qui ? Pouvez-vous nous dire avec qui vous avez déjà pris langue pour faire avancer vos idées ? Vous semblez être entendu mais croyez-vous vraiment que les consommateurs urbains soient prêts à changer leurs habitudes d’achats, d’être vraiment sensible à une agriculture de proximité à visage humain ? Reste aussi la question du prix avec l’argument « massue » des partisans du moins cher du moins cher : offrir aux gens qui n’ont pas les moyens une nourriture bon marché. Eclairez notre lanterne Pierre Priolet.

 

Réponse de Pierre Priolet : Vous savez je ne suis pas dupe, je ne suis ni important, ni plus intelligent que les autres. Pour vous en convaincre mon professeur de première écrivait à mes parents, alors que j’avais déjà 20 ans : « Trop nul pour espérer un  jour faire des progrès » ! C’est vous dire.

Les médias m’accordent pour l’instant une tribune, car pour certains ils comprennent, qu’il se passe quelque chose en dehors du politique.

Ils sont aussi conscient de la désespérance du monde agricole et ont aussi de la famille des amis, qui comme nous souffrent, mais ne peuvent pas l’exprimer. Pour ma part, je ne suis qu’une voix parmi les autres, mais je n’en veux à personne. Je me dis que dans notre société actuelle, nous ne sommes pas les seuls méprisés,  ignorés.

Combien de salariés ont donné leur vie à leur société où ils travaillaient et en ont été chassés comme des malpropres, de manière honteuse ou inhumaine. Combien d’hommes et de femmes se sont retrouvés à la rue du jour au lendemain et qui cherche comme des fous du travail, alors qu’ils se font traiter de feignant à longueur d’année.

La liste est longue, mais moi au milieu de tous ces gens, je n’ai pas le droit de me plaindre, car la terre me donne ma dignité, même si parfois elle est bafouée, la terre me permet d’être avec la nature et les plaisirs que j’en ressens me permettent de garder tout de même la conscience, que je reste un homme debout. Elle ne fait pas défaut, contrairement à la société.

Alors pour répondre clairement à vos questions, je dirai que je n’avais rien organisé ni prévu et que je me suis retrouvé malgré moi à la tête de quelque chose qui me dépasse, j’ai reçu tellement d’appels, de messages, de gens très simples et très importants, qui m’ont dit que mes interventions les avaient touchés et qu’ils voulaient faire quelque chose pour moi. Mais j’ai du dire à tous, que ce n’est pas pour moi qu’aujourd’hui je me bats, c’est pour nous.

Je ne savais pas comment répondre de manière individuelle à tous, alors avec l’aide de deux jeunes étudiants en informatique, qui m’ont appelé pour me dire qu’ils mettaient leurs compétences à mon service, j’ai fait les textes et eux la mise en musique et nous avons créer le site : www.consommer-juste.fr, qui  m’a permis de mettre en avant le développement de mon analyse de la situation et mes modeste solutions.

Je ne me bats contre personne, je n’ai pas d’ennemi à titre personnel, car cela ne servirait à rien. Nous sommes dans cette situation par notre faute, par facilité nous avons abandonné notre liberté et nos responsabilités à des gens, qui ont abusé des mandats que nous leur avons donnés volontairement.

Les appels ont été entendus et aujourd’hui j’ai créé une association appelée CONSOMMER JUSTE, pour que nous nous fédérions, afin de reprendre nos vies en main. Donc, avec qui ? Et bien c’est ensemble, tous ceux qui ont cette envie de vivre dignement.

J’ai été contacté par des hommes, avec qui je prépare un été exceptionnel pour nous, aujourd’hui je suis en relation avec toutes les composantes de ce  monde agricole pour réussir ce pari. Le monde politique, contrairement à la société civile, n’a pas vraiment compris ce qui se passe et n’a pas encore réagit, mais je suis sur qu’ensemble, nous pourrons avancer. Je lutte activement contre la vente à perte, contre cette idée stupide qui veut que tout se marchandise.

 

Pour finir j’ai vraiment été surpris qu’autant de consommateurs m’appellent et me confirment mon analyse.

Le prix c’est le vaste faux sujet. Les consommateurs sont aujourd’hui de plus en plus responsables et comprennent que la publicité les abuse, ils comprennent que les producteurs sont mal payés et qu’eux payent des prix complètement ahurissants.

Avec le concept, le label appelez-le comme vous voulez, nous allons recréer un lien entre nous et le consommateur, ce lien c’est la compréhension que le pas cher des supermarchés est en fait humainement très très cher, en chômage, en spoliation et qu’il est fait sur le dos même de leurs propres salariés.

 

Un exemple une pomme qui coute 0.37€ le kilo à produire en brut de cueille, si on lui ajoute 30% cela fait 0.48€ plus les frais en gros 0.50€ le kilo elle sera toujours moins cher qu’en supermarché. D’où mon idée de créer des points de distribution de  producteurs dans les zones à population en difficulté, permettre à des jeunes en désespérance, comme nous, de travailler avec une visibilité de carrière et permettre d’avoir des fruits et légumes ramassés la veille et consommés le lendemain. Ce qui va être une petite révolution. Les consommateurs seront adhérents et les commandes seront passées au jour le jour. On pourra servir les collectivités et pourquoi pas les restaurants du quartier. Il y a tellement de développement que nous avons du pain sur la planche. Le moins cher créateur de chômage et d’exclusion  ne m’intéresse pas, le juste prix identifié  est pour moi un acte politique, en ce sens qu’il permet à chacun d’entre nous de se servir de son POUVOIR d’achat et de refuser l’iniquité.

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Mardi 1 juin 2010 2 01 /06 /2010 00:13

Mon esprit d’escalier ayant encore frappé j’ai commis mercredi dernier une chronique « Y-a-t-il Rien que des bulles dans le Champagne ? » http://www.berthomeau.com/article-y-a-t-il-rien-que-des-bulles-dans-le-champagne-51131649.html. Je réponds à cette question ce matin. J’y réponds à ma façon car, sitôt que je l’eusse posé, je m’étais empressé de me dérober en vous proposant un double jeu qui, en l’occurrence, vu la nature de la première donne, pouvait s’apparenter à un double mixte.

En effet, sur deux photos, une star posant devant un fond où, une grande maison de Champagne, s’affichait. Dom Pérignon, Moët, voyait-on. J’aurais pu vous demander combien de flacons de Dom Pérignon, cette grande maison, met en vente chaque année ? Si je ne l’ai pas fait c’est parce que c’est un secret d’Etat et je me suis rabattu, si je puis dire, sur la nana. Et c’est là que mon esprit d’escalier s’est emballé. Mes neurones folâtres se sont connectés sur mon tout petit livre de chevet « Eloge de Rien » chez Allia.

Ainsi naquit la 2ième Donne.

Pourquoi ?

Parce que la star de la 1ière Donne était une américaine née Demetria Gene Guynes le 11 novembre 1962 à Roswell au Nouveau Mexique. Famille cabossée elle quitte l'école à l'âge de 16 ans et profite de son physique avantageux pour devenir mannequin dans des magazines locaux comme Pin Up. À l'âge de 18 ans, elle épouse le rocker Freddie Moore, avec lequel elle restera cinq ans. et que la 1ière édition de « Eloge de Rien » était dans une bibliothèque municipale bien française, et bien champenoise bien sûr, mais dotée d’un patronyme à forte consonance américaine. Vous me suivez, j’espère !

 

Restait à vous motiver car, sans vouloir vous vexer, je vous trouve parfois bien timoré. D’où l’appel à la dotation de ce petit concours impromptu.

 

La réponse est venue très vite émanant d’Alain Soutiran.

 

Mais qui est Alain Soutiran ?

La réponse est dans l’une de mes chroniques  « Les 2 Jacques Dupont et B se font mousser au Champagne pour les fêtes » http://www.berthomeau.com/article-les-2-jacques-dupont-et-b-se-font-mousser-au-champagne-41502576.html où dans TOP 10 DES 2 JACQUES vous pouviez le découvrir :

5-  Pour un fidèle*, tendu, pas lui son champagne : Brut Perle Noire Grand Cru 16/20 Alain Soutiran « Nez minéral, pierre humide, cave, sans doute une présence assez forte de vins de réserve dans cet assemblage, structuré, tendu, bien savoureux, long. 31 euros » (fidèle lecteur) www.soutiran.com

 

La dotation d’Alain Soutiran fut donc pour mon double jeu  d’offrir au vainqueur un carton de 6 « Perle noire » Grand Cru Soutiran. Merci et bravo à lui. 

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Y-a-t-il eu un vainqueur ?

La réponse est : OUI.

Qui ?

Attendez d’abord la réponse à la question : « Y-a-t-il Rien que des bulles dans le Champagne ? »

Ça va être long. Je plaisante. Ma concision va vous surprendre : en effet, il y a bien plus que des bulles dans le Champagne.

Mais encore, me direz-vous ?

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Il y a Demi Moore, le glamour, les marques, l’international et... des vignerons comme Alain Soutiran...

Mais comme j’ai fait l’Eloge du Rien dans la chronique vous comprendrez que je m’en tiendrai à ces trois fois Rien ce qui est déjà beaucoup.  carnegie_01.jpg

Et j’en reviens à nos amis américains : « La Première Guerre mondiale marque une profonde rupture dans l’histoire de la bibliothèque municipale de Reims : le 3 mai 1917, un obus incendiaire détruit l’Hôtel de Ville et anéantit une grande partie des collections – sans toutefois endommager les ouvrages les plus précieux (près de 100 000 documents), mis à l’abri et épargnés par les bombardements.

En 1918, Reims est dévastée. La municipalité n’aurait pu financer la reconstruction d’une bibliothèque sans l’aide exceptionnelle de la Dotation Carnegie pour la Paix Internationale, créée en 1910 par le magnat américain Andrew Carnegie (1843-1919) ; respectant l’esprit philanthropique et pacifiste de son fondateur, qui voyait dans la lecture publique un rempart de la civilisation contre la barbarie, la Dotation Carnegie décide au lendemain de la Grande Guerre d’offrir une bibliothèque aux villes alliées particulièrement meurtries par les bombardements : en France, c’est la ville de Reims qui est choisie (au même titre que Louvain en Belgique et Belgrade en Serbie). »C'est pour cela que sur le frontspice de la bibliothèque municipale de Reims on peut lire : Bibliothèque Carnegie. 

 

La boucle était bouclée : La bibliothèque Carnegie de Reims possède la 1ière édition de l’Eloge du Rien de 1730. L’ouvrage est officiellement anonyme mais c’est un certain Louis Coquelet, né à Péronne en 1676 et mort à Paris en 1754, qui en est l’auteur.

 

Avec les indices livrés le lendemain il était aisé de répondre aux 2 Donnes :

-         Demi Moore

-         La Bibliothèque Carnegie de Reims.

 

Comme il n’y a pas que le vin dans la vie, chez Berthomeau on s’y instruit aussi et on y gagne des prix : dans le cas présent l’heureux lauréat est Régis Bourgine.

 

Bravo et Félicitations à lui ! 

Encore merci à Alain Soutiran.

 

Rendez-vous est pris avec vous pour le Grand Concours de l’Eté du blog Berthomeau : ça va pulser !

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Dimanche 30 mai 2010 7 30 /05 /2010 00:05

« Le ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche, a annoncé le 18 mai qu’il autorise la reprise de cette expérimentation saccagée en 2009. Dans le respect des principes qu’il s’est fixé -parcimonie, précaution et dialogue- l’INRA va donc relancer cet essai, complémentaire aux autres voies de recherche non OGM de lutte contre la maladie du court-noué.»

 

 

La direction de l'INRA précise :

 

«Face aux difficultés pour lutter contre cette maladie mortelle pour la vigne et sans traitement efficace, le centre Inra de Colmar a conçu un essai scientifique visant à comprendre, à l’aide d’un porte-greffe transgénique résistant au court-noué, les mécanismes de protection de la vigne contre ce virus. Cet essai a été conçu et préparé en dialoguant avec un comité local de suivi composé d’élus et de représentants du monde viticole, syndical et associatif (consommateurs, défenseurs de l’environnement).

Autorisée en 2005 pour une période de 5 ans, cette expérimentation avait été saccagée par un individu isolé en septembre 2009, compromettant la production attendue de résultats scientifiques alors qu’elle avait permis un éclairage nouveau sur la variabilité et le fonctionnement dudit virus.

L’INRA a donc demandé en mars 2010 l’autorisation de reprendre cet essai et obtenu du Haut Conseil aux Biotechnologies un avis favorable, suivi d’une consultation publique à l’issue de laquelle le ministre en charge de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche a autorisé cet essai pour une période de 4 années, afin que les nouvelles connaissances attendues de cette expérimentation sur la maladie du court-noué puissent être produites.

L’institut entend reprendre dès le début du mois de juin la conduite de l’essai en maintenant toutes les mesures nécessaires pour éviter la dissémination (cf. infra), ainsi que le dialogue actif avec les parties prenantes sur les objectifs, les modalités et les résultats de cet essai. De plus, la nouvelle autorisation prévoit une surveillance de la parcelle pendant les dix années suivant la fin de l'expérimentation, avec un rapport intermédiaire annuel.

D’autres voies de recherche sont également explorées, conformément aux engagements souscrits avec le comité local de suivi. En effet, outre les porte-greffes OGM, les chercheurs testent la résistance de porte-greffes non-OGM au virus du court-noué. Et depuis novembre 2009, un essai de lutte biologique visant à utiliser les propriétés «nématicides» de certaines plantes comme la tagète (Tagetes minuta) a également été mis en place, en collaboration avec des viticulteurs.
L’ensemble des travaux menés vise à concevoir des moyens de lutte permettant aux viticulteurs de faire face à cette maladie, en évitant l’utilisation de produits de traitement reconnus comme hautement toxiques.»
 

Dans notre pays démocratique envisager un réel débat citoyen, comme l’avait tenté en son temps le gouvernement Jospin, sur l’opportunité de l’introduction de cultures OGM relèverait d’une problématique proche d’un dialogue entre les catholiques et les protestants au lendemain de la Saint Barthélémy. Les deux camps sont irréductibles : l’OGM est un marqueur idéologique qui résiste à toute approche sereine. Paradoxalement, le meilleur moyen d’aborder une lecture apaisée de ce dossier me semble consister en sa délocalisation vers la Chine qui se dit toujours Populaire même si elle vit sous les rets d’un capitalisme pur et dur et d’un Parti Unique qui garde une poigne de fer.

La Chine, occupe la 5ième place des Pays producteurs d’OGM avec ses 3,7 millions d’ha de coton, tomates, peupliers, papaye, poivron, derrière l’Inde 8,4 millions d’ha de coton, l’Argentine 21,3 millions d’ha de soja, maïs, coton, le Brésil 21,4 millions d’ha de soja, maïs, coton et bien sûr les USA 64 millions d’ha de soja, maïs, coton, colza, courge, papaye, luzerne, betterave sucrière. Le 1ier européen est l’Espagne 14ième avec 0,1 million d’ha de maïs. La nouveauté en Chine c’est que les autorités viennent d’autoriser le commerce de céréales alimentaires transgéniques.

Que lit-on cité par le très officiel journal Guoji Xianqu Daobao :

« La Chine va se transformer en un champs d’expérimentation pour les céréales transgéniques étrangère », « un cauchemar national ». Sur la Toile les forums de discussion ont même lancé des pétitions « contre les céréales transgéniques » Normal me rétorquera-t-on : mondialisation des peurs. Je veux bien mais lorsque je lis que Zheng Fentgtian Dr adjt de l’Institut du développement de l’agriculture et du monde rural s’inquiète que la Chine, 1ier pays producteur et consommateur de riz, soit prête à accepter la culture à but commercial de riz transgénique « alors qu’on est encore loin d’être parvenu à un consensus mondial, nous nous lançons inconsidérément dans la culture à grande échelle... »  et que Jiang Gaoming chercheur à l’Institut de Botanique de l’Académie des Sciences de Chine, s’inquiète des effets sur l’homme de la toxine Bt (Bacillus thuringienis) fabriquée par le gène pour empoisonner les insectes prédateurs « on peut se demander si, sur le long terme, l’ingestion de ce riz n’aura pas des conséquences néfastes pour l’homme ».

Inquiétudes mais aussi toujours selon le même Jiang Gaoming 3 points sur lesquels pèsent de lourdes incertitudes :

-         les réactions en chaîne qu’ils peuvent provoquer au sein des organismes vivants,

-         les risques qu’ils font peser sur la chaîne alimentaire,

-         la difficulté à les éliminer en cas de pollution, de multiplication et de prolifération incontrôlée. « Dans ce contexte, prendre l’initiative de modifier génétiquement l’aliment de base de 1,3 milliard d’êtres humains apparaît extrêmement risqué. Nous n’aurons aucun moyen de gérer la situation en cas de problème ».

Toujours dans le camp des opposants Fang Lifeng de Greenpace Chine – oui ils sont en Chine aussi – souligne que si le coton OGM résiste bien au charançon dans la province de Jiangsu on assiste à une invasion d’autres insectes phytophages : punaise rouge, mouche blanche, araignée rouge et puceron qui exigent des doses de pesticides supérieures à celles d’avant.

Et pour clore le chapitre Zhang Hongliang professeur à l’Université centrale des nationalités affirme « Si la tentative de recourir aux OGM échoue, c’est la population chinoise qui paiera les pots cassés. Mais si cet essai est concluant, l’agriculture chinoise, et même toute notre économie, tombera alors entre les mains des USA et des autres pays occidentaux. »

Moi qui ne suit que juriste, pas un scientifique en capacité de donner un avis sur l’innocuité ou les risques que nous feraient courir les OGM, un point me semble capital : « la propriété intellectuelle des OGM » Comme le souligne  Fang Lifeng « Lorsque ces biotechnologies brevetées à l’étranger sont utilisées à des fins scientifiques, cela ne pose pas de problème, mais, dès lors qu’il y a commercialisation, d’énormes sommes risquent d’être réclamées. Cela constitue une véritable bombe à retardement pour la souveraineté céréalière de notre pays ». Confier le devenir du patrimoine génétique de l’humanité à Monsanto ou DuPont de Nemours est d’une extrême gravité. Sur ce point, avant même toute décision, des solutions juridiques ouvertes et claires doivent être adoptées au plan mondial.

Dernier point sensible : l’indépendance des experts, en Chine comme ailleurs. Dans ce pays la liste des membres du Conseil sur la biosécurité du ministère de l’Agriculture est secrète. D’après Zheng Fentgtian les 2/3 des membres seraient des scientifiques spécialistes des OGM. « parmi eux, beaucoup ont déposé des demandes de brevets. Le conseil compte peu de défenseurs de l’environnement et de la sécurité alimentaire. »

Tout ça pour dire que même dans un pays bouclé, le débat existe et qu’il est relayé par un grand organe de la presse officielle.

Intéressant non !

Et nous, et nous, et nous :  pour en savoir plus : 
http://www.inra.fr/la_science_et_vous/dossiers_scientifiques/ogm/
questions_de_recherche/porte_greffe_transgenique_de_vigne

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Samedi 29 mai 2010 6 29 /05 /2010 00:09

Serais-je soudain devenu dyslexique, ou plus exactement dysgraphique, en cette veille de la Fête des Mères ? Rassurez-vous, même si parfois mes neurones s’emballent, mes mots s’échauffent, mes phrases dérapent, en l’espèce tout est sous contrôle. Croyez-moi sur parole le Médoc des GCC ne m’a pas encore tourneboulé la tête. C’est d’autant plus vrai que celui qui est venu à moi est comme l’écrit joliment JF Pécresse dans les Echos « n’est pas celui des propriétés rutilantes aux jardins léchés qui jalonnent la départementale 2 entre Macau et Saint-Seurin. Pas celui de l’aristocratie des crus classés qui ne met pied en terre médocaine que pour y travailler le matin et recevoir le soir. » C’est le Médoc profond, avec ses racines, son accent chantant et un goût de la vie communicatif. »

Récemment, au retour d’un séjour à Listrac, à l’invitation d’Alain Meyre Président de l’ODG, je m’étais échiné, avec ma manie des détours, d’expliquer à Martin, mon petit fils, que le Médoc n’était pas un médoc http://www.berthomeau.com/article-non-martin-le-medoc-n-est-pas-un-medicament-45187174.html. Ce matin mon entreprise est presque du même tonneau : vous convaincre que le grenier médocain ça se mange. Pour rendre la tâche moins insurmontable, le plus simple pour moi serait de passer le relais à Maryse Meyre, médocaine pur sucre. Précision d’importance, Maryse Meyre n’est pas la fille du Capitaine Léon Veyrin mais l’épouse d’Alain Meyre le propriétaire du château Cap Léon Veyrin (comme le déclamait Cyrano de Bergerac : « C'est un roc !.... c'est un pic ! C’est un cap ! Que dis-je, c'est un cap ? C'est une péninsule ! »). Si vous avez du mal à suivre  mon esprit d’escalier je vais tenter d’être plus cursif.

 

Tout était souvent dans notre vieille France une affaire de mariages : il en fut ainsi pour le destin du château Cap Léon et du château Veyrin lorsqu’au début du 19ième siècle les deux sœurs Curat se marièrent avec les deux frères Meyre. Le vignoble de 17 hectares situé sur les plus belles croupes de Listrac et, pour en finir avec le Cap, sachez qu’il signifie en patois médocain « la tête », le point le plus haut.

  

J’en reviens au grenier médocain, et plus particulièrement à celui, unique donc rare, de Maryse Meyre. Même si vous brûlez de savoir ce qui se cache sous cette appellation je ne puis m’empêcher d’écrire que le grenier médocain est à l’image de Maryse Meyre : authentique ! Entendre celle-ci est un régal, de l’énergie à l’état pur, une vitalité pleine de sourire et une pointe d’accent qui allège la langue. L’expression « être au four et au moulin » lui va comme un gant. Des chambres d’hôtes depuis 25 ans, le « Petit Cabaret des vignes » à château Julien (dîner spectacle une fois par mois où toute la famille Meyre monte en scène avec les amis du village) depuis 4 ans, et ouverture ce mois-ci du Bar du Vigneron qui sera sans doute le digne héritier de la fameuse Table d’hôte de Maryse Meyre.

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Alain Meyre fut marchand de bestiaux, des moutons pâturaient dans les vignes de Cap Léon Veyrin, et il allait en Aveyron acheter des Salers de réforme. Si j’écris ceci c’est pour souligner que chez les Meyre, la bonne viande fait parti de leur culture. Et puis, cerise sur le gâteau, ils se rendaient parfois à la foire de Parthenay où je suis allé moi-même accompagner mon père, Arsène Berthomeau, lorsqu’il y vendait des bêtes sur pied. Digression qui ne me conduit nullement à vous vanter la hampe ou l’araignée de bœuf mais à plonger dans la sublime complexité du cochon.

 

Comme l’écrivait John Berger depuis l’Antiquité  « les animaux étaient à la fois sujets des hommes et adorés par eux, nourris et sacrifiés. Aujourd’hui, les vestiges de ce dualisme subsistent parmi ceux qui vivent intimement avec les animaux, et en dépendent. Un paysan peut s’attacher à son cochon et être heureux de saler son porc. Ce qui est significatif, et si difficile à comprendre pour le citadin, est que les deux énoncés de cette phrase sont liés par un « et » non par un « mais ». Dans le questionnement actuel : voir le titre d’un récent Télérama : « Le monde paysan est-il condamné ? » l’effacement progressif de ce dualisme mériterait réflexion.

 

Mais me direz-vous pourquoi disserter sur le cochon à propos d’un couple de vignerons ? Parce que tout simplement c’est le héros du jour, la vedette du grenier médocain (ne pas confondre avec le grenier de Montmartre, les Meyre adorent les cabarets). En effet, en dépit de son nom, qui évoque plus le grain que le vin, le grenier médocain est une cochonnaille. Pour le définir je m’abstiendrai de faire référence à la Confrérie du Grenier Médocain (Mairie de Saint-Laurent-Médoc 33112 Saint-Laurent-Médoc) qui parle de « panse » de porc, ce qui est une horreur parce que ce brave goret, comme on dit chez moi en Vendée, à une constitution anatomique et biologique proche de la nôtre et est donc pourvu d’un estomac comme nous.Grenier_M-3.jpg

La recette, telle que je l’ai recueillie de la bouche de Maryse Meyre, s’écrit ainsi. Bien nettoyer et ébouillanter l’estomac du porc. Dans un grand chaudron préparer un court-bouillon assaisonné et parfumé avec un bouquet garni classique, des clous de girofle, des baies rouge et de la noix de muscade et le faire chauffer. Sa première fonction sera de cuire le boudin. Ensuite y plonger des têtes de porc et les faire bouillir. Dès qu’elles sont cuites, les retirer et les hacher grossièrement comme des morceaux de pot au feu. Sélectionner les morceaux nobles : joues, langues, oreilles, les saler et poivrer puis les placer dans l’estomac avec de l’ail. Coudre l’estomac puis le plonger dans le bouillon qui doit être seulement frémissant (donc petit feu). Laisser cuire 1 à 2 heures et surtout le laisser refroidir dans le bouillon jusqu’au lendemain matin.Grenier_M-4.jpg

 Le grenier médocain à la mode Maryse Meyre est prêt pour la découpe et la dégustation. Il se mange froid avec une petite salade craquante ou chaud avec des lentilles. Pour qui aime le porc dans tous ces états, n’en déplaise aux gardiens de la santé publique, le grenier médocain est craquant dans tous les sens du terme. Le général de Gaulle qui raffolait des pieds de cochon était aussi friand, dit-on, de grenier médocain.

 

Je suggère donc à tous les membres de l’Amicale du Bien Vivre, dite des Bons Vivants, dont je suis le Secrétaire Perpétuel autoproclamé, qu’ils se doivent de noter l’adresse du Bar du Vigneron au château Julien 97, avenue du Haut-Médoc 33460 Cussac Fort-Médoc tél 05 56 58 60 92, afin d’aller goûter le grenier médocain de Maryse Meyre. Je puis les assurer qu’ils ne seront pas déçus du voyage. (les morceaux qui sont placés au NO de l'assiette ci-dessous) assiette.JPG Mais s’adonner aux délices du grenier médocain ne va pas sans boire et la maison Meyre est bien aussi bien pourvue du côté solide que du côté liquide. En effet, avec le château Cap Léon Veyrin (15 ha) AOC Listrac cru bourgeois supérieur s’ajoute le château Bibian (20 ha) AOC Listrac cru bourgeois et le château Julien (15ha) AOC Haut Médoc cru bourgeois. Pour tous les détails aller sur www.vignobles-meyre.com . Pour ma part, avec ma minuscule casquette de dégustateur non patenté, j’ai apprécié le Cap Léon Veyrin 2007 qui accompagnait le grenier médocain puis j’ai vraiment beaucoup aimé le millésime 2005 complexe et puissant, plein de promesses d’une grande et belle longévité.

Pour le château Cap Léon Veyrin primeur 2009 je laisse à Jacques Boissenot, l’œnologue-conseil maison, le soin de le décrire mieux que moi « robe rouge profond presque sombre. Le nez révèle de jolis arômes de fruits noirs, cerise, mûre, avec des notes de bois bien fondues. L’attaque est souple avec un milieu de bouche dense et des tanins puissants et fermes à la fois. L’équilibre est harmonieux, sans aucune agressivité. La finale est remarquable par sa longueur et ses saveurs séduisantes dues aux tanins de grande maturité. »  CLV2007_001-copie-2.jpg Pour en revenir au Médoc, qui ne résume pas à une litanie de grands crus classés, sa vitalité se fonde sur des entreprises comme celle des Meyre. Entreprise familiale, avec la loi d’orientation de 1962 d’Edgar Pisani l’exploitation à 2UTH vit le jour marquant à la fois le début de la Révolution silencieuse de nos campagnes et l’accès de notre agriculture à la compétition mondiale sous le manteau protecteur de la PAC. Aujourd’hui ce modèle semble à bout de souffle, agressé par la dérégulation, en bute aux producteurs du Nouveau Monde, il doit être revisité d’urgence. Dans notre secteur, le modèle domaine familial dynamique, doit mieux reconnu comme étant un élément indispensable à la vitalité de notre tissu rural. Chez les Meyre tout le monde est à son poste : Alain et son fils Julien à la vigne, Nathalie la fille s’occupe des vinifications, Maryse main dans la main avec Nathalie au commercial, à l’administration et à l’accueil : le fameux commence par là ! Les Meyre sont les ambassadeurs d’un Médoc méconnu et gagne à être connu. Allez-y !

Pour celles et ceux fondus du marathon je rappelle que la prochaine édition de celui du Médoc (créé en 1984) est le 11 septembre 2010 www.marathondumedoc.com J’y serai, pas en short, et nous pourrons après l’effort goûter au réconfort du grenier médocain...  PhotoMeyre  Voir le reportage photos sur les Meyre en Wine News N°73 en haut à droite du blog

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Vendredi 28 mai 2010 5 28 /05 /2010 00:05

Il faut bien avouer qu’être affublé d’un tel patronyme générique : pesticide n’aide pas à couler des jours tranquilles. Même les mots font peur ! La vérole c’est plus parlant que les MST. Alors le vieux DDT, le Round Up, le Gaucho et beaucoup d’autres... tueurs de « nuisibles » insectes ravageurs, champignons, « mauvaises herbes », vers parasites...  qui sont des insecticides, des fongicides, de herbicides... sont aussi des produits familiers des urbains d’abord sous des marques commerciales affriolantes comme Baygon contre les fameux acariens, les rampants et autres petites bêtes d’appartement, et aussi dans leur jardinerie préférée, pour les plantes du balcon ou d’intérieur, sous des packagings très nature. Tous sont des toxiques violents.

 

L’opération sourire des jeunes agriculteurs sur les Champs Elysées lors du week-end de Pentecôte, lointaine héritière de la Grande Moisson : 20 ans déjà, part d’un bon sentiment : réconcilier les urbains avec les paysans. Reste que c’est une opération scénarisée, dont l’esthétique renforcée par un soleil retrouvé – en 1990 c’était en un seul jour le 24 juin et le soleil cognait aussi – prime sur le fond des problèmes. Mettre la campagne dans les villes déclenche la sympathie mais pas forcément la prise de conscience du pousseur de caddie lorsqu’il se retrouvera face au rayon fruits et légumes de son super ou hyper-marché ou du hard-discount du coin. Opération ponctuelle, qui a la faveur des grands médias, mais qui, une fois les « plantes » remballées, dont le souvenir s’estompe vite car d’autres tam-tam prennent la place. Communiquer c’est bien, mais encore faut-il que les hommes qui sont, si je puis dire, derrière ces cultures, soient compris, donc qu’ils travaillent à mieux se faire comprendre, au jour le jour, par leurs concitoyens qui sont aussi des consommateurs. Le combat de Dominique Granier pour le retour à une agriculture de proximité est bien plus porteur pour combler le fossé entre les urbains et les agriculteurs

 

Pour en revenir un instant à la Grande Moisson, je l’ai vécu de près : j’étais membre du Conseil d’Administration de l’opération au titre de représentant du Ministre, je sais d’expérience que, sur la longue période, hormis le très beau souvenir de ce champ de blé mûr moissonné par des moissonneuses-batteuses FIAT (l’un des sponsors) à la tombée du jour, l’opération n’a eu que peu d’impact sur la perception des agriculteurs par les Français. Peut-être eut-il fallu la renouveler mais, au risque de passer pour un bonnet de nuit, la Grande Moisson fut un fiasco financier qui coûta son poste au Président des JA de l’époque (Joseph Dauzay, l’actuel Secrétaire-Général du groupe CASA, directeur des JA de l’époque doit s’en souvenir). Pourquoi me direz-vous ? Tout bêtement parce que ce brave président des JA s’était laissé séduire, en dépit de l’opposition conjuguée du représentant du maire de Paris (Jacques Chirac) et de moi-même (Henri Nallet) par les communicants jamais en reste pour vendre du vent au prix du caviar. La captation d’héritage par le dénommé Gad Weil prête avec le temps à sourire (se souvient-il du dédit pharaonique payé à Philippe Sarde pour une musique qu’il n’a jamais composé ?) Bon il y a prescription mais je trouve que certains poussent un peu loin le bouchon. Revenons à mes « tueurs » de nuisibles.

 Image_1.pngmoisson.jpg

Avec le sujet des « pesticides » nous abordons l’envers du décor et alors chacun retrouve sa tranchée. Vous connaissez mon peu de goût ni pour la stigmatisation, ni pour la posture de donneur de leçon. Mon souci est  que le dialogue s’instaure, sans outrance, sans invective, sur la base d’une approche dépassionnée. Pour ce faire je verse au débat le scénario de l’INRA conduisant à une réduction de 50% des pesticides à l’horizon 2018. De grâce ne vous récriez pas, dans un sens ou dans un autre car c’est trop facile. Lisez ! Commentez si vous voulez. Ainsi, amis vignerons, le dialogue pourra se nouer sans invective ou condamnation.

 

Etude Ecophyto R&D pilotée par l’INRA : www.inra.fr › Presse elle dresse un état des lieux de l’usage des pesticides dans l’agriculture française et des marges de manœuvre agronomique pour sa réduction.

Dépenses totales en pesticides pour les exploitations professionnelles : 2MDS d’€ en 2006 (source RICA)

Pour les 2/3 : Grandes cultures.

La Vigne et les cultures fruitières sont « à l’origine des pressions pesticides les plus fortes localement »

Rapporté au nombre d’hectares cultivés (hors prairies permanentes) la France est un fort consommateur de pesticides avec 5,4kg/an (3ième rang européen)

 

Que faire ?

-         une simple logique d’optimisation des traitements (agriculture raisonnée) permettrait de réduire déjà d’environ 15% l’emploi de pesticides.

-         Sans modification des systèmes de production et en l’état actuel des techniques de protection des cultures, une réduction de 30% pourrait être obtenue.

-         L’application de méthodes prophylactiques et alternatives à l’échelle de l’exploitation ainsi qu’une modification des variétés cultivées et de rotations permettraient d’atteindre des réductions beaucoup plus significatives, de l’ordre de 50%.

La réduction de moitié de l’usage des pesticides en agriculture à l’horizon 2018 correspond donc à un profond changement des modes de production agricole, avec un fort développement de l’agriculture biologique et une quasi-généralisation de la production intégrée.

 

Les conséquences de ce programme ambitieux en moins de 10 ans :

-         la généralisation d’une agriculture intégrée entraînera une baisse sensible des  rendements : - 6% en grandes cultures avec des baisses plus fortes pour le colza et la pomme de terre, - 20% en culture fruitière er – 25% en viticulture.

-         L’impact sur les marges à l’ha serait en revanche plus faible car les baisses de production sont en grande partie compensées par la réduction des charges.

-         Pour le secteur des grandes cultures, un scénario « optimal » est présenté, combinant production intégrée et agriculture biologique. Il permettrait une réduction de 50% de l’usage des pesticides, entraînerait une baisse de production de 12% et une diminution des marges de 5%.

 

Pour les plus courageux d’entre vous, ou les plus intéressés, la synthèse de 92 pages à partir du lien www.inra.fr Presse leur permettra d’accéder aux données concernant la vigne :

-         page 14 et 15 la répartition des pesticides par productions et par régions

-         pages 30 à 35 l’analyse concernant la viticulture.

Il est à noter que l’extrême diversité de notre vignoble, et surtout la grande difficulté de calculer la perte de marge eu égard à des prix de vente du vin eux aussi très hétérogènes, rend l’exercice de l’INRA peu lisible et interprétable pour notre secteur. Il faudrait affiner par régions et par type de vins produits.

 

Dernier point, le cas de la Suisse qui a conditionné, à partir de 1998, le versement de ses aides agricole à un programme de production écologique. Aujourd’hui, 92% des exploitations suisses sont en production intégrée et 8% en agriculture biologique.

 

Enfin, pour que les urbains puissent avoir un point de comparaison, et éviter les jugements sommaires, je propose qu’ils réfléchissent à leur consommation familiale d’antibiotiques et de leur capacité à changer leur comportement face à leur souci, surtout pour leurs enfants, de se couvrir de la façon la plus large face à l’agression que représente une maladie...

 

Bonne journée, bonne lecture, et comme on n’obtient Rien sans Rien, je précise à mes chers lecteurs, que dans ma grande bonté je leur offre des indices pour répondre à mes 2 questions d’hier http://www.berthomeau.com/article-y-a-t-il-rien-que-des-bulles-dans-le-champagne-51131649.html

 

1ier Indice : les USA entrent dans les 2 réponses, un prénom qui rappelle la bière pour la première, et la 1ière Guerre pour la seconde...

2ième Indice : la Coupe du monde de football 1958 : le club du meilleur buteur...(ici la réponse est double : la ville et le lieu où se trouve le livre) 

 

Et puis afin de dégeler vraiment vos souris sachez que mon appel à la Champagne a été entendu par l’ami et fidèle lecteur Alain Soutiran qui offre en dotation : un carton de 6 « Perle noire » Grand Cru Soutiran. Merci à lui ! Nous sommes tous des Bons Vivants 

images Chine 

Je mets la musique et la voix de Serge Gainsbourg sur «Ces Petits Riens» merci François ( voir le commentaire).

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Jeudi 27 mai 2010 4 27 /05 /2010 00:09

Parfois je me dis en mettant le point final à une chronique : « tu les saoules mon coco... trop de mots, Berthomeau... » et, comme je ne suis pas Mozart, à qui son commanditaire Joseph II aurait dit, au sortir de L’enlèvement au sérail : « Trop de notes, Mozart », je vais me livrer à un double jeu de Rien.

 

1ière Donne : Qui est la star ci-dessous ? Merci, afin que chacun puisse répondre, de ne pas donner votre réponse en commentaire mais par le biais de CONTACT tout au bas du blog (cliquez) ou par mon e-mail berthomeau@gmail.com

 164-9e29202aeb8f559b9e9cd027b58aee6e-620x0.jpg164-b18084b43635a17d61ab8b9ef2a72727-620x0.jpg

 2ième Donne : Où trouve-t-on (ville et lieu précis) la 1ière édition de L’Eloge du Rien 1730 chez Antoine de Heuqueville ? Même procédure pour la réponse.

 

«Le pouvoir de Rien est extraordinaire : un Rien nous fait pleurer, un Rien nous fait rire, un Rien nous afflige, un Rien nous console, un Rien nous embarrasse, un Rien nous fait plaisir ; il ne faut qu’un Rien pour remonter un pauvre homme il ne faut qu’un Rien pour le renverser. Un Rien brouille un ami avec son ami, un amant avec sa maîtresse, une femme avec son mari, et l’homme souvent avec lui-même. »

 

« J’ajouterai à tout ce que j’ai déjà dit sur Rien, Messieurs, que le meilleur pays de la terre serait celui où l’on vivrait de Rien, où l’on mangerait pour rien de fines perdrix et de bonnes fricassées de poulets, où l’on boirait pour Rien des vins meilleurs que les vins les plus délicats de Bourgogne et de Champagne ; et que nous regarderions comme un homme divin celui qui nous donnerait une belle maison et une bonne terre pour Rien. »

 

3ième Donne : Vous me connaissez, je ne fais Rien pour Rien, ce double jeu n’est Rien qu’une manière de me moquer Rien qu’un peu de moi-même tout en, l’air de Rien, vous entraîner en Champagne. En effet, mes 2 Questions vous ramènent en Champagne.

Comprenne qui pourra !

 

4ième et Dernière Donne : Si mes amis lecteurs sis du côté de la Champagne estiment que j’ai bien mérité du Champagne, s’ils sont vignerons, grandes ou petites maisons, ils peuvent doter ce double jeu d’un beau flacon plein de bulles que je m’empresserai d’expédier au gagnant. S’il en y en a plusieurs, dans ma grande sagesse, j’aviserai.

 

Soyez Joueurs !

 

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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